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Mélanome

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Chimiothérapie du mélanome

On a couramment recours à la chimiothérapie pour traiter un mélanome de stade avancé.

En chimiothérapie, on a recours à des médicaments anticancéreux (cytotoxiques) pour traiter le cancer. Il s’agit habituellement d’un traitement systémiquetraitement systémiqueTraitement qui consiste à administrer une substance qui voyage par les vaisseaux sanguins pour atteindre les cellules du corps tout entier. qui circule dans tout le corps et qui détruit les cellules cancéreuses dont celles qui auraient pu s’échapper de la tumeur primitive. La chimiothérapie peut aussi être régionale, c’est-à-dire qu’elle cible des régions spécifiques du corps.

La chimiothérapie peut aider à contrôler ou à ralentir le développement du mélanome. On peut administrer une chimiothérapie pour :

  • traiter une récidive locale
  • traiter un mélanome de stade avancé qui s’est propagé
  • soulager la douleur ou maîtriser les symptômes d’un mélanome de stade avancé (chimiothérapie palliative)

Les médicaments employés, les doses administrées ainsi que les horaires suivis varient d’une personne à l’autre.

Agents chimiothérapeutiques

Les agents chimiothérapeutiques les plus couramment employés pour traiter le mélanome sont les suivants :

  • dacarbazine (DTIC)
  • carboplatine (Paraplatin, Paraplatin AQ)
  • témozolomide (Temodal)
    • pour les métastases au cerveau
  • cisplatine (Platinol AQ)

On peut associer ces médicaments, mais on ne sait pas clairement si le recours à des associations chimiothérapeutiques est utile au traitement du mélanome. On peut aussi associer la chimiothérapie à la thérapie biologique (biochimiothérapie, ou immunochimiothérapie) pour traiter le mélanome.

Pour obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques, consultez la section Sources d’information sur les médicaments.

Chimiothérapie régionale

La chimiothérapie régionale, administrée directement dans les vaisseaux sanguins d’un bras ou d’une jambe, permet de donner les médicaments à plus forte concentration. On peut administrer une chimiothérapie régionale aux personnes ayant des métastases dans des ganglions lymphatiques locaux, des métastases en transit ou de multiples récidives au bras ou à la jambe.

On peut employer un certain nombre de techniques pour administrer une chimiothérapie régionale. Elle se déroulent habituellement sous anesthésie générale et peuvent nécessiter une hospitalisation de 7 à 10 jours. On pratique ces techniques seulement dans des centres spécialisés.

Injection dans un membre isolé

On entoure le membre d’un garrot afin d’empêcher le sang de circuler dans le reste du corps. Le garrot permet de garder le médicament dans le membre, ce qui l’empêche de circuler dans le corps. On oxygène le sang dans le membre à l’aide d’un appareil de dérivation extracorporelle.

Le chirurgien fait une petite incision dans la cuisse ou à l’aine (si le mélanome se trouve sur la jambe) ou bien à l’aisselle (si le mélanome se trouve sur le bras).

On insère des cathéters dans les vaisseaux sanguins afin de faire dévier la circulation sanguine du membre vers une pompe puis de retour vers ce même membre.

La pompe permet d’administrer les agents chimiothérapeutiques dans le sang puis jusqu’au membre.

Ces médicaments circulent dans le membre pendant environ 1 heure, puis on rince abondamment le membre afin de se débarrasser de tout médicament qui reste.

La perfusion d’un membre isolé permet d’administrer de façon continue et lente des doses extrêmement élevées d’agents chimiothérapeutiques (de 15 à 20 fois plus que la dose systémique).

Une fois l’intervention terminée, on rétablit la circulation sanguine du membre au reste du corps, puis on enlève le garrot.

Perfusion d’un membre isolé

On interrompt temporairement la circulation du sang qui entre et qui sort du membre à l’aide d’un garrot.

On insère par chirurgie des cathéters dans l’artère et la veine axiales du membre. On fixe les cathéters à un système à 3 voies dans le circuit.

On administre les agents chimiothérapeutiques par le cathéter intra-artériel.

Les agents chimiothérapeutiques circulent à l’aide d’une seringue et du système à 3 voies.

Ces médicaments circulent dans le membre pendant environ 30 minutes.

On rince ensuite abondamment le membre afin de se débarrasser de tout médicament qui reste.

Puisque la chaleur peut rendre la chimiothérapie plus efficace, on réchauffe parfois légèrement le sang contenant les médicaments avant de le retourner au membre ou bien on entoure le membre d’une couverture chauffante. On parle alors d’hyperthermie ou de perfusion hyperthermique d’un membre isolé.

L’agent chimiothérapeutique qu’on administre le plus souvent lors d’une chimiothérapie régionale visant à traiter un mélanome est le melphalan (Alkeran, L-PAM).

Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur la chimiothérapie.

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