Mélanome

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Recherche sur le mélanome

On en apprend toujours plus sur le cancer. Les chercheurs et les professionnels de la santé se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche pour élaborer de meilleures pratiques qui aideront à prévenir, à détecter et à traiter le mélanome. Ils tentent aussi de trouver comment améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cette maladie.

Le texte qui suit traite de différentes recherches qui se révèlent prometteuses dans la lutte contre le mélanome.

Nous avons inclus de l’information qui provient des sources suivantes. Chaque article comporte un numéro d’identification dont le lien mène à un bref résumé.

  • PubMed, US National Library of Medicine (PMID)
  • American Society of Clinical Oncology (ASCO)
  • Canadian Cancer Trials et ClinicalTrials.gov (NCT)

Chirurgie

Voici des recherches importantes sur la chirurgie du mélanome.

Lors du curage ganglionnaire complet, on enlève tous les ganglions lymphatiques dans une certaine région. On peut y avoir recours pour certains cas de mélanome quand une biopsie du ganglion sentinelle (BGS) est positive, ce qui signifie qu’on a observé des cellules cancéreuses dans le premier ganglion lymphatique d’une chaîne ou d’un groupe de ganglions lymphatiques vers lequel le cancer est le plus susceptible de se propager. Certaines recherches démontrent qu’un curage ganglionnaire complet pratiqué après une BGS positive n’améliore pas la survie comparativement à l’observation seule (Lancet Oncology, PMID 27161539; New England Journal of Medicine, PMID 28591523; ASCO, Abstract 9501).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la chirurgie du cancer.

Immunothérapie

L’immunothérapie fait appel au système immunitaire pour aider à détruire les cellules cancéreuses. La recherche porte sur de nouvelles façons d’administrer l’immunothérapie comme traitement du mélanome, dont celles qui suivent.

Les inhibiteurs du point de contrôle immunitaire empêchent les cellules cancéreuses d’affecter les cellules du système immunitaire de notre corps. Le système immunitaire s’empêche habituellement d’attaquer les cellules saines en ayant recours à certaines de ses cellules pour fabriquer des protéines spécifiques appelées points de contrôle. Les cellules cancéreuses se servent parfois de ces points de contrôle pour éviter d’être attaquées par le système immunitaire. Les inhibiteurs du point de contrôle immunitaire sont des anticorps monoclonaux qui bloquent les protéines spécifiques des points de contrôle, permettant ainsi aux cellules T (type de globule blanc) d’attaquer et de détruire les cellules cancéreuses. On a recours à des inhibiteurs du point de contrôle immunitaire comme l’ipilimumab (Yervoy), le nivolumab (Opdivo) et le pembrolizumab (Keytruda) pour traiter un mélanome qui s’est propagé à d’autres parties du corps (cancer métastatique) ou qu’on ne peut pas enlever par chirurgie (cancer non résécable). Des chercheurs évaluent l’emploi de différents inhibiteurs du point de contrôle immunitaire comme traitement adjuvant après une chirurgie pratiquée pour enlever le mélanome. Les résultats révèlent que cela engendre une plus longue survie sans récidive (New England Journal of Medicine, PMID 29658430; Lancet Oncology, PMID 28162999). Le nivolumab semble engendrer une plus longue survie sans récidive que l’ipilimumab quand on l’administre après une chirurgie pratiquée pour enlever un mélanome de stade 3 qui s’est propagé aux ganglions lymphatiques (New England Journal of Medicine, PMID 28891423; ASCO, Abstract 9502). L’association du nivolumab et de l’ipilimumab a amélioré la survie globale pour le mélanome de stade avancé (New England Journal of Medicine, PMID 28889792). Les chercheurs tentent également de trouver combien de temps devrait durer le traitement à base d’inhibiteurs du point de contrôle immunitaire (ASCO, Abstract TPS9600, Abstract 9549).

Le talimogène laherparepvec (T-VEC, Imlygic) est un type de thérapie qui a recours aux virus pour traiter le cancer (virothérapie oncolytique). Les virus oncolytiques peuvent infecter et détruire les cellules cancéreuses sans nuire aux cellules normales. Le T-VEC est injecté directement dans le mélanome. Il a recours au virus de l’herpès simplex (VHS) génétiquement modifié pour inciter les cellules du mélanome à produire le facteur de stimulation des colonies de macrophages et de granulocytes (GM-CSF). Cela aide le corps à reconnaître les cellules du mélanome et à agir contre elles. Des essais cliniques démontrent que le T-VEC améliore la survie et allonge la période pendant laquelle le cancer réagit au traitement (durée de réponse). Le T-VEC était particulièrement efficace chez les personnes dont le mélanome métastatique n’avait jamais été traité ou dont le mélanome de stade 3B, 3C ou 4 ne s’était propagé qu’à d’autres régions de la peau ou aux ganglions lymphatiques (Annals of Surgical Oncology, PMID 27342831; Journal of Clinical Oncology, PMID 26014293). Aux États-Unis, le T-VEC est approuvé comme traitement d’un mélanome qu’on ne peut pas enlever par chirurgie (cancer non résécable) ou qui réapparaît après avoir été traité (mélanome récidivant) (Melanoma Research, PMID 29176501.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur l’immunothérapie.

Traitement ciblé

Lors du traitement ciblé, on se sert de médicaments pour cibler des molécules spécifiques, comme des protéines, présentes à la surface ou à l’intérieur des cellules cancéreuses. Ces molécules contribuent à l’envoi de signaux qui indiquent aux cellules de croître ou de se diviser. En ciblant ces molécules, les médicaments interrompent la croissance et la propagation des cellules cancéreuses tout en limitant les dommages aux cellules normales. Voici des recherches importantes sur le traitement ciblé du mélanome.

L’association du vémurafénib (Zelboraf) au cobimétinib (Cotellic) est à l’étude comme traitement néoadjuvant du mélanome présentant une mutation du gène BRAF et qui s’est propagé à des ganglions lymphatiques (CanadianCancerTrials.ca, NCT02036086).

L’association du dabrafénib (Tafinlar) et du tramétinib (Mekinist) semble améliorer la survie globale comparativement au dabrafénib administré seul, chez les personnes atteintes d’un mélanome de stade 3C ou de stade 4 qui présente une mutation BRAF et qui n’a pas été traité (Lancet, PMID 26037941; ASCO, Abstract 102).

Le binimétinib est un inhibiteur de MEK à l’étude comme traitement du mélanome de stade avancé avec mutation NRAS (Lancet Oncology, PMID 28284557). On évalue également d’autres inhibiteurs de MEK.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le traitement ciblé.

Pour en apprendre davantage sur la recherche sur le cancer

Les chercheurs tentent toujours d’en savoir davantage sur le mélanome. L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de prévenir, de détecter ou de traiter le mélanome. L’essai clinique permet d'obtenir des renseignements sur l'innocuité et l'efficacité de nouvelles approches afin de déterminer si elles doivent être offertes à plus grande échelle. La plupart des traitements standards du mélanome ont d'abord démontré leur efficacité en essai clinique.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le cancer et des essais cliniques.

traitement adjuvant

Traitement administré en plus du traitement de première intention (premier traitement ou traitement standard) pour aider à réduire le risque de réapparition (récidive) de la maladie (comme le cancer).

Le traitement adjuvant est souvent administré lorsque les médecins ne sont pas certains que toutes les cellules cancéreuses ont été détruites après le traitement de première intention.

survie sans récidive

Pourcentage de personnes atteintes d’une certaine maladie qui sont vivantes et sans maladie décelable (sans récidive) après une période de temps définie.

Si le traitement d’un cancer engendre un taux de survie sans récidive de 70 % après 5 ans, par exemple, cela signifie que chez 7 personnes sur 10, on n’a pas détecté la maladie pendant les 5 années qui ont suivi le traitement.

facteur de stimulation des colonies de granulocytes et de macrophages (GM-CSF)

Substance qui incite la moelle osseuse à fabriquer des globules blancs (en particulier des granulocytes et des macrophages). Ces globules blancs aident le corps à lutter contre les bactéries, les virus et différents types de champignons.

Le GM-CSF est une cytokine qui est naturellement présente dans le corps. Il peut aussi être fabriqué en laboratoire.

Le GM-CSF est un type de thérapie biologique utilisé dans le traitement du cancer afin de stimuler le système immunitaire. Il peut aussi être administré après une chimiothérapie pour favoriser l’augmentation du nombre de globules blancs et pour réduire les risques d’infection.

traitement néoadjuvant

Traitement administré afin de réduire la taille d’une tumeur avant le traitement de première intention (premier traitement ou traitement standard) qui consiste habituellement en une chirurgie.

Le traitement néoadjuvant peut être administré lorsqu’une tumeur est trop grosse pour être enlevée au moyen de la chirurgie. Il peut inclure la chimiothérapie, la radiothérapie ou l’hormonothérapie.

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