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Mélanome

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Chirurgie du mélanome

La chirurgie est le traitement principal du mélanome. On y a recours pour :

  • tenter de guérir le cancer en enlevant complètement la tumeur
  • enlever des ganglions lymphatiques
  • enlever des métastases au cerveau, au poumon, au foie, à l’intestin, au pancréas ou dans des tissus sous-cutanés
  • atténuer la douleur ou soulager les symptômes (traitement palliatif)

Le type de chirurgie pratiqué dépend surtout de l’épaisseur ou du stade du mélanome et d’autres facteurs comme son emplacement. Les effets secondaires de la chirurgie dépendent du type d’intervention pratiqué.

Excision large

L’excision large (ablation chirurgicale) de la tumeur ou du site de la biopsie est le traitement principal du mélanome. Selon la profondeur du mélanome, on enlève aussi de 1 à 2 cm de tissu qui semble normal tout autour lors de l’excision large. Cette région de tissu sain entourant la tumeur est appelée marge. On enlève la marge pour s’assurer qu’aucune cellule du mélanome n’a été oubliée après la biopsie. La taille recommandée de la marge varie selon l’épaisseur de la tumeur et son emplacement. Le chirurgien enlève le tissu sous-cutané jusqu’au niveau du muscle mais il n’enlève pas le muscle. Si on pense à pratiquer une biopsie du ganglion sentinelle (BGS), il se peut qu’on doive la faire avant la chirurgie puisque certains types de reconstruction de la peau par lambeau peuvent affecter la précision de la BGS.

Marges chirurgicales pour l’excision du mélanome
Épaisseur de la tumeurMarges chirurgicales recommandées

in situ

marge de 0,5 à 1 cm plus une couche de tissu sous-cutané

1 mm ou moins

marge de 1 cm

1 à 2 mm

marge de 1 à 2 cm (quand c'est possible)

2 à 4 mm

marge de 2 cm

supérieure à 4 mm

marge de 2 cm

Dans certains cas, on peut enlever une plus petite marge quand le mélanome affecte le visage ou des structures essentielles.

Amputation

Pour une tumeur au doigt, à l’orteil ou à l’ongle, on suggère souvent l’amputation à l’articulation la plus près.

Biopsie du ganglion sentinelle (BGS)

Le ganglion sentinelle est le premier ganglion lymphatique d’une chaîne ou d’un amas ganglionnaire qui reçoit la lymphe provenant de la région qui entoure une tumeur. Les cellules cancéreuses se propageront le plus vraisemblablement d’abord à ces ganglions. La biopsie du ganglion sentinelle permet d’enlever le ganglion sentinelle afin de savoir s’il contient des cellules cancéreuses. Il peut y avoir plus d’un ganglion sentinelle selon la voie de drainage des vaisseaux lymphatiques entourant la tumeur.

La BGS est une intervention de stadification à laquelle on peut avoir recours pour obtenir des renseignements visant à établir le pronostic d’une personne atteinte d’un mélanome. On la fait le plus souvent quand le mélanome a plus de 1 mm d’épaisseur mais qu’il n’y a pas de signe clinique de propagation du cancer aux ganglions lymphatiques. Pour le mélanome qui mesure moins de 1 mm d’épaisseur, on ne sait pas si la BGS peut aider à établir le pronostic. On ne sait pas non plus si la survie est plus grande après une BGS.

On ne fait pas de BGS en présence :

  • d’un mélanome in situ
  • d’un mélanome de stade 1A
  • de ganglions lymphatiques palpables par le médecin
  • d’un ganglion lymphatique qui a déjà été opéré
  • d’un mélanome localement avancé qui s’est propagé aux ganglions lymphatiques
  • d’un mélanome métastatique

La BGS devrait être pratiquée en même temps que l’excision locale large. Il est possible de pratiquer la BGS après une excision locale large, dans certains cas, mais il est préférable de la faire au même moment.

Si les résultats de la BGS sont négatifs, c’est-à-dire qu’aucune cellule cancéreuse n’est présente, il est alors improbable que d’autres ganglions lymphatiques soient affectés et aucune autre chirurgie n’est donc nécessaire. Si les résultats de la BGS sont positifs, c’est-à-dire que des cellules cancéreuses sont présentes, on peut enlever tous les ganglions lymphatiques de la région ou bien on peut proposer à la personne atteinte d’un mélanome de participer à un essai clinique.

Curage ganglionnaire

Le curage ganglionnaire est une chirurgie qui permet d’enlever les ganglions lymphatiques qui se trouvent dans la région entourant la tumeur. On enlève ces ganglions si les résultats de la biopsie révèlent que le cancer s’y est propagé ou si le résultat de la BGS était positif.

Quand on fait une chirurgie pour enlever les ganglions lymphatiques, on endommage les voies de drainage habituelles de la lymphe, ce qui peut causer une accumulation de liquide appelée lymphœdème. C’est un effet secondaire incommodant qui peut durer longtemps. C'est pourquoi on enlève tous les ganglions lymphatiques seulement lorsqu'il s'agit d'un traitement nécessaire.

Selon l’emplacement de la tumeur, on enlève différents ganglions lymphatiques :

Si l'épaisseur du mélanome dépasse 4 mm, le risque de propagation du cancer est plus élevé.

On enlève habituellement par chirurgie tous les ganglions lymphatiques qu'on peut sentir au toucher (palpables) lors de l'examen physique une fois qu’on y a fait des prélèvements (biopsie) et qu’on a la preuve qu’ils sont enflés parce qu’ils contiennent des métastases du mélanome.

Chirurgie pour enlever une métastase

Si on observe seulement une métastase dans le cerveau, le foie, un poumon, l’intestin, le pancréas ou du tissu sous-cutané, et qu’il n’y a aucune métastase ailleurs, il peut être possible de l’enlever par chirurgie. Ce type de chirurgie se déroule dans un centre spécialisé. L’ablation d’une seule métastase au cerveau, par exemple, est pratiquée par un neurochirurgien (chirurgien du cerveau).

Reconstruction

La chirurgie reconstructive aide à rétablir la structure et l’apparence du corps. On peut faire une greffe ou un lambeau de peau pour réparer des dommages causés par l’excision d’un mélanome qui couvre une grande surface. La greffe ou le lambeau de peau peut aussi servir à couvrir une plaie s’il n’y a pas assez de peau pour qu’elle se ferme.

Consultez la liste de questions à poser au médecin sur la chirurgie.

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