Cancer de la peau autre que le mélanome

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Recherche sur le cancer de la peau autre que le mélanome

On en apprend toujours plus sur le cancer. Les chercheurs et les professionnels de la santé se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche pour élaborer de meilleures pratiques qui aideront à prévenir, à détecter et à traiter le cancer de la peau autre que le mélanome. Ils tentent aussi de trouver comment améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cette maladie.

Le texte qui suit traite de différentes recherches qui se révèlent prometteuses dans le traitement du cancer de la peau autre que le mélanome.

Nous avons inclus de l’information qui provient des sources suivantes. Chaque article comporte un numéro d’identification dont le lien mène à un bref résumé.

  • PubMed, US National Library of Medicine (PMID)
  • American Society of Clinical Oncology (ASCO)
  • Canadian Cancer Trials et ClinicalTrials.gov (NCT)

Traitement au laser

Lors d’un traitement au laser, on a recours à un laser (faisceau de lumière intense) pour enlever du tissu. Des chercheurs tentent de trouver des façons d’améliorer le traitement au laser comme traitement du cancer de la peau autre que le mélanome.

Les lasers au néodyme-YAG (Nd-YAG) font l’objet de recherches en tant qu’alternative à la chirurgie, en particulier pour les personnes qui ne sont pas en mesure d’être opérées. Une étude a été menée récemment sur l’utilisation de lasers au Nd-YAG pour traiter un carcinome basocellulaire situé sur le tronc, un bras ou une jambe. Les résultats indiquent qu’un seul traitement a suffi pour éliminer complètement le cancer chez la plupart des personnes atteintes (Lasers in Surgery and Medicine, PMID 29436720).

Les lasers au gaz carbonique (CO2) ont été comparés à la chirurgie ou à la cryothérapie pour traiter un carcinome basocellulaire situé sur le tronc, un bras ou une jambe. L’étude a conclu que les personnes ayant été traitées par chirurgie au laser récupéraient plus rapidement et étaient plus satisfaites du traitement. Le cancer est toutefois réapparu plus souvent après le traitement au laser, comparativement à la chirurgie, et les patients ont apprécié davantage les résultats de la chirurgie (Dermatologic Surgery, PMID 28291062).

Thérapie photodynamique

La thérapie photodynamique (TPD) est un traitement au cours duquel on utilise des médicaments appelés photosensibilisants qui peuvent détruire les cellules cancéreuses lorsqu’ils sont exposés à la lumière. Des chercheurs tentent de trouver des façons d’améliorer la TPD comme traitement du cancer de la peau autre que le mélanome.

La thérapie photodynamique (TPD) au laser est une intervention plus récente qui utilise une source de lumière laser pour activer un photosensibilisant. Des chercheurs tentent de savoir si la TPD au laser peut être une option de traitement envisageable et efficace pour le cancer de la peau autre que le mélanome en comparaison des traitements classiques (Journal of the European Academy of Dermatology and Venereology, PMID 29633367).

Radiothérapie

En radiothérapie, on a recours à des rayons ou à des particules de haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. Des chercheurs tentent de trouver les meilleures façons de traiter le cancer de la peau autre que le mélanome à l’aide de différents types de radiothérapie.

La curiethérapie électronique est un nouveau type de curiethérapie au cours duquel on place une source de rayons X à haut débit de dose (HDD) dans un applicateur cutané installé près de la surface de la peau. On utilise différents types d’applicateurs, comme des moules, des applicateurs plats et des aiguilles, pour administrer la curiethérapie à la surface de la peau. Des chercheurs évaluent la curiethérapie électronique comme traitement du cancer de la peau autre que le mélanome (Journal of Dermatological Treatment, PMID 28604229), en particulier chez les personnes plus âgées qui ne sont pas en état de recevoir d’autres traitements (Journal of Geriatric Oncology, PMID 30314955; NCT02131805). On est également en train de vérifier, par comparaison, si elle est aussi efficace que la chirurgie micrographique de Mohs pour traiter les cancers de la peau autres que le mélanome qui ne se sont pas propagés (Journal of Contemporary Brachytherapy, PMID 28951753).

La protonthérapie a recours aux protons (particules chargées positivement) pour traiter le cancer plutôt qu’à des faisceaux de rayons X. Les protons libèrent plus d’énergie après avoir atteint une certaine distance tandis que les faisceaux de rayons X libèrent de l’énergie avant et après avoir atteint leur cible. Les protons causent donc moins de dommages aux tissus qu’ils traversent avant d’atteindre leur cible. La protonthérapie est la forme de radiothérapie qui cause le moins de dommages aux tissus normaux voisins. On étudie la protonthérapie en essais cliniques comme traitement du cancer de la peau autre que le mélanome (NCT02923570). La protonthérapie n’est pas encore offerte au Canada.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la radiothérapie.

Traitement ciblé et immunothérapie

Voici des recherches importantes sur le traitement ciblé et l’immunothérapie du cancer de la peau autre que le mélanome.

Inhibiteurs de la voie de signalisation Hedgehog

Une voie de signalisation dans les cellules, appelée voie de signalisation Hedgehog, aide les cellules à prendre naissance et à croître. Elle est habituellement inactive chez les adultes. Toutefois, il arrive que des changements (mutations) dans certaines protéines rendent la voie de signalisation et les protéines trop actives. Les protéines envoient alors des signaux qui font en sorte que le cancer prend naissance, se développe et se propage rapidement. Les inhibiteurs de la voie de signalisation Hedgehog sont des médicaments qui ciblent ces protéines et qui bloquent les signaux.

Le sonidégib (Odomzo) pourrait constituer une option thérapeutique pour le carcinome basocellulaire (CBC) localement avancé ou métastatique lorsque celui-ci ne peut être traité par la chirurgie ou la radiothérapie (OncoTargets and Therapy, PMID 28352196; Future Oncology, PMID 29119833; Journal of the European Academy of Dermatology and Venereology, PMID 28846163).

Lepatidégib est administré sous forme de gel sur la peau (application topique). On espère que les effets secondaires seront moindres en administrant le médicament de cette façon. On étudie actuellement le patidégib comme moyen de prévenir un carcinome basocellulaire au visage chez les personnes atteintes d’une nævomatose basocellulaire, ou d’en réduire la taille (ASCO, Abstract 16344).

Inhibiteurs de points de contrôle immunitaires

Les cellules cancéreuses ont parfois recours à des protéines spécifiques appelées points de contrôle pour éviter d’être attaquées par le système immunitaire. Cela permet au cancer de continuer à se développer puisque les cellules cancéreuses se cachent du système immunitaire. Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires sont des anticorps monoclonaux qui agissent en bloquant les points de contrôle pour que les cellules du système immunitaire puissent attaquer et détruire les cellules cancéreuses. Des chercheurs évaluent les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires qui suivent dans le traitement du cancer de la peau autre que le mélanome.

Le pembrolizumab (Keytruda) est actuellement à l’étude comme option thérapeutique pour le cancer de la peau autre que le mélanome de stade avancé ou métastatique qui ne peut pas être enlevé par chirurgie. Lors d’un essai clinique, on a constaté que le pembrolizumab constituait un traitement efficace pour les personnes âgées atteintes d’un carcinome épidermoïde (ASCO, Abstract 163428). Des essais cliniques se poursuivent pour étudier le potentiel thérapeutique du pembrolizumab (NCT03284424, NCT02964559).

Le talimogène laherparepvec (T-VEC, Imlygic) est un type de thérapie qui a recours aux virus pour traiter le cancer (virothérapie oncolytique). Les virus oncolytiques peuvent infecter et détruire les cellules cancéreuses sans nuire aux cellules normales. Le T-VEC est injecté directement dans le cancer de la peau autre que le mélanome. Il utilise le virus de l’herpès simplex (VHS) génétiquement modifié pour inciter les cellules cancéreuses à produire le facteur de stimulation des colonies de macrophages et de granulocytes (GM-CSF). Cela aide le corps à reconnaître les cellules du cancer de la peau autre que le mélanome et à agir contre elles. Un essai clinique est en train de vérifier si l’association du talimogène laherparepvec et du nivolumab (Opdivo), qui est un inhibiteur du point de contrôle immunitaire, est efficace chez les personnes atteintes d’un cancer de la peau autre que le mélanome qui ne répond plus aux autres traitements (NCT02978625).

Histone désacétylases

Les histones désacétylases (HDAC) forment une famille d’enzymes qui participent à la régulation de la quantité et de l’activité d’un certain nombre de protéines différentes. Certains types de cellules cancéreuses fabriquent trop d’une histone désacétylase, ce qui peut faire croître le cancer. Les inhibiteurs de la HDAC peuvent empêcher les cellules cancéreuses de se développer et de se diviser.

Le remetinostat est un type d’HDAC qu’on applique sur la peau. Un essai clinique est en train d’en évaluer l’efficacité pour traiter les personnes atteintes d’un carcinome basocellulaire (NCT03180528).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le traitement ciblé et de la recherche en immunothérapie.

Pour en apprendre davantage sur la recherche sur le cancer

Les chercheurs tentent toujours d’en savoir davantage sur le cancer de la peau autre que le mélanome. L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de prévenir, de détecter, de traiter ou de gérer le cancer de la peau autre que le mélanome. L’essai clinique permet d’obtenir des renseignements sur l’innocuité et l’efficacité de nouvelles approches afin de déterminer si elles doivent être offertes à plus grande échelle. La plupart des traitements standards du cancer de la peau autre que le mélanome ont d'abord démontré leur efficacité en essai clinique.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le cancer et des essais cliniques.

curiethérapie

Type de radiothérapie interne qui consiste à mettre dans la tumeur ou tout près un contenant scellé dans lequel se trouve une substance radioactive (implant) qui émet la radiation.

nævomatose basocellulaire

Maladie héréditaire qui cause différents problèmes de peau, de yeux, du système nerveux, de glandes endocrines et de mâchoire. La nævomatose basocellulaire accroît le risque de carcinome basocellulaire de la peau et d’un type de tumeur au cerveau appelé médulloblastome.

On l’appelle aussi syndrome de Gorlin ou carcinomatose basocellulaire.

anticorps monoclonal

Substance qui a la capacité de reconnaître une molécule cible particulière (antigène) d’une cellule cancéreuse et de s’y fixer.

Les anticorps monoclonaux peuvent nuire à la fonction cellulaire ou peuvent servir à transporter des médicaments, des toxines ou des matières radioactives directement vers une tumeur.

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