Cancer du testicule

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Recherche sur le cancer du testicule

On en apprend toujours plus sur le cancer. Les chercheurs et les professionnels de la santé se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche pour élaborer de meilleures pratiques qui aideront à prévenir, à détecter et à traiter le cancer du testicule. Ils étudient aussi des méthodes qui pourraient améliorer la qualité de vie des hommes atteints de ce cancer.

Le texte qui suit traite de différentes recherches qui se révèlent prometteuses dans la lutte contre le cancer du testicule. Nous avons inclus de l’information qui provient de PubMed, la base de données de recherche de la National Library of Medicine. Chaque article scientifique de PubMed comporte un numéro d’identification (PMID) dont le lien mène à un bref résumé (Abstract, en anglais). Nous avons aussi indiqué des liens vers les résumés des recherches présentées aux réunions de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), lesquelles se tiennent tout au long de l’année. Vous pouvez trouver de l’information sur les essais cliniques en cours au Canada sur EssaisCanadiensCancer.ca et ClinicalTrials.gov. On attribue à chaque essai clinique un identifiant appelé numéro d’essai clinique national (NCT). Le numéro NCT mène vers des renseignements sur l’essai clinique.

Traitement

Les chercheurs étudient de nouvelles méthodes qui pourraient améliorer le traitement du cancer du testicule. Les progrès effectués dans le traitement du cancer ainsi que les nouveaux procédés permettant de soulager les effets secondaires ont engendré une amélioration de la qualité de vie et un meilleur pronostic pour de nombreuses personnes atteintes de cette maladie. Voici des recherches importantes sur le traitement du cancer du testicule.

Chirurgie

Des chercheurs étudient de nouvelles techniques chirurgicales dans le but de réduire les effets secondaires de la chirurgie du cancer du testicule.

Lors de la chirurgie conservatrice du testicule (CCT), on tente de préserver la plus grande partie possible du testicule. Elle peut être une alternative au traitement standard du cancer du testicule, qui comporte l’ablation du testicule atteint. Pour l’homme dont les deux testicules ou le testicule qui reste sont affectés par le cancer, recevoir le traitement standard signifierait qu’il ne pourrait plus concevoir d’enfants. Les chercheurs étudient la chirurgie conservatrice du testicule comme traitement qui pourrait prévenir l’infertilité  (Actas Urologicas Espanoles, PMID 27890492; Journal of Surgical Oncology, PMID 25195665).

Des techniques chirurgicales de préservation des nerfs pourraient aider à prévenir les dommages causés aux nerfs lors du curage ganglionnaire rétropéritonéal et ainsi aider à préserver la capacité d'éjaculer. L’un des risques du curage ganglionnaire rétropéritonéal est d’endommager les nerfs qui contrôlent l’éjaculation, ce qui est susceptible d’affecter la fertilité. Des chercheurs étudient des techniques de préservation des nerfs par curage ganglionnaire rétropéritonéal ouvert et par curage ganglionnaire rétropéritonéal laparoscopique ((BJU International, PMID 27353395; International Journal of Clinical Oncology, PMID 26701172; Clinical Genitourinary Cancer, PMID 25682512).

Le curage ganglionnaire rétropéritonéal assisté par robotique est une intervention plus récente qui permet au chirurgien d’utiliser un ordinateur pour déplacer des instruments chirurgicaux fixés à des bras robotiques. L’opération se fait à travers plusieurs petites coupures chirurgicales (incisions), comme pour une chirurgie par laparoscopie. Certains chirurgiens évaluent le curage ganglionnaire rétropéritonéal assisté par robotique comme méthode permettant d’enlever des ganglions lymphatiques aux hommes atteints du cancer du testicule. Le curage ganglionnaire rétropéritonéal assisté par robotique tout comme le curage par laparoscopie engendre une plus courte hospitalisation et moins d’effets secondaires comparativement à un curage ganglionnaire rétropéritonéal ouvert. On doit faire plus d’études afin de confirmer le rôle que pourrait avoir cette technique dans la stadification et le traitement du cancer du testicule (European Urology, PMID 27234998, PMID 27068395; Current Urology Reports, PMID 26968421).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la chirurgie du cancer.

Chimiothérapie

Des chercheurs étudient de nouveaux agents chimiothérapeutiques comme traitement du cancer du testicule. Ils les évaluent seuls et associés à d’autres agents chimiothérapeutiques généralement administrés pour traiter le cancer du testicule. Les nouveaux agents chimiothérapeutiques qui se révèlent prometteurs sont entre autres ceux-ci :

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la chimiothérapie.

Traitement ciblé

Des chercheurs étudient le brentuximab védotine (Adcetris) en essais cliniques afin de savoir si on peut l’employer comme traitement de la récidive de cancer du testicule. C’est un médicament ciblé qu’on administre pour traiter le lymphome hodgkinien (ClinicalTrials.gov, NCT02689219).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le traitement ciblé.

Soins de soutien

Vivre avec le cancer peut être tout un défi sous de nombreux angles. Les soins de soutien peuvent aider les gens à faire face au cancer, à son traitement et aux effets secondaires possibles. Voici des recherches importantes sur les soins de soutien pour le cancer du testicule.

L’extraction testiculaire de spermatozoïdes (TESE) est une technique qui permet de recueillir des spermatozoïdes. Lors de la TESE, on prélève de très petits fragments de tissu dans le testicule. Les spermatozoïdes qu’on trouve peuvent être utilisés immédiatement pour une fécondation in vitro (FIV) ou congelés pour un usage futur. La TESE peut être utile pour préserver la fertilité de l’homme dont le nombre de spermatozoïdes est très bas ou qui n’a aucun spermatozoïde dans son sperme (azoospermie) (Journal of Medical Case Reports, PMID 28511670; International Journal of Clinical Oncology, PMID 27306218; Actas Urologicas Espanolas, PMID 26296279).

Le syndrome métabolique est un ensemble de troubles qui font qu’une personne est susceptible d’être atteinte d’une maladie cardiaque et de diabète. Ces troubles sont entre autres une pression artérielle élevée, un taux de sucre sanguin élevé, un tour de taille élevé et des taux de cholestérol et de triglycérides anormaux. Le syndrome métabolique est souvent lié à une modification des taux d’hormones, comme une baisse du taux de testostérone. Il a tendance à apparaître beaucoup plus tôt chez l’homme traité pour un cancer du testicule que chez l’homme en général et se manifeste chez de 20 à 30 % des survivants à long terme au cancer du testicule. Ce syndrome est un problème à long terme, mais des troubles tels qu’une pression artérielle élevée et un taux de cholestérol anormal peuvent être stabilisés par de saines habitudes de vie et des médicaments (ASCO, Abstract 102).

L’entraînement par intervalles à haute intensité (HIIT)est un type d’activité physique intense qui pourrait aider à réduire le risque de troubles cardiaques chez les survivants au cancer du testicule. Ces hommes risquent beaucoup plus d’avoir une maladie cardiovasculaire, une crise cardiaque et de l’insuffisance cardiaque congestive. Le risque de troubles cardiaques est particulièrement élevé chez les hommes qui ont été traités à un jeune âge par chimiothérapie. Certaines recherches démontrent que le HITT pourrait réduire le risque d’apparition de ces troubles cardiaques après le traitement d’un cancer du testicule (Cancer, PMID 28708930). Mais il est important de noter que les résultats d’une étude récente révèlent que le risque d’avoir des caillots sanguins et une crise cardiaque est présent chez les hommes atteints d’un cancer du testicule qui faisaient du HITT tout en recevant une chimiothérapie à base de cisplatine (ASCO, Abstract 4551). Les personnes atteintes de cancer devraient parler à leur médecin avant de participer à des activités physiques en cours de traitement.

Les troubles de la fonction cognitive, comme les pertes de mémoire et la difficulté à se concentrer, peuvent affecter les hommes atteints d’un cancer du testicule. Certaines études laissent entendre que les problèmes cognitifs peuvent être liés aux troubles émotifs et à la fatigue. D’autres semblent indiquer qu’ils seraient plutôt un effet secondaire de la chimiothérapie (Brain Imaging and Behavior, PMID 27240852; Journal of Pain and Symptom Management, PMID 26344551; Supportive Care in Cancer, PMID 25716340).

Pour en apprendre davantage sur la recherche sur le cancer

Les chercheurs tentent toujours d’en savoir davantage sur le cancer du testicule. L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de prévenir, de détecter ou de traiter le cancer du testicule. L’essai clinique permet d'obtenir des renseignements sur l'innocuité et l'efficacité de nouvelles approches afin de déterminer si elles doivent être offertes à plus grande échelle. La plupart des traitements standards du cancer du testicule ont d'abord démontré leur efficacité en essai clinique.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le cancer et les essais cliniques.

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Je suis reconnaissante de la chance que nous avons eue, et je veux que toutes les familles aient la même. C’est pour cette raison que la Société canadienne du cancer figure dans mon testament.

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