Logo Société canadienne du cancer

Mélanome

Vous êtes ici:

Effets secondaires possibles de la chimiothérapie régionale du mélanome

Peu importe le type de traitement choisi pour un mélanome, il est possible que des effets secondaires se produisent. Cependant, ils n’affectent pas toutes les personnes; si c’est le cas, chacune ne les ressent pas de la même façon. Les effets secondaires de la chimiothérapie régionale dépendent surtout des éléments suivants :

  • type de médicament(s)
  • dose
  • état de santé global de la personne atteinte

La chimiothérapie détruit les cellules cancéreuses, mais elle peut également endommager les cellules saines. Les divers tissus et cellules du corps tolèrent différemment la chimiothérapie. La chimiothérapie régionale est administrée à une région spécifique du corps, comme un membre, ou extrémité. Les médicaments ne circulent pas dans le reste du corps en quantité suffisante pour provoquer des effets secondaires systémiques. En général, les effets secondaires ne sont liés qu’à la région traitée.

Les effets secondaires peuvent se manifester n'importe quand en cours de chimiothérapie, tout de suite après ou quelques jours et même quelques semaines plus tard. La plupart disparaissent une fois la chimiothérapie terminée. Des effets tardifs peuvent se manifester des mois voire des années après le traitement. Certains effets secondaires sont susceptibles de durer longtemps ou d'être permanents. Il est important de signaler tout effet secondaire à son équipe soignante.

Douleur

La douleur dans le membre et la raideur des muscles et des articulations sont courantes après une injection ou une perfusion dans ce membre. L’équipe soignante pourrait prescrire des médicaments antidouleur au besoin. Si la douleur persiste ou si les médicaments antidouleur ne la soulagent pas, il faut consulter son médecin. Il devra peut-être administrer une dose plus forte ou changer le médicament antidouleur dans ce cas-là.

Retour au menu

Rougeur et enflure

Le membre traité peut devenir rouge et enflé, souvent quelques jours après le traitement. L’enflure diminuera graduellement au fil des mois. La rougeur de la peau, quant à elle, passera progressivement au brun. Au début, le membre peut être d’un brun assez foncé qui s’atténuera et deviendra probablement normal après 6 mois environ. Il est possible que la couleur de la peau soit modifiée de façon permanente.

Retour au menu

Changements de la peau

La peau de la plante du pied ou de la paume de la main peut se couvrir d’ampoules ou peler, selon le membre affecté. Cela se produit habituellement au cours des premières semaines qui suivent le traitement et la peau guérit graduellement. Les ongles peuvent subir des changements quelques semaines après le traitement : ils peuvent tomber ou devenir striés par exemple.

Retour au menu

Perte de poils

La perte de poils (alopécie) affecte le membre traité. Ils repoussent habituellement.

Retour au menu

Lésions des nerfs

Les symptômes des lésions aux nerfs, ou neuropathie périphérique, sont entre autres les engourdissements ou les picotements dans les orteils ou les doigts. Les nerfs peuvent être endommagés à cause de la forte dose de l'agent chimiothérapeutique administrée dans le membre. La plupart des gens éprouvent temporairement des troubles du système nerveux. Chez certains, les dommages au système nerveux peuvent devenir un problème à long terme. Cet effet secondaire est susceptible d'apparaître des mois voire des années après le traitement et de prendre des mois avant de disparaître.

Retour au menu

Lymphœdème

Le lymphœdème, ou enflure du membre, est un effet à long terme susceptible de se produire à cause des agents chimiothérapeutiques.

Retour au menu

Nota: D'autres effets secondaires peuvent se produire. Pour avoir plus de détails sur des médicaments spécifiques, consultez la section Sources d’information sur les médicaments.

Histoires

Dr Mani Larijani Étudier en 3D une protéine qui cause le cancer

Plus de details

Une meilleure qualité de vie grâce à un essai clinique

Illustration d’éprouvettes

Lors d’un essai clinique dirigé par le Groupe d’essais cliniques de l’INCC pour la Société, on a découvert que les hommes atteints d’un cancer de la prostate qui reçoivent un traitement hormonal intermittent vivent aussi longtemps que ceux dont le traitement est ininterrompu.

Apprenez-en plus