Cancer de l'oropharynx

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Recherche sur le cancer de la tête et du cou

On en apprend toujours plus sur le cancer. Les chercheurs et les professionnels de la santé se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche pour élaborer de meilleures façons de traiter le cancer de la tête et du cou. Le texte qui suit traite de différentes recherches qui se révèlent prometteuses dans le traitement du cancer de la tête et du cou.

Nous avons inclus de l’information qui provient des sources suivantes. Chaque article comporte un numéro d’identification dont le lien mène à un bref résumé.

  • PubMed, US National Library of Medicine (PMID)
  • Canadian Cancer Trials et ClinicalTrials.gov (NCT)

Chirurgie

Des chercheurs tentent de trouver les meilleures façons de traiter le cancer de la tête et du cou à l’aide de la chirurgie. Ils veulent découvrir de nouvelles manières de pratiquer la chirurgie qui causent moins de blessures au corps (micromanipulation chirurgicale) et moins de problèmes (complications).

Pour la chirurgie robotique transbuccale et la microchirurgie au laser par voie transbuccale, on a recours à un robot chirurgical ou à un laser muni d’un endoscope pour enlever les tumeurs de la tête et du cou par la bouche. Des chercheurs étudient ces traitements surtout pour le cancer de l’oropharynx. Ils veulent savoir s’ils sont plus efficaces et s’ils causent moins d’effets secondaires que les chirurgies plus effractives ou d’autres traitements comme la chimiothérapie et la radiothérapie (The Journal of Craniofacial Surgery, PMID 30480635; Oral Oncology, PMID 30409323; The Laryngoscope, PMID 30152175).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la chirurgie du cancer.

Radiothérapie

Des chercheurs tentent de trouver comment améliorer la radiothérapie comme traitement du cancer de la tête et du cou.

La protonthérapie est un type de radiothérapie externe qui a recours à des faisceaux de protons (particules chargées positivement) plutôt que de rayonnement pour détruire le tissu cancéreux. Les faisceaux de rayonnement libèrent de l’énergie avant et après avoir atteint leur cible. Les faisceaux de protons sont différents puisqu’ils libèrent la plus grande partie de leur énergie après avoir circulé une certaine distance. Ils causent ainsi très peu de dommages aux tissus qu’ils traversent et on peut donc administrer plus de radiation à la tumeur. Des chercheurs étudient la protonthérapie comme traitement du cancer de la tête et du cou, en particulier du cancer qui réapparaît après avoir été traité par radiothérapie (Current Treatment Options in Oncology, PMID 29744681; Radiation Oncology, PMID 27639891; Journal of Cancer Research and Clinical Oncology, PMID 26521257; ClinicalTrials.gov, NCT 01893307).

La radiothérapie stéréotaxique corporelle (RSC) émet une forte dose de radiation à ciblage précis vers les tumeurs difficiles à atteindre en moins de séances que la radiothérapie externe standard. Cela réduit les effets nocifs (toxicités) de la radiation sur le tissu sain. Des chercheurs évaluent la réadministration de la RSC (réirradiation) comme traitement du cancer de la tête et du cou qui est réapparu après une radiothérapie externe standard. Les études préliminaires démontrent que la RSC pourrait aider à contrôler le cancer et à améliorer la survie, mais des essais cliniques randomisés sont nécessaires pour confirmer ces résultats (Head and Neck, PMID 29684256; Critical Reviews in Oncology/Hematology, PMID 29373181; International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, PMID 25680594).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la radiothérapie.

Chimiothérapie

Voici des recherches importantes sur la chimiothérapie du cancer de la tête et du cou.

On administre une chimiothérapie d’induction comme premier traitement, qu’on fait suivre d’autres traitements. Les chercheurs tentent de savoir si la chimiothérapie d’induction suivie d’une chimioradiothérapie est plus efficace que l’administration d’une chimioradiothérapie seulement comme traitement du cancer de la tête et du cou (Annals of Oncology, PMID 28911070; European Journal of Cancer, PMID 28214653; Radiotherapy and Oncology, PMID 26589131).

La chimiothérapie métronomique est l’administration de plus petites doses d’un médicament sur une plus longue période, ce qui peut aider à réduire les effets secondaires tout en contrôlant le cancer. Les chercheurs étudient la chimiothérapie métronomique comme traitement du cancer de la tête et du cou qui est réapparu après le traitement. La recherche démontre que la chimiothérapie métronomique peut être une option de traitement pour le cancer de la tête et du cou de stade avancé, en particulier quand d’autres traitements n’ont pas été efficaces (Indian Journal of Cancer, PMID 29199656; Medicine, PMID 28403082).

Voici de nouveaux agents chimiothérapeutiques qui se révèlent prometteurs dans le traitement du cancer de la tête et du cou :

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la chimiothérapie.

Immunothérapie

L’immunothérapie aide à renforcer ou à rétablir la capacité du système immunitaire de combattre le cancer. Des chercheurs étudient les types suivants d’immunothérapie comme traitement du cancer de la tête et du cou.

Les inhibiteurs du point de contrôle immunitaire sont des types de médicaments immunothérapeutiques appelés anticorps monoclonaux. Le système immunitaire s’empêche habituellement d’attaquer les cellules normales en se servant de protéines spécifiques appelées point de contrôle, qui sont fabriquées par certaines cellules du système immunitaire. Les cellules du cancer de la tête et du cou ont parfois recours à ces points de contrôle pour éviter d’être attaquées par le système immunitaire. Les inhibiteurs de point de contrôle immunitaire bloquent les protéines spécifiques des points de contrôle, permettant ainsi aux cellules du système immunitaire, appelées cellules T, d’attaquer et de détruire les cellules cancéreuses. Les chercheurs étudient les inhibiteurs du point de contrôle immunitaire qui suivent pour le cancer de la tête et du cou :

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur l’immunothérapie.

Traitement ciblé

Les médicaments ciblés ciblent des molécules spécifiques, habituellement des protéines, qui incitent les cellules cancéreuses à croître. Les médicaments ciblés qui suivent se révèlent prometteurs dans le traitement du cancer de la tête et du cou.

Les inhibiteurs de la PI3K (phosphatidylinositol kinase de type 3) inactivent la PI3K, une enzyme présente dans les cellules qui les fait croître et se diviser. Des chercheurs étudient des inhibiteurs de la PI3K, tels que le buparlisib, comme traitement du cancer de la tête et du cou (Lancet Oncology, PMID 28131786).

Les inhibiteurs de la mTOR bloquent l’action de la mTOR, soit une protéine qui contrôle le métabolisme et la croissance des cellules ainsi que la rapidité à laquelle elles se multiplient. Des chercheurs étudient les inhibiteurs de la mTOR qui suivent comme traitement du cancer de la tête et du cou :

Les inhibiteurs de la tyrosine kinase sont des médicaments qui bloquent l’enzyme appelée tyrosine kinase, qui aide les cellules à se former et à croître. Des chercheurs étudient les inhibiteurs de la tyrosine kinase qui suivent comme traitement du cancer de la tête et du cou :

Les anticorps monoclonaux bloquent une cible (souvent une protéine) située sur la surface externe de la cellule cancéreuse. Ils y parviennent en reconnaissant la protéine et en s’y fixant, l’empêchant ainsi de faire son travail. Le panitumumab (Vectibix) est un anticorps monoclonal qui se lie aux protéines du récepteur du facteur de croissance épidermique (R-EGF) présentes sur les cellules cancéreuses. Des chercheurs étudient le panitumumab comme traitement du cancer de la tête et du cou (The Oncologist, PMID 28592616 ; European Journal of Cancer, PMID 28040660).

Autres traitements

Des chercheurs évaluent les traitements suivants afin de savoir s’ils pourraient être efficaces contre le cancer de la tête et du cou.

La thérapie photodynamique (TPD) détruit les cellules cancéreuses à l’aide d’un médicament appelé photosensibilisant, qui les rend très sensibles à la lumière laser. Les sources de lumière laser ne peuvent habituellement pas traverser plus de quelques millimètres de tissu, c’est pourquoi la TPD est surtout utilisée pour traiter les régions à la surface de la peau ou juste en dessous ou bien à l’intérieur du revêtement de certains organes internes. Des chercheurs étudient la TPD comme traitement du cancer de la tête et du cou (Journal of Investigative and Clinical Dentistry, PMID 28480637; Oral Oncology, PMID 26865261; Photodiagnosis and Photodynamic Therapy, PMID 26072296, PMID 25917042).

Le traitement au laser de faible intensité a recours à un laser de faible puissance pour enlever du tissu. Des chercheurs étudient le laser de faible intensité comme alternative à la radiothérapie pour prévenir l’apparition de la douleur dans la bouche (mucosite), qui est un effet secondaire courant de la chimioradiothérapie (Oral Oncology, PMID 26559740).

L’ablation par radiofréquence et par micro-ondes a recours à des ondes électriques de haute fréquence pour produire de la chaleur qui détruira les cellules cancéreuses. Elle peut être une alternative intéressante au traitement standard des cancers de la tête et du cou qui récidivent ou qui sont avancés (Journal of Vascular and Interventional Radiology, PMID 26210246).

Pour en apprendre davantage sur la recherche sur le cancer

Les chercheurs tentent toujours d’en savoir davantage sur le cancer de la tête et du cou. L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de traiter le cancer de la tête et du cou. Il évalue également des manières de prévenir, de trouver ou de gérer le cancer.

L’essai clinique permet d’obtenir des renseignements sur l’innocuité et l’efficacité de nouvelles approches afin de déterminer si elles doivent être offertes à plus grande échelle. La plupart des traitements standards du cancer de la tête et du cou ont d’abord démontré leur efficacité en essai clinique.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le cancer et les essais cliniques.

endoscope

Instrument mince semblable à un tube muni d’une source lumineuse et d’une lentille qui sert à examiner ou à traiter des organes ou des structures du corps.

L’endoscope peut être flexible ou rigide. Il peut être doté d’un outil servant à prélever du tissu devant être examiné. Les endoscopes spécialisés peuvent être équipés d’autres accessoires conçus pour l’examen ou le traitement d’organes ou de structures spécifiques du corps.

On nomme chaque endoscope spécialisé selon l’organe ou la structure qu’il permet d’examiner ou de traiter.

invasif

Se dit d’une intervention ou d’un instrument qui permet de passer à travers la peau ou d’accéder à une cavité du corps. Effractif est synonyme d’invasif dans ce cas-ci.

Se dit d’une maladie (comme le cancer) qui se développe dans les tissus voisins (infiltrante) ou qui s’est propagée hors des tissus dans lesquels elle a pris naissance (envahissante).

radiothérapie externe

Type de radiothérapie lors duquel on utilise un appareil situé à l’extérieur du corps pour diriger un faisceau de radiation à travers la peau vers une partie spécifique du corps, habituellement une tumeur.

randomisé

Déterminé tout à fait au hasard.

Les participants à un essai clinique randomisé, par exemple, sont assignés au hasard soit au groupe témoin (ceux qui ne sont pas soumis à la nouvelle méthode à l’étude visant à prévenir, à détecter, à traiter ou à contrôler la maladie), soit au groupe expérimental (ceux qui sont soumis à la nouvelle méthode à l’étude visant à prévenir, à détecter, à traiter ou à contrôler la maladie).

Le terme randomisation se rapporte au processus selon lequel les participants sont assignés au hasard au groupe témoin ou au groupe expérimental.

chimioradiothérapie

Traitement qui associe la chimiothérapie à la radiothérapie. On administre la chimiothérapie durant la même période que la radiothérapie. Certains types de chimiothérapie rendent la radiothérapie plus efficace.

anticorps monoclonal

Substance qui a la capacité de reconnaître une molécule cible particulière (antigène) d’une cellule cancéreuse et de s’y fixer.

Les anticorps monoclonaux peuvent nuire à la fonction cellulaire ou peuvent servir à transporter des médicaments, des toxines ou des matières radioactives directement vers une tumeur.

enzyme

Protéine capable d’activer certaines réactions chimiques dans le corps.

Par exemple, les enzymes favorisent la digestion de la nourriture dans les intestins.

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