Cancer du pénis

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Diagnostic du cancer du pénis

Le diagnostic est un processus qui permet d’identifier la cause d’un problème de santé. Le processus diagnostique du cancer du pénis débute habituellement par une visite à votre médecin de famille. Le médecin vous questionnera sur les symptômes que vous éprouvez et il pourrait vous faire un examen physique. En se basant sur ces informations, il est possible que votre médecin vous dirige vers un spécialiste ou qu’il vous prescrive des examens afin de vérifier la présence d’un cancer du pénis ou d’autres problèmes de santé.

Le processus diagnostique peut sembler long et décourageant. C’est normal de s’inquiéter, mais essayez de ne pas oublier que d’autres affections médicales peuvent causer des symptômes semblables à ceux du cancer du pénis. Il est important que l’équipe de soins élimine toute autre cause possible du problème de santé avant de poser un diagnostic de cancer du pénis.

On a habituellement recours aux tests qui suivent pour éliminer ou diagnostiquer le cancer du pénis. Bien des tests permettant de poser le diagnostic de cancer sont également employés pour en déterminer le stade, c’est-à-dire jusqu’où la maladie a progressé. Votre médecin pourrait aussi vous faire passer d'autres examens afin de vérifier votre état général de santé et d’aider à planifier votre traitement.

Antécédents de santé et examen physique

Vos antécédents de santé consistent en un bilan de vos symptômes, de vos facteurs de risque et de tous les événements et troubles médicaux que vous auriez pu éprouver dans le passé. Votre médecin vous posera des questions sur vos antécédents personnels :

  • symptômes qui laissent croire à un cancer du pénis
  • infection au virus du papillome humain (VPH)
  • prépuce qui ne se relève pas (rétraction) complètement (phimosis)
  • mauvaise hygiène génitale
  • ne pas être circoncis
  • système immunitaire affaibli
  • tabagisme
  • traitement du psoriasis

L'examen physique permet à votre médecin de rechercher tout signe de cancer du pénis. Lors de l'examen physique, votre médecin peut :

  • observer et palper toute masse ou lésion sur le pénis et dans la région génitale;
  • relever le prépuce et en vérifier le dessous si vous n’êtes pas circoncis;
  • tâter les ganglions lymphatiques de l’aine.

Apprenez-en davantage sur l’examen physique.

Formule sanguine complète

La formule sanguine complète (FSC) permet d'évaluer la quantité et la qualité des globules blancs, des globules rouges et des plaquettes. On fait une FSC pour vérifier la présence d'une anémie causée par un saignement qui dure depuis longtemps (chronique).

Apprenez-en davantage sur la formule sanguine complète.

Analyses biochimiques sanguines

Lors d'une analyse biochimique sanguine, on mesure le taux de substances chimiques dans le sang. Elle permet d'évaluer la qualité de fonctionnement de certains organes et aussi de détecter des anomalies. On a recours aux analyses biochimiques sanguines qui suivent pour diagnostiquer le cancer du pénis.

Le calcium sérique permet de mesurer les taux de calcium dans le sang. Les taux peuvent être élevés (hypercalcémie) quand un cancer du pénis de stade avancé s’est propagé aux os.

L’alanine aminotransférase (ALT), l’aspartate transaminase (AST) et la phosphatase alcaline permettent d’évaluer la fonction du foie.

Apprenez-en davantage sur les analyses biochimiques sanguines.

Biopsie

Lors d’une biopsie, le médecin prélève du tissu ou des cellules du corps afin de les analyser en laboratoire. Le rapport du pathologiste confirme ou non la présence de cellules cancéreuses dans l’échantillon. Il est possible qu’on enlève le prépuce (circoncision) si la région anormale se trouve sur le prépuce. On l’enlève également pour faire la biopsie d’une région anormale qui se trouve en dessous.

La biopsie excisionnelle consiste à enlever toute la région anormale. On peut avoir recours à ce type de biopsie si la lésion ou la région anormale est petite. Si la région anormale n’affecte que le prépuce, on peut faire une circoncision. Si la région anormale est petite ou limitée au prépuce, on peut souvent l’enlever complètement par biopsie excisionnelle.

La biopsie incisionnelle consiste à enlever seulement une petite partie du tissu de la région anormale. On peut avoir recours à ce type de biopsie si la lésion ou la région anormale est grosse, si elle semble se développer en profondeur dans le tissu ou si elle est ulcérée, c’est-à-dire qu’elle ressemble à une lésion ouverte sur la peau.

Apprenez-en davantage sur la biopsie.

Biopsie des ganglions lymphatiques

Le cancer du pénis se propage le plus souvent aux ganglions lymphatiques de l’aine qui sont les plus près du pénis. La biopsie des ganglions lymphatiques permet d’enlever des ganglions  ou d’y prélever des cellules lors d’une chirurgie afin qu’on puisse les examiner au microscope dans le but de savoir s’ils sont atteints par le cancer.

Le médecin examine les ganglions lymphatiques afin de savoir s’ils semblent enflés ou s’ils le sont. Si les ganglions ne sont pas palpables, on dit qu’ils sont cliniquement non atteints. Si les ganglions sont gros et fermes au toucher, on dit qu’ils sont cliniquement atteints.

Si les ganglions lymphatiques ne sont pas palpables, le médecin peut les surveiller en faisant des examens d’imagerie (TDM, IRM ou TEP) ou une biopsie du ganglion sentinelle (BGS).

Si les ganglions lymphatiques sont gros et fermes au toucher, le médecin fait une biopsie à l’aiguille fine (BAF)  afin de savoir s’ils sont atteints par le cancer.

Dans certains cas, on ne vérifie pas les ganglions lymphatiques par BGS ou BAF mais plutôt par chirurgie pour enlever quelques ganglions dans une région, ce qu’on appelle prélèvement ganglionnaire.

On peut avoir recours à la biopsie à l’aiguille fine (BAF) pour prélever un peu de liquide dans un ganglion lymphatique enflé afin de savoir s’il contient des cellules cancéreuses. On fait parfois une BAF au lieu d’enlever des ganglions quand on veut savoir s’ils sont atteints par le cancer. Si la biopsie révèle que des cellules cancéreuses sont présentes, on pourrait pratiquer une chirurgie pour enlever tous les ganglions lymphatiques dans la région. Le médecin peut avoir recours à l’échographie ou à la tomodensitométrie (TDM) pour guider l’aiguille dans le ganglion lymphatique s’il est trop profond pour être palpé.

  • Si les résultats de la BAF sont négatifs, c’est-à-dire qu’aucune cellule cancéreuse n’est présente, on peut refaire la biopsie et le médecin peut surveiller les ganglions lymphatiques à l’aide d’examens d’imagerie.
  • Si les résultats de la BAF sont positifs, c’est-à-dire que des cellules cancéreuses sont présentes, on peut enlever tous les ganglions lymphatiques de la région.

On peut avoir recours à la biopsie du ganglion sentinelle (BGS) pour savoir si les ganglions lymphatiques sont atteints et s’il est nécessaire d’enlever des ganglions. Le ganglion sentinelle est le premier ganglion lymphatique ou amas ganglionnaire qui reçoit la lymphe provenant de la région qui entoure la tumeur. Les cellules cancéreuses se propageront le plus vraisemblablement à ces ganglions en premier. La BGS permet d’enlever le ganglion sentinelle dans le but de l’examiner afin de savoir s’il contient des cellules cancéreuses. Il peut y avoir plus d’un ganglion sentinelle selon la voie de drainage des vaisseaux lymphatiques entourant la tumeur.

  • Si les résultats de la BGS sont négatifs, c’est-à-dire qu’aucune cellule cancéreuse n’est présente, il est alors improbable que d’autres ganglions lymphatiques soient atteints et aucune autre chirurgie n’est donc nécessaire.
  • Si les résultats de la BGS sont positifs, c’est-à-dire que des cellules cancéreuses sont présentes, on peut enlever tous les ganglions lymphatiques de la région.

Apprenez-en davantage sur la biopsie à l’aiguille fine (BAF) et la biopsie du ganglion sentinelle (BGS).

Tomodensitométrie

Lors d'une tomodensitométrie (TDM), on emploie des appareils radiographiques particuliers afin de produire des images à 3 dimensions et en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les clichés en images détaillées.

La TDM du bassin permet de voir si le cancer s’est propagé aux ganglions lymphatiques voisins, en particulier chez les hommes qui sont obèses. On peut aussi y avoir recours pour voir si le cancer s’est propagé au foie, aux poumons ou à d’autres organes.

On administre parfois un produit de contraste pour aider à voir des détails plus précis. On l’injecte habituellement dans une veine de la main ou du bras.

Apprenez-en davantage sur la TDM.

Imagerie par résonance magnétique

En imagerie par résonance magnétique (IRM), on a recours à de puissantes forces magnétiques et à des ondes radio-électriques pour produire des images en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les images en clichés à 3 dimensions.

L’IRM permet de connaître la taille de la tumeur et l’emplacement du cancer dans le corps. On y a aussi recours pour savoir si le cancer s’est propagé aux ganglions lymphatiques à proximité, aux organes et tissus voisins ou au cerveau ou à la moelle épinière.

On injecte parfois un médicament dans le pénis pour qu’il soit en érection lors de l’examen. Cela permet alors au médecin de voir plus clairement l’intérieur de cet organe. On administre parfois un produit de contraste comme le gadolinium pour aider à voir des détails plus précis. On l’injecte habituellement dans une veine de la main ou du bras.

Apprenez-en davantage sur l’IRM.

Échographie

Lors d'une échographie, on a recours à des ondes sonores de haute fréquence pour produire des images de parties du corps. Elle permet de connaître l’étendue du cancer du pénis. On peut aussi faire une échographie du bassin pour savoir si le cancer s’est propagé aux ganglions lymphatiques, organes ou tissus voisins.

On injecte parfois un médicament dans le pénis pour qu’il soit en érection lors de l’examen. Cela permet alors au médecin de voir plus clairement l’intérieur de cet organe.

Apprenez-en davantage sur l’échographie.

Radiographie

Lors d'une radiographie, on emploie des radiations de faible dose pour produire des images de parties du corps sur film. On y a recours pour vérifier si le cancer s’est propagé aux poumons  ou aux os.

Apprenez-en davantage sur la radiographie.

Scintigraphie osseuse

Lors d'une scintigraphie osseuse, on emploie des matières radioactives qui se fixent sur les os (produits radiopharmaceutiques) et un ordinateur pour créer une image des os. On y a recours pour savoir si le cancer du pénis s’est propagé (métastases) aux os.

Apprenez-en davantage sur la scintigraphie osseuse.

Tomographie par émission de positrons

Lors d’une tomographie par émission de positrons (TEP), on emploie une matière radioactive appelée produit radiopharmaceutique pour détecter des changements dans l’activité métabolique des tissus du corps. Un ordinateur analyse les modèles de distribution de la radioactivité et produit des images à 3 dimensions et en couleur de la région examinée.

On a recours à la TEP pour savoir si le cancer du pénis s’est propagé aux ganglions lymphatiques voisins. On peut l’associer à la TDM (TEP/TDM).

Apprenez-en davantage sur la TEP.

Questions à poser à votre équipe de soins

Apprenez-en davantage sur le diagnostic. Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur le diagnostic à votre équipe de soins.

produit de contraste

Substance utilisée pour certaines interventions diagnostiques qui permet de mieux voir des parties du corps lors d’une radiographie ou d’autres tests d’imagerie.

Dans la plupart des cas, le produit de contraste est injecté à l’intérieur ou autour de la structure à examiner.

Le produit de contraste est aussi appelé colorant de contraste ou substance de contraste.

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Marie Whitehead Déceler le cancer le plus tôt possible. C’est ce qui compte avant tout. Cela pourrait vous sauver la vie.

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