Cancer de la peau autre que le mélanome

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Recherche sur le cancer de la peau autre que le mélanome

On en apprend toujours plus sur le cancer. Les chercheurs et les professionnels de la santé se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche pour élaborer de meilleures pratiques qui aideront à prévenir, détecter et traiter le cancer de la peau autre que le mélanome. Ils tentent aussi de trouver comment améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cette maladie.

Le texte qui suit traite de différentes recherches qui se révèlent prometteuses dans la lutte contre le cancer de la peau autre que le mélanome. Nous avons inclus de l’information qui provient de PubMed, la base de données de recherche de la National Library of Medicine. Chaque article scientifique de PubMed comporte un numéro d’identification (PMID) dont le lien mène à un bref résumé (Abstract, en anglais). Nous avons aussi indiqué des liens vers les résumés des recherches présentées aux réunions de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), lesquelles se tiennent tout au long de l’année. Vous pouvez trouver de l’information sur les essais cliniques en cours au Canada sur CanadianCancerTrials.ca et ClinicalTrials.gov. On attribue aux essais cliniques un identifiant appelé numéro d’essai clinique national (NCT). Le numéro NCT mène vers des renseignements sur l’essai clinique.

Prévention du cancer de la peau autre que le mélanome

Des chercheurs évaluent des substances et des comportements qui pourraient permettre de prévenir le cancer de la peau autre que le mélanome ou réduire le risque d’apparition de ce cancer. Ils peuvent faire une étude auprès de personnes qui mangent certains aliments, qui prennent certains médicaments ou suppléments de vitamines ou qui font de l’activité physique afin de savoir si elles sont moins souvent atteintes du cancer de la peau autre que le mélanome que les personnes qui ont des habitudes de vie différentes.

Le nicotinamide, une forme de vitamine B3, semble protéger contre les effets dommageables des rayons ultraviolets (UV). Un essai australien de phase III a permis d’étudier le nicotinamide chez des personnes qui avaient déjà été atteintes d’un cancer de la peau autre que le mélanome. Les personnes ont pris ce médicament par la bouche (oralement) deux fois par jour. Les résultats montrent que les personnes qui ont pris du nicotinamide ont été moins souvent atteintes d’un nouveau cancer de la peau autre que le mélanome que les personnes qui ont reçu un placebo. Les résultats indiquent aussi que les personnes qui ont pris du nicotinamide étaient moins susceptibles d’être atteintes d’une kératose sénile, qui est une affection cutanée précancéreuse. On doit mener d’autres études afin de comprendre si le nicotinamide peut aider à prévenir la kératose sénile et le cancer de la peau autre que le mélanome dans différentes populations (The New England Journal of Medicine, PMID 26488693; ASCO, Abstract 9000).

L’alpha-difluorométhylornithine (DFMO) est un médicament qui diminue l’activité de l’enzyme appelée ornithine décarboxylase. Cette enzyme contribue à la croissance des cellules et est souvent très active dans les cellules cancéreuses. Réduire l’activité de cette enzyme pourrait aider à interrompre la croissance des cellules cancéreuses. Le diclofénac (Voltaren) est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS). Le diclofénac administré par voie topique est utilisé pour soulager la douleur. Les chercheurs pensent que le diclofénac possède aussi des propriétés anticancéreuses. Ils évaluent l’utilisation de la DFMO topique et de la crème de diclofénac pour voir si l’association de ces 2 médicaments est plus efficace pour prévenir le cancer de la peau autre que le mélanome que s’ils sont administrés seuls (Cancer Prevention Research, PMID 26712942; ClinicalTrials.gov, NCT02636569). Le diclofénac topique se révèle aussi prometteur comme éventuel nouveau traitement pour le carcinome basocellulaire superficiel (Journal of the American Academy of Dermatology, PMID 27067393).

Le TPF 50 est un nouveau produit que l’on applique sur la peau. Lorsque le TPF 50 a été utilisé seul avec un écran solaire au cours d’un essai clinique, il a amélioré l’intégrité des cellules de la peau exposées aux rayons UV. Cette amélioration pourrait, à son tour, réduire les effets dommageables des rayons UV et possiblement diminuer le risque d’apparition d’un cancer de la peau autre que le mélanome (Journal of Drugs in Dermatology, PMID 24595577).

Des conseils sur la protection contre le soleil et l’auto-examen de la peau peuvent aider à améliorer les comportements qui permettent de prévenir le cancer de la peau autre que le mélanome. Un essai clinique intitulé Healthy Texts Study (étude sur les conseils santé envoyés par textos) a permis de constater que d’envoyer par messages textes ces types de conseils aux participants améliorait leurs comportements et pouvait aider à prévenir le cancer de la peau autre que le mélanome (Preventive Medicine, PMID 25524612; Contemporary Clinical Trials, PMID 23557730; Journal of Telemedicine and Telecare, PMID 25697490).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la prévention du cancer.

Diagnostic et pronostic

Un domaine clé de la recherche porte sur de meilleures méthodes pour diagnostiquer le cancer de la peau autre que le mélanome et pour en assurer le suivi après le traitement. Voici des recherches importantes sur de nouvelles techniques d’imagerie qui pourraient aider les médecins à poser le diagnostic de cancer de la peau autre que le mélanome, à planifier le traitement et à surveiller la réaction au traitement.

La tomographie par cohérence optique (TCO) a recours à des ondes lumineuses pour produire des images de la peau. Des études montrent que la détection du carcinome basocellulaire (CBC) et de la kératose sénile est plus facile lorsqu’on administre la TCO en association avec l’examen clinique de la peau et la dermoscopie. La TCO est aussi utile pour vérifier la réaction au traitement et détecter tout cancer encore présent à la suite d’un traitement avec des médicaments topiques et la thérapie photodynamique (British Journal of Dermatology, PMID 25904111; Skin Research and Technology, PMID 26804618; Photodiagnosis and Photodynamic Therapy, PMID 27519350).

La microscopie confocale par réflectance (MCR) est une technique d'imagerie avec laquelle on emploie un microscope spécial et des faisceaux de lumière laser pour observer les couches de la peau. Des études indiquent que la MCR semble être un outil diagnostique précis dans le cas du cancer de la peau, y compris le carcinome basocellulaire (CBC). Des études tentent de savoir si la MCR est aussi efficace pour diagnostiquer le sous-type du CBC que les techniques classiques (Journal of the European Academy of Dermatology and Venereology, PMID 27230832, PMID 28370434; JMIR Research Protocols, PMID 27363577; JAMA Dermatology, PMID 25993262, PMID 27580185; Lasers in Medical Science, PMID 27492373; The Journal of Dermatological Treatment, PMID 26325338; International Journal of Dermatology, PMID 27419915; The British Journal of Dermatology, PMID 28391599).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le diagnostic et le pronostic.

Traitement

Les chercheurs étudient de nouvelles méthodes qui pourraient améliorer le traitement du cancer de la peau autre que le mélanome. Les progrès effectués en traitement du cancer ainsi que les nouveaux procédés permettant de soulager les effets secondaires ont engendré une hausse de la qualité de vie et un meilleur pronostic pour de nombreuses personnes atteintes de cette maladie. Voici des recherches importantes sur le traitement du cancer de la peau autre que le mélanome.

Traitement au laser

Lors d’un traitement au laser, on a recours à un laser (faisceau de lumière intense) pour enlever du tissu. Des chercheurs étudient la lumière laser comme éventuel traitement du cancer de la peau autre que le mélanome (Lasers in Surgery and Medicine, PMID 25645536; British Journal of Dermatology, PMID 25040296; ClinicalTrials.gov, NCT02662244).

Thérapie photodynamique (TPD) au laser

La thérapie photodynamique (TPD) est un traitement au cours duquel on utilise des médicaments appelés photosensibilisants qui peuvent détruire les cellules cancéreuses lorsqu’ils sont exposés à la lumière. La TPD au laser est une nouvelle intervention qui utilise une source de lumière laser pour activer le photosensibilisant. Elle pourrait être plus efficace que la TPD classique. Des chercheurs tentent de savoir si la TPD au laser peut être une option de traitement envisageable pour le cancer de la peau autre que le mélanome en comparaison aux traitements classiques (British Journal of Dermatology, PMID 24903544; Photodiagnosis and Photodynamic Therapy, PMID 27516420; Journal of the European Academy of Dermatology and Venereology, PMID 26551044; JAMA Dermatology, PMID 28199463).

Curiethérapie

La curiethérapie est un type de radiothérapie interne qui utilise des substances radioactives placées directement sur une tumeur ou encore à l’intérieur ou à proximité de celle-ci. On utilise différents types d’applicateurs, comme des moules, des applicateurs plats et des aiguilles, pour administrer la curiethérapie à la surface de la peau. Quelques centres au Canada emploient la curiethérapie pour traiter le cancer de la peau autre que le mélanome, mais on doit mener d’autres études pour connaître les meilleurs modes d'administration et doses (Brachytherapy, PMID 27908679, PMID 26489922).

La curiethérapie électronique est un nouveau type de curiethérapie au cours duquel on place une source de rayons X à haut débit de dose (HDD) dans un applicateur cutané installé près de la surface de la peau. Des chercheurs évaluent la curiethérapie électronique comme traitement pour le cancer de la peau autre que le mélanome (Practical ClinicalTrials.gov, NCT02131805; Journal of Contemporary Brachytherapy, PMID 25834587; The Journal of Clinical and Aesthetic Dermatology, PMID 26705437, PMID 28210385; Practical Radiation Oncology, PMID 26432680; JAMA Dermatology, PMID 26267892).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la radiothérapie.

Traitement ciblé et immunothérapie

Voici des recherches importantes sur le traitement ciblé et l’immunothérapie du cancer de la peau autre que le mélanome.

Inhibiteurs du récepteur du facteur de croissance épidermique (R-EGF)

Les inhibiteurs du R-EGF ciblent les protéines du R-EGF présentes à la surface des cellules cancéreuses. Le R-EGF envoie aux cellules des signaux qui favorisent leur croissance et leur division. Les inhibiteurs du R-EGF empêchent le R-EGF de fonctionner, ce qui interrompt ou ralentit la croissance des cellules cancéreuses. Les traitements suivants sont certains inhibiteurs du R-EGF étudiés comme traitement du carcinome spinocellulaire (CSC) de la peau.

Le cétuximab (Erbitux) peut être une option thérapeutique pour le CSC avancé ou agressif. Des études à petite échelle ont indiqué que l’administration seule de cétuximab ou associée à la chimiothérapie a aidé à maîtriser le CSC qui s’est propagé aux tissus voisins (maladie localement avancée) et le CSC qui ne peut être enlevé par chirurgie (tumeur non résécable). Un essai clinique étudie l’administration de cétuximab avant la chirurgie pour savoir si ce traitement permet de réduire la taille de la tumeur et de diminuer la quantité de tissu sain qui doit être enlevé (Journal of Dermatological Treatment, PMID 23167307; British Journal of Dermatology, PMID 25704233; ClinicalTrials.gov, NCT02324608).

L’erlotinib (Tarceva) et le gefitinib (Iressa) peuvent être des options thérapeutiques pour le carcinome spinocellulaire (CSC) qui a réapparu ou qui s’est propagé à d’autres parties du corps. Les chercheurs étudient actuellement ces médicaments (ClinicalTrials.gov, NCT01198028, NCT00054691, NCT00126555).

Inhibiteurs de la voie de signalisation Hedgehog

Une voie de signalisation dans les cellules, appelée voie de signalisation Hedgehog, aide les cellules à prendre naissance et à croître. Elle est habituellement inactive chez les adultes. Toutefois, il arrive que des changements (mutations) dans certaines protéines rendent la voie de signalisation et les protéines trop actives. Les protéines envoient alors des signaux qui font en sorte que le cancer prend naissance, se développe et se propage rapidement. Les inhibiteurs de la voie de signalisation Hedgehog sont des médicaments qui ciblent ces protéines et qui bloquent les signaux. Le vismodegib (Erivedge) est l’un de ces types de médicaments actuellement utilisés dans le traitement du carcinome basocellulaire (CBC). Des chercheurs étudient l’inhibiteur de la voie de signalisation Hedgehog suivant comme traitement du CBC de différents stades.

Le sonidégib (Odomzo) pourrait constituer une nouvelle option thérapeutique pour le carcinome basocellulaire (CBC) localement avancé ou métastatique. Un essai clinique de phase précoce a indiqué que les tumeurs avaient eu une réponse au sonidégib (The Lancet Oncology, PMID 25981810; Journal of the American Academy of Dermatology, PMID 27067394; Clinical Cancer Research, PMID 26546616).

Inhibiteurs de points de contrôle immunitaires

Les cellules cancéreuses ont parfois recours à des protéines spécifiques appelées points de contrôle pour éviter d’être attaquées par le système immunitaire. Cela permet au cancer de continuer à se développer puisque les cellules cancéreuses se cachent du système immunitaire. Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires sont des anticorps monoclonaux qui agissent en bloquant les points de contrôle pour que les cellules du système immunitaire puissent attaquer et détruire les cellules cancéreuses. Des chercheurs évaluent les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires qui suivent dans le traitement du cancer de la peau autre que le mélanome.

Le pembrolizumab (Keytruda) peut être une option thérapeutique pour le carcinome basocellulaire (CBC) de stade avancé. Des chercheurs étudient ce médicament administré seul ou en association avec le vismodegib pour savoir à quel point il permet de maîtriser la croissance du CBC qui ne peut pas être enlevé par chirurgie ou qui s’est propagé à d’autres parties du corps (ClinicalTrials.gov, NCT02690948). Ils font aussi des essais cliniques pour voir si le pembrolizumab peut traiter le carcinome à cellules de Merkel (New England Journal of Medicine, PMID 27093365).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le traitement ciblé.

Pour en apprendre davantage sur la recherche sur le cancer

Les chercheurs tentent toujours d’en savoir davantage sur le cancer de la peau autre que le mélanome. L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de prévenir, de détecter, de traiter ou de soulager le cancer de la peau autre que le mélanome. L’essai clinique permet d’obtenir des renseignements sur l’innocuité et l’efficacité de nouvelles approches afin de déterminer si elles doivent être offertes à plus grande échelle. La plupart des traitements standards du cancer de la peau autre que le mélanome ont d'abord démontré leur efficacité en essai clinique.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le cancer et des essais cliniques.

placebo

Substance inactive ou traitement sans effet qui ressemblent à un médicament actif ou à un traitement médical véritable et qui sont administrés de la même manière.

Les placebos peuvent être utilisés dans les essais cliniques contrôlés. Un groupe reçoit un placebo et l’autre groupe reçoit la substance ou le traitement faisant l’objet de l’étude; les chercheurs comparent ensuite les effets du placebo et du traitement ou de la substance active.

réponse

Réaction ou amélioration relative à un traitement.

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