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Cancer du testicule

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Chimiothérapie du cancer du testicule

En chimiothérapie, on a recours à des médicaments anticancéreux, ou cytotoxiques, pour détruire les cellules cancéreuses. On l’administre parfois pour traiter le cancer du testicule. Votre équipe de soins prendra en considération vos propres besoins pour choisir les agents chimiothérapeutiques, les doses et les modes d’administration. Vous pourriez aussi recevoir d’autres traitements.

On administre une chimiothérapie pour différentes raisons. Vous pouvez recevoir une chimiothérapie pour :

  • détruire les cellules cancéreuses dans votre corps;
  • réduire la taille de la tumeur avant une chirurgie (chimiothérapie néoadjuvante);
  • détruire les cellules cancéreuses qui restent après la chirurgie et réduire le risque de réapparition du cancer (chimiothérapie adjuvante);
  • traiter un cancer qui réapparaît, ou récidive, après avoir été traité;
  • soulager la douleur ou maîtriser les symptômes d’un cancer du testicule de stade avancé (chimiothérapie palliative).

La chimiothérapie est habituellement un traitement systémique. Cela signifie que les médicaments circulent dans le sang pour atteindre et détruire les cellules cancéreuses dans tout le corps, dont celles qui auraient pu se détacher de la tumeur primitive au testicule.

Agents chimiothérapeutiques couramment administrés pour le cancer du testicule

Les agents et associations chimiothérapeutiques qu’on peut administrer pour traiter le cancer du testicule sont les suivants.

Chimiothérapie à dose standard

Les associations chimiothérapeutiques qu’on administre le plus souvent pour traiter le cancer du testicule sont les suivantes :

  • L’association BEP est constituée de bléomycine (Blenoxane), d’étoposide (Vepesid, VP-16) et de cisplatine (Platinol AQ). On l’administre habituellement par une aiguille insérée dans une veine (intraveineuse) aux 3 semaines sur une période de 2 à 3 mois, ou 3 à 4 cycles. Dans certains cas, on peut administrer 1 ou 2 cycles de BEP pour traiter un non-séminome de stade I.
  • L’association EP est constituée d’étoposide et de cisplatine. On y a recours quand la bléomycine affecte les poumons (toxicité pulmonaire) ou si elle risque fortement de causer des dommages aux poumons. On l’administre par voie intraveineuse aux 3 semaines sur une période de 3 mois, ou 4 cycles.
  • L’association VIP est constituée d’étoposide, d’ifosfamide (Ifex) et de cisplatine. On peut y avoir recours quand la bléomycine affecte les poumons (toxicité pulmonaire) ou si elle risque fortement de causer des dommages aux poumons. On l’administre par voie intraveineuse aux 3 semaines sur une période de 3 mois, ou 4 cycles.

Dans de rares cas, on peut proposer le carboplatine (Paraplatin, Paraplatin AQ) au lieu d’une radiothérapie ou d’une surveillance active après une orchidectomie pour traiter un séminome de stade I. On administre habituellement 1 ou 2 cycles de carboplatine par voie intraveineuse.

Si le cancer du testicule ne réagit pas aux médicaments mentionnés ci-dessus ou s’il récidive, on peut avoir recours aux associations chimiothérapeutiques suivantes. On les appelle parfois chimiothérapies de rattrapage, ou de deuxième intention.

  • L’association TIP, à base de paclitaxel (Taxol), d’ifosfamide et de cisplatine, est administrée par voie intraveineuse aux 3 semaines pendant 3 mois, ou 4 cycles.   
  • L’association VIP, à base d’étoposide, d’ifosfamide et de cisplatine, est administrée par voie intraveineuse aux 3 semaines pendant 3 mois, ou 4 cycles.
  • L’association VeIP, à base d’étoposide ou de vinblastine (Velbe), d’ifosfamide et de cisplatine, est administrée par voie intraveineuse aux 3 semaines pendant 3 mois, ou 4 cycles.

Le mesna (Uromitexan) est un médicament de soutien qu’on peut administrer pour prévenir les troubles urinaires et protéger la vessie de dommages possibles. On l’administre souvent quand on a recours à l’ifosfamide.

Chimiothérapie à forte dose et greffe de cellules souches

On peut avoir recours à une chimiothérapie à forte dose à base de carboplatine et d’étoposide si le cancer du testicule récidive après avoir été traité par chimiothérapie à dose standard. Après une chimiothérapie à forte dose, on fait une greffe de cellules souches pour remplacer celles qui ont été endommagées ou détruites par la chimiothérapie à forte dose. Les cellules souches employées lors de la greffe sont prélevées dans votre sang, ce qu’on appelle une autogreffe de cellules souches du sang périphérique.

Chimiothérapie palliative

On administre un traitement palliatif pour soulager les symptômes plutôt que pour traiter le cancer même. La gemcitabine (Gemzar) peut être associée à l’oxaliplatine (Eloxatin), au paclitaxel ou aux deux comme traitement palliatif du séminome et du non-séminome. L’étoposide pris par la bouche (voie orale) est aussi une option pour la chimiothérapie palliative.

Informations sur des médicaments anticancéreux spécifiques

Les renseignements sur des médicaments spécifiques changent assez régulièrement. Apprenez-en davantage sur les sources d’information sur les médicaments ainsi que sur les sites où vous pouvez obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques.

Questions à poser sur la chimiothérapie

Apprenez-en davantage sur la chimiothérapie. Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur la chimiothérapie à votre équipe de soins.

Histoires

Carrie Walker Boyd Faire du bénévolat pour la Société canadienne du cancer m’a permis de constater le travail colossal qu’elle fait pour les personnes aux prises avec le cancer.

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