Cancer de l’utérus

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Recherche sur le cancer de l'utérus

On en apprend toujours plus sur le cancer. Les chercheurs et les professionnels de la santé se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche pour élaborer de meilleures pratiques qui aideront à prévenir, à détecter et à traiter le cancer de l'utérus. Ils étudient aussi des méthodes qui pourraient améliorer la qualité de vie des femmes atteintes du cancer de l’utérus.

Le texte qui suit traite de différentes recherches qui se révèlent prometteuses dans la lutte contre le cancer de l’utérus. Nous avons inclus de l’information qui provient de PubMed, la base de données de recherche de la National Library of Medicine (NLM). Chaque article scientifique de PubMed comporte un numéro d’identification (PMID) dont le lien mène à un bref résumé (Abstract, en anglais).

Diagnostic et pronostic

Un domaine clé de la recherche porte sur de meilleures méthodes pour diagnostiquer et stadifier le cancer de l’utérus. Des chercheurs tentent également de trouver comment aider les médecins à établir un pronostic (probabilité que le cancer puisse être traité avec succès ou qu’il réapparaisse après le traitement). Voici des recherches importantes sur le diagnostic et le pronostic.

On peut identifier le ganglion sentinelle et vérifier s’il contient des cellules cancéreuses dans le but d’établir le stade du cancer de l’utérus et d’en planifier le traitement avec précision. Le ganglion sentinelle est le premier ganglion lymphatique ou groupe de ganglions qui reçoit la lymphe d’une tumeur et de la région qui l’entoure. C’est le premier ganglion lymphatique auquel les cellules cancéreuses se propageront probablement avant de se disséminer à d’autres groupes de ganglions. Des chercheurs tentent de trouver la meilleure façon d’identifier le ganglion sentinelle afin d’éviter de pratiquer une chirurgie pour enlever tous les ganglions lymphatiques entourant l’utérus dans le but de savoir si un cancer de l’endomètre s’est propagé (Gynecologic Oncology, PMID 26905211, PMID 29032824; Asian Pacific Journal of Cancer Prevention, PMID 28345826). Ils croient qu’identifier le ganglion sentinelle et vérifier s’il contient des cellules cancéreuses peut être aussi précis pour diagnostiquer une propagation du cancer que la chirurgie pratiquée pour enlever plus de ganglions, mais tout en causant moins d’effets secondaires et de complications.

La spectroscopie par résonance magnétique (SRM) est une technique qui permet de détecter des changements dans le métabolisme des cellules. Des chercheurs ont constaté que le recours à la SRM pour examiner comment les cellules cancéreuses métabolisent la graisse (lipides) peut aider les médecins à établir si la tumeur utérine a pris naissance dans le col de l’utérus ou l’endomètre, ce qui peut permettre de planifier le traitement avec plus de précision (Journal of Magnetic Resonance Imaging, PMID 29178414).

Les biomarqueurs sont des substances, comme des protéines, des gènes ou des segments de matériel génétique tels que l’ADN et l’ARN, qui sont naturellement présentes dans le corps. On peut les mesurer dans les liquides corporels comme le sang et l’urine ou encore dans les tissus qu’on a prélevés sur le corps. Une mutation génétique ou un changement de la quantité normale d’un biomarqueur peut signifier qu’un certain type de cancer est présent. Si votre médecin croit que vous pourriez être atteinte d’un cancer de l’utérus, des tests de dosage des marqueurs tumoraux qui permettent de savoir si ces changements sont présents pourraient aider à poser le diagnostic. Les biomarqueurs peuvent aussi aider les médecins à établir le pronostic ou à prévoir la réaction au traitement des femmes atteintes d’un cancer de l’utérus. Des chercheurs étudient les biomarqueurs HE4 et L1CAM afin de savoir s’ils peuvent aider les médecins à diagnostiquer le cancer de l’utérus, à en établir le pronostic et à trouver quel traitement sera le plus bénéfique aux femmes atteintes d’un cancer de l’utérus (Disease Markers, PMID 28182133; Journal of Clinical and Diagnostic Research, PMID 28893024; British Journal of Cancer, PMID 27505134, PMID 28751757; Journal of Pathology Clinical Research PMID 29085668).

Un indice de masse corporelle (IMC) élevé est un facteur de risque du cancer de l’utérus. Des chercheurs ont étudié le rôle que l’IMC pourrait jouer dans l’apparition du cancer de l’endomètre. Ils ont aussi tenté de savoir si l’activité physique en affectait le pronostic. Les résultats des études varient (PloS One, PMID 28152055; British Journal of Cancer, PMID 28817836; Oncotarget PMID 29285243).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le diagnostic et le pronostic.

Traitement

Les chercheurs étudient de nouvelles méthodes qui pourraient améliorer le traitement du cancer de l’utérus. Les progrès effectués en traitement du cancer ainsi que les nouveaux procédés permettant de soulager les effets secondaires ont engendré une hausse de la qualité de vie et un meilleur pronostic pour de nombreuses personnes atteintes de cette maladie. Voici des recherches importantes sur le traitement du cancer de l’utérus.

L’hystérectomie laparoscopique assistée par robot permet au chirurgien de diriger des bras robotiques pour pratiquer l’opération. On insère ces bras dans de petites incisions (coupures) effectuées dans l’abdomen. Des études ont révélé que les personnes ayant eu une chirurgie robotique sont hospitalisées moins longtemps, qu’elles perdent moins de sang, qu’elles se rétablissent plus rapidement, qu’elles ont moins de complications et une meilleure qualité de vie comparativement aux personnes qui sont traitées par chirurgie standard réalisée à travers une grande coupure à l’abdomen (laparotomie ouverte). L’hystérectomie laparoscopique assistée par robot est une option chirurgicale possible pour la plupart des femmes atteintes d’un carcinome de l'endomètre (Gynecologic Oncology, PMID 26197762; Archives of Gynecology and Obstetrics, PMID 25344420; Asian Pacific Journal of Cancer Prevention, PMID 26225698; Journal of Gynecologic Oncology, PMID 29027400).

Le traitement ciblé peut être une option de traitement pour les femmes atteintes d’un cancer de l’utérus qui est avancé, récidivant, réfractaire ou métastatique. Lors d’une étude préliminaire, on a constaté que certaines tumeurs solides, dont le carcinome de l’endomètre, réagissaient à l’association de ridaforolimus, de paclitaxel (Taxol) et de carboplatine (Paraplatin, Paraplatin AQ). On a également démontré lors de cette étude que cette association médicamenteuse n’engendrait aucun effet secondaire imprévu. L’association de l’évérolimus (Afinitor) au létrozole (Femara) était efficace contre la récidive de carcinome de l'endomètre, et le pembrolizumab (Keytruda) aidait à traiter le carcinome de l’endomètre de stade avancé. Le léiomyosarcome réfractaire de l’utérus a réagi au palbociclib (Ibrance). On doit faire plus de recherches afin de confirmer les résultats de ces observations (Journal of Clinical Oncology, PMID 25624430; Oncologist, PMID 28283584; Gynecologic Oncology Research and Practice, PMID 29214032; BMC Cancer, PMID 28595616).

La chimioradiothérapie est un traitement lors duquel on administre une chimiothérapie et une radiothérapie pendant la même période. Des chercheurs ont étudié la chimioradiothérapie comme traitement du cancer de l’utérus. Les résultats laissent entendre qu’elle est utile contre les cancers de l’utérus avancés (stade 3), mais qu’elle n’est pas vraiment efficace contre une maladie précoce. On doit faire plus de recherches pour connaître le rôle que la chimioradiothérapie peut avoir dans le traitement du cancer de l’utérus (Gynecologic Oncology, PMID 26115977; Journal of Gynecologic Oncology, PMID 26197768; Cancer Research and Treatment, PMID 25544573; International Journal of Gynecological Cancer, PMID 28005619).

L’administration d’une radiothérapie conformationnelle avec modulation d'intensité (RCMI) après une chirurgie peut améliorer la survie. Le cancer de l’utérus est réapparu moins souvent chez les femmes dont le risque de récidive était élevé si elles avaient été traitées par RCMI. Les cancers de l’utérus à risque élevé sont entre autres les tumeurs de haut grade et celles qui ont envahi en profondeur la couche musculaire de la paroi de l’utérus. On doit attendre les résultats d’autres études avant de déterminer si la RCMI devrait devenir un traitement standard. L’administration d’une RCMI après la chirurgie engendre un taux plus faible d’occlusion intestinale chez les femmes atteintes d’un cancer du col de l’utérus ou de l’endomètre  (Gynecologic Oncology, PMID 27486131; Critical Reviews in Oncology/Hematology, PMID 25600840).

La curiethérapie vaginale est un type de radiothérapie lors duquel on insère un implant radioactif dans le vagin. Des chercheurs ont observé que la curiethérapie vaginale réduit le taux de récidive du cancer de l’utérus après la chirurgie. Ils ont également constaté que des femmes atteintes de certains types de cancer de l’utérus précoce qui avaient été traitées par curiethérapie vaginale avaient une excellente survie tout en éprouvant peu d’effets secondaires. Les femmes qui avaient reçu ce traitement ont aussi indiqué avoir une meilleure qualité de vie et une meilleure fonction sexuelle que celles qui avaient été traitées par radiothérapie externe. Les chercheurs tentent de trouver la meilleure dose de curiethérapie vaginale ainsi que le meilleur diamètre et la meilleure position pour le cylindre. Ils essaient également de savoir si le fait d’associer la curiethérapie vaginale à la chimiothérapie constitue un traitement efficace du cancer de l’utérus (Journal of Contemporary Brachytherapy, PMID 25829935, PMID 28725246; Journal of Gynecologic Oncology, PMID 29027402; Brachytherapy, PMID 27260082; International Journal of Gynecologic Cancer, PMID 26207785).

Le traitement progestatif est un traitement qui a recours à l’hormone appelée progestérone. On peut le prendre par la bouche ou par un dispositif inséré dans l’utérus (dispositif intra-utérin, ou DIU) qui libère lentement un progestatif. Des chercheurs évaluent l’efficacité du traitement progestatif comme alternative à l’hystérectomie pour les femmes atteintes d’un cancer de l’utérus précoce, qui sont en âge de procréer et qui pourraient vouloir des enfants plus tard. Le traitement progestatif peut aider à réduire la taille d’une tumeur utérine ou même la faire disparaître (Archives of Gynecology and Obstetrics, PMID 25118836; The Oncologist, PMID 25673106; Oncotarget, PMID 28915701).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la chirurgie du cancer, de la recherche sur le traitement ciblé, de la recherche sur la radiothérapie et de la recherche sur les options de traitement contre l’infertilité.

Soins de soutien

Vivre avec le cancer peut être tout un défi sous de nombreux angles. Les soins de soutien peuvent aider les gens à faire face au cancer, à son traitement et à ses effets secondaires possibles. Voici des recherches importantes sur les soins de soutien pour le cancer de l’utérus.

Le lymphœdème dans les membres inférieurs (enflure des jambes) peut apparaître après une chirurgie lors de laquelle on enlève la plupart des ganglions lymphatiques du bassin (lymphadénectomie radicale). Des chercheurs ont constaté que l’activité physique, en particulier la marche, aide à réduire le risque d’apparition du lymphœdème et la gravité de ses symptômes chez les femmes qui ont subi une lymphadénectomie au cours d’une chirurgie pour le cancer de l’utérus. On doit faire plus de recherches pour trouver des façons de réduire et de prévenir le lymphœdème dans les membres inférieurs et d’améliorer la qualité de vie des femmes qui ont été traitées pour un cancer de l’utérus (Gynecologic Oncology, PMID 25448454; European Journal of Obstetrics, Gynecology and Reproductive Biology, PMID 26142914; Supportive Care in Cancer, PMID 28386788; Western Journal of Nursing Research, PMID 27151079).

Pour en apprendre davantage sur la recherche sur le cancer

Les chercheurs tentent toujours d’en savoir davantage sur le cancer de l’utérus. L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de prévenir, de détecter, de traiter ou de soulager le cancer de l'utérus. L’essai clinique permet d'obtenir des renseignements sur l'innocuité et l'efficacité de nouvelles approches afin de déterminer si elles doivent être offertes à plus grande échelle. La plupart des traitements standards du cancer de l’utérus ont d'abord démontré leur efficacité en essai clinique.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le cancer et les essais cliniques.

indice de masse corporelle (IMC)

Mesure basée sur le rapport entre le poids corporel et la taille.

L’IMC sert à déterminer un poids insuffisant, l’embonpoint, l’obésité ou un poids normal.

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