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Cancer de la
prostate

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Prostatectomie radicale

La prostatectomie radicale consiste en l'ablation complète de la prostate et des tissus avoisinants. Elle est généralement pratiquée dans le but de guérir le cancer de la prostate. Elle peut être une option pour un homme :

  • atteint d’un cancer au stade précoce qui ne s’est pas propagé hors de la prostate (stade I ou II)
  • atteint d’un cancer qui s’est propagé localement hors de la prostate (stade III)
  • ayant une espérance de vie d’au moins 10 ans
  • âgé de moins de 75 ans, mais ce facteur dépend de chaque individu
  • dont l’état de santé permet de subir une anesthésie et une chirurgie

Intervention

La prostatectomie radicale est réalisée sous anesthésieanesthésiePerte partielle ou totale de sensation ou de conscience. générale ou rachidienne. Au cours de l’opération, le chirurgien retire :

  • la prostate
  • les vésicules séminales
  • la région où la prostate rejoint la vessie (col de la vessie)
  • la partie de l’urètre qui traverse la prostate
  • les ganglions lymphatiques pelviens

Une fois que ces tissus ont été complètement retirés, le chirurgien rattache la partie restante de l’urètre à la vessie. Un cathétercathéterTube flexible utilisé pour introduire des liquides dans le corps ou en retirer. est mis en place afin de permettre l’écoulement de l’urine de la vessie pendant que les tissus guérissent. Le cathéter restera en place de 1 à 3 semaines après la chirurgie. Le taux d’APS devrait s’abaisser à un niveau très faible ou indétectable (0,2 ou moins) une fois que la prostate a été retirée.

Il existe deux techniques permettant de retirer chirurgicalement la prostate – la technique effractive et la technique laparoscopique.

Technique chirurgicale effractive

Les méthodes effractives sont nommées d’après l’emplacement de l’incision pratiquée par le chirurgien.

Prostatectomie radicale rétropubienne

Une prostatectomie radicale rétropubienne est réalisée au moyen d’une incision pratiquée dans la partie inférieure de l’abdomen. On y a recours pour retirer les ganglions lymphatiques pelviens avant d’enlever la prostate. L’approche rétropubienne est la chirurgie la plus courante au Canada pour le cancer de la prostate. Elle nécessite une hospitalisation de 1 ou 2 jours, s’il n’y a pas de complications.

Prostatectomie radicale périnéale

Pour la prostatectomie radicale périnéale, l’incision permettant de retirer la prostate est pratiquée entre le scrotum et l’anus (le périnée). Certains chirurgiens estiment que cette approche offre une meilleure vue de la prostate et permet de rattacher plus facilement l’urètre à la vessie.

On ne peut retirer les ganglions lymphatiques avec l’approche périnéale. Une autre intervention avec une petite incision dans l’abdomen pourra être réalisée pour enlever les ganglions lymphatiques.

Le séjour à l’hôpital est de 1 à 3 jours. En comparaison avec l’approche rétropubienne, l’approche périnéale entraîne une perte de sang moins importante et cause moins de douleur.

Technique chirurgicale laparoscopique

Les méthodes laparoscopiques entraînent une perte de sang moins importante et causent moins de douleur, et le temps de rétablissement à la suite de la chirurgie est plus court.

Prostatectomie radicale laparoscopique

Cette intervention est peu effractive et suppose de pratiquer plusieurs petites incisions dans l’abdomen. On insère un laparoscope ou d’autres instruments chirurgicaux par ces incisions afin de retirer la prostate.

Prostatectomie radicale laparoscopique robotisée

Cette nouvelle intervention permet au chirurgien d’enlever la prostate à l’aide d’équipement robotisé.

Les résultats obtenus diffèrent légèrement entre la technique chirurgicale effractive et la technique laparoscopique, mais ils dépendent plus de l’habileté et de l’expérience du chirurgien que du type de chirurgie.

Prostatectomie radicale avec préservation des nerfs

La prostatectomie radicale est fréquemment associée au dysfonctionnement érectile. Les nerfs responsables de l’érection forment deux faisceaux situés de chaque côté de la prostate. Au cours d’une prostatectomie radicale, il arrive que ces nerfs soient endommagés ou retirés. Dans un tel cas, l’homme est incapable de maintenir une érection suffisamment ferme pour lui permettre d’avoir une relation sexuelle (dysfonctionnement érectile ou impuissance). La prostatectomie radicale avec préservation des nerfs permet d’épargner les faisceaux nerveux et de réduire considérablement le nombre de cas de dysfonctionnement érectile.

La chirurgie de préservation des nerfs permet d’épargner les faisceaux nerveux tout en enlevant complètement la tumeur cancéreuse. Une marge de tissu sain autour des nerfs peut être laissée, de façon à ce que les nerfs puissent continuer à fonctionner normalement. Si le cancer atteint les nerfs ou la région avoisinante, le chirurgien ne pourra les préserver.

Il est difficile pour le chirurgien de savoir avant la chirurgie si les nerfs pourront être préservés. La décision d’épargner les nerfs sera prise en cours de chirurgie lorsqu’il pourra voir la prostate et la tumeur. La chirurgie de préservation des nerfs peut être réalisée par la technique effractive (approche rétropubienne ou périnéale) ou la technique laparoscopique (avec ou sans assistance robotisée).

Le taux de réussite de la chirurgie de préservation des nerfs est meilleur lorsque le cancer de la prostate est au stade précoce et que l’homme atteint est plus jeune et sexuellement actif.

Histoires

Photo of Pat Hartley Malgré l’expérience et les connaissances que j’avais sur le cancer, j’étais en état de choc.

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