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Cancer de l’intestin grêle

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Facteurs de risque du cancer de l'intestin grêle

Un facteur de risque est quelque chose, comme un comportement, une substance ou un état, qui accroît le risque d’apparition d’un cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque, mais il arrive parfois que le cancer de l’intestin grêle se développe chez des personnes qui ne présentent aucun des facteurs de risque décrits ci-dessous.

Le risque d’être atteint d’un cancer de l'intestin grêle augmente avec l'âge. Il est diagnostiqué à un âge moyen de 60 ans environ. Les hommes sont légèrement plus touchés que les femmes.

Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus important au moins important. Mais dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.

 

Facteurs de risque connus

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter votre risque de cancer de l’intestin grêle.

Polypose adénomateuse familiale (PAF)

La polypose adénomateuse familiale, aussi appelée polypose familiale ou PAF, est une affection héréditaire causée par une mutation du gènegèneUnité biologique fondamentale responsable de la transmission des caractères héréditaires des parents à leur enfant. Les gènes sont des segments d’ ADN qui déterminent les caractéristiques particulières d’une personne. de la polypose adénomateuse colique (APC). La PAF est caractérisée par le développement de centaines voire de milliers de polypes dans le revêtement du côlon (partie du gros intestin) et du rectum. Ces polypes peuvent se transformer en cancer. Individuellement, ces polypes ne sont pas plus susceptibles de devenir cancéreux que les polypes observés chez une personne non atteinte de PAF. Cependant, leur présence en nombre élevé accroît le risque d’apparition d’un cancer.

La PAF peut aussi engendrer la formation de polypes dans l'intestin grêle. Les personnes atteintes de PAF risquent davantage de développer un adénocarcinome de l'intestin grêle. La plupart des tumeurs de l'intestin grêle liées à la PAF apparaissent dans le duodénum (première partie de l’intestin grêle).

Syndrome de Lynch

Le syndrome de Lynch, aussi appelé cancer colorectal héréditaire sans polypose ou HNPCC, est une affection héréditaire causée par des mutations dans certains gènes qui réparent l'ADN endommagé. Le syndrome de Lynch provoque la formation de polypes dans le revêtement du côlon (partie du gros intestin) et du rectum, mais pas en aussi grand nombre que dans le cas de la PAF.

Le syndrome de Lynch engendre une hausse du risque de cancer du côlon et d’autres cancers, en particulier de cancer de l'intestin grêle. Ce risque peut être jusqu'à 4 % plus élevé chez les personnes atteintes du syndrome de Lynch comparativement à l’ensemble de la population. Le cancer de l'intestin grêle se manifeste souvent à un plus jeune âge chez les personnes qui souffrent du syndrome de Lynch.

Maladie de Crohn

La maladie de Crohn, c’est l’inflammation du tube digestif. Elle se manifeste couramment dans l'intestin grêle, surtout dans l'iléon (dernière partie de l’intestin grêle). Les personnes atteintes de la maladie de Crohn risquent davantage de développer un cancer de l'intestin grêle.

En général, le cancer de l’intestin grêle apparaît à un plus jeune âge chez les personnes atteintes de la maladie de Crohn. Cependant, la maladie de Crohn doit habituellement avoir été présente pendant plus de 10 ans pour faire augmenter le risque de cancer de l'intestin grêle.

Maladie cœliaque

La maladie cœliaque (sprue cœliaque) endommage l'intestin grêle de façon à ce qu’il n’absorbe pas aussi bien qu’il le devrait les éléments nutritifs provenant des aliments. Les personnes atteintes de la maladie cœliaque ont une intolérance au gluten (protéine présente dans les grains dont le blé, le seigle et l'orge). Elles risquent également davantage d’être atteintes d’un lymphome T associé à une entéropathie (LTAE) et d'un adénocarcinome de l'intestin grêle. Ces tumeurs se développent le plus souvent dans le jéjunum (partie centrale de l’intestin grêle).

Syndrome de Peutz-Jeghers

Le syndrome de Peutz-Jeghers est une affection héréditaire rare. Les personnes qui en sont atteintes ont une mutation du gène STK11, aussi appelé LKB1. Le gène STK11 participe habituellement à la fabrication d’une enzyme suppresseur de tumeur. Cette enzyme aide à contrôler la croissance cellulaire et empêche les cellules de croître et de se diviser trop rapidement. Les mutations présentes dans le gène STK11 empêchent cette enzyme de faire son travail correctement alors les cellules se divisent trop souvent. Les personnes atteintes du syndrome de Peutz-Jeghers développent souvent des hamartomes (type particulier de polype) dans l'intestin. Ces polypes font augmenter le risque de cancer colorectal et de cancer de l'intestin grêle.

Le syndrome de Peutz-Jeghers engendre un risque d’apparition du cancer de l'intestin grêle qui est 18 fois plus élevé environ que celui de l’ensemble de la population.

Neurofibromatose de type 1

La neurofibromatose de type 1, aussi appelée maladie de von Recklinghausen, est une affection héréditaire peu courante qui affecte les nerfs, les muscles, les os et la peau. Elle est causée par une mutation du gène NF1, un gène suppresseur de tumeur. Les personnes atteintes d'une neurofibromatose de type 1 risquent davantage de développer certains cancers. On a observé un lien entre cette affection et le cancer de l'intestin grêle, en particulier les tumeurs stromales gastro-intestinales (TSGI).

Système immunitaire affaibli

Les personnes qui ont un système immunitaire affaibli risquent davantage d’être atteintes de certains types de cancer, dont le cancer de l'intestin grêle. Le système immunitaire peut être affaibli pour un certain nombre de raisons dont le sida (syndrome d'immunodéficience acquise). Les personnes atteintes du sida risquent davantage de développer un lymphome de l'intestin grêle.

Fibrose kystique

La fibrose kystique est une maladie génétique qui affecte les glandes qui fabriquent du mucus et de la sueur, ce qui risque donc de nuire au fonctionnement des poumons et du tube digestif. Les personnes atteintes de fibrose kystique risquent davantage de développer un cancer de l’intestin grêle. D’après certaines autres observations, les personnes atteintes de fibrose kystique risquent davantage de développer un cancer de l’intestin grêle après une greffe d’organe. Cependant, le risque global de cancer de l’intestin grêle chez les personnes atteintes de fibrose kystique est quand même très bas.

Autres cancers

Les personnes qui ont des antécédents personnels d’autres cancers, en particulier de cancer colorectal, risquent davantage d’être atteintes d’un cancer de l’intestin grêle. Cependant, le risque global de cancer de l’intestin grêle chez ces personnes est quand même bas.

Facteurs de risque possibles

On a établi un lien entre les facteurs qui suivent et le cancer de l'intestin grêle, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour dire qu'ils sont des facteurs de risque connus. On doit faire plus de recherches pour clarifier le rôle de ces facteurs dans le développement du cancer de l'intestin grêle.

Alimentation

Certaines études ont permis de constater qu'une alimentation riche en matières grasses, en particulier de graisse animale, peut engendrer une hausse du risque de cancer de l'intestin grêle. Les chercheurs ont également constaté que les personnes qui mangent une grande quantité de viande rouge sont plus souvent atteintes d’un cancer de l’intestin grêle que celles qui en consomment moins.

Surplus de poids ou obésité

Les preuves scientifiques portant sur le lien possible entre le cancer de l’intestin grêle et le surplus de poids ou l’obésité sont contradictoires. Certaines études laissent entendre qu’un indice de masse corporelle (IMC) élevé peut accroître le risque d’apparition d’un cancer de l’intestin grêle.

Facteurs de risque inconnus

On n’arrive pas encore à déterminer si les facteurs suivants sont liés au cancer de l’intestin grêle. C’est peut-être parce que les chercheurs ne parviennent pas à établir définitivement ce lien ou que les études ont engendré différents résultats. Il faut mener d’autres études afin de savoir si les éléments qui suivent sont des facteurs de risque du cancer de l’intestin grêle :

  • tabac
  • alcool
  • radiothérapie à l’abdomen

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