Cancer du pancréas

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Traitements du cancer du pancréas à la limite de la résécabilité

En présence d’un cancer du pancréas à la limite de la résécabilité, on peut avoir recours aux options de traitement suivantes. Votre équipe de soins vous proposera des traitements en fonction de vos besoins et discutera avec vous afin d’élaborer un plan de traitement.

Chimiothérapie

La chimiothérapie est souvent le premier traitement administré pour un cancer du pancréas à la limite de la résécabilité. On a recours à la chimiothérapie pour essayer de réduire la taille de la tumeur avant d’administrer d’autres traitements (traitement néoadjuvant). On peut d’abord administrer seulement une chimiothérapie puis la faire suivre d’une chimioradiothérapie. Après ces traitements, le médecin aura recours à la tomodensitométrie (TDM) pour réévaluer la tumeur.

Les associations d’agents chimiothérapeutiques administrées pour traiter le cancer du pancréas à la limite de la résécabilité sont entre autres ceux-ci :

  • gemcitabine (Gemzar) et nab-paclitaxel (Abraxane)
  • FOLFIRINOX – acide folinique (leucovorine), 5-fluorouracil (Adrucil, 5-FU), irinotécan (Camptosar) et oxaliplatine (Eloxatin)

Radiothérapie

Il est possible qu’on administre une radiothérapie ainsi qu’une chimiothérapie, ce qu’on appelle une chimioradiothérapie. On peut administrer une chimioradiothérapie après une chimiothérapie si la tumeur réagit à la chimiothérapie. On n’y a habituellement pas recours si la tumeur évolue en cours de chimiothérapie puisqu’il est alors improbable qu’on parviendra à réduire sa taille. Les tumeurs qui progressent pendant une chimiothérapie administrée avant la chirurgie sont traitées comme des tumeurs localement avancées.

Chirurgie

On peut vous proposer une chirurgie si la TDM révèle que la tumeur a rétréci et si les médecins croient qu’on peut l’enlever complètement par chirurgie (résécabilité) après un traitement néoadjuvant. Le type de chirurgie pratiqué dépend de la taille et de l’emplacement de la tumeur. Il est possible que les médecins doivent reconstruire les veines principales après avoir enlevé la tumeur.

On a recours à l’opération de Whipple, aussi appelée pancréatoduodénectomie, pour enlever les tumeurs situées dans la tête du pancréas ou dans l’ouverture du canal pancréatique. On enlève la tête du pancréas ainsi que le duodénum (premier segment de l’intestin grêle), la vésicule biliaire, une partie du canal cholédoque, le pylore (section inférieure de l’estomac qui est reliée au duodénum) et les ganglions lymphatiques situés près de la tête du pancréas.

On peut également faire une opération de Whipple modifiée, aussi appelée pancréatoduodénectomie avec conservation du pylore, pour enlever les tumeurs situées dans la tête du pancréas qui ne sont pas grosses, ou volumineuses, et qui ne se sont pas étendues au duodénum ou propagées aux ganglions lymphatiques entourant le pylore. C’est une version modifiée de l’intervention de Whipple lors de laquelle on n’enlève pas le pylore. Puisque l’opération de Whipple modifiée n’affecte pas le fonctionnement normal de l’estomac, on évite les troubles nutritionnels possibles après l’opération de Whipple.

On a recours à la pancréatectomie distale pour enlever les tumeurs situées dans le corps ou la queue du pancréas. On enlève la queue du pancréas, ou la queue et une partie du corps du pancréas, ainsi que les ganglions lymphatiques voisins. On enlève la rate seulement si la tumeur s’est étendue à la rate ou aux vaisseaux sanguins alimentant la rate. On n’a pas souvent recours à la pancréatectomie distale puisque le cancer qui a pris naissance dans le corps ou la queue du pancréas s’est déjà souvent propagé quand on le diagnostique.

On fait une pancréatectomie totale, seulement si c’est nécessaire, pour enlever complètement la tumeur. Il est très difficile de se rétablir de cette chirurgie, c’est pourquoi on n’y a pas aussi souvent recours qu’à l’opération de Whipple ou l’opération de Whipple modifiée. La pancréatectomie totale permet d’enlever tout le pancréas ainsi que le duodénum, le pylore, une partie du canal cholédoque, la vésicule biliaire, parfois la rate et les ganglions lymphatiques voisins.

Essais cliniques

Quelques essais cliniques sur le cancer du pancréas sont en cours au Canada et acceptent des participants. Les essais cliniques visent à trouver de nouvelles méthodes de prévention, de détection et de traitement du cancer. Apprenez-en davantage sur les essais cliniques.

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