Cancer de la
prostate

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Recherche sur le cancer de la prostate

On en apprend toujours plus sur le cancer. Les chercheurs et les professionnels de la santé se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche pour élaborer de meilleures pratiques qui aideront à prévenir, détecter et traiter le cancer de la prostate.

Le texte qui suit traite de différentes recherches qui se révèlent prometteuses dans la lutte contre le cancer de la prostate. Nous avons inclus de l’information qui provient de PubMed, la base de données de recherche de la National Library of Medicine (NLM). Chaque article scientifique de PubMed comporte un numéro d’identification (PMID) dont le lien mène à un bref résumé (Abstract, en anglais). Nous avons aussi indiqué des liens vers les résumés des recherches présentées aux réunions de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), lesquelles se tiennent tout au long de l’année. L’information sur les essais cliniques en cours au Canada est tirée des sites Web Essais canadiens sur le cancer et ClinicalTrials.gov. On attribue aux essais cliniques un identifiant de la NLM appelé numéro d’essai clinique national (NCT). Le numéro NCT mène vers des renseignements sur l’essai clinique.

Réduction du risque de cancer de la prostate

Des substances et des comportements peuvent réduire votre risque d’être atteint d’un cancer de la prostate. Voici des recherches importantes sur les moyens de faire diminuer votre risque.

La metformine est un médicament qui sert à traiter le diabète. Lors d'une récente étude, on a constaté que les hommes à qui on avait administré de la metformine avaient un risque statistiquement plus faible d’être atteints du cancer de la prostate, tandis que les hommes à qui on avait administré d’autres médicaments pour le diabète ne présentaient pas cette baisse (European Urology, PMID 24857538). Toutefois, une autre étude a montré que la metformine n’abaissait pas le risque chez les hommes à qui ce médicament était administré (European Journal of Cancer, PMID 25727881). On doit faire d’autres recherches pour savoir si la metformine joue un rôle dans la prévention du cancer de la prostate.

Les statines sont des médicaments qui réduisent le taux de cholestérol. Des chercheurs étudient des médicaments comme les statines, l’aspirine, la metformine et l’insuline pour voir s’ils permettent de réduire le risque de cancer de la prostate. Les résultats ont démontré qu’aucun de ces médicaments ne réduit le risque de cancer de la prostate. On a plutôt constaté que l’administration de statines augmente le risque pour les hommes d’être atteints d’un cancer de la prostate de haut grade (European Journal of Cancer, PMID 25727881).

Le lycopène est un type d’antioxydant appelé caroténoïde. Une revue systématique et méta-analyse récente (vaste étude de recherche qui examine les résultats de plusieurs études individuelles) s’est penchée sur la recherche sur le lycopène. Cette analyse a laissé entendre que les hommes qui consomment de plus grandes quantités de lycopène par leur alimentation présentaient un risque plus faible de cancer de la prostate (Medicine, PMID 26287411). On doit faire plus de recherches pour comprendre comment le lycopène peut abaisser le risque de cancer de la prostate ou s’il existe d’autres substances qui peuvent être associées au lycopène pour réduire le risque.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la réduction du risque de cancer.

Dépistage

Les tests de dépistage permettent de trouver un cancer de la prostate avant que tout signe ou symptôme ne se manifeste. Lorsque le cancer est détecté et traité à ses débuts, les chances de réussite du traitement sont meilleures. Voici des recherches importantes sur le dépistage du cancer de la prostate.

Le modèle Stockholm 3 (STHLM3) permet de combiner les facteurs personnels aux résultats de plusieurs tests, y compris le test de l’antigène prostatique spécifique (APS). Les chercheurs mènent des études sur l’utilisation du STHLM3 comme test de dépistage pour le cancer de la prostate. Selon une récente étude, le STHLM3 permet d’identifier les hommes qui présentent un risque accru de cancer de la prostate, ce qui peut permettre de réduire le nombre de biopsies pratiquées pour détecter ce cancer. (Lancet Oncology, PMID 26563502). On doit faire plus de recherches pour déterminer le rôle que le STHLM3 peut jouer dans le dépistage du cancer de la prostate.

La vélocité du test de l’antigène prostatique spécifique (APS) permet de mesurer la variation du taux d’APS au fil du temps. Dans le cadre de l’essai clinique appelé IMPACT, on a utilisé la vélocité du test de l’APS chez les hommes qui présentaient un risque génétique connu d’être atteints du cancer de la prostate. Les résultats ont laissé entendre que les hommes ayant un taux d’APS de plus de 0,75 ng/mL pendant un an présentaient un risque accru de cancer de la prostate. L’étude a aussi permis de constater que les hommes porteurs de mutations des gènes BRCA, qui présentent cette augmentation du taux d’APS, courent un risque encore plus élevé d’être atteints du cancer de la prostate comparativement aux hommes présentant d’autres facteurs de risque génétiques. L’étude IMPACT a aussi montré que la vélocité du test de l’APS pouvait prédire quelles tumeurs auront une cote de Gleason de 7 ou plus (ASCO, Abstract 16).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le dépistage et la détection précoce du cancer.

Diagnostic et pronostic

Un domaine clé de la recherche porte sur de meilleures méthodes pour diagnostiquer et stadifier le cancer de la prostate. Des chercheurs tentent également de trouver des façons d’aider les médecins à établir un pronostic (probabilité que le cancer puisse être traité avec succès ou qu’il réapparaisse après le traitement). Voici des recherches importantes sur le diagnostic et le pronostic.

Examens d’imagerie

Des chercheurs étudient les examens d’imagerie suivants afin de savoir s’ils peuvent aider à diagnostiquer le cancer de la prostate.

Lors d’une échographie avec injection d'un produit de contraste, on a recours à un produit de contraste pour rendre les structures du corps plus faciles à voir à l’échographie. Une méta-analyse a constaté que l’échographie avec injection d’un produit de contraste est prometteuse comme épreuve diagnostique du cancer de la prostate, mais les médecins doivent quand même pratiquer une biopsie pour confirmer le diagnostic (Academic Radiology, PMID 23103186). On devra effectuer d’autres études pour trouver le meilleur type de produit de contraste et la meilleure technique d’échographie, ainsi que le rôle que ce type d’échographie peut jouer dans l’établissement du diagnostic de cancer de la prostate (Sensors, PMID 25734645).

La biopsie avec guidage direct et fusion d’images échographie-IRM combine l’IRM et l’échographie pour produire des images 3-D très détaillées de la prostate sous plusieurs angles différents (image multiparamétrique). Les images détaillées aident les médecins à cibler des régions particulières dans la prostate pour y faire des prélèvements. La recherche montre que ce type d’épreuve diagnostique aide à détecter le cancer de la prostate plus tôt (ASCO, Abstract 155).

Biomarqueurs

Les biomarqueurs sont des substances, comme des protéines, des gènes ou des segments de matériel génétique tels que l’ADN et l’ARN, qui sont naturellement présentes dans le corps. On peut les mesurer dans les liquides corporels comme le sang et l’urine ou encore dans les tissus qu’on a prélevés sur le corps. Une mutation génétique ou un changement de la quantité normale d’un biomarqueur peut signifier qu’une personne est atteinte d’un certain type de cancer.

Des chercheurs évaluent les biomarqueurs suivants afin de voir si ces biomarqueurs peuvent aider les médecins à établir un diagnostic et un pronostic et à déterminer quels traitements seront bénéfiques pour un homme atteint du cancer de la prostate :

Tests fondés sur les gènes

Les tests fondés sur les gènes détectent les différences entre les gènes normaux et les gènes qui ont été modifiés, ou mutés, dans les cellules cancéreuses. L’analyse des microréseaux est un type de test fondé sur les gènes qui permet aux chercheurs d’observer de nombreux gènes simultanément afin de savoir lesquels sont actifs et lesquels ne le sont pas. Analyser de nombreux gènes à la fois afin de savoir lesquels sont actifs et lesquels ne le sont pas est appelé profil d’expression génétique. Les chercheurs espèrent que concevoir plus de tests fondés sur les gènes aidera les médecins à identifier les meilleurs traitements pour certains cancers, dont le cancer de la prostate. Les tests fondés sur les gènes aideront aussi les médecins à adapter plus de traitements au cancer de chaque personne en fonction de sa constitution génétique.

Prolaris, Decipher et Oncotype DX sont 3 tests fondés sur les gènes auxquels on peut avoir recours pour aider à diagnostiquer le cancer de la prostate. Selon une analyse récente d’études de recherche, on a constaté que ces tests ne permettent pas toujours de détecter le cancer de la prostate et ne devraient par conséquent pas être utilisés comme épreuves diagnostiques standards. On doit faire plus de recherches pour savoir s’ils doivent être utilisés comme outils pronostiques ou prédictifs pour le cancer de la prostate (ASCO, Abstract 135).

 

L’analyse de l'expression de 30 gènes peut aider à détecter un cancer de la prostate qui présente un faible risque de propagation rapide. Une étude s’est penchée sur ce test chez les hommes atteints du cancer de la prostate ayant un cote de Gleason de 7. Les résultats ont montré que le test permettait de détecter avec précision un cancer de la prostate qui présente un risque élevé ou faible d’évolution. Savoir qu’un cancer de la prostate présente un faible risque d’évolution permet aux médecins de recourir à la surveillance active plutôt que d’administrer un traitement non nécessaire, ce qui peut éviter les effets secondaires nuisibles de traitements comme la chirurgie ou la radiothérapie (ASCO, Abstract 10).

Un système établissant 5 groupes pronostiques peut être utilisé au lieu de la cote de Gleason pour déterminer la probabilité de récidive du cancer de la prostate après le traitement. La cote de Gleason est le système de classification histologique le plus couramment utilisé pour le cancer de la prostate. Elle sert à décrire le degré d’agressivité du cancer de la prostate et à évaluer la probabilité qu’il se propage. Les experts craignent que la classification de Gleason engendre un surtraitement du cancer de la prostate, c’est-à-dire que les médecins administrent plus de traitements qu’ils ne le devraient. Le système des groupes pronostiques permet de traduire la cote de Gleason en 5 catégories de risque. Des études montrent que les catégories des groupes pronostiques peuvent aider à éviter le surtraitement du cancer de la prostate, mais on doit faire plus de recherches à ce sujet (European Urology, PMID 26563871; PMID 26166626).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le diagnostic et le pronostic.

Traitement

Les chercheurs étudient de nouvelles méthodes qui pourraient améliorer le traitement du cancer de la prostate. Les progrès effectués en traitement du cancer ainsi que les nouveaux procédés permettant de soulager les effets secondaires ont engendré une hausse de la qualité de vie et un meilleur pronostic pour de nombreux hommes atteints de cette maladie. Voici des recherches importantes sur le traitement du cancer de la prostate.

Solutions de remplacement de la chirurgie

La chirurgie est un traitement standard du cancer de la prostate, mais certains hommes ne sont pas en assez bonne santé pour subir une chirurgie. La recherche se penche sur d’autres traitements qui pourraient être utilisés au lieu de la chirurgie.

La cryochirurgie est une intervention lors de laquelle on a recours à un froid extrême (azote liquide ou dioxyde de carbone) pour geler et détruire les cellules ou les tissus anormaux. Une étude a porté sur l’utilisation de la cryochirurgie comme traitement principal du cancer de la prostate ne s’étant pas propagé à l’extérieur de la prostate. Les résultats laissent entendre que la cryochirurgie peut permettre une maîtrise à long terme du cancer et peut constituer une option de traitement chez certains hommes (ASCO, Abstract 114). La cryochirurgie peut aussi être une option pour les hommes dont le cancer de la prostate réapparaît (récidive) dans la même région où il a d’abord pris naissance (Prostate, PMID 25283814).

Un traitement aux ultrasons focalisés de haute intensité (UFHI) a recours à des ondes sonores de haute fréquence pour chauffer et détruire les tissus. Les chercheurs étudient les UFHI comme traitement du cancer de la prostate. Ils comparent le traitement aux UFHI aux traitements standards pour voir s’il constitue une option thérapeutique sécuritaire et efficace (Progrès en Urologie, PMID 26476975; Advances in Urology, PMID 26357511; ASCO, Abstract 109).

Radiothérapie

Des chercheurs évaluent de nouvelles et meilleures méthodes pour administrer la radiothérapie. Ils tentent aussi de savoir si on peut associer la radiothérapie à d’autres traitements afin de rendre tous ces traitements plus efficaces.

Le Cyberknife (cyberbistouri) est un appareil utilisé en radiothérapie stéréotaxique. Il permet de diriger avec grande précision des faisceaux de radiation vers la région traitée. Dans le cadre d’une étude, on a utilisé le CyberKnife pour détruire la prostate comme traitement du cancer de la prostate qui présentait un faible risque de réapparition (récidive). Les résultats suggèrent que le Cyberknife est sans danger et efficace. Il permet aussi d’allonger le temps avant que l’homme ait besoin d’entreprendre un traitement par privation androgénique, qui est un type d’hormonothérapie. L’utilisation du CyberKnife pour détruire la prostate présente comme autre avantage de prendre moins de temps que les autres types de radiothérapie (Central European Journal of Urology, PMID 26568868). Dans une autre étude à petite échelle, on s’est penché sur l’utilisation du CyberKnife pour traiter un cancer de la prostate qui réapparaît dans les ganglions lymphatiques situés près de la prostate. Cette étude a permis de constater que le CyberKnife peut être un traitement efficace pour un cancer de la prostate qui réapparaît dans ces ganglions lymphatiques, mais on doit mener plus de recherches à ce sujet (ASCO, Abstract 257).

 

La radiothérapie ou la surveillance active sont 2 options de traitement auxquelles on peut avoir recours après une chirurgie visant à retirer la prostate. Les experts ne s’entendent pas à savoir lequel de ces traitements est le meilleur dans le cas d’une tumeur de stade T3 ou dans le cas où on observe des cellules cancéreuses dans les bords du tissu enlevé par chirurgie en même temps que la tumeur (marges chirurgicales positives). Lors d’une récente étude, on a analysé 3 essais cliniques qui comparaient l’administration d’une radiothérapie après la chirurgie (radiothérapieadjuvante) à l’observation de tout signe de récidive effectuée sans administrer de traitement après la chirurgie, et ce, jusqu’à ce que le cancer réapparaisse (surveillance active). Cette étude a montré que plus d’hommes ayant reçu une radiothérapie adjuvante ont survécu pendant 10 ans sans propagation du cancer à d’autres parties du corps (métastases) que d’hommes ayant fait l’objet d’une surveillance active. Les deux groupes ont toutefois eu le même taux de survie après 10 ans (ASCO, Abstract 19).

La curiethérapie à faible débit de dose (FDD) à l’iode-125 a été comparée à la radiothérapie externe afin de savoir lequel de ces deux traitements était le meilleur pour administrer un complément d'irradiation après une radiothérapie externe à tout le bassin. L’étude canadienne a constaté que la curiethérapie était plus efficace que la radiothérapie externe chez les hommes atteints d’un cancer de la prostate présentant un risque plus élevé de récidive (ASCO, Abstract 03).

 

La radiothérapie associée à l’hormonothérapie peut être une option de traitement dans le cas d’un cancer de la prostate qui présente un risque intermédiaire de récidive. Un essai clinique canadien a comparé l’administration de bicalutamide (Casodex) et de goséréline (Zoladex) associée à une radiothérapie pendant une période de 6 mois à la radiothérapie administrée seule. Les résultats ont montré qu’il faut plus de temps pour que le taux d’APS augmente ou pour que le cancer de la prostate récidive lorsque les hommes ont reçu l’association de traitements. Les deux groupes ont toutefois eu le même taux de survie (ASCO, Abstract 05).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la radiothérapie.

Hormonothérapie

On a souvent recours à l’hormonothérapie pour traiter le cancer de la prostate. Des chercheurs tentent de trouver de nouveaux médicaments hormonaux et de meilleurs modes d’administration pour traiter le cancer de la prostate.

L’ODM-201 est un nouveau type de médicament qui abaisse le taux d’androgènes dans le corps. L’essai clinique ARAMIS est une vaste étude internationale qui tente d’évaluer l’innocuité et l’efficacité de l’ODM-201 pour la prévention du cancer de la prostate présentant un risque élevé de propagation à d’autres parties du corps (NCT 02200614).

Le bicalutamide (en comparaison à un placebo) a amélioré la survie globale des hommes atteints d’un cancer de la prostate qui s’est propagé à la région voisine de la prostate (cancer localement avancé). Les hommes dont le taux d’APS était élevé au début du traitement sont ceux qui ont tiré le plus profit du bicalutamide, puisque ce sont eux qui ont vécu le plus longtemps. Cependant, les hommes dont le cancer de la prostate ne s’était pas propagé à l’extérieur de la prostate n’ont pas survécu plus longtemps avec un traitement au bicalutamide plutôt qu’avec un placebo (ASCO, Abstract 02).

Chimiothérapie

Les chercheurs étudient de nouveaux médicaments pour traiter le cancer de la prostate. Ils tentent aussi de savoir si on peut associer la chimiothérapie à d’autres traitements afin de rendre ces traitements plus efficaces.

 

Le custirsen est un nouveau médicament qui bloque la production de clustérine, une protéine qui contribue à ce que les cellules cancéreuses de la prostate deviennent résistantes au traitement. Un récent essai clinique a étudié le docétaxel avec ou sans administration de custirsen comme traitement du cancer de la prostate hormono-résistant présentant un pronostic sombre. (Un cancer de la prostate hormono-résistant signifie que le cancer a cessé de réagir aux hormonothérapies.) Les résultats laissent entendre que l’association du custirsen au docétaxel peut améliorer légèrement la survie (ASCO, Abstract 5009).

L’association de la chimiothérapie, de l’hormonothérapie et de la radiothérapie a été comparée à l’hormonothérapie et à la radiothérapie comme traitement du cancer qui ne s’est pas propagé à l’extérieur de la prostate (cancer localisé) mais qui présente un risque élevé de récidive. La chimiothérapie utilisée était à base de docétaxel (Taxotere) et de prednisone. Les résultats laissent entendre que l’ajout de la chimiothérapie à l’hormonothérapie (traitement par privation androgénique) et à la radiothérapie améliore la survie globale. On doit mener plus de recherches et faire un suivi plus long pour confirmer ces résultats (ASCO, Abstract LBA5002).

 

Le docétaxel et l’acide zolédronique (Zometa), un type de bisphosphonate, peuvent être des options de traitement pour les hommes qui n’ont pas reçu d’hormonothérapie pour le cancer de la prostate. L’étude STAMPEDE a comparé 3 groupes. Au début de l’hormonothérapie, on a administré au premier groupe du docétaxel, au deuxième groupe de l’acide zolédronique et au troisième groupe les deux médicaments. L’étude a démontré que l’administration de docétaxel au début de l’hormonothérapie a amélioré la survie de façon importante, mais que l’ajout de l’acide zolédronique ne l’a pas améliorée (ASCO, Abstract 5001).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la chimiothérapie.

Thérapie biologique et traitement ciblé

Des chercheurs travaillent à la mise au point et à l’évaluation de thérapies biologiques et de traitements ciblés afin de trouver des façons plus efficaces de traiter le cancer de la prostate.

Le cabozantinib (Cometriq) est un type d’inhibiteur de la tyrosine kinase. Un essai clinique a comparé le cabozantinib à la prednisone chez des hommes qui avaient déjà reçu un traitement au docétaxel, à l’acétate d’abiratérone (Zytiga) ou à l’enzalutamide (Xtandi). Les médecins ont réalisé des scintigraphies osseuses à la suite de ces traitements. Ils ont constaté que les hommes qui avaient été traités au cabozantinib présentaient moins de tumeurs que les hommes qui avaient reçu un traitement à la prednisone. Les hommes ayant reçu du cabozantinib ont également vécu plus longtemps sans que le cancer de la prostate ne s’aggrave (survie sans évolution). Le cabozantinib a amélioré la survie globale seulement chez les hommes dont le cancer de la prostate s’est propagé aux poumons, au foie ou à d’autres tissus mous (ASCO, Abstract 139).

Les vaccins thérapeutiques peuvent être une option de traitement pour le cancer de la prostate hormono-résistant. Les chercheurs travaillent à la mise au point de plusieurs vaccins qu’ils étudient dans le cadre d’essais cliniques. Ces vaccins comprennent les vaccins appelés PROSTVAC, DCVAC/PCa et PSA-TRICOM (Therapeutic Advances in Vaccines, PMID 25177493; ASCO, Abstract TPS5070, Abstract TPS5081; Future Oncology, PMID 26235179).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la thérapie biologique et le traitement ciblé.

Pour en apprendre davantage sur la recherche sur le cancer

Les chercheurs tentent toujours d’en savoir davantage sur le cancer de la prostate. L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de prévenir, de détecter, de traiter ou de soulager le cancer de la prostate. L’essai clinique permet d’obtenir des renseignements sur l’innocuité et l’efficacité de nouvelles approches afin de déterminer si elles doivent être offertes à plus grande échelle. La plupart des traitements standards du cancer de la prostate ont d’abord démontré leur efficacité en essai clinique.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le cancer et les essais cliniques.

caroténoïde

Substance jaune, orange ou rouge présente généralement dans les végétaux, y compris dans les fruits et les légumes jaunes et orange (comme les carottes et les patates douces), ainsi que dans les légumes-feuilles vert foncé (comme les épinards et le chou frisé) et dans certains grains. Le corps transforme certains caroténoïdes en vitamine A.

Les caroténoïdes incluent le bêta-carotène, la lutéine et le lycopène.

Les caroténoïdes sont un type d’agent phytochimique ayant des effets antioxydants. Les chercheurs étudient le rôle possible des caroténoïdes dans la prévention du cancer.

mutations des gènes BRCA

Les gènes BRCA1 et BRCA2 sont des gènes suppresseurs de tumeurs. Les changements subis par les gènes sont appelés mutations. Les mutations des gènes BRCA sont transmises par le père ou la mère, ou bien les deux parents, et elles font augmenter le risque de cancer.

Les femmes qui présentent des mutations des gènes BRCA risquent davantage d’être atteintes des cancers du sein et de l’ovaire. Les hommes porteurs de mutations des gènes BRCA risquent également davantage d’être atteints du cancer du sein et leur risque d’avoir un cancer de la prostate peut être plus élevé. Il est possible que le risque d’apparition d’autres cancers – comme le cancer de l’estomac ou du pancréas – soit également plus élevé en présence de mutations des gènes BRCA.

cote de Gleason

Système utilisé pour décrire le grade du cancer de la prostate en se basant sur l’apparence et le comportement des cellules cancéreuses observées au microscope.

Lorsqu’elles sont examinées au microscope, les cellules cancéreuses de la prostate peuvent être classées selon une échelle de notation (grades allant de 1 à 5). Le pathologiste examine un échantillon du tissu prostatique et identifie les deux grades les plus courants dans l’échantillon. Il additionne ensuite les deux notations pour obtenir la cote de Gleason. Selon la cote de Gleason, le cancer de la prostate est classé selon 1 des 3 catégories de risque (bas grade, grade intermédiaire et haut grade).

La cote de Gleason est aussi appelée classification de Gleason ou échelle de Gleason.

radiothérapie stéréotaxique

Type de radiothérapie externe qui consiste à utiliser un équipement spécial afin de diriger des faisceaux de radiation de haute énergie vers une tumeur à partir de différentes directions.

La radiothérapie stéréotaxique permet de traiter des tumeurs au cerveau et à d’autres parties du corps. On a recours à un cadre stéréotaxique pour s’assurer que la personne qui reçoit le traitement ne bouge pas et que la radiation est émise exactement au même endroit durant chaque séance.

La radiothérapie stéréotaxique peut être administrée sous forme de radiochirurgie stéréotaxique ou de radiothérapie stéréotaxique fractionnée.

Ce traitement est aussi appelé radiothérapie externe stéréotaxique.

placebo

Substance inactive ou traitement sans effet qui ressemblent à un médicament actif ou à un traitement médical véritable et qui sont administrés de la même manière.

Les placebos peuvent être utilisés dans les essais cliniques contrôlés. Un groupe reçoit un placebo et l’autre groupe reçoit la substance ou le traitement faisant l’objet de l’étude; les chercheurs comparent ensuite les effets du placebo et du traitement ou de la substance active.

inhibiteur de la tyrosine kinase

Médicament qui bloque l’action de la tyrosine kinase, enzyme qui participe au processus de signalisation qui se déroule dans les cellules une fois que les facteurs de croissance se sont fixés aux récepteurs présents sur les cellules. La tyrosine kinase joue un rôle dans la communication, le développement, la division et la croissance des cellules.

Les inhibiteurs de la tyrosine kinase sont un type de traitement par inhibiteur du facteur de croissance. On peut les utiliser pour empêcher la croissance d’une tumeur.

Histoires

Le Dr Michael Taylor, chercheur Le Dr Michael Taylor met au jour des modifications génétiques liées au cancer infantile du cerveau.

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Le taux de survie au cancer après cinq ans a augmenté, passant de 25 pour cent dans les années 1940 à 60 pour cent aujourd’hui.

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