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Cancer de l’estomac

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Effets secondaires de la chimiothérapie du cancer de l’estomac

Peu importe le traitement du cancer de l’estomac, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque personne les ressent différemment. Certaines en ont beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.

La chimiothérapie peut causer des effets secondaires puisqu’elle risque d’endommager les cellules saines tout en détruisant les cellules cancéreuses. Les effets secondaires peuvent se manifester n’importe quand pendant, tout de suite après ou quelques jours voire quelques semaines après la chimiothérapie. Il arrive parfois que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années à la suite de la chimiothérapie (effets tardifs). La plupart des effets secondaires disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.

Les effets secondaires de la chimiothérapie dépendent surtout des éléments suivants :

  • le type de médicament ou d’association de médicaments employé
  • la dose
  • le mode d’administration – par exemple, par la bouche (voie orale) ou dans une veine (voie intraveineuse)
  • si elle est administrée en même temps que la radiothérapie
  • votre état de santé global

Avisez votre équipe de soins si vous éprouvez ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés à la chimiothérapie. Plus vite vous leur mentionnez tout problème, plus rapidement ils pourront vous dire comment aider à les soulager.

Nausées et vomissements

Ce ne sont pas tous les agents chimiothérapeutiques qui causent des nausées et des vomissements. Chacun a des effets différents, mais les nausées et les vomissements sont plus susceptibles de se produire lorsqu’on associe des agents chimiothérapeutiques.

Les nausées et vomissements peuvent se manifester au cours des premières heures qui suivent la chimiothérapie et durent habituellement environ 24 heures. Cependant, il est possible que ces effets soient à retardement et qu’ils persistent quelques jours. Chez certaines personnes, la nausée d’anticipation peut se manifester après quelques séances, c’est-à-dire qu’elles ont la nausée avant même l’administration du médicament parce qu’elles s’attendent à être malades.

Les membres de votre équipe de soins peuvent vous prescrire des antinauséeux pour aider à soulager les nausées et les vomissements. Ils vous expliqueront comment les prendre.

Apprenez-en davantage sur les nausées et les vomissements.

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Perte d’appétit et perte de poids

Les nausées et vomissements, la fatigue ou une accumulation de déchets causée par la mort des cellules cancéreuses peuvent engendrer une perte d’appétit. Certains agents chimiothérapeutiques risquent de causer temporairement des changements du goût et de l’odorat, ce qui peut rendre les aliments moins appétissants. Il y a des personnes qui se désintéressent complètement de la nourriture et qui ne mangent plus même si elles savent qu’elles doivent le faire, ce qui risque de mener à une perte de poids et à la malnutrition. Continuer de bien s’alimenter pendant et après la chimiothérapie est important pour vous aider à vous rétablir du traitement.

Apprenez-en davantage sur la perte d’appétit et sur les changements du goût.

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Fatigue

La fatigue rend une personne plus lasse que d’habitude et peut nuire aux activités quotidiennes et au sommeil. Elle se manifeste pour diverses raisons dont l’anémie, des médicaments spécifiques, une perte d’appétit, la dépression ou bien des substances toxiques produites lorsque les cellules cancéreuses se décomposent et meurent. La fatigue peut se manifester plusieurs jours après un cycle de chimiothérapie et se prolonger bien après que le traitement du cancer est terminé. Il est aussi possible qu’elle s’atténue avec le temps. Assurez-vous de prévoir de petites périodes de repos au courant de la journée et de vous reposer quand vous êtes fatigué, mais dormez le plus longtemps la nuit.

Apprenez-en davantage sur la fatigue.

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Diarrhée

La diarrhée se produit lorsque le nombre de selles évacuées est plus élevé que d’habitude et qu’elles sont plus liquides. Elle survient parce que les agents chimiothérapeutiques affectent souvent les cellules qui tapissent le tube digestif (tractus gastro-intestinal, GI). De nombreux facteurs font augmenter le risque de souffrir de diarrhée, dont le type et la dose d’agent chimiothérapeutique administré. La diarrhée est souvent plus importante lorsqu’on associe des médicaments. Elle se manifeste peu après le début de la chimiothérapie et est susceptible de se prolonger jusqu’à 2 semaines après la fin du traitement.

Les personnes qui prennent de l’irinotécane (Camptosar) ont particulièrement tendance à avoir la diarrhée.

Apprenez-en davantage sur la diarrhée.

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Perte de poils et de cheveux

La perte de poils et de cheveux (aussi appelée alopécie) est un effet secondaire courant de nombreux agents chimiothérapeutiques, mais pas de tous. Les follicules pileux sont sensibles à ces agents puisqu’ils se développent rapidement. La perte de poils peut se produire sur toutes les parties du corps, dont le visage et le cuir chevelu (cheveux). Il est impossible de déterminer d’avance l’étendue et la durée de la perte de poils et de cheveux; cela dépend du type et de la dose de médicament administré ainsi que de facteurs personnels. La perte de poils et de cheveux peut commencer quelques jours ou de 2 à 3 semaines après l’administration de la première dose de chimiothérapie. Les poils et les cheveux repoussent habituellement une fois le traitement terminé.

On recommande souvent de ne pas permanenter, raidir ou colorer les cheveux en cours de traitement. Il est préférable d’attendre qu’une nouvelle pousse de cheveux se stabilise et qu’ils retrouvent leur état d’origine. Cela peut prendre jusqu’à 6 mois ou plus après le traitement. Renseignez-vous auprès de votre équipe de soins afin de savoir quand il sera possible de refaire usage de produits capillaires.

Apprenez-en davantage sur la perte de poils et de cheveux.

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Douleur dans la bouche

La douleur dans la bouche (aussi appelée stomatite ou mucosite buccale) survient parce que les cellules qui tapissent le revêtement de la bouche se développent rapidement et sont donc très sensibles aux effets de la chimiothérapie. De nombreux médicaments sont susceptibles de rendre la bouche endolorie. Cela se produit plus souvent lorsqu’on administre des doses élevées de médicaments. La douleur dans la bouche se manifeste environ une semaine (entre le cinquième et le quatorzième jour) après le début de la chimiothérapie. Elle s’atténue souvent d’elle-même quelques semaines après le traitement.

Il est possible que des lésions douloureuses, des ulcères ou des infections apparaissent dans la bouche ou la gorge, ou encore sur les gencives. Une hygiène de la bouche régulière et minutieuse peut aider à prévenir la douleur et à atténuer l’infection. C’est l’équipe soignante qui donne les directives à suivre sur la fréquence des nettoyages et des rinçages de la cavité buccale et sur les produits à utiliser. Certaines personnes peuvent avoir besoin d’analgésiques ou de solutions orales spéciales pour soulager la douleur.

Apprenez-en davantage sur la douleur dans la bouche.

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Baisse du nombre de cellules sanguines

Une baisse du nombre de cellules sanguines (causée par une aplasie médullaire) peut survenir pendant la chimiothérapie.

  • Une baisse du nombre de globules blancs (neutropénie) accroît le risque d’infection.
  • Une baisse du nombre de plaquettes (thrombocytopénie) accroît le risque d’ecchymoses et de saignements.
  • Une baisse du nombre de globules rouges (anémie) cause de la fatigue, de la pâleur et un malaisemalaiseSensation généralisée d’inconfort ou d’un trouble physiologique..

La baisse du nombre de cellules sanguines est le résultat des effets de la chimiothérapie sur les cellules sanguines fabriquées dans la moelle osseuse. Le nombre de cellules sanguines atteint souvent son plus bas niveau de 7 à 14 jours après la chimiothérapie. L’aplasie médullaire est un effet secondaire courant et grave de la chimiothérapie. Lorsqu’elle survient, on ajuste tout de suite la dose de l’agent chimiothérapeutique. Il arrive aussi qu’on doive cesser temporairement la chimiothérapie pour permettre au nombre de cellules sanguines de revenir à la normale. Si l’aplasie médullaire est grave, on pourrait vous donner des facteurs de stimulation des colonies pour faire augmenter le nombre de cellules sanguines.

Apprenez-en davantage sur l’aplasie médullaire, la baisse du nombre de globules blancs, la baisse du nombre de plaquettes et l’anémie.

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Dommages au système nerveux

Certains agents chimiothérapeutiques employés pour traiter le cancer de l’estomac peuvent affecter les cellules du système nerveux. Les signes et symptômes possibles des lésions aux nerfs (neuropathie périphérique) sont des engourdissements ou des picotements dans les doigts et les orteils, la faiblesse musculaire, un bourdonnement ou un tintement d’oreille et des changements de l’ouïe. Si les nerfs de la gorge sont endommagés, on peut ressentir une douleur dans la gorge, surtout au moment de boire ou de manger des liquides ou des aliments froids. Les lésions aux nerfs peuvent être un effet secondaire de l’oxaliplatine (Eloxatin), du paclitaxel (Taxol), du cisplatine (Platinol AQ) ou du docétaxel (Taxotere).

Les lésions aux nerfs sont souvent liées à la dose de l’agent chimiothérapeutique La plupart des personnes éprouvent des troubles temporaires du système nerveux. Chez certains, l’atteinte du système nerveux peut devenir un problème à long terme. Les lésions aux nerfs peuvent apparaître des mois ou des années après le traitement et prendre des mois avant de se résorber.

Apprenez-en davantage sur les dommages au système nerveux et la chimiothérapie.

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Syndrome d’enflure douloureuse des mains et des pieds

Certains médicaments employés pour traiter le cancer de l’estomac, en particulier le 5-fluorouracile (Adrucil, 5-FU), peuvent causer le syndrome d’enflure douloureuse des mains et des pieds (aussi appelé érythrodysesthésie palmo-plantaire, ou EPP). Les symptômes comprennent la rougeur, la sensibilité et la desquamation de la peau de la paume des mains et de la plante des pieds. Des picotements, de la douleur ou des engourdissements peuvent aussi apparaître dans les mains ou les pieds.

On peut administrer des médicaments pour traiter le syndrome d’enflure douloureuse des mains et des pieds. Il est important d’éviter toute chose qui cause le frottement ou le réchauffement des mains et des pieds, puisque cela risque d’aggraver les symptômes.

Apprenez-en davantage sur le syndrome d’enflure douloureuse des mains et des pieds et sur les autres problèmes de peau.

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Caillots sanguins

La formation d’un caillot sanguin dans une jambe est appelée thrombose veineuse profonde (TVP). Dans les cas les plus graves, le caillot sanguin peut se détacher et voyager jusqu’aux poumons (embolie pulmonaire, ou EP). Cela engendre un essoufflement et affecte la capacité du sang à obtenir l’oxygène en provenance des poumons. La présence de caillots sanguins dans les poumons mène parfois à l’insuffisance cardiaque.

Signalez au médecin ou à l’équipe soignante tout essoufflement, rougeur, enflure, douleur ou crampes au mollet.

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Ménopause précoce et troubles de la fertilité

Certains agents chimiothérapeutiques peuvent provoquer une ménopause précoce chez les femmes plus jeunes. Cela peut entraîner des symptômes de la ménopause tels que les bouffées de chaleur et la transpiration. L’équipe de soins peut proposer des moyens de traiter ces symptômes.

La chimiothérapie pour traiter le cancer de l’estomac peut aussi avoir une incidence sur la fertilité, chez les femmes comme chez les hommes. Discutez des options de traitements de l’infertilité avec votre médecin avant de commencer le traitement.

Apprenez-en davantage sur la ménopause provoquée par le traitement et sur les troubles de la fertilité.

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Dommages au cœur

La doxorubicine (Adriamycin), l’épirubicine (Pharmorubicin) et certains autres médicaments peuvent causer des dommages permanents au cœur s’ils ont utilisés pendant une longue période ou s’ils sont administrés à de fortes doses. Les médecins ont recours à des épreuves cardiaques pour évaluer la fonction de votre cœur. Dès le premier signe de lésion cardiaque, on arrêtera le traitement par ces agents chimiothérapeutiques.

Apprenez-en davantage sur les dommages au cœur et la chimiothérapie.

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Dommages aux reins

Certains agents chimiothérapeutiques peuvent causer des dommages aux reins (néphrotoxicité). Les reins décomposent et éliminent de nombreux agents chimiothérapeutiques circulant dans le corps. En se décomposant, les agents chimiothérapeutiques produisent des substances qui peuvent endommager les cellules des reins, des uretères et de la vessie.

Apprenez-en davantage sur les dommages aux reins et la chimiothérapie.

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