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Lymphome non hodgkinien

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Effets secondaires possibles de la chimiothérapie pour un lymphome non hodgkinien

Peu importe le type de traitement choisi pour un lymphome non hodgkinien (LNH), il est possible que des effets secondaires se produisent. Cependant, ils n’affectent pas toutes les personnes; si c’est le cas, chacune ne les ressent pas de la même façon. Les effets secondaires de la chimiothérapie dépendent surtout des éléments suivants :

  • type de médicament
  • dose
  • mode d'administration du médicament
    • Pour traiter le LNH, on peut administrer les agents chimiothérapeutiques sous forme de comprimés qui sont pris par la bouche, dans une veine (voie intraveineuse) et, dans certains cas, dans l’espace qui contient le liquide céphalorachidien (voie intrathécale).
  • durée de l’administration du médicament
  • état de santé global de la personne

La chimiothérapie détruit les cellules cancéreuses, mais elle peut également endommager les cellules saines. Les divers tissus et cellules du corps tolèrent différemment la chimiothérapie.

Les effets secondaires peuvent se manifester n'importe quand lors de la chimiothérapie. Certains se produisent en cours de traitement, d'autres tout de suite après ou quelques jours et même quelques semaines plus tard. La plupart disparaissent une fois la chimiothérapie terminée. Cependant, il y a des effets secondaires qui peuvent persister pendant un moment puisque les cellules saines ont besoin de temps pour se rétablir des effets des agents chimiothérapeutiques. Des effets tardifs peuvent se manifester des mois voire des années après le traitement. Certains effets secondaires sont susceptibles de durer longtemps ou d'être permanents.

Si on administre une radiothérapie en même temps qu’une chimiothérapie, cela peut aggraver les effets secondaires de la chimiothérapie.

Il est important de signaler tout effet secondaire à son équipe soignante. Les médecins peuvent évaluer (mesurer) la gravité de certains d'entre eux. Il arrive parfois qu'on doive ajuster les doses ou les horaires si les effets secondaires sont importants.

Aplasie médullaire

La chimiothérapie à laquelle on a recours pour traiter le lymphome non hodgkinien (LNH) affecte couramment la moelle osseuse et peut causer une aplasie médullaire, ce qui risque de mener à :

  • des infections, dues à une baisse du nombre de globules blancs (neutropénie)
    • Les infections sont plus susceptibles de se produire chez les personnes traitées par chimiothérapie à dose intensive. Les infections bactériennes sont le type le plus courant d’infection après une chimiothérapie du LNH bien que les infections associées aux champignons, aux virus et à d’autres organismes peuvent aussi se manifester.
  • des ecchymoses et des saignements, dus à une baisse du nombre de plaquettes (thrombocytopénie)
  • de la fatigue, une pâleur et un malaisemalaiseSensation généralisée d’inconfort ou d’un trouble physiologique., dus à une baisse du nombre de globules rouges (anémie)

La baisse du nombre de cellules sanguines est le résultat de la chimiothérapie sur la moelle osseuse, là où sont fabriquées les cellules sanguines. Le nombre de cellules sanguines atteint souvent son plus bas niveau de 7 à 14 jours après la chimiothérapie. L'aplasie médullaire est l'effet secondaire le plus courant et le plus grave de la chimiothérapie. Lorsqu'il se produit, on pourrait devoir ajuster la dose ou bien cesser le traitement temporairement ou le retarder.

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Douleur dans la bouche

La douleur dans la bouche (aussi appelée stomatite ou mucosite buccale) est le résultat de la chimiothérapie sur les cellules à croissance rapide qui tapissent l'intérieur de la bouche. Certains médicaments qui servent à traiter le LNH peuvent rendre la bouche endolorie. Cet effet se produit plus souvent quand les doses sont élevées. La douleur dans la bouche se manifeste environ une semaine (entre le 5e et le 14e jour) après qu'on ait commencé la chimiothérapie. Elle s'atténue souvent d’elle-même quelques semaines après le traitement.

Il est possible que des lésions douloureuses, des ulcères ou des infections apparaissent dans la bouche. Une hygiène de la bouche régulière et minutieuse peut aider à prévenir la douleur et à atténuer l'infection. C'est l'équipe soignante qui donne les directives à suivre sur la fréquence des nettoyages et des rinçages de la cavité buccale et sur les produits à utiliser. Des analgésiques ou des solutions orales spéciales peuvent être nécessaires pour soulager la douleur.

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Fatigue

La fatigue est un effet secondaire courant de la chimiothérapie. Elle rend une personne plus lasse que d'habitude et peut nuire aux activités quotidiennes et au sommeil. La fatigue peut être causée par l'anémie, des médicaments spécifiques, une perte d'appétit, la dépression ou bien des substances toxiques produites lorsque les cellules cancéreuses se décomposent et meurent. La fatigue peut se manifester plusieurs jours après un cycle de chimiothérapie et s'atténuer avec le temps. Il est aussi possible qu'elle se prolonge bien après que le traitement du LNH soit terminé.

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Nausées et vomissements

Certains agents chimiothérapeutiques employés pour traiter le LNH peuvent causer des nausées et des vomissements. Chacun a des effets différents, mais les nausées et les vomissements sont plus susceptibles de se produire lorsqu'on associe des agents chimiothérapeutiques, en particulier s’il y a de la doxorubicine (Adriamycin).

Les nausées et vomissements peuvent se manifester au cours des premières heures qui suivent la chimiothérapie et durent habituellement environ 24 heures. Cependant, il est possible que ces effets soient à retardement et qu'ils persistent quelques jours. Chez certaines personnes, la nausée d'anticipation peut se manifester après quelques séances, c'est-à-dire qu'elles ont la nausée avant même l'administration du médicament parce qu'elles s'attendent à être malades.

On pourrait ajouter des corticostéroïdes, comme la prednisone (Deltasone), à la chimiothérapie dans le cadre du traitement du LNH. Bien qu’ils ne causent habituellement pas de nausées et de vomissements, les corticostéroïdes peuvent irriter l’estomac et causer des brûlures gastriques.

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Perte d'appétit

Les nausées et vomissements, la fatigue ou une accumulation de déchets causée par la mort des cellules cancéreuses peuvent engendrer une perte d'appétit. Certains agents chimiothérapeutiques risquent de causer temporairement des changements du goût et de l'odorat, susceptibles de rendre les aliments moins appétissants. Il y a des gens qui se désintéressent de la nourriture et qui ne mangent plus même s'ils savent qu'ils doivent le faire, ce qui risque de mener à une perte de poids et à la malnutrition. Continuer de bien s'alimenter pendant et après la chimiothérapie est important pour aider une personne à se rétablir du traitement.

On pourrait ajouter des corticostéroïdes, comme la prednisone (Deltasone), à la chimiothérapie dans le cadre du traitement du LNH. Au lieu de réduire l’appétit, ces médicaments peuvent accroître l’appétit et le taux de sucre sanguin.

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Diarrhée

La diarrhée se produit lorsque le nombre de selles évacuées est plus élevé que d'habitude et qu'elles sont plus liquides. C'est le résultat des agents chimiothérapeutiques qui affectent souvent les cellules qui tapissent le tube digestif (tractus gastro-intestinal). De nombreux facteurs font augmenter le risque de souffrir de diarrhée, dont le type et la dose d'agent chimiothérapeutique administré. Elle est souvent plus importante lorsqu'on associe des médicaments. La diarrhée se manifeste peu après le début de la chimiothérapie et est susceptible de se prolonger jusqu'à 2 semaines après le traitement.

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Constipation

La constipation se produit lorsque les selles deviennent dures et sèches et qu'elles sont difficiles à évacuer. De nombreux facteurs font augmenter le risque de souffrir de constipation, dont le type d'agent chimiothérapeutique employé, les médicaments administrés avec la chimiothérapie pour soulager les nausées et les vomissements et la diminution de l'apport en liquides. La constipation se manifeste habituellement de 3 à 7 jours après l'administration de la chimiothérapie. La vincristine (Oncovin) est l’un des médicaments qui font partie des protocoles CHOP et CVP qui servent à traiter certains types de LNH susceptibles de constiper.

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Perte de poils et de cheveux

La perte de poils et de cheveux (alopécie) est un effet secondaire courant de nombreux agents chimiothérapeutiques mais non de tous ces médicaments. Les follicules pileux sont sensibles à ces agents puisqu'ils se développent rapidement. Il est impossible de prévoir la durée et l'étendue de l'alopécie, qui dépend du type et de la dose de médicament administré pour traiter le LNH ainsi que de facteurs personnels. La perte de poils peut se produire sur toutes les parties du corps, dont le visage et le cuir chevelu (cheveux). Elle peut commencer quelques jours ou de 2 à 3 semaines après le début de la chimiothérapie. Les poils repoussent habituellement une fois le traitement terminé.

On recommande souvent de ne pas permanenter, raidir ou colorer les cheveux en cours de traitement et d'attendre qu'une nouvelle pousse de cheveux se stabilise et qu'ils retrouvent leur état d'origine. Cela peut prendre jusqu'à 6 mois ou plus après le traitement. Renseignez-vous auprès d'un membre de votre équipe soignante afin de savoir quand il sera possible de refaire usage de ces produits.

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Changements cutanés

Les médicaments administrés pour traiter le LNH peuvent aussi causer des éruptions cutanées ou des ampoules. Il se peut que la peau devienne plus foncée et que des saillies ou des bandes foncées apparaissent sur les ongles. Les changements de la peau sont plus susceptibles de se produire quand on a recours à des médicaments comme la doxorubicine (Adriamycin) ou la cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox).

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Cystite

Certains agents chimiothérapeutiques administrés pour traiter le LNH, comme la cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox), peuvent irriter le revêtement de la vessie et causer une inflammation ou un saignement (cystite). La cystite est plus susceptible de se produire quand on administre de fortes doses de cyclophosphamide. Boire beaucoup de liquides et vider souvent sa vessie peuvent réduire le risque de cystite.

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Syndrome de lyse tumorale

Le syndrome de lyse tumorale (SLT) est un trouble qui peut se produire parce que les cellules cancéreuses se décomposent rapidement quand on administre une chimiothérapie. Le SLT est le plus susceptible de se manifester quand on administre une chimiothérapie pour un lymphome agressif. Il survient habituellement en début de traitement, alors qu’un grand nombre de cellules tumorales sont supprimées, et peut durer de 5 à 7 jours. Lorsque les cellules cancéreuses sont détruites, elles se décomposent et libèrent des substances dans le sang, qui risquent d'affecter les reins, les articulations, le coeur et le système nerveux. Il est possible que les médecins administrent plus de liquides ainsi qu’un médicament appelé allopurinol (Zyloprim) pour prévenir le SLT.

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Dommages aux organes

Il existe des agents chimiothérapeutiques qui peuvent causer des dommages aux organes. On prend des précautions pour limiter les dommages aux cellules saines, mais il arrive parfois que les organes soient affectés. Qu'il en soit ainsi ou non dépend de nombreux facteurs. Les organes qui peuvent être endommagés par les agents chimiothérapeutiques administrés pour traiter un LNH sont entre autres ceux-ci :

  • coeur
    • Des troubles cardiaques sont plus susceptibles de se produire quand on emploie des médicaments comme la doxorubicine (Adriamycin).
  • organes reproducteurs
    • Il y a des hommes qui cessent de produire des spermatozoïdes et des femmes qui ont une ménopause précoce (ménopause provoquée par le traitement) à cause de certains agents chimiothérapeutiques administrés pour traiter le LNH. Cela risque d’engendrer des troubles de la fertilité (infertilité). Qu’il en soit ainsi ou non dépend du type et de la dose des agents chimiothérapeutiques employés. L’infertilité est souvent un effet secondaire à long terme ou permanent.
  • système nerveux
    • Les engourdissements ou les picotements aux orteils ou aux doigts, les bourdonnements ou les tintements d’oreille ou bien les changements de l’ouïe sont des signes possibles de dommages aux nerfs appelés neuropathie périphériqueneuropathie périphériqueLésion des nerfs périphériques (nerfs situés à l’extérieur du cerveau et de la colonne vertébrale) qui peut occasionner de la douleur, des engourdissements, des picotements, une sensation de brûlure, une enflure, une faiblesse musculaire et une perte des réflexes dans certaines parties du corps.. C’est un effet secondaire possible de certains agents chimiothérapeutiques administrés pour traiter le LNH, comme la vincristine (Oncovin).

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Cancers secondaires

Il existe un faible risque qu’une leucémie apparaisse des années après une chimiothérapie pour un LNH à cause des dommages qu’elle a causé à la moelle osseuse. Le risque de cancer secondaire dépend du type et de la dose des agents chimiothérapeutiques administrés et de la durée du traitement. Les bienfaits du traitement du lymphome surpassent en général largement le risque de développer un cancer secondaire à la suite d'une chimiothérapie.

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Nota: D'autres effets secondaires peuvent se produire. Pour obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques, consultez la section Sources d’information sur les médicaments.

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