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Lymphome non hodgkinien

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Traitements du lymphome non hodgkinien indolent

En présence d’un lymphome non hodgkinien (LNH) indolent (d’évolution lente), on peut avoir recours aux options de traitement suivantes. Votre équipe de soins proposera des traitements en fonction de vos besoins et discutera avec vous afin d’élaborer un plan de traitement. Les traitements proposés dépendent du stade du LNH indolent, c’est-à-dire limité (stade I ou II) ou avancé (stade III ou IV). Les médecins prennent aussi en considération le type de LNH, votre âge et votre état de santé global quand ils planifient le traitement.

Certains LNH indolents croissent lentement et peuvent ne causer que quelques symptômes en se développant. Ils se sont donc souvent déjà propagés à différentes parties du corps et sont à un stade avancé quand on pose le diagnostic initial.

Le LNH indolent réagit souvent bien au traitement et peut souvent être contrôlé pendant bien des années. Certaines personnes atteintes d’un LNH indolent n’ont jamais besoin d’être traitées. Le LNH indolent a tendance à réapparaître (récidive) après le traitement. Il peut également devenir résistant au traitement avec le temps. Certains LNH indolents peuvent aussi se transformer en un type plus agressif de LNH et être donc traités comme ce type de LNH.

Traitements du LNH indolent de stade limité

En présence d’un LNH indolent (d’évolution lente) de stade limité, on peut avoir recours aux options de traitement suivantes.

Radiothérapie

On a surtout recours à la radiothérapie externe quand seulement 1 ou peu de groupes de ganglions lymphatiques contiennent des cellules du lymphome. On l’appelle également radiothérapie du champ atteint puisqu’on l’administre aux régions affectées. Il est également possible de l’administrer aux ganglions lymphatiques voisins.

Observation vigilante

Il est possible qu’on n’ait pas besoin de traiter le LNH indolent immédiatement puisqu’il évolue lentement. Il peut n’y avoir aucun changement pendant de longues périodes. On peut proposer l’observation vigilante, aussi appelée surveillance active, à certaines personnes qui n’éprouvent pas de symptômes. Votre équipe de soins surveillera attentivement le LNH et aura recours à des tests et à des examens pour vérifier s’il évolue ou si votre état s’aggrave. Elle commence le traitement quand le LNH évolue et cause des symptômes.

Chimiothérapie

Les médecins peuvent proposer la chimiothérapie à certaines personnes atteintes d’un LNH indolent de stade limité. Elle peut être une option de traitement si une personne n’est pas en mesure de recevoir de radiothérapie parce qu’il n’est pas possible d’inclure tout le LNH dans le champ de rayonnement et que le LNH cause des symptômes. On peut administrer un seul agent chimiothérapeutique, mais habituellement, on en associe certains. Il arrive parfois qu’on administre un médicament biologique avec les agents chimiothérapeutiques.

On peut avoir recours à un seul de ces médicaments :

  • fludarabine (Fludara)
  • bendamustine (Treanda)
  • chlorambucil (Leukeran)

Les associations d’agents chimiothérapeutiques les plus souvent administrées pour traiter le LNH indolent de stade limité sont les suivantes :

  • CHOP – cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox), doxorubicine (Adriamycin), vincristine (Oncovin) et prednisone
  • R-CHOP – CHOP avec rituximab (Rituxan)
  • CVP – cyclophosphamide, vincristine et prednisone
  • R-CVP – CVP avec rituximab

Traitement ciblé

On peut proposer un traitement ciblé avec une chimiothérapie pour certains LNH indolents de stade limité. Le rituximab (Rituxan) est le médicament ciblé qu’on administre le plus souvent, et seulement pour les lymphomes à lymphocytes B.

Traitements du LNH indolent de stade avancé

En présence d’un LNH indolent (d’évolution lente) de stade avancé, on peut avoir recours aux options de traitement suivantes.

Observation vigilante

On peut proposer l’observation vigilante à certaines personnes qui n’éprouvent pas de symptômes. Tout comme dans le cas du LNH indolent de stade limité, on commence le traitement quand le LNH change et cause des symptômes.

Chimiothérapie

On administre une chimiothérapie quand le LNH indolent de stade avancé cause des symptômes ou semble évoluer. Les agents chimiothérapeutiques peuvent être administrés seuls, mais habituellement, on en associe certains.

Les agents chimiothérapeutiques qu’on peut administrer seuls sont entre autres ceux-ci :

  • fludarabine
  • bendamustine
  • chlorambucil
  • cyclophosphamide

Les associations d’agents chimiothérapeutiques les plus souvent administrées pour traiter le LNH indolent de stade avancé sont les suivantes :

  • CHOP – cyclophosphamide, doxorubicine, vincristine et prednisone
  • R-CHOP – CHOP avec rituximab
  • CVP – cyclophosphamide, vincristine et prednisone
  • R-CVP – CVP avec rituximab
  • BR – bendamustine et rituximab

Radiothérapie

On peut aussi administrer une radiothérapie externe à des régions spécifiques afin de contrôler les symptômes d’un LNH indolent de stade avancé.

Traitement ciblé

On peut proposer un traitement ciblé pour certains lymphomes à lymphocytes B indolents de stade avancé. Le rituximab est le médicament ciblé le plus employé. On peut l’administrer seul, mais on l’associe habituellement à la chimiothérapie.

Traitements du LNH indolent récidivant ou réfractaire

Le LNH indolent (d’évolution lente) peut réapparaître (récidiver) de nombreuses fois. Il peut également devenir réfractaire avec le temps, ce qui signifie que les traitements ont cessé d’être efficaces. Certains LNH indolents peuvent se transformer ou récidiver en un type de LNH plus agressif (d’évolution rapide). On traite alors la maladie comme un LNH agressif.

En présence d’un LNH indolent récidivant ou réfractaire, on peut avoir recours aux options de traitement suivantes.

Chimiothérapie

Les médecins peuvent avoir recours aux agents chimiothérapeutiques qu’ils ont employés la première fois pour traiter le LNH s’il y a bien réagi. Il arrive que les doses administrées soient différentes de la première fois ou plus fortes.

Les médecins peuvent proposer d’administrer un seul de ces agents chimiothérapeutiques pour traiter un LNH indolent récidivant ou réfractaire :

  • fludarabine
  • bendamustine
  • chlorambucil
  • cyclophosphamide

Les associations d’agents chimiothérapeutiques les plus souvent administrées sont entre autres celles-ci :

  • CHOP
  • R-CHOP
  • CVP
  • R-CVP
  • BR
  • FND – fludarabine, mitoxantrone (Novantrone) et dexaméthasone (Decadron, Dexasone)

Traitement ciblé

On peut proposer un traitement ciblé pour un lymphome à lymphocytes B indolent récidivant ou réfractaire. Le rituximab est le médicament ciblé le plus employé et on peut l’administrer seul ou dans le cadre d’une chimiothérapie d’association. D’autres médicaments, comme l’ibritumomab (Zevalin), peuvent être employés si la chimiothérapie et le rituximab ne semblent plus fonctionner.

Greffe de cellules souches

On peut proposer une greffe de cellules souches à certaines personnes atteintes d’un LNH indolent récidivant ou réfractaire si d’autres traitements ne sont pas efficaces.

Radiothérapie

On peut administrer une radiothérapie externe pour une LNH récidivant. Les médecins peuvent y avoir recours pour réduire la taille de la tumeur ou de ganglions lymphatiques plus gros que la normale qui exercent une pression sur des nerfs, causant ainsi de la douleur. Administrer une radiothérapie à ces régions peut aider à réduire la taille de grosses tumeurs et à soulager la douleur.

Essais cliniques

On peut vous demander si vous voulez participer à un essai clinique sur le LNH. Apprenez-en davantage sur les essais cliniques.

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