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Cancer de l’utérus

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Facteurs de risque du cancer de l'utérus

Un facteur de risque est quelque chose, comme un comportement, une substance ou un état, qui accroît le risque d’apparition d’un cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque, mais il arrive parfois que le cancer de l’utérus se développe chez des femmes qui ne présentent aucun des facteurs de risque décrits ci-dessous.

Les femmes postménopausées âgées de 45 à 70 ans sont celles qui risquent le plus d'être atteintes du cancer de l'utérus. Ce cancer est plus courant chez les Blanches que chez les autres populations. Les femmes qui vivent en Amérique du Nord et en Europe sont plus souvent atteintes du cancer de l'utérus que celles qui habitent d'autres parties du monde. Les femmes qui ont des revenus élevés ont aussi tendance à être atteintes plus souvent que celles dont les revenus sont moindres.

Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus important au moins important. Mais dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.

 

*Il est possible que vous vous posiez des questions sur les dispositifs intra-utérins (DIU). Des preuves importantes démontrent qu’il n’existe aucun lien entre les DIU et le cancer de l’utérus.

Facteurs de risque connus

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter votre risque de cancer de l’utérus.

Hormonothérapie substitutive par œstrogène

L’hormonothérapie substitutive (HTS)hormonothérapie substitutive (HTS)Traitement qui consiste à remplacer les hormones sexuelles femelles ( oestrogène, progestérone, ou les deux) lorsqu’elles ne sont plus produites par les ovaires. permet de soulager les symptômes de la ménopause, comme les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale et les sautes d’humeur. La recherche démontre que l’administration d’une HTS sans progestérone, soit à base d’œstrogène seulement, accroît le risque de cancer de l'utérus. Associer des œstrogènes à la progestérone (HTS combinée) ne fait pas augmenter le risque de cancer de l’utérus.

Embonpoint et obésité

Une femme qui fait de l’embonpoint ou qui est obèse risque davantage d'être atteinte du cancer de l'utérus. Si vous pesez plus de 50 livres de plus que votre poids santé, vous êtes environ 10 fois plus susceptible d’en être atteinte.

Les chercheurs ne savent pas exactement pourquoi l’embonpoint et l’obésité font augmenter ce risque. Avoir trop de tissu graisseux accroît le taux d’œstrogène dans le corps, et une trop grande quantité d’œstrogène fait augmenter le risque de cancer de l’utérus. Chez les personnes obèses, le taux sanguin d’insuline et du facteur de croissance 1 analogue à l’insuline est souvent élevé, ce qui peut aider certaines tumeurs à croître. Le risque d’apparition d’un cancer de l’utérus est encore plus élevé chez les femmes qui font de l’embonpoint ou qui sont obèses et qui font de l’hypertension artérielle ou du diabète.

Antécédents menstruels

Les menstruations sont précoces (ménarche précoce) quand les premières règles apparaissent avant l’âge de 12 ans. La ménopause est tardive quand les menstruations cessent après 55 ans. Des menstruations précoces tout comme une ménopause tardive signifient que le corps fabrique de l’œstrogène plus longtemps, ce qui accroît le risque de cancer de l'utérus.

Tamoxifène

Le tamoxifène (Nolvadex, Tamofen) est un médicament administré pour traiter le cancer du sein. Les femmes qui reçoivent ce médicament pendant 5 ans ou plus risquent davantage d'être atteintes du cancer de l'utérus.

Aucun accouchement

Les femmes qui n'ont jamais donné naissance à un enfant sont 2 fois plus susceptibles d’être atteintes du cancer de l'utérus que les femmes qui ont accouché au moins une fois. Lors de la grossesse, le taux d’œstrogène dans le corps baisse. Plus une femme accouche, plus son risque d’être atteinte d’un cancer de l’utérus diminue.

Syndrome des ovaires polykystiques

Le syndrome des ovaires polykystiques est causé par des changements du cycle hormonal et du processus d’ovulation normaux. De nombreuses femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques ne sont pas menstruées souvent, ou ne le sont pas du tout, et peuvent avoir de la difficulté à tomber enceintes. Ces femmes risquent également davantage d’être atteintes du cancer de l’utérus.

Hyperplasie de l'endomètre

L'hyperplasie de l'endomètre est le développement exagéré des cellules normales qui tapissent l'utérus. Elle a tendance à évoluer en hyperplasie atypique, soit un excès de croissance de cellules anormales qui peuvent devenir cancéreuses. Lorsqu'on ne la traite pas, environ 1,6 % des cas d'hyperplasie de l'endomètre et 23 % des cas d'hyperplasie atypique évoluent en cancer de l'utérus.

Radiothérapie antérieure

On a recours à la radiothérapie pour traiter d'autres cancers ou des saignements utérins causés par une affection bénigne (non cancéreuse). Une femme qui a déjà reçu une radiothérapie à forte dose au bassin risque davantage d'être atteinte du cancer de l'utérus.

Diabète

Le diabète fait augmenter le risque de cancer de l'utérus. Une femme risque encore plus d'en être atteinte si elle est également obèse ou si sa pression artérielle est élevée (hypertension).

Tumeurs de l'ovaire sécrétrices d'œstrogène

Les tumeurs de l'ovaire qui produisent de l’œstrogène portent le nom de tumeurs sécrétrices d'œstrogène. Une femme atteinte d’une tumeur sécrétrice d’œstrogène risque davantage d’avoir un cancer de l’utérus puisque son taux d’œstrogène est élevé.

Syndrome de Lynch

Le syndrome de Lynch (aussi appelé cancer colorectal héréditaire sans polypose ou HNPCC) est un trouble génétique peu courant qui affecte les gènes de réparation mésappariés. Ces gènes corrigent habituellement les erreurs commises lors de la copie de l'ADN pendant la division cellulaire. Dans le cas du syndrome de Lynch, les gènes de réparation mésappariés ne fonctionnent pas correctement et les cellules porteuses d'erreurs génétiques ne sont pas réparées. Ces cellules anormales finissent par s'accumuler et peuvent devenir cancéreuses.

Les femmes atteintes du syndrome de Lynch risquent davantage toute leur vie d’avoir le cancer de l'utérus. Ces femmes ont tendance à être atteintes du cancer de l’utérus avant l’âge de 45 ans, ce qui est beaucoup plus jeune que chez les femmes en général.

Facteurs de risque possibles

On a établi un lien entre les facteurs qui suivent et le cancer de l’utérus, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour affirmer qu'ils sont des facteurs de risque connus. On doit faire plus de recherches pour clarifier le rôle de ces facteurs dans le développement du cancer de l’utérus.

Antécédents familiaux

Quelques études ont porté sur le risque d’apparition du cancer de l'utérus chez la femme dont une ou plusieurs parentes au premier degré (mère, sœur, fille) ont déjà eu un cancer de l'utérus. Actuellement, les chercheurs ne savent pas si le lien entre des antécédents familiaux de cancer de l’utérus et le développement de ce cancer est attribuable davantage à des gènes communs plutôt qu'à un environnement et des comportements communs entre les membres de la famille de sexe féminin.

Hypertension artérielle

L’hypertension artérielle semble accroître le risque de cancer de l’utérus. Le risque d’une femme peut être encore plus élevé si elle est également obèse ou si elle présente d’autres facteurs de risque.

Maladie de la vésicule biliaire

Des chercheurs ont constaté que des antécédents de maladie de la vésicule biliaire faisaient augmenter le risque de cancer de l'utérus. Ce risque peut être attribuable à des facteurs liés à la maladie de la vésicule biliaire, comme l'obésité et l'hormonothérapie substitutive par œstrogène, plutôt qu’à la maladie de la vésicule biliaire même.

Syndromes du cancer héréditaire

Des études ont révélé une hausse du nombre de cas de cancer de l'utérus chez les femmes atteintes de certains syndromes héréditaires ou qui risquent d’en être atteintes. On parle entre autres du syndrome de Cowden, soit la mutation du gène suppresseur de tumeur PTEN, et de la mutation du gène p53.

Exposition au diéthylstilbestrol (DES)

Le DES est une forme d'œstrogène. Entre 1940 et 1971, on a eu recours au DES pour traiter les femmes ayant certains problèmes en cours de grossesse, comme la fausse couche. On n'a pas approuvé son usage chez les femmes enceintes depuis 1970.

Les filles de femmes qui ont pris du DES lors de leur grossesse risquent davantage que la moyenne des femmes d'être atteintes du cancer de l'utérus.

Charge glycémique

Des études ont démontré que les femmes dont l’alimentation a une charge glycémique élevée risquent davantage d’être atteintes du cancer de l’utérus. La charge glycémique permet d’évaluer jusqu’à quel point un aliment fait augmenter vos taux sanguins de sucre et d’insuline. Plus la charge glycémique d’un aliment est élevée, plus elle cause une hausse des taux sanguins de sucre et d’insuline. Une alimentation à charge glycémique élevée peut faire augmenter vos taux sanguins de sucre et d’insuline, ce qui risque de faire croître le cancer. Une alimentation riche en boissons et en aliments sucrés ainsi qu’en aliments transformés riches en glucides aura une charge glycémique élevée.

Inactivité physique

Des études démontrent que, plus une femme fait de l’activité physique, plus son risque de cancer de l’utérus diminue. La recherche laisse entendre que l’inactivité physique est probablement un facteur de risque du cancer de l’utérus.

Comportement sédentaire

Certaines recherches laissent entendre qu’il y a un lien entre un comportement sédentaire et un risque plus élevé de cancer de l’utérus.

Facteurs de risque inconnus

On n’arrive pas encore à déterminer si les facteurs suivants sont liés au cancer de l’utérus. C’est peut-être parce que les chercheurs ne parviennent pas à établir définitivement ce lien ou que les études ont engendré différents résultats. Il faut mener d’autres études afin de savoir si les éléments qui suivent sont des facteurs de risque du cancer de l’utérus : 

  • alimentation
  • alcool
  • exposition aux substances chimiques dans l'environnement
  • infections au virus du papillome humain (VPH)
  • grande taille à l’âge adulte

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