Mélanome

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Facteurs de risque du mélanome

Un facteur de risque est quelque chose, comme un comportement, une substance ou un état, qui accroît le risque d’apparition du cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque. Le plus important facteur de risque du mélanome est les rayons ultraviolets (UV) émanant du soleil et du bronzage artificiel.

Le nombre de nouveaux cas de mélanome a augmenté chez l’homme et la femme depuis les 30 dernières années. Plus d’hommes que de femmes en sont atteints. Le risque d’être un jour atteint d’un mélanome augmente avec l’âge, mais on l’observe aussi chez les adolescents et les jeunes adultes (de 15 à 29 ans).

Le lentigo malin est une forme très précoce de cancer de la peau (mélanome in situ). On le décrit parfois comme un état précancéreux de la peau. S’il n’est pas traité, il peut devenir un mélanome qui envahit les couches plus profondes de la peau ou les tissus voisins. Certains facteurs de risque du mélanome peuvent aussi causer le lentigo malin. Apprenez-en davantage sur le lentigo malin.

Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus important au moins important. Mais dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.

Facteurs de risque

Rayons ultraviolets (UV)

Présence de nombreux grains de beauté

Grain de beauté atypique

Nævus à mélanocytes congénital

Syndrome du nævus dysplasique

Autres affections héréditaires

Peau, yeux, poils et cheveux de couleur pâle

Antécédents personnels de cancer de la peau

Antécédents familiaux de cancer de la peau

Mutation du gène CDKN2A

Système immunitaire affaibli

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter votre risque de mélanome.

Rayons ultraviolets (UV)

Être en contact avec des rayons ultraviolets (UV) est le facteur de risque le plus important du cancer de la peau. Le soleil est la source principale de rayons UV. Les appareils de bronzage artificiel, comme les lits de bronzage et les lampes solaires, sont également une source de rayons UV.

Être bronzé signifie que votre peau a été endommagée par les rayons UV. Les rayons UV peuvent causer des coups de soleil, le vieillissement prématuré, des cataractes et des cancers de la peau.

La plupart des mélanomes sont causés par les rayons UV du soleil. On parle par exemple de s’exposer au soleil de façon intermittente tout au cours de votre vie ou d’être au soleil lorsqu’on est en bas âge. Une personne qui a eu au moins un coup de soleil avec ampoules dans l’enfance ou à l’adolescence risque davantage d’être atteinte d’un mélanome plus tard dans sa vie. Plus vous avez attrapé de coups de soleil jeune, plus vous risquez d’avoir un mélanome à l’âge adulte.

Présence de nombreux grains de beauté

Le grain de beauté (nævus à mélanocytes) est une bosse ou une tache sur la peau qui est habituellement brune ou rose et dont la bordure est régulière et lisse. Le grain de beauté est formé d’un groupe de mélanocytes, c’est-à-dire les cellules qui donnent la couleur à la peau, aux poils, aux cheveux et aux yeux. La plupart des gens ont quelques grains de beauté.

La plupart des grains de beauté sont inoffensifs. Mais vous risquez davantage d’être atteint d’un mélanome si vous avez beaucoup de grains de beauté.

Grain de beauté atypique

Le grain de beauté atypique (nævus dysplasique) a une apparence différente de celle du grain de beauté normal. Le grain de beauté atypique a tendance à mesurer plus de 6 mm de diamètre alors que le grain de beauté normal mesure habituellement moins de 6 mm. La forme du grain de beauté atypique est irrégulière (inégale) et ses bords ne sont pas définis, tandis que le grain de beauté normal est généralement rond. Le grain de beauté atypique est souvent multicolore, variant du rose au brun foncé. Il peut ressembler à un mélanome, mais il n’est pas cancéreux.

Si vous avez des grains de beauté atypiques, vous risquez davantage d’être atteint d’un mélanome. Plus vous avez de grains de beauté atypiques, plus ce risque augmente.

Nævus à mélanocytes congénital

Le nævus à mélanocytes congénital est une tache de vin ou un grain de beauté qui est présent à la naissance ou qui apparaît peu après. Il peut être classé comme petit (moins de 1,5 cm), moyen (de 1,5 à 19,9 cm) ou gros (il occupe plus de 5 % de la surface du corps d’un préadolescent ou mesure plus de 20 cm chez un adolescent ou un adulte).

Plus le nævus à mélanocytes congénital est gros, plus le risque d’être atteint d’un mélanome est élevé.

Syndrome du nævus dysplasique

Le syndrome du nævus dysplasique est une affection héréditaire qui se caractérise par la présence de nombreux grains de beauté (habituellement plus de 50) ayant souvent une apparence différente de celle des grains de beauté normaux. Les personnes atteintes du syndrome du nævus dysplasique ont aussi une ou plusieurs personnes parmi leurs parents proches qui sont atteintes d’un mélanome.

Les personnes qui ont le syndrome du nævus dysplasique risquent très fortement d’être atteintes d’un mélanome.

Autres affections héréditaires

Les affections héréditaires qui suivent peuvent aussi accroître le risque de mélanome.

La xeroderma pigmentosum est une affection héréditaire de la peau qui l’empêche de réparer les dommages causés par le soleil. Les personnes atteintes de xeroderma pigmentosum ont une peau qui change de couleur et qui vieillit prématurément, car elle est très sensible aux rayons UV. Les personnes atteintes de xeroderma pigmentosum risquent aussi davantage d’avoir un mélanome ainsi qu’un cancer de la peau autre que le mélanome.

Le syndrome de Werner est une affection héréditaire qui fait vieillir la peau prématurément. On l’observe surtout chez les personnes d’origine japonaise. Les personnes atteintes de cette affection risquent davantage d’avoir un mélanome.

Le rétinoblastome est un type de cancer de l’œil qui apparaît chez les enfants. Le rétinoblastome héréditaire est transmis d’un parent à l’enfant. Il est causé par une mutation héréditaire du gène RB1. L’enfant atteint d’un rétinoblastome héréditaire risque davantage d’avoir un mélanome plus tard.

Peau, yeux, poils et cheveux de couleur pâle

Les personnes dont le teint est clair ou pâle risquent davantage d’être atteintes d’un mélanome que les personnes dont le type de peau est différent. Les personnes qui ont les poils et les cheveux blonds ou roux et les yeux bleus, verts ou gris risquent également davantage d’avoir un mélanome. Leur risque est plus élevé puisque les personnes ayant ces caractéristiques ont moins de mélanine. La mélanine est la substance qui donne la couleur à la peau, aux yeux, aux poils et aux cheveux. Les spécialistes croient qu’elle aide aussi à protéger la peau des rayons UV. Les personnes qui ont un teint clair ou pâle et qui ont eu d’importants coups de soleil à un jeune âge risquent le plus d’être atteintes d’un mélanome.

Les personnes à la peau foncée (brune ou noire) risquent moins d’être atteintes d’un mélanome. Les personnes à la peau foncée peuvent être plus susceptibles d’être atteintes d’un type rare de mélanome appelé mélanome lentigineux des extrémités. Ce type de mélanome apparaît sur des surfaces non exposées au soleil, comme la plante des pieds et la paume des mains.

Antécédents personnels de cancer de la peau

Les personnes ayant déjà eu un mélanome risquent davantage d’être atteintes d’un autre mélanome primitif. Avoir déjà eu un carcinome basocellulaire (CBC) ou spinocellulaire (CSC) est aussi lié à un risque plus grand d’apparition d’un autre cancer de la peau, dont le mélanome.

Antécédents familiaux de cancer de la peau

Votre risque d’être atteint d’un mélanome augmente si au moins l’un de vos parents au premier degré a reçu un diagnostic de mélanome. C’est peut-être parce que la couleur de la peau et les habitudes d’exposition au soleil des membres de la famille sont semblables. C’est peut-être aussi à cause de mutations génétiques similaires, quoique ce soit rare.

Mutation du gène CDKN2A

Il arrive parfois que les gènes changent (mutations) de sorte qu’ils font augmenter le risque de cancer. Ces gènes mutés peuvent être transmis des parents à leurs enfants. Si plusieurs membres de la famille sont atteints du même type de cancer, ou de types de cancer apparentés, cela laisse entendre qu’ils partagent une mutation génétique héréditaire.

Environ 5 à 25 % des familles qui risquent davantage d’être atteintes d’un mélanome sont porteuses de la mutation héréditaire du gène CDKN2A. Ce gène est habituellement un gène suppresseur de tumeur, ce qui signifie qu’il aide à contrôler la croissance des cellules cancéreuses. Quand on observe une mutation du gène CDKN2A, le cancer peut se développer.

Apprenez-en davantage sur les gènes et le cancer.

Système immunitaire affaibli

Les personnes dont le système immunitaire est affaibli risquent davantage d’être atteintes d’un mélanome. Le système immunitaire peut être affaibli par certaines maladies, comme une infection au virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Il peut aussi l’être par les médicaments qu’une personne doit prendre pour freiner son système immunitaire à la suite d’une greffe d’organe.

Facteurs de risque possibles

On a établi un certain lien entre les facteurs qui suivent et le mélanome, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour affirmer qu’ils sont des facteurs de risque. On doit faire plus de recherches pour clarifier le rôle de ces facteurs dans l’apparition du mélanome.

  • Mutation du gène récepteur de la mélanocortine 1 (MC1R)
  • Rayonnement ionisant
  • Travail avec des produits qui contiennent un groupe de substances chimiques appelées biphényles polychlorés (BPC)
  • PUVA thérapie
  • Grande taille à l’âge adulte

Questions à poser à votre équipe de soins

Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur les risques à votre équipe de soins.

héréditaire

Transmis des parents à leur enfant par l’information contenue dans les gènes.

parent au premier degré

Mère, père, frère, sœur ou enfant d’une personne.

Aussi appelé PPD.

rayonnement ionisant

Type de rayonnement de haute énergie qui peut supprimer des particules d’un atome ou d’une molécule, provoquant ainsi la formation d’ions chargés. Ces ions chargés peuvent modifier l’ADN des cellules et, par conséquent, endommager ou détruire les cellules. Cela risque de faire augmenter le risque de cancer.

Le rayonnement ionisant est présent dans l’atmosphère. Il peut aussi provenir de tests ou de traitements médicaux, comme les rayons X ou la radiothérapie.

PUVA

Type de thérapie qui utilise à la fois le psoralène (P) et les rayons ultraviolets A (UVA).

Le psoralène est administré pour rendre la peau réceptive aux UVA. La peau est exposée au rayonnement UVA de 1 à 2 heures après l’administration du médicament. Les rayons activent le médicament, qui interagit avec l’ADN des cellules cancéreuses, qui en meurent.

La PUVA thérapie sert à traiter des affections cutanées courantes (comme le psoriasis, le vitiligo et l’eczéma) et les cancers de la peau.

Histoires

Stephanie Hermsen Grâce au financement de la Société canadienne du cancer, on a fait des pas de géant dans la recherche sur le rétinoblastome, et Liam n’aura pas à vivre ce que moi, j’ai vécu.

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Faire avancer la lutte contre le cancer

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Le taux de survie au cancer après cinq ans a augmenté, passant de 25 pour cent dans les années 1940 à 60 pour cent aujourd’hui.

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