Logo Société canadienne du cancer

Cancer de l’ovaire

Vous êtes ici:

Effets secondaires de la chirurgie du cancer de l'ovaire

Peu importe le type de traitement choisi pour un cancer de l’ovaire, il est possible que des effets secondaires se produisent. Cependant, ils n’affectent pas toutes les personnes; si c’est le cas, chacune ne les ressent pas de la même façon. Les effets secondaires de la chirurgie dépendent surtout des éléments suivants :

  • type de chirurgie
  • état de santé global de la femme

Les effets secondaires peuvent se manifester n’importe quand lors de la chirurgie, tout de suite après ou quelques jours et même quelques semaines plus tard. La plupart disparaissent après l’opération. Des effets tardifs peuvent se manifester des mois voire des années à la suite de la chirurgie. Certains effets secondaires sont susceptibles de durer longtemps ou d'être permanents.

Il est important de signaler tout effet secondaire à son équipe de soins de santé.

Douleur

La douleur se manifeste souvent à cause du traumatisme subi par le tissu lors de la chirurgie. On a recours aux médicaments antidouleur pour la maîtriser. La douleur peut prendre un certain temps avant de disparaître à la suite de la chirurgie, selon l’intervention pratiquée et la guérison ou la tolérance à la douleur de la personne. Si la douleur persiste ou si les médicaments antidouleur ne la soulagent pas, il faut consulter son médecin.

Retour au menu

Troubles de la vessie

Il arrive parfois qu'une personne a de la difficulté à uriner (rétention urinaire) après une chirurgie. Certains médicaments administrés pour l'anesthésie ou pour maîtriser la douleur peuvent en être responsables. Pendant une courte période de temps après la chirurgie, l’équipe de soins vérifie quand la femme urine et en quelle quantité. Si elle est incapable d'uriner, on pourrait mettre une sonde en place pour vider sa vessie jusqu'à ce qu'elle la maîtrise de nouveau.

Retour au menu

Troubles intestinaux

Le transit intestinal revient habituellement à la normale après une chirurgie du cancer de l’ovaire. Cependant, le rectum peut s’irriter et une partie du gros intestin ou de l’intestin grêle peut rétrécir (sténose) ou bien du tissu cicatriciel peut se former, ce qui risque de provoquer un blocage (occlusion intestinale). On peut avoir recours à une association de traitements en présence de troubles intestinaux, dont ne pas consommer d’aliments ni de liquides, administrer des liquides intraveineux et mettre en place une sonde nasogastrique.

Retour au menu

Saignement

Il peut y avoir un saignement ou une hémorragie si des vaisseaux sanguins n'ont pas été scellés complètement lors de la chirurgie ou si la femme  souffre d'un trouble de coagulation du sang. Le personnel infirmier vérifie souvent les bandages et les drains pour savoir s'il y a encore des saignements ou s’il y a un saignement important tout de suite après la chirurgie. S'il y a un saignement et qu'il est assez important, le chirurgien pourrait devoir ramener la femme en salle d'opération pour savoir d'où provient le saignement et l'arrêter.

On peut s'attendre à ce qu'il y ait un petit écoulement sanguinolent après la chirurgie. Il faut signaler tout saignement grave ou un saignement plus important ou au médecin ou à l'équipe de soins.

Retour au menu

Infection de la plaie

Chez certaines personnes, la plaie s’infecte après une chirurgie. Ce n'est pas un effet secondaire courant, mais l’infection est susceptible d'apparaître après n'importe quel type de chirurgie. On insère parfois des tubes dans la plaie pour drainer l'excès de liquide. On peut avoir recours aux antibiotiques pour aider à prévenir ou à traiter une infection. L'infection de la plaie est un effet secondaire temporaire de la chirurgie.

Signalez au médecin ou à l'équipe soignante tout signe d’infection comme de la rougeur, la présence de pus, un écoulement malodorant, une plus grande sensibilité ou une enflure plus importante au site de l’incision et une hausse de la température (fièvre).

Retour au menu

Caillots sanguins

La formation d'un caillot sanguin dans une jambe est appelée thrombose veineuse profonde (TVP). La TVP peut se produire tout de suite après la chirurgie puisque la personne ne peut pas bouger beaucoup et aussi en raison d'autres facteurs. Dans les cas les plus graves, le caillot sanguin peut se détacher et se déplacer jusqu'aux poumons (embolie pulmonaire, ou EP). L’EP peut causer un essoufflement et une baisse du taux d'oxygène dans le sang.

Cesser de fumer avant la chirurgie aide à réduire le risque de formation de caillots sanguins. Changer de position fréquemment, faire des exercices pour les jambes et les chevilles et sortir du lit dès que possible aident à réduire la formation de caillots sanguins. On peut injecter quotidiennement une faible dose d’un anticoagulant, comme l’héparine, pendant plusieurs semaines à la suite de la chirurgie afin d’aider à réduire la possibilité de formation de caillots sanguins chez les femmes chez qui ce risque est élevé.

Signalez au médecin ou à l'équipe de soins un essoufflement soudain, une douleur au thorax ou bien une rougeur, une enflure, une douleur ou des crampes au mollet.

Retour au menu

Lymphœdème

De la lymphe peut s’accumuler dans le corps quand on enlève les ganglions lymphatiques. Cela risque de causer un lymphœdème (enflure des membres). Le lymphœdème peut apparaître bien après la chirurgie et durer longtemps.

L’équipe de soins propose alors des traitements pour prévenir une accumulation supplémentaire de lymphe et atténuer l’enflure le plus possible. On peut soulager le lymphœdème en élevant la jambe affectée quand on est assis ainsi qu’en faisant de l’exercice et en ayant recours à la massothérapie.

Retour au menu

Ménopause provoquée par le traitement

La ménopause provoquée par le traitement est un effet secondaire immédiat et permanent chez les femmes à qui on a enlevé les deux ovaires lors d'une chirurgie du cancer de l'ovaire.

Retour au menu

Infertilité

L’infertilité est un effet secondaire immédiat et permanent chez les femmes qui subissent une hystérectomie totale ainsi qu’une salpingo-ovariectomie bilatérale. C'est la chirurgie la plus souvent pratiquée pour traiter un cancer de l'ovaire.

Retour au menu

Histoires

Dr Guy Sauvageau Progrès au chapitre de certaines leucémies

Plus de details

Transport vers les centres de traitement du cancer

Illustration d’une automobile

Depuis plus de 50 ans, le programme de transport de la Société canadienne du cancer aide les patients à canaliser leurs énergies dans leur combat contre le cancer sans avoir à se préoccuper de trouver un moyen de se rendre à leurs traitements.

Apprenez-en plus