Mélanome

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Diagnostic du mélanome

Le diagnostic est le processus permettant d’identifier la cause d’un problème de santé. Le processus diagnostique du mélanome débute habituellement par une visite à votre médecin de famille. Votre médecin vous questionnera sur les signes ou symptômes qui sont présents et vous fera un examen de la peau. En se basant sur ces informations, il est possible que votre médecin vous dirige vers un spécialiste, comme un dermatologue ou un chirurgien.

Le processus diagnostique peut sembler long et décourageant. C’est normal de s’inquiéter, mais essayez de ne pas oublier que d’autres affections médicales peuvent causer des signes et des symptômes semblables à ceux du mélanome. Il est important que l’équipe de soins élimine toute autre cause possible du problème de santé avant de poser un diagnostic de mélanome.

On a habituellement recours aux tests qui suivent pour exclure ou diagnostiquer le mélanome. Bien des tests permettant de poser le diagnostic de cancer sont aussi employés pour en déterminer le stade (jusqu’où la maladie s’est propagée).

Antécédents de santé et examen physique

Vos antécédents de santé consistent en un bilan de vos signes et symptômes, de vos facteurs de risque et de tous les événements et troubles médicaux que vous auriez pu éprouver dans le passé. Votre médecin vous posera des questions sur vos antécédents personnels relativement aux points suivants :

  • signes ou symptômes qui laissent croire à un mélanome
  • exposition au soleil et bronzage intérieur
  • coups de soleil avec ampoules
  • grain de beauté atypique (nævus dysplasique) – son apparence est différente de celle du grain de beauté normal
  • cancer de la peau, tant le mélanome que le cancer de la peau autre que le mélanome

Votre médecin peut aussi vous poser des questions sur vos antécédents familiaux relativement aux points suivants :

  • cancer de la peau, tant le mélanome que le cancer de la peau autre que le mélanome
  • facteurs de risque du mélanome, y compris le syndrome FAMMM (mélanomes atypiques multiples familiaux)

L’examen physique permet à votre médecin de rechercher tout signe de mélanome. L’examen de la peau est souvent la première partie d’un examen physique. Lorsqu’il examinera votre peau, votre médecin observera toute la surface de la peau à la recherche de tout grain de beauté anormal ou de toute zone anormale. Le médecin vérifiera la taille, la forme, la couleur et la texture des grains de beauté.

Durant l’examen physique, votre médecin pourrait aussi vérifier si des ganglions lymphatiques sont enflés en palpant votre cou, votre aine ou vos aisselles.

On a recours à la dermoscopie pour voir des régions de la peau plus clairement. Cet examen permet également au médecin d’observer les structures, comme les vaisseaux sanguins, qui ne sont pas visibles seulement en regardant la peau. Lors d’une dermoscopie, on utilise un instrument (un dermoscope) muni d’une lumière spéciale et d’une lentille grossissante (microscope) que le médecin tient contre la peau pour observer celle-ci en regardant à travers la lentille. La dermoscopie est aussi appelée dermatoscopie, microscopie par épiluminescence, microscopie de surface et microscopie à lumière incidente.

On a aussi parfois recours à un appareil appelé Verisante Aura pour analyser par balayage un grain de beauté ou une masse afin de savoir si un cancer est présent. Santé Canada a approuvé le Verisante Aura, mais ce dispositif n’est pas accessible dans tous les centres et ne constitue pas une méthode standard pour diagnostiquer le mélanome et d’autres cancers de la peau.

Apprenez-en davantage sur l’examen de la peau et l’examen physique.

Biopsie cutanée

Lors d’une biopsie cutanée, le médecin prélève des tissus ou des cellules de la peau afin qu’ils soient analysés en laboratoire. Le rapport du pathologiste confirmera ou non la présence de cellules cancéreuses dans l’échantillon. Le type de biopsie pratiqué dépend souvent de l’apparence de la masse et de sa taille.

La biopsie excisionnelle est un type de biopsie chirurgicale qui permet d’enlever toute la masse à l’aide d’un scalpel (couteau chirurgical). On y a recours quand le médecin pense que la masse peut être un mélanome. La biopsie excisionnelle est le meilleur type de biopsie pour poser un diagnostic de mélanome.

La biopsie à l’emporte-pièce permet d’enlever une partie de la masse en forme de cercle à l’aide d’un instrument tranchant appelé emporte-pièce.On peut y avoir recours lorsque la masse est très grosse et que le médecin pense que celle-ci pourrait être un mélanome. Avec la biopsie à l'emporte-pièce, le médecin essaie d’enlever la majeure partie de la région anormale de la masse, y compris une partie de la bordure. Parfois, l’emporte-pièce est suffisamment gros pour enlever toute la masse. On a parfois recours à la biopsie incisionnelle, qui permet d’enlever une partie de la masse à l’aide d’un scalpel, au lieu de la biopsie à l’emporte-pièce.

La biopsie par rasage permet de raser la masse sur la peau à l’aide d’une lame de rasoir flexible ou d’un scalpel. On y a parfois recours à condition que le médecin puisse enlever suffisamment de tissu.

Apprenez-en davantage sur la biopsie excisionnelle (biopsie chirurgicale), la biopsie à l'emporte-pièce et la biopsie par rasage.

Biopsie des ganglions lymphatiques

Une biopsie des ganglions lymphatiques permet d’enlever un ganglion lymphatique ou du tissu provenant d’un ganglion lymphatique afin de l’analyser en laboratoire pour savoir s’il contient des cellules cancéreuses. On pratique cette intervention si le médecin pense que le cancer s’est propagé aux ganglions lymphatiques. La biopsie des ganglions lymphatiques fait aussi souvent partie du traitement du mélanome.

Lors d’une biopsie à l’aiguille fine (BAF), on a recours à une aiguille fine pour prélever une petite quantité de liquide ou de cellules dans un ganglion lymphatique. On peut effectuer cette intervention si le médecin sent au toucher un ganglion lymphatique enflé ou si on observe un ganglion lymphatique enflé lors d’un examen d'imagerie comme une échographie.

La biopsie du ganglion sentinelle (BGS) est pratiquée pour identifier et enlever le ganglion sentinelle afin de savoir s’il contient des cellules cancéreuses. Le ganglion sentinelle est le premier ganglion lymphatique d’un groupe de ganglions qui reçoit la lymphe en provenance de la tumeur. Il se peut qu’on pratique une BGS si le mélanome sur la peau a plus de 1 mm d’épaisseur. Les médecins peuvent aussi considérer la BGS dans le cas de tumeurs légèrement plus minces (0,75 à 1 mm d’épaisseur).

Apprenez-en davantage sur la biopsie à l’aiguille fine (BAF) et la biopsie du ganglion sentinelle (BGS).

Études des cellules et des tissus

Les cellules et les tissus peuvent être étudiés en laboratoire afin de chercher tout signe de cancer. L’analyse peut révéler certains changements corporels. On prélève habituellement les échantillons de tissus et de cellules du mélanome au cours d’une biopsie. Le prélèvement de tissu peut aussi être réalisé au cours d’une chirurgie.

Pour le mélanome, on peut réaliser les études des cellules et des tissus suivantes.

La fréquence des mitoses est la rapidité à laquelle les cellules cancéreuses se divisent et se développent. C’est le nombre de cellules qui se divisent (mitose) dans une certaine quantité de tissu cancéreux. On a recours à la fréquence des mitoses pour déterminer le stade du mélanome et décider du meilleur traitement.

Le gène BRAF est un gène qui a changé (muté) dans environ la moitié des cas de mélanome. Une mutation du gène BRAF peut provoquer une croissance et une division rapides des cellules cancéreuses. Généralement, on analyse une tumeur afin de savoir si elle présente une mutation génétique du gène BRAF chez les personnes atteintes d’un mélanome de stade 4. Les mélanomes qui présentent un résultat positif au test de mutation génétique du gène BRAF peuvent réagir à certains médicaments ciblés.

Apprenez-en davantage sur les études des cellules et des tissus.

Tomodensitométrie (TDM)

Lors d'une tomodensitométrie (TDM), on emploie des appareils radiographiques particuliers afin de produire des images en 3 dimensions et en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les clichés en images détaillées.

On effectue une TDM du thorax, de l’abdomen et du bassin pour savoir si le mélanome s’est propagé vers d'autres parties du corps. On y a habituellement recours quand le mélanome mesure plus de 4 mm d’épaisseur. On pratique aussi cet examen si on a détecté des cellules cancéreuses dans un ganglion lymphatique.

Apprenez-en davantage au sujet de la tomodensitométrie (TDM).

Imagerie par résonance magnétique (IRM)

En imagerie par résonance magnétique (IRM), on a recours à de puissantes forces magnétiques et à des ondes radioélectriques pour produire des images en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les clichés en images à 3 dimensions.

On peut avoir recours à l’IRM lorsque le médecin veut vérifier si le mélanome s’est propagé au cerveau et à la moelle épinière.

Apprenez-en davantage sur l’imagerie par résonance magnétique (IRM).

Radiographie pulmonaire

Lors d'une radiographie, on emploie des radiations de faible dose pour produire des images de certaines parties du corps sur film. On peut faire une radiographie pulmonaire lorsque le médecin veut vérifier si le mélanome s’est propagé aux poumons.

Apprenez-en davantage sur la radiographie.

Tomographie par émission de positrons (TEP)

Lors d'une tomographie par émission de positrons (TEP), on emploie une matière radioactive appelée produit radiopharmaceutique pour détecter des changements dans l’activité métabolique des tissus du corps. Un ordinateur analyse les modèles de distribution de la radioactivité et produit des images en 3 dimensions et en couleur de la région examinée. La TEP peut être associée à la tomodensitométrie (TDM) à l’aide du même appareil. C’est ce qu’on appelle la TEP/TDM.

On peut avoir recours à la TEP ou à la TEP/TDM pour savoir si le mélanome s’est propagé aux ganglions lymphatiques ou à d'autres parties du corps. On peut l’employer avant une chirurgie pour connaître l’étendue du cancer et aider à décider si la chirurgie doit être pratiquée.

Apprenez-en davantage sur la tomographie par émission de positrons (TEP).

Analyses sanguines

Lors d'analyses sanguines, on mesure le taux de certaines cellules ou substances dans le sang. Ces analyses fournissent souvent des renseignements utiles sur votre état de santé général, sur le fonctionnement de certains organes, sur d’autres affections et sur la façon dont vous pourriez réagir au traitement.

La lacticodéshydrogénase (LDH) est un marqueur tumoral qu’on utilise pour aider à déterminer le stade du mélanome avancé et à établir un pronostic. Un taux élevé de LDH peut indiquer que le mélanome s’est propagé à d’autres parties du corps, comme le foie. Cela peut également signifier que le cancer sera plus difficile à traiter.

D’autres analyses sanguines, comme une formule sanguine complète (FSC) et des analyses biochimiques sanguines, peuvent être effectuées avant le début du traitement.

Apprenez-en davantage sur les analyses sanguines.

Questions à poser à votre équipe de soins

Apprenez-en davantage sur le diagnostic. Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur le diagnostic à votre équipe de soins.

marqueur tumoral

Substance fabriquée dans le corps pouvant indiquer la présence d’un certain type de cancer.

Les marqueurs tumoraux peuvent être produits par des cellules cancéreuses ou par des cellules du corps en réaction à la présence d’un cancer. Ces marqueurs peuvent être détectés dans le sang ou d’autres liquides corporels et ils peuvent servir à dépister un cancer ou à évaluer la réaction à un traitement chez une personne atteinte.

On peut utiliser l’antigène prostatique spécifique (APS) comme marqueur tumoral dans le cas du cancer de la prostate, par exemple.

Histoires

Dave McKeage Environ 12 heures après mon arrivée au camp Goodtime, tout a commencé à changer; cette semaine a été libératrice. C’est là que j’ai appris à me connaître.

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Faire avancer la lutte contre le cancer

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Le taux de survie au cancer après cinq ans a augmenté, passant de 25 pour cent dans les années 1940 à 60 pour cent aujourd’hui.

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