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Cancer de l’ovaire

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Facteurs de risque du cancer de l'ovaire

Un facteur de risque est quelque chose, comme un comportement, une substance ou un état, qui accroît le risque d’apparition du cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque. Avoir des antécédents familiaux de cancer de l’ovaire est le plus important facteur de risque de cette maladie.

Le carcinome épithélial de l'ovaire est le type le plus courant de cancer de l'ovaire. Le nombre de nouveaux cas (incidence) de carcinome épithélial de l’ovaire augmente avec l’âge. On observe la plupart des carcinomes épithéliaux de l’ovaire chez les femmes qui ont terminé la ménopause.

Certaines femmes peuvent présenter un risque plus élevé que la moyenne d'être atteintes du cancer de l’ovaire. Discutez de votre risque avec votre médecin. S’il est plus élevé que la moyenne, vous pourriez avoir besoin d’un plan de dépistage personnalisé.

Les éléments qui suivent sont des facteurs de risque du carcinome épithélial de l’ovaire. On ne connaît pas bien les facteurs de risque des types moins courants de cancer de l’ovaire et ils pourraient différer de ceux du carcinome épithélial de l’ovaire. Mais un grand nombre de facteurs de risque du carcinome épithélial de l’ovaire sont les mêmes que ceux du cancer de la trompe de Fallope. Certains experts croient que c’est peut-être parce que certains carcinomes épithéliaux de l’ovaire prennent naissance dans une trompe de Fallope.

Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus important au moins important. Mais dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.

La recherche démontre qu’il n’existe aucun lien entre l’alcool ou le café et un risque plus élevé de carcinome épithélial de l’ovaire.

Facteurs de risque connus

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter votre risque de carcinome épithélial de l’ovaire.

Antécédents familiaux de cancer de l'ovaire

Quand il y a des antécédents familiaux de cancer de l'ovaire, cela signifie que 1 ou plusieurs proches parentes par le sang ont ou ont eu cette forme de cancer. Il arrive qu’on observe dans une famille plus de cas de cancer de l'ovaire que ce à quoi on s'attend par hasard. Il est possible qu’on ne sache pas avec certitude si cette disposition familiale est attribuable au hasard, à un mode de vie que des membres de la famille ont en commun, à un risque génétique transmis des parents à leurs enfants ou bien à une association de ces facteurs.

Si plusieurs de vos parentes sont atteintes du cancer de l’ovaire, votre risque de l’avoir peut être plus élevé. Ces parentes peuvent être du côté maternel ou du côté paternel.

Vous pouvez être plus à risque d’avoir un cancer de l’ovaire si une parente au premier degré (mère, sœur ou fille) en est atteinte. Votre risque est plus élevé si c’est votre mère qui a reçu un diagnostic de cancer de l'ovaire plutôt que votre fille. Votre risque peut être encore plus grand si cette parente a reçu ce diagnostic avant d’avoir 50 ans ou d’être ménopausée.

Avoir au moins 2 parentes au premier degré qui ont reçu un diagnostic de cancer de l'ovaire peut aussi accroître davantage votre risque.

Votre risque peut être légèrement plus élevé si 1 parente au premier degré et 1 parente au second degré (tante, grand-mère, nièce) ont reçu un diagnostic de cancer de l'ovaire.

Mutations des gènes BRCA

Le gène 1 du cancer du sein (BRCA1) et le gène 2 du cancer du sein (BRCA2) aident normalement à contrôler la croissance des cellules cancéreuses. Des mutations dans ces gènes (qui peuvent être transmises par le père ou la mère) font augmenter le risque de cancer du sein. Ces mutations font également augmenter le risque de cancer de l'ovaire. Mais ce ne sont pas toutes les femmes porteuses de mutations du gène BRCA1 ou BRCA2 qui seront atteintes d’un cancer de l'ovaire.

Dans l'ensemble, la mutation du gène BRCA1 accroît davantage le risque de cancer de l'ovaire que la mutation du gène BRCA2. Les femmes porteuses d'une mutation du BRCA1 sont plus susceptibles d’avoir un cancer de l’ovaire avant l’âge de 50 ans. Les femmes porteuses d'une mutation du BRCA2 sont plus susceptibles d’avoir un cancer de l’ovaire après l’âge de 60 ans. On diagnostique habituellement le cancer de l’ovaire à un plus jeune âge chez les femmes qui ne sont pas porteuses d’une mutation d’un gène BRCA.

Le cancer de l’ovaire est probablement lié à une mutation héréditaire du gène BRCA1 ou BRCA2 si :

  • plusieurs membres de la famille sont atteints du cancer du sein ou de l’ovaire;
  • 1 parente ou plus a été atteinte du cancer du sein avant d’avoir 50 ans;
  • une parente est atteinte du cancer du sein et du cancer de l’ovaire;
  • des membres de la famille sont atteints du cancer dans les deux seins (cancer du sein bilatéral);
  • un parent de sexe masculin est atteint du cancer du sein;
  • la femme est de descendance juive ashkénaze (Europe de l’Est).

Le carcinome séreux, qui est un type de carcinome épithélial de l’ovaire, est plus souvent lié aux mutations des gènes BRCA que d’autres types de cancer de l’ovaire. Un cancer de l’ovaire lié à une mutation des gènes BRCA fait aussi augmenter le risque de carcinome séreux papillaire du péritoine, qui est un cancer du revêtement de la cavité abdominale.

Les femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire lié à une mutation des gènes BRCA risquent également davantage d’avoir un cancer du sein et d’autres cancers. Discutez de vos risques avec votre médecin. L'évaluation du risque génétique et le dépistage génétique pourraient être une option pour certaines femmes.

Syndrome de Lynch

Le syndrome de Lynch est aussi appelé cancer colorectal héréditaire sans polypose, ou HNPCC. C’est un trouble génétique peu courant qui accroît le risque de cancer colorectal et d'autres cancers, dont le cancer de l'ovaire. Les femmes atteintes d’un syndrome de Lynch de type B, ou syndrome de Lynch de type II, risquent davantage d’avoir un jour un carcinome épithélial de l'ovaire.

Aucune grossesse ni aucun accouchement

Les femmes qui n'ont jamais été enceintes sont plus susceptibles d'être atteintes d'un cancer de l'ovaire que les femmes qui ont déjà été enceintes. Les chercheurs croient que ce risque plus faible est attribuable aux hormones présentes lors de la grossesse qui ont un effet protecteur. Il est également possible que le risque plus élevé des femmes n’ayant jamais été enceintes soit lié aux facteurs qui pourraient faire en sorte qu'il leur est difficile tomber enceintes.

Le risque de cancer de l’ovaire est également plus élevé chez les femmes qui n’ont jamais donné naissance à un enfant, même si elles ont été enceintes. Les chercheurs ne savent pas vraiment si cette hausse du risque est liée aux mêmes facteurs qui font augmenter le risque de cancer de l’ovaire chez les femmes qui n’ont jamais été enceintes.

Antécédents familiaux de certains cancers

Les femmes qui ont des antécédents familiaux de cancer du sein risquent davantage d'être atteintes d'un cancer de l'ovaire. Des antécédents familiaux de cancer colorectal, de l'utérus ou du pancréas peuvent aussi accroître le risque de cancer de l’ovaire.

Antécédents personnels de cancer du sein

Les femmes ayant reçu un diagnostic de cancer du sein sont plus susceptibles d'être atteintes du cancer de l'ovaire. Une mutation des gènes BRCA pourrait en être la cause. Certains facteurs de risque du cancer du sein liés aux antécédents menstruels de la femme pourraient aussi accroître la probabilité qu’elle a d’être un jour atteinte du cancer de l’ovaire. Ces facteurs de risque sont entre autres l’apparition des premières règles tôt (moins de 11 ans) ou l’arrivée de la ménopause à un âge plus avancé (après 55 ans).

Grande taille à l’âge adulte

Les femmes qui sont grandes risquent un peu plus d’être atteintes du cancer de l’ovaire. Les chercheurs pensent que cette hausse du risque pourrait être attribuable à des facteurs développementaux comme la croissance et la puberté.

Descendance juive ashkénaze

Les femmes de descendance juive ashkénaze (Europe de l'Est) sont plus susceptibles que les femmes de la population générale d'être porteuses de mutations des gènes BRCA1 et BRCA2. Environ 1 femme juive ashkénaze sur 40 est porteuse d'une mutation d'un gène BRCA, ce qui est considérablement plus élevé que dans la population générale. Les femmes porteuses de ces mutations risquent davantage d'être atteintes du cancer de l'ovaire.

Hormonothérapie substitutive

On a recours à l’hormonothérapie substitutive (HTS) pour contrôler les symptômes de la ménopause comme les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale et les sautes d’humeur.

La recherche laisse entendre que la HTS par œstrogène seulement ainsi que la HTS combinée (œstrogène et progestérone) font augmenter le risque de cancer de l’ovaire. Plus longtemps vous prenez de l’œstrogène, plus votre risque est grand. Les femmes qui ont suivi une HTS pendant plus de 5 ans risquent davantage d’être atteintes d’un cancer de l’ovaire que les femmes qui l’ont suivie pendant moins de 5 ans. Lors d’une vaste étude, on a également découvert que, plus l’usage de la HTS est récent, plus le risque est affecté. Les utilisatrices actuelles de la HTS risquent davantage d’être atteintes d’un cancer de l’ovaire que les femmes qui ont cessé de suivre une HTS, peu importe la durée.

Tabagisme

Le tabagisme accroît le risque de carcinome mucineux, un type de carcinome épithélial de l'ovaire chez la femme.

Amiante

Les femmes exposées à l'amiante, en particulier au travail, risquent davantage d'être un jour atteintes d’un cancer de l'ovaire.

Endométriose

L’endomètre est le revêtement de l’utérus. L'endométriose est caractérisée par le développement de l'endomètre hors de l’utérus. Il peut se développer sur les ovaires, derrière l'utérus, sur l’intestin grêle, sur le gros intestin ou sur la vessie. Le risque d’avoir un cancer de l’ovaire pourrait être plus élevé chez les femmes qui font de l’endométriose, en particulier si les ovaires en sont affectés. D'autres études démontrent que le risque d’apparition de certains types de cancer de l'ovaire, dont les tumeurs à cellules claires et les tumeurs endométrioïdes, pourrait être plus élevé chez les femmes atteintes d'endométriose.

Facteurs de risque possibles

On a établi un certain lien entre les facteurs qui suivent et le cancer de l’ovaire, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour affirmer qu'ils sont des facteurs de risque connus. On doit faire plus de recherches pour clarifier le rôle de ces facteurs dans le développement du cancer de l’ovaire.

Obésité

Être obèse, c’est avoir un indice de masse corporelle (IMC) de 30 ou plus. Certaines études ont démontré que l'obésité pourrait accroître le risque de cancer de l'ovaire.

Application de poudre de talc sur les organes génitaux

Des études de recherche portant sur l'application de poudre de talc sur la région génitale et le risque de cancer de l'ovaire donnent des résultats variables. Des recherches portent à croire que certaines sources de poudre de talc pourraient avoir déjà été contaminées à l'amiante ou avoir contenu des fibres amiantiformes, c’est-à-dire qui ont des propriétés semblables à celles de l'amiante. La poudre de talc disponible de nos jours est testée afin qu’on s’assure qu’elle ne contient pas d’amiante. Les poudres de talc à base de fécule de maïs ne font pas augmenter le risque de cancer de l’ovaire.

Facteurs de risque inconnus

On n’arrive pas encore à déterminer si les facteurs suivants sont liés au cancer de l’ovaire. C’est peut-être parce que les chercheurs ne parviennent pas à établir définitivement ce lien ou que les études ont engendré différents résultats. Il faut mener d’autres études afin de savoir si les éléments qui suivent sont des facteurs de risque du cancer de l’ovaire : 

  • consommer une certaine quantité d’aliments ou certains types d’aliments, comme le lait et les produits laitiers, les matières grasses, les légumes, les fruits ou la viande
  • avoir recours aux inducteurs de l’ovulation
  • avoir un comportement sédentaire, ce qui veut dire qu’on est trop longtemps assis

Questions à poser à votre équipe de soins

Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur les risques à votre équipe de soins.

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photo of Dan Je me sens honoré d’avoir fait partie de la vie de ces gens... honoré d’avoir été là pour eux, de les avoir écoutés et de leur avoir donné espoir.

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