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Facteurs de risque du cancer de la prostate

Un facteur de risque est quelque chose, comme un comportement, une substance ou un état, qui accroît le risque d’apparition d’un cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque, mais il arrive parfois que le cancer de la prostate se développe chez des hommes qui ne présentent aucun des facteurs de risque décrits ci-dessous.

Le risque de cancer de la prostate augmente quand les hommes vieillissent. Le cancer de la prostate n’est pas très courant chez les hommes de moins de 50 ans. Le risque d’en être atteint augmente après 50 ans. On le diagnostique le plus souvent chez les hommes de plus de 65 ans.

Le taux de cancer de la prostate est plus faible chez les hommes d’origine asiatique, alors que les hommes d’origine africaine risquent davantage d’être atteints du cancer de la prostate. Le taux de cancer de la prostate est plus élevé chez les hommes d’origine africaine et ils sont plus susceptibles de recevoir ce diagnostic à un plus jeune âge que les hommes blancs. Chez les hommes d'origine africaine, la tumeur a tendance à être plus agressive et à être diagnostiquée à un stade plus avancé. On ne s'explique pas clairement la cause de ces différences ethniques.

Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus important au moins important. Mais dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.

 

*Il est possible que vous vous posiez des questions sur l’alcool, l’hyperplasie bénigne de la prostate et la fréquence des activités sexuelles et des éjaculations. Des preuves importantes démontrent qu’il n’existe aucun lien entre ces facteurs et le cancer de la prostate.

Antécédents familiaux

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les antécédents familiaux font augmenter votre risque de cancer de la prostate.

Le risque d’être atteint d’un cancer de la prostate augmente quand un parent au premier degré (votre père, frère ou fils par ex.) a reçu ce diagnostic. Plus le nombre de parents au premier degré qui sont atteints du cancer de la prostate est élevé, plus le risque est grand.

Le risque est également affecté par l'âge auquel votre proche parent a reçu son diagnostic. Si cette personne a reçu son diagnostic de cancer de la prostate avant 65 ans, votre risque d'être atteint du cancer de la prostate est plus élevé que si le diagnostic avait été posé à un âge plus avancé.

Facteurs de risque possibles

On a établi un lien entre les facteurs qui suivent et le cancer de la prostate, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour affirmer qu'ils sont des facteurs de risque connus. On doit faire plus de recherches pour clarifier le rôle de ces facteurs dans le développement du cancer de la prostate.

Alimentation riche en matières grasses et en produits laitiers

Il est possible qu'une alimentation riche en matières grasses, en particulier en graisse animale, fasse augmenter le risque de cancer de la prostate. La graisse animale est présente dans le lait et les produits laitiers. Certaines études ont laissé entendre que les hommes qui consomment une grande quantité de produits laitiers pourraient être plus à risque de développer un cancer de la prostate. Les produits laitiers contiennent également du calcium. Des études semblent indiquer qu’un grand apport en calcium pourrait accroître le risque d’apparition du cancer de la prostate.

Alimentation riche en viande rouge ou transformée

Certaines études démontrent qu’une grande consommation de viande rouge comme le bœuf et le porc, en particulier quand elle est cuite à température élevée, peut accroître le risque de cancer de la prostate. Manger beaucoup de viande transformée comme le bacon et la saucisse à hot-dog peut aussi faire augmenter votre risque. La consommation de viande blanche ne fait pas augmenter votre risque de cancer de la prostate.

Embonpoint ou obésité

Des études démontrent que les hommes qui font de l’embonpoint ou qui sont obèses risquent davantage de recevoir un diagnostic de cancer de la prostate qui est avancé ou qui s’est déjà propagé (métastases) à d’autres parties du corps.

Mutations génétiques héréditaires

Des études démontrent que certaines mutations génétiques héréditaires peuvent faire augmenter le risque de cancer de la prostate. Mais il n’y a qu’un très faible nombre de cas de cancer de la prostate qui sont liés à ces mutations génétiques.

Les hommes qui héritent de mutations du gène BRCA2 risquent peut-être davantage d'être un jour atteints d'un cancer de la prostate. Cette mutation génétique fait également augmenter le risque de cancer du sein et de cancer de l’ovaire chez la femme. Des chercheurs étudient aussi d’autres mutations génétiques susceptibles d’affecter le risque de cancer de la prostate.

Inflammation de la prostate

L’inflammation de la prostate est appelée prostatite. De nombreuses études démontrent qu’une inflammation de la prostate qui dure longtemps accroît le risque de cancer de la prostate. Elle le fait aussi grossir et se propager plus rapidement.

Exposition à des taux élevés de testostérone

Les androgènes sont un type d’hormones mâles. Ils sont responsables de la croissance, du développement et de la fonction de l’appareil reproducteur de l’homme, qui comprend la prostate. La testostérone est la principale hormone mâle. Quand le corps utilise, ou métabolise, la testostérone, il forme du dihydrotestostérone (DHT).

D'après certaines observations, les androgènes seraient liés à l'apparition et à la croissance du cancer de la prostate. Une exposition prolongée à des taux élevés de testostérone et de DHT pourrait accroître le risque de cancer de la prostate. L'hormonothérapie qui bloque la production de ces hormones par le corps est l'un des traitements du cancer de la prostate.

Grande taille à l’âge adulte

Des études démontrent que des facteurs développementaux qui influencent la croissance dans l’utérus, dans l’enfance et à l’adolescence font augmenter le risque de cancer de la prostate. Les résultats indiquent que plus un homme est grand, plus il risque d’être atteint du cancer de la prostate.

Exposition aux pesticides

Des études laissent entendre que les agriculteurs et les travailleurs qui vaporisent des pesticides sur les cultures risquent un peu plus d'être atteints du cancer de la prostate. Ce risque peut être encore plus élevé pour les hommes qui ont des antécédents familiaux de cancer de la prostate.

Les chercheurs ne savent pas spécifiquement quelles substances chimiques sont responsables de cette hausse du risque. Les pesticides sont composés d'un grand nombre de substances chimiques différentes, mais seulement certaines d’entre elles peuvent être liées au cancer de la prostate.

Expositions professionnelles

Des données laissent entendre qu’une exposition professionnelle aux substances chimiques suivantes pourrait accroître le risque de cancer de la prostate.

Le cadmium est un élément métallique qui cause le cancer. Certaines études démontrent que les hommes exposés au cadmium, dans l’industrie de fabrication des piles ou de la fusion, risquent davantage d’être atteints du cancer de la prostate. On doit faire plus de recherches pour déterminer comment l'exposition au cadmium affecte le risque de cancer de la prostate.

Les produits chimiques utilisés dans l’industrie de la fabrication du caoutchouc peuvent faire augmenter le risque de cancer de la prostate. Certaines données révèlent que les travailleurs dans l’industrie de la fabrication du caoutchouc risquent davantage d’être atteints de cette maladie.

Facteurs de risque inconnus

On ne sait pas si les facteurs suivants sont liés au cancer de la prostate. C’est peut-être parce que les chercheurs ne parviennent pas à établir définitivement ce lien ou que les études ont engendré différents résultats. Il faut mener d’autres études afin de savoir si les éléments qui suivent sont des facteurs de risque du cancer de la prostate :

  • traitement de remplacement de la testostérone
  • infections transmissibles sexuellement (ITS)
  • manque d’activité physique
  • comportement sédentaire
  • vasectomie
  • taux faible de certains éléments nutritifs alimentaires dont la vitamine D, la vitamine E et le sélénium

Questions à poser à votre équipe de soins

Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur les risques à votre équipe de soins.

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Carrie Walker Boyd Faire du bénévolat pour la Société canadienne du cancer m’a permis de constater le travail colossal qu’elle fait pour les personnes aux prises avec le cancer.

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