Logo Société canadienne du cancer

Cancer de l’intestin grêle

Vous êtes ici:

Facteurs de risque du cancer de l’intestin grêle

Un facteur de risque est quelque chose comme un comportement, une substance ou une affection qui accroît le risque d’apparition d’un cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque, mais il arrive parfois que le cancer de l’intestin grêle survienne chez des personnes qui ne présentent aucun des facteurs de risque décrits ci-dessous.

Le risque d’être atteint d’un cancer de l’intestin grêle augmente avec l’âge. La plupart des personnes qui en sont diagnostiquées ont environ 60 ans. L’adénocarcinome de l’intestin grêle touche un peu plus les hommes que les femmes.

Certaines personnes ont un risque plus élevé que la moyenne d’être atteintes d’un cancer de l’intestin grêle. Discutez de votre risque avec votre médecin. S’il est plus élevé que la moyenne, on devra peut-être élaborer un plan de dépistage personnalisé.

Les éléments suivants sont des facteurs de risque de l’adénocarcinome de l’intestin grêle. Tous les facteurs de risque connus de ce type de cancer ne sont pas modifiables, ce qui signifie que vous ne pouvez pas les changer. D’ici à ce qu’on en sache davantage sur ces facteurs de risque, il n’y a pas de moyen particulier de réduire votre risque.

Les facteurs de risque sont généralement énumérés du plus important au moins important. Cependant, dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.

Facteurs de risque connus

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter le risque d’adénocarcinome de l’intestin grêle.

Affections héréditaires

Le facteur de risque le plus important de l’adénocarcinome de l’intestin grêle est la présence d’une ou de plusieurs des affections héréditaires suivantes. Ces affections sont transmises des parents aux enfants par les gènesgènesUnité biologique fondamentale responsable de la transmission des caractères héréditaires des parents à leur enfant. Les gènes sont des segments d’ ADN qui déterminent les caractéristiques particulières d’une personne..

La polypose adénomateuse familiale (PAF) est habituellement causée par une mutation du gène de la polypose adénomateuse colique (APC). Cette affection héréditaire est caractérisée par l’apparition de centaines ou de milliers de polypes adénomateux dans le revêtement interne (appelé muqueuse) de l’intestin grêle, du côlon et du rectum. Ces polypes peuvent se transformer en cancer. Le risque que chacun de ces polypes devienne cancéreux n’est pas plus élevé que celui des polypes observés chez une personne qui n’est pas atteinte de PAF, mais, comme ils sont présents en grand nombre, le risque d’apparition d’un cancer est accru. La plupart des tumeurs de l’intestin grêle liées à la PAF surviennent dans le duodénum (la première partie de l’intestin grêle).

 

Le syndrome de Lynch (aussi appelé cancer colorectal héréditaire sans polypose, ou syndrome HNPCC) est causé par des mutations dans certains gènes qui réparent l’ADN endommagé. Cette affection héréditaire provoque la formation de polypes dans le revêtement du côlon (partie du gros intestin) et du rectum, mais en nombre moins grand que dans le cas de la PAF. Le syndrome de Lynch augmente le risque de cancer du côlon et d’autres cancers, notamment l’adénocarcinome de l’intestin grêle. L’adénocarcinome de l’intestin grêle se manifeste souvent à un plus jeune âge chez les personnes atteintes du syndrome de Lynch.

 

Le syndrome de Peutz-Jeghers est causé par une mutation du gène STK11 (aussi appelé gène LKB1). Ce gène joue normalement un rôle de suppresseur de tumeur et produit une enzyme qui régule la croissance cellulaire et empêche les cellules de croître et de se diviser trop rapidement. Les mutations du gène STK11 empêchent cette enzyme de fonctionner correctement et, par conséquent, les cellules se divisent trop souvent. Les personnes atteintes du syndrome de Peutz-Jeghers présentent souvent des hamartomes (un type particulier de polype) dans l’intestin grêle et le gros intestin. Ces polypes augmentent le risque de cancer colorectal et de cancer de l’intestin grêle.

La fibrose kystique affecte les glandes qui produisent le mucus et la sueur, ce qui risque de nuire au bon fonctionnement des poumons et du tube digestif. Les personnes atteintes de fibrose kystique présentent un petit risque d’adénocarcinome de l’intestin grêle et certaines données semblent indiquer que ce risque est un peu accru après qu’elles ont reçu une greffe d’organe.

Maladie de Crohn

La maladie de Crohn désigne une inflammation du tube digestif (tractus gastro-intestinal). Elle survient couramment dans l’intestin grêle, en particulier dans l’iléon (la dernière partie de l’intestin grêle). Chez les personnes atteintes de la maladie de Crohn, l’adénocarcinome de l’intestin grêle apparaît généralement à un plus jeune âge. Cependant, il faut habituellement que la maladie de Crohn soit présente pendant plus de 10 ans pour que l’on observe une augmentation du risque d’adénocarcinome de l’intestin grêle.

Maladie cœliaque

La maladie cœliaque (aussi appelée sprue) endommage l’intestin grêle de telle sorte que celui-ci n’absorbe pas aussi bien les éléments nutritifs des aliments qu’il le devrait. Les personnes atteintes de maladie cœliaque ont une intolérance au gluten (une protéine présente dans les grains, dont le blé, le seigle et l’orge). La plupart des personnes atteintes de maladie cœliaque ne seront pas atteintes d’un adénocarcinome de l’intestin grêle.

Antécédents de cancer colorectal et d’autres cancers

Les personnes qui ont eu un cancer colorectal risquent davantage d’être atteintes d’un adénocarcinome de l’intestin grêle. Des antécédents d’autres cancers, comme les cancers de l’ovaire, de l’estomac ou du pancréas, augmentent aussi le risque d’adénocarcinome de l’intestin grêle, mais le risque global demeure faible.

Facteurs de risque inconnus

On ne sait pas si les facteurs suivants sont liés à l’adénocarcinome de l’intestin grêle. Il se peut que les chercheurs ne soient pas encore parvenus à prouver de manière définitive que de tels liens existent. Il est aussi possible que diverses études aient engendré des résultats différents. Davantage de recherche est nécessaire pour déterminer si les éléments suivants sont des facteurs de risque du cancer de l’intestin grêle :

  • tabagisme
  • alcool
  • facteurs alimentaires, tels que la consommation de viande rouge et de viande transformée ou un régime alimentaire riche en matières grasses
  • embonpoint ou obésité

Questions à poser à votre équipe de soins

Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur les risques à votre équipe de soins.

Histoires

Parker Murchison Ce que j’aime le plus du camp Goodtime, c’est la compagnie d’autres enfants qui ont survécu au cancer. Ils comprennent ce que tu vis et peuvent t’aider à traverser les moments difficiles.

Lisez l’histoire de Parker

Une meilleure qualité de vie grâce à un essai clinique

Illustration d’éprouvettes

Lors d’un essai clinique dirigé par le Groupe d’essais cliniques de l’INCC pour la Société, on a découvert que les hommes atteints d’un cancer de la prostate qui reçoivent un traitement hormonal intermittent vivent aussi longtemps que ceux dont le traitement est ininterrompu.

Apprenez-en plus