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Mélanome

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Traitement du mélanome récidivant

En présence d'un mélanome récidivant, on peut avoir recours aux options de traitement suivantes. Le mélanome peut récidiver au même emplacement que le cancer d’origine (récidive locale) ou dans une autre partie du corps (mélanome métastatique).

La récidive locale peut apparaître à l’emplacement d’origine du mélanome, comme dans la cicatrice laissée par l’excision. Une récidive peut aussi se présenter sous la forme de métastases satellites, soit à moins de 2 cm de l’emplacement d’origine ou de la cicatrice, ou de métastases en transit, soit à plus de 2 cm de l’emplacement d’origine ou de la cicatrice dans la peau ou le tissu sous-cutané.

Les types de traitements administrés se basent sur les besoins uniques de la personne atteinte de cancer.

Chirurgie

On peut avoir recours à la chirurgie pour traiter le mélanome récidivant.

  • Il est possible qu’on fasse une réexcision pour enlever un mélanome qui a récidivé dans son emplacement d’origine ou dans la cicatrice.
  • On peut faire une chirurgie pour enlever un mélanome qui a récidivé dans la peau (métastases satellites ou métastases en transit) ou dans les ganglions lymphatiques. Si la maladie n’est pas résécable, on peut envisager de la traiter par perfusion ou injection dans un membre isolé.
  • On peut pratiquer une chirurgie pour enlever une tumeur au cerveau, au foie, au poumon, à l’intestin, au pancréas ou dans le tissu sous-cutané s’il n’y a pas d’autres métastases. Il faut faire une évaluation complète des personnes qui pourraient subir une chirurgie pour enlever une métastase au cerveau, au foie ou au poumon en leur faisant passer une tomodensitométrie (TDM) ou un examen d’imagerie par résonance magnétique (IRM) et une tomographie par émission de positrons (TEP) afin de s’assurer qu’il n’y a pas de métastases ailleurs.

Chimiothérapie

On peut administrer une chimiothérapie pour traiter le mélanome récidivant qu’on ne peut pas enlever par chirurgie (non résécable). Bien qu’elle ne permette pas de guérir le cancer, la chimiothérapie peut servir à contrôler la croissance et la propagation de la maladie. Elle peut aussi aider à prolonger la vie et à soulager les symptômes (chimiothérapie palliative) d’une maladie avancée. Les agents chimiothérapeutiques les plus souvent administrés sont ceux-ci :

  • dacarbazine (DTIC)
  • témozolomide (Temodal)
    • pour le mélanome accompagné de métastases au cerveau

Chimiothérapie régionale

On peut administrer une chimiothérapie régionale pour traiter les personnes ayant des métastases dans des ganglions lymphatiques locaux, des métastases en transit ou de multiples récidives au bras ou à la jambe qu’on ne peut pas enlever par chirurgie. L’agent chimiothérapeutique qu’on administre le plus souvent lors d’une chimiothérapie régionale est le melphalan (Alkeran, L-PAM).

La chimiothérapie régionale peut être :

  • une perfusion d’un membre isolé
  • une injection dans un membre isolé

Traitement ciblé

On peut proposer un traitement ciblé aux personnes atteintes d’un mélanome métastatique non résécable. La plupart de ces médicaments sont pris par la bouche. Les agents chimiothérapeutiques ciblés qu’on administre pour traiter le mélanome avancé ou métastatique sont les suivants :

  • vémurafénib (Zelboraf)
  • dabrafénib (Tafinlar)
  • tramétinib (Mekinist)
  • pembrolizumab (Keytruda) – administré lentement et en continu dans une veine (voie intraveineuse, ou IV)

Thérapie biologique

On peut proposer une thérapie biologique aux personnes atteintes d’un mélanome métastatique non résécable. Les médicaments biologiques suivants peuvent être administrés :

  • bacille de Calmette-Guérin (BCG) intralésionnel
    • On peut administrer ce médicament pour traiter des métastases locales ou régionales. On l’injecte directement dans la tumeur et il est moins toxique que les traitements systémiques.
  • interleukine 2 (Aldesleukin, Proleukin)
    • On peut administrer ce médicament pour traiter des métastases locales au bras ou à la jambe. On l’injecte dans chacune des lésions. Cette méthode engendre moins d’effets secondaires que la chimiothérapie régionale et elle n’a pas besoin de se dérouler dans un centre spécialisé.
    • On peut administrer ce médicament par voie systémique, soit par perfusion, c’est-à-dire lentement et en continu dans une veine (intraveineuse, ou IV), pour traiter un mélanome de stade avancé.
  • ipilimumab (Yervoy)
    • L’ipilimumab est un anticorps monoclonal qui sert à traiter le mélanome avancé ou métastatique. On l’administre par perfusion.

Radiothérapie

On peut avoir recours à la radiothérapie externe pour traiter un mélanome qui récidive dans la peau ou les ganglions lymphatiques après la chirurgie. On peut aussi l’administrer pour traiter un mélanome qui s’est propagé à distance et pour maîtriser les symptômes d’un cancer avancé. Il est possible qu’on administre une radiothérapie stéréotaxique s’il n’y a qu’une seule métastase non résécable au cerveau.

Essais cliniques

On peut offrir aux personnes atteintes d'un mélanome la possibilité de participer à des essais cliniques. Pour obtenir plus de renseignements, consultez la section « Essais cliniques ».

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