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Effets secondaires possibles de l’hormonothérapie du cancer de la prostate

Peu importe le traitement du cancer de la prostate, il est toujours possible que certains effets secondaires se produisent. Cependant, ils n’affectent pas toutes les personnes; si c’est le cas, chacune ne les ressent pas de la même façon. Les effets secondaires de l’hormonothérapie dépendent surtout des éléments suivants :

  • type de médicament
  • dose des médicaments et durée de la période d’administration
  • pratique d’une chirurgie
  • état de santé général de l’homme

Les effets secondaires peuvent se manifester n’importe quand au cours de l’hormonothérapie. Certains se produisent pendant le traitement, d’autres tout de suite après ou quelques jours et même quelques semaines plus tard. La plupart disparaissent une fois l’hormonothérapie terminée. Des effets tardifs peuvent se manifester des mois voire des années après le traitement. Certains effets secondaires peuvent durer un long moment ou être permanents.

Il est important de signaler tout effet secondaire à l’équipe de soins de santé. Les médecins peuvent évaluer (mesurer) la gravité de certains d’entre eux. Il arrive parfois qu’on doive ajuster la dose administrée si les effets secondaires sont importants.

Diminution de la libido

La diminution de la libido affecte presque tous les hommes à qui on administre une hormonothérapie, bien que cet effet soit moins marqué avec la prise d’anti-androgènes en comparaison à d’autres formes d’hormonothérapie. La diminution de la libido peut être un effet permanent si l’homme subit une orchidectomie (ablation des testicules) ou s’il reçoit une hormonothérapie à long terme. Généralement, cet effet continue aussi longtemps que l’on administre des médicaments hormonaux, mais il peut persister après l’hormonothérapie surtout si le taux de testostérone n’est pas revenu à la normale.

Une fois que le traitement hormonal a cessé, le désir sexuel (libido) souvent revient progressivement à la normale. Si cela vous préoccupe, discutez-en avec votre équipe de soins.

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Dysfonctionnement érectile (impuissance)

Le dysfonctionnement érectile (DÉ), aussi appelé impuissance, est l’incapacité d’avoir une érection et de la maintenir assez ferme pour avoir une relation sexuelle. Il s’agit d’un effet secondaire très courant de l’hormonothérapie. Le fait que le dysfonctionnement érectile soit permanent ou temporaire déprend du type d’hormonothérapie :

  • ablation des deux testicules – Le dysfonctionnement érectile est habituellement permanent.
  • hormonothérapie – Le dysfonctionnement érectile persiste tout au long du traitement hormonal.
    • De 3 à 12 mois peuvent être nécessaires après l’hormonothérapie pour retrouver une capacité érectile.
    • Si la capacité érectile ne revient pas d’elle-même, on peut avoir recours à des traitements.

Consultez l’équipe de soins à propos des traitements du dysfonctionnement érectile, comme l’implantation d’une prothèse pénienne, l’usage d’une pompe à vide ou la prise de médicaments.

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Bouffées de chaleur

Les bouffées de chaleur se manifestent par une transpiration soudaine et une sensation de chaleur. Elles peuvent survenir chez environ 50 à 80 % des hommes qui suivent une hormonothérapie. On ne connaît pas les raisons pour lesquelles l’hormonothérapie cause des bouffées de chaleur. La gravité de cet effet varie d’une personne à l’autre. En général, il s’atténue au fur et à mesure que l’organisme s’habitue au traitement ou lorsqu’on cesse la prise de médicaments. Il existe divers traitements qui permettent de maîtriser les bouffées de chaleur.

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Gain de poids et fonte musculaire

Le gain de poids et la fonte musculaire sont des effets secondaires courants de l’hormonothérapie du cancer de la prostate. L’augmentation de tissu adipeux cause un gain de poids et la perte de tissu musculaire entraîne une diminution de la force. Il est possible d’atténuer le gain de poids et la fonte musculaire par un régime alimentaire et l’activité physique.

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Perte de densité osseuse (ostéoporose)

L’ostéoporose est un effet secondaire tardif qui risque de se produire avec certains médicaments hormonaux, comme les analogues de l’hormone de libération de la lutéinostimuline (LH-RH). Il est possible que le médecin prescrive une ostéodensitométrie avant de commencer certaines hormonothérapies afin d’avoir une valeur de référence à laquelle il pourra comparer les examens de suivi. La prévention et la maîtrise de la perte osseuse comprennent la prise de suppléments de vitamine D et de calcium, l’activité physique et un traitement médicamenteux.

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Changements des caractères masculins

L’hormonothérapie cause la perte de poils et de cheveux ainsi qu’une diminution de la taille des testicules.

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Enflure ou sensibilité des seins

L’enflure des seins chez l’homme s’appelle gynécomastie. Il s’agit d’un effet secondaire courant de l’hormonothérapie du cancer de la prostate, en particulier lorsqu’on administre un anti-androgène par voie orale comme le bicalutamide. L’administration d’œstrogènes et une irradiation préventive des seins réduisent le risque de sensibilité des seins et de gynécomastie.

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Fatigue

La fatigue rend une personne plus lasse que d’habitude et peut nuire aux activités quotidiennes et au sommeil. La fatigue peut s’atténuer avec le temps. Il est aussi possible qu’elle se prolonge bien après que l’hormonothérapie soit terminée. L’activité physique peut aider à faire face à la fatigue.

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Dépression

L’hormonothérapie administrée pour le cancer de la prostate cause parfois une dépression et des changements dans la stabilité émotionnelle. On peut traiter la dépression en administrant des antidépresseurs.

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Anémie

L’hormonothérapie cause l’anémie chez certains hommes. Lorsque le nombre de globules rouges ou la concentration en hémoglobine est bas, les tissus du corps n’obtiennent pas suffisamment d’oxygène. Il en résulte de la fatigue et un essoufflement.

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Risque accru de maladies cardiaques

L’hormonothérapie pour le cancer de la prostate peut entraîner une augmentation importante du risque de maladies cardiaques. Cela est dû au fait que l’hormonothérapie entraîne un gain de poids, une moins grande capacité à faire de l’exercice et une augmentation du taux sanguin de lipides et de glucose. Cet effet peut entraîner des lésions aux vaisseaux sanguins du cœur, une crise cardiaque ou une mort subite. Il est important de surveiller le risque de maladies cardiaques et de tenter de prévenir ou de corriger ces maladies autant que possible.

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Risque accru de diabète

L’hormonothérapie entraîne une diminution de la sensibilité des cellules à l’insuline. Elle cause aussi une augmentation de tissu adipeux et une diminution de la masse musculaire. Ces effets accroissent le risque de diabète chez les hommes à qui on administre une hormonothérapie.

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Réaction de flambée tumorale

L’administration d’analogues de la LH-RH cause en premier lieu une augmentation temporaire du taux de testostérone qui dure environ une semaine. Cette augmentation aggrave temporairement les symptômes; c’est ce qu’on appelle une réaction de flambée tumorale. Au cours de cette réaction, l’homme peut avoir plus de troubles urinaires ou de douleur osseuse. Le médecin peut prescrire des anti-androgènesanti-androgènesTraitement au moyen de médicaments qui stoppent la production ou bloquent l’action des androgènes (hormones sexuelles mâles). pour un certain temps afin de réduire les symptômes de la flambée.

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Caillots sanguins

La formation d’un caillot sanguin dans une jambe est appelée thrombose veineuse profonde (TVP). Une TVP survient rarement au cours d’une hormonothérapie. Les symptômes de la TVP comprennent une sensibilité ou une douleur au mollet, le durcissement d’une veine, ou une douleur ou une enflure aux jambes. Dans les cas les plus graves, le caillot sanguin peut se détacher et se déplacer jusqu’à un poumon. On parle alors d’embolie pulmonaire, qui peut causer un essoufflement et une douleur thoracique.

Si vous avez l’un des symptômes de la TVP, consultez votre médecin. Rendez-vous immédiatement à l'urgence la plus près si avez une TVP et si vous ressentez une douleur à la poitrine ou un essoufflement. On traite les caillots sanguins avec des médicaments qui éclaircissent le sang appelés anticoagulantsanticoagulantsMédicament qui aide à prévenir la formation de caillots sanguins..

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Effets secondaires liés à l’orchidectomie

L’ablation chirurgicale des testicules (orchidectomie) peut causer une douleur, un saignement ou une infection d’une plaie. Elle peut également affecter l’image corporelle et l’estime de soi de l’homme traité. L’ablation des deux testicules entraîne des effets secondaires permanents, y compris le dysfonctionnement érectile (impuissance) et une diminution de la libido en raison du faible taux de testostérone. L’orchidectomie cause aussi l’infertilité due à l’interruption de la production du sperme.

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Nota : D’autres effets secondaires peuvent se produire. Pour obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques, consultez la section Sources d’information sur les médicaments.

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