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Cancer de la parathyroïde

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Diagnostiquer le cancer de la parathyroïde

Le diagnostic est un processus qui permet d’identifier la cause d’un problème de santé. Le processus diagnostique peut sembler long et décourageant, mais il est important que le médecin élimine toute autre cause possible du problème de santé avant de poser un diagnostic de cancer. On a habituellement recours aux épreuves visant à diagnostiquer le cancer de la parathyroïde quand :

  • on observe des symptômes de cette maladie
  • le médecin soupçonne la présence d’un tel cancer après avoir parlé avec la personne de sa santé et effectué un examen physique

Bien des tests permettant de poser le diagnostic initial de cancer sont également employés pour en déterminer le stade (jusqu'où la maladie a progressé). Votre médecin pourrait aussi vous faire passerd'autres examens afin de vérifier votre état général de santé et d'aider à planifier votre traitement. Les tests suivants peuvent être demandés.

Nota : On ne fait pas de biopsie à l’aiguille si on soupçonne le cancer de la parathyroïde puisque cette intervention risque de propager le cancer (dissémination tumorale).

Antécédents médicaux et examen physique

Les antécédents médicaux consistent en un bilan des symptômes actuels, des facteurs de risque et de tous les événements et troubles médicaux qu’une personne aurait pu éprouver dans le passé. Les antécédents médicaux de la famille de la personne atteinte peuvent également aider le médecin à établir le diagnostic de cancer de la parathyroïde.

Pour connaître les antécédents médicaux, le médecin posera des questions sur :

  • les antécédents personnels de maladies génétiques qui sont des facteurs de risque du cancer de la parathyroïde comme :
    • la néoplasie endocrinienne multiple de type 1 (NEM 1)
    • le syndrome HPT-JT (hyperparathyroïdie avec tumeur à la mâchoire)
  • l’administration antérieure d’une radiothérapie à la tête ou au cou
  • les signes et symptômes qui pourraient laisser croire à un cancer de la parathyroïde

L'examen physique permet au médecin de rechercher tout signe de cancer de la parathyroïde. Lors de l'examen physique, le médecin :

  • palpe le cou pour savoir s’il y a des masses
  • vérifie les signes généraux de la santé

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Analyses biochimiques sanguines

Lors d'une analyse biochimique sanguine, on mesure le taux de substances chimiques dans le sang. Elle permet d'évaluer la qualité de fonctionnement de certains organes et aussi de détecter des anomalies. On y a recours pour diagnostiquer le cancer de la parathyroïde.

  • Un taux de calcium sanguin supérieur à 14 mg/dL laisse croire à un cancer.
    • Un taux de calcium sanguin supérieur à la normale mais inférieur à 14 mg/dl laisse croire à une tumeur ou à une affection bénigne de la parathyroïde.
  • Un taux de parathormone (PTH) plus de deux fois plus élevé que la normale laisse croire à un cancer de la parathyroïde.

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Scintigraphie au sestamibi

La scintigraphie au sestamibi est l’outil d’imagerie auquel on a le plus souvent recours pour évaluer les glandes parathyroïdes. C’est l’examen le plus sensible pour identifier les tumeurs parathyroïdiennes. Lors d’une scintigraphie au sestamibi, on emploie des substances radioactives (produits radiopharmaceutiques) pour détecter des changements dans l’activité métabolique des glandes parathyroïdes. Un ordinateur analyse les modèles de distribution de la radioactivité et produit des images de la région examinée.

On injecte dans une veine une petite quantité du produit radiopharmaceutique, habituellement le technétium 99m sestamibi, qui circule dans tout le corps. La glande parathyroïde qui est hyperactive absorbe facilement le produit radiopharmaceutique. Une caméra spéciale, sensible à la radioactivité, produit une image précise de la glande.

La scintigraphie au sestamibi permet de :

  • déterminer la taille et l'emplacement des glandes parathyroïdes
  • révéler la qualité de fonctionnement des glandes parathyroïdes

Il est possible d’associer la scintigraphie au sestamibi à la tomographie d’émission à photon unique (TEPU), qui permet d’obtenir des images à 3 dimensions. On parle alors de scintigraphie au sestamibi/TEPU.

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Échographie

Lors d'une échographie, on a recours à des ondes sonores de haute fréquence pour produire des images des structures du corps. Elle permet de :

  • évaluer le cou et les ganglions lymphatiques voisins
  • identifier une tumeur parathyroïdienne qui a envahi les tissus voisins

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Tomodensitométrie (TDM)

Lors d'une TDM, on emploie des appareils radiographiques particuliers afin de produire des images en 3 dimensions et en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les clichés en images détaillées. On y a recours pour :

  • évaluer la partie centrale de la cavité thoracique appelée médiastin
    • Il y a parfois des glandes parathyroïdes dans le médiastin.
  • identifier des métastases à distance

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Imagerie par résonance magnétique (IRM)

En IRM, on a recours à de puissantes forces magnétiques et à des ondes radio-électriques pour produire des images en coupes des organes, tissus, os et vaisseaux sanguins du corps. Un ordinateur assemble les images en clichés à 3 dimensions. L’IRM permet de :

  • évaluer la partie centrale de la cavité thoracique appelée médiastin
  • identifier des métastases à distance

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Prélèvement veineux

Si tous les examens d’imagerie ne permettent pas au médecin d’identifier quelle glande parathyroïde est hyperactive, on fera un prélèvement de sang dans les veines situées près de chaque glande parathyroïde. On analyse ensuite le sang pour évaluer la quantité d’hormone parathyroïdienne qui est sécrétée. Un taux élevé peut révéler quelle glande est hyperactive selon l’emplacement de la veine où le prélèvement a été fait.

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Radiographie

Lors d'une radiographie, on emploie des radiations de faible dose pour produire des images des structures du corps sur film. On y a recours pour :

  • vérifier s’il n’y a pas de métastases dans les poumons ou les os

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Tomographie par émission de positrons (TEP)

Lors d'une TEP, on emploie une matière radioactive (produit radiopharmaceutique) pour détecter des changements dans l’activité métabolique des tissus du corps. Un ordinateur analyse les modèles de distribution de la radioactivité et produit des images en 3 dimensions et en couleur de la région examinée. On y a recours pour :

  • identifier une maladie récidivante

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Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur les épreuves diagnostiques.

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Sandra LeBlanc C’est facile de soutenir la Société canadienne du cancer. Chacun d’entre nous est touché d’une manière ou d’une autre par le cancer.

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