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Dommages au cœur causés par la chimiothérapie

Certains agents chimiothérapeutiques peuvent endommager le muscle du cœur (muscle cardiaque). Les anthracyclines sont les agents qui sont les plus souvent liés aux changements du muscle cardiaque. Le potentiel de dommages au cœur (cardiotoxicité) varie selon le type d'agent chimiothérapeutique employé.

Causes

On associe le plus souvent les dommages cardiaques à la dose totale, ou cumulative, de chimiothérapie administrée. Les agents chimiothérapeutiques suivants peuvent causer des dommages au cœur :

  • anthracyclines
    • La doxorubicine (Adriamycin) et la daunorubicine (Cerubidine, daunomycine) sont les plus susceptibles de causer des dommages au cœur.
    • L'épirubicine (Pharmorubicin) et l'idarubicine (Idamycin) peuvent aussi causer des dommages au cœur.
  • mitoxantrone (Novantrone)
  • paclitaxel (Taxol)
  • cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox)
  • trastuzumab (Herceptin)

Les facteurs qui mettent une personne à risque d’être atteinte de dommages au cœur comprennent entre autres ceux qui suivent :

  • traitement associant plusieurs agents chimiothérapeutiques
  • âge
    • Les jeunes et les personnes âgées sont plus susceptibles d'être atteints de dommages au cœur causés par la chimiothérapie.
  • antécédents personnels de maladie du cœur
  • administration antérieure d'une radiothérapie au thorax
    • Il peut y avoir des dommages au cœur même si on administre de faibles doses d’agents chimiothérapeutiques si une personne a déjà reçu une radiothérapie au médiastin (espace dans le thorax situé entre les poumons).

Symptômes

Les symptômes des dommages au cœur comprennent entre autres les suivants :

  • battements du cœur irréguliers
  • battements du cœur plus rapides (tachycardie)
  • essoufflement
  • toux sèche
  • œdème (enflure) des mains ou des pieds
  • fatigue
  • insuffisance cardiaque congestive (le cœur ne pompe pas efficacement le sang)

Les symptômes peuvent se produire en cours de chimiothérapie. Il arrive parfois que les effets sur le cœur ne se manifestent que des semaines voire des mois après la chimiothérapie. Les dommages cardiaques peuvent être permanents.

Diagnostic

Pour vérifier le fonctionnement du cœur et rechercher tout changement, on peut procéder aux examens suivants :

Prévention et soulagement

Si le médecin croit que le cœur est affecté, il diminue la dose de l’agent chimiothérapeutique ou bien il peut cesser la chimiothérapie pour empêcher que d'autres dommages se produisent. Il arrive parfois qu'on administre un autre médicament, comme la dexrazoxane (Zinecard), avant la chimiothérapie pour protéger le cœur. Une autre façon d'empêcher les dommages au cœur consiste à administrer les agents chimiothérapeutiques sous forme liposomale, ce qui signifie qu'ils sont injectés dans un enrobage constitué de matières grasses. Cette forme leur permet d'entrer dans les cellules cancéreuses tout en réduisant les effets secondaires.

Si la personne observe des changements dans son rythme cardiaque, un essoufflement ou des signes de rétention de liquide, comme un gain de poids soudain, elle devrait en aviser le médecin ou l'équipe de soins. Il faut éviter de fumer, car le tabagisme peut accentuer les troubles cardiaques.

On peut aussi soulager les symptômes par les moyens suivants :

  • prendre des médicaments pour aider à réduire le surplus de liquide dans les tissus (diurétiques)
  • prendre des médicaments pour renforcer et ralentir le cœur
  • changer son alimentation, notamment en réduisant sa consommation de sel et de matières grasses
  • suivre une oxygénothérapie lorsque l'essoufflement est important

Pour avoir plus de détails sur des médicaments spécifiques, consultez la section Sources d’information sur les médicaments.

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