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Effets secondaires possibles de la chimiothérapie du cancer de la prostate

Peu importe le traitement du cancer de la prostate, il est toujours possible que certains effets secondaires se produisent. Cependant, ils n’affectent pas toutes les personnes; si c’est le cas, chacune ne les ressent pas de la même façon. Les effets de la chimiothérapie dépendent surtout des éléments suivants :

  •  type de médicament
  •  dose administrée
  •  mode d’administration du médicament
  •  état de santé général de l’homme

La chimiothérapie tue les cellules cancéreuses, mais elle peut aussi endommager les cellules saines. Les cellules et les tissus du corps ne tolèrent pas tous la chimiothérapie de la même façon.

Les effets secondaires peuvent se manifester en tout temps lors de la chimiothérapie. Certains se produisent en cours de traitement, d’autres tout de suite après ou quelques jours et même quelques semaines plus tard. La plupart des effets secondaires se résorbent une fois la chimiothérapie terminée. Ils surviennent parce que les cellules saines prennent du temps à se rétablir des effets des agents chimiothérapeutiques. Les effets secondaires tardifs peuvent apparaître des mois voire des années à la suite de ce traitement. Certains effets peuvent durer un long moment ou être permanents.

Il est important de signaler les effets secondaires à l’équipe soignante. Les médecins peuvent évaluer (mesurer) la gravité de certains d’entre eux. Il arrive parfois qu’on doive ajuster les doses administrées, la durée du traitement ou les associations de médicaments si les effets sont importants.

Les effets qui suivent sont ceux que les hommes sont le plus susceptibles d’expérimenter au cours d’une chimiothérapie du cancer de la prostate. Certains hommes pourront éprouver tous les effets secondaires, alors que d’autres n’en ressentiront que quelques-uns ou même pas du tout. D’autres hommes encore éprouveront des effets secondaires différents.

Perte de poils et de cheveux

La perte de poils et de cheveux (alopécie) est un effet secondaire courant de nombreux agents chimiothérapeutiques. Les follicules pileux sont sensibles à ces agents puisqu’ils se développent rapidement. Il est impossible de prévoir la durée et l’étendue de l’alopécie, car la perte de poils et de cheveux dépend du type et de la dose de médicament administré ainsi que de facteurs personnels. La perte de poils et de cheveux peut se produire sur toutes les parties du corps, dont le visage et le cuir chevelu. Elle peut débuter quelques jours ou de 2 à 3 semaines après qu’on ait commencé la chimiothérapie. Les poils et les cheveux repoussent habituellement une fois le traitement terminé.

On recommande souvent de ne pas permanenter, raidir ou colorer les cheveux en cours de traitement et d’attendre qu’une nouvelle pousse de cheveux se stabilise et que ceux-ci retrouvent leur état d’origine. Cela peut prendre jusqu’à 6 mois ou plus après le traitement. Renseignez-vous auprès d’un membre de votre équipe soignante afin de savoir quand il sera possible de refaire usage de produits.

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Nausées et vomissements

Ce ne sont pas tous les agents chimiothérapeutiques qui causent des nausées et vomissements. Chacun des médicaments a des effets différents, mais les nausées et les vomissements sont plus susceptibles de se produire lorsqu’on associe des agents chimiothérapeutiques.

Les nausées et vomissements peuvent se manifester au cours des premières heures qui suivent la chimiothérapie et durent habituellement environ 24 heures. Cependant, il est possible que ces effets soient à retardement et qu’ils persistent quelques jours. Chez certaines personnes, la nausée d’anticipation peut se manifester après quelques séances, c’est-à-dire qu’elles ont la nausée avant même l’administration du médicament parce qu’elles s’attendent à être malades.

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Diarrhée

La diarrhée se produit lorsque le nombre de selles évacuées est plus élevé que d’habitude et qu’elles sont plus liquides. Elle survient parce que les agents chimiothérapeutiques affectent souvent les cellules qui tapissent le tractus gastro-intestinal. De nombreux facteurs font augmenter le risque de souffrir de diarrhée, dont le type et la dose d’agent chimiothérapeutique administré. Elle est souvent plus importante lorsqu’on associe des médicaments. La diarrhée se manifeste peu après le début de la chimiothérapie et est susceptible de se prolonger jusqu’à 2 semaines après le traitement.

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Fatigue

La fatigue rend l’homme plus las que d'habitude et peut nuire aux activités quotidiennes et au sommeil. Elle se manifeste pour diverses raisons, dont l’anémie, des médicaments spécifiques, une perte d’appétit, la dépression ou bien des substances toxiques produites lorsque les cellules cancéreuses se décomposent et meurent. La fatigue peut se manifester durant ou après un cycle de chimiothérapie et s'atténuer avec le temps. Il est aussi possible qu'elle se prolonge bien après que le traitement du cancer soit terminé.

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Perte d’appétit

Les nausées et vomissements, la fatigue ou une accumulation de déchets causée par la destruction des cellules cancéreuses peuvent engendrer une perte d’appétit. La perte d’appétit peut se produire des jours ou des semaines après la chimiothérapie. Certains agents chimiothérapeutiques risquent de causer temporairement des changements du goût et de l’odorat susceptibles de rendre les aliments moins appétissants. Certaines personnes se désintéressent de la nourriture et ne mangent plus même si elles savent qu’elles doivent le faire, ce qui risque de mener à une perte de poids et à la malnutrition. Continuer de bien s’alimenter pendant et après la chimiothérapie est important pour aider une personne à se rétablir du traitement.

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Douleur dans la bouche

La douleur dans la bouche (aussi appelée stomatite ou mucosite buccale) est le résultat de la chimiothérapie sur les cellules qui se trouvent à l’intérieur de la bouche. De nombreux médicaments sont susceptibles de rendre la bouche endolorie, et cela se produit plus souvent lorsqu’on administre des doses élevées. Cet effet se manifeste environ une semaine après qu’on ait commencé la chimiothérapie (entre le 5e et le 14e jour). La douleur s’atténue souvent d’elle-même quelques semaines après le traitement.

Il est possible que des lésions douloureuses, des ulcères ou des infections apparaissent dans la bouche. Une hygiène de la bouche régulière et minutieuse peut aider à prévenir la douleur et à atténuer l’infection. C’est l’équipe soignante qui donne les directives à suivre sur la fréquence des nettoyages et des rinçages de la cavité buccale et sur les produits à utiliser. Des analgésiques ou des solutions orales spéciales peuvent être nécessaires pour soulager la douleur.

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Changements du goût

La chimiothérapie peut affecter les papilles gustatives et altérer le goût des aliments. Les changements de goût risquent d’engendrer une perte d’appétit, une perte de poids et la malnutrition. Le goût revient habituellement à la normale quelques semaines après la chimiothérapie.

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Changements des ongles

Les changements des ongles sont courants lors d’une chimiothérapie et peuvent affecter les ongles des doigts et des orteils. Les ongles peuvent noircir, jaunir, se fragiliser, se fendiller, faire des stries ou bien se séparer partiellement de leur lit. Le noircissement des ongles s’estompe habituellement quelques mois après la chimiothérapie.

Les soins de soutien en cas de changements des ongles comprennent :

  • utiliser une crème de cuticules plutôt que de les arracher ou de les couper
  • protéger ses ongles en portant des gants quand on lave la vaisselle, jardine ou fait d’autres tâches ménagères

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Changements de la peau

Certains agents chimiothérapeutiques peuvent causer des changements de la peau mineurs ou une irritation cutanée. Il est possible que ces changements se produisent durant la chimiothérapie et pendant quelque temps après. Les réactions cutanées les plus couramment engendrées par une chimiothérapie du cancer de la prostate sont la rougeur, les démangeaisons et les éruptions cutanées. Il est possible que la peau soit plus sensible ou s’irrite facilement au soleil tout au long de la chimiothérapie.

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Aplasie médullaire

L’aplasie médullaire est une affection caractérisée par la diminution du nombre d’un ou de plusieurs types principaux de cellules sanguines.

  • Une réduction du nombre de globules blancs (neutropénie ou leucopénie) accroît le risque d’infection.
  • Une réduction du nombre de plaquettes (thrombocytopénie) accroît le risque d’ecchymoses et de saignements.
  • Une réduction du nombre de globules rouges (anémie) engendre de la fatigue, de la pâleur et une sensation de malaisemalaiseSensation généralisée d’inconfort ou d’un trouble physiologique..

La diminution du nombre de cellules sanguines est le résultat de la chimiothérapie sur la moelle osseuse, là où sont fabriquées les cellules sanguines. Le nombre de cellules sanguines atteint souvent son plus bas niveau de 7 à 14 jours après la chimiothérapie. L’aplasie médullaire est un effet secondaire grave. Lorsqu’elle se produit, on ajuste immédiatement la dose ou bien on cesse le traitement temporairement.

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Lésions des nerfs

Les lésions des nerfs (neurotoxicité) sont souvent liées à la dose de l’agent chimiothérapeutique administrée. Le potentiel de neurotoxicité de chaque médicament varie.

Les symptômes des lésions des nerfs sont les suivants :

  • engourdissement ou picotements dans les mains et les pieds (neuropathie périphérique)
  • bourdonnement ou tintement d’oreille (acouphène)
  • perte de l’ouïe
  • confusion
  • étourdissements
  • perte d’équilibre

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Lésions des petits vaisseaux sanguins

Certains agents chimiothérapeutiques peuvent endommager les petits vaisseaux sanguins, ce qui risque d’engendrer les effets suivants :

  • sensibilité aux températures froides
  • diminution du débit sanguin, ce qui engendre le phénomène de Raynaud (engourdissement, blancheur, rougeur ou bleuissement, douleur aux doigts, aux orteils, aux oreilles ou au nez)
  • risque accru de maladie cardiaque plus tard dans la vie

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Nota : D’autres effets secondaires peuvent se produire. Pour obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques, consultez la section Sources d’information sur les médicaments.

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