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Lymphome non hodgkinien

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Thérapie biologique pour le lymphome non hodgkinien

On peut administrer une thérapie biologique pour traiter certains types de lymphome non hodgkinien (LNH). On l'appelle aussi biothérapie ou modificateurs de la réponse biologique (MRB).

La thérapie biologique a recours à des substances naturelles ou synthétiques pour détruire ou maîtriser les cellules cancéreuses ou bien pour en changer le comportement. Les différents types d'agents biologiques agissent différemment.

On peut administrer une thérapie biologique :

  • pour traiter un LNH indolent de stade avancé ou un LNH agressif
  • pour traiter un LNH qui récidive
  • dans certains cas, quand la chimiothérapie ne semble plus être efficace

Les médicaments employés, les doses administrées ainsi que les horaires suivis varient d’une personne à l’autre. Ils se basent aussi sur d’autres facteurs, comme le type de LNH et son grade ainsi que la raison pour laquelle on administre le médicament.

Types de médicaments biologiques

Les médicaments biologiques qu'on administre le plus souvent pour traiter le LNH sont les suivants :

  • rituximab (Rituxan)
  • ibritumomab (Zevalin)
  • alemtuzumab (Campath)
  • interféron alpha (Intron A, Wellferon)

Le rituximab, l’ibritumomab et l’alemtuzumab sont aussi considérés comme des médicaments ciblés. Ils ciblent des substances spécifiques ou des protéines qui participent au développement des cellules du lymphome et ils sont conçus pour se fixer aux cellules du LNH et les détruire. Ces médicaments sont des anticorps monoclonaux qui ont été fabriqués en laboratoire pour reconnaître des marqueurs de protéines particuliers et s’y fixer à la surface de certaines cellules cancéreuses. L’un de ces marqueurs les plus courants sur les cellules du LNH est le CD20. On observe le CD20 sur les cellules B (lymphocytes B) normales et anormales. Les lymphocytes B anormaux sont associés aux types de LNH les plus courants.

Rituximab

Le médicament biologique le plus fréquemment utilisé pour traiter le LNH est le rituximab (Rituxan). Le rituximab est un anticorps monoclonal conçu pour se fixer au CD20. Il stimule le système immunitaire afin qu'il attaque et détruise les lymphocytes auxquels il est fixé. On a recours au rituximab pour traiter certains types de LNH à cellules B qu’on considère comme CD20 positifs (CD20+). On observe le CD20 sur plus de 90 % des LNH à cellules B.

On injecte le rituximab dans une veine (voie intraveineuse). On peut l’administrer de diverses façons, soit seul ou associé à la chimiothérapie.

  • Quand on a recours seulement au rituximab, on l’administre souvent une fois par semaine pendant 4 semaines.
  • Quand on associe le rituximab à une chimiothérapie, on l’administre souvent au début de chaque cycle de chimiothérapie. L’ajout du rituximab améliore les résultats.

On a parfois recours seulement au rituximab comme traitement d’entretien pour certains lymphomes indolents qui ont réagi à la chimiothérapie initiale ou au traitement à base de rituximab. On peut poursuivre ce traitement jusqu’à 2 ans de temps, sauf si le lymphome récidive. Dans ce cas, on l’administre beaucoup moins souvent qu’une fois par semaine, comme à tous les 3 mois. L’horaire d’administration du traitement d’entretien à base de rituximab varie et on ne sait pas exactement quels horaires, posologies, durées de traitement ou autres associations sont les plus efficaces. Des études se penchent sur le rôle possible du rituximab comme traitement d’entretien visant à améliorer l’issue des personnes atteintes d’un lymphome.

Radioimmunoconjugués

L’ibritumomab (Zevalin) est une forme plus récente de médicament biologique qu’on pourrait employer pour traiter certains types de LNH à cellules B. Ce médicament est un anticorps monoclonal qui cible aussi le CD20 mais auquel une substance radioactive (radio-isotope) est fixée. La partie anticorps trouve les lymphocytes B et se fixe à leur surface, ce qui permet à la substance radioactive de détruire les cellules cancéreuses. Ce type de traitement est aussi appelé radioimmunothérapie (RIT).

  • Ibritumomab – La substance radioactive qui y est fixée est l’yttrium-90 (90Y).

On injecte l’ibritumomab dans une veine (voie intraveineuse). En général, ce médicament n’est pas associé à la chimiothérapie puisqu’il réduit aussi le nombre de cellules sanguines.

Habituellement, l’ibritumomab n’est administré qu’aux personnes :

  • atteintes d’une récidive de lymphome indolent, comme le lymphome folliculaire, si la chimiothérapie et le rituximab ne semblent plus être efficaces (réfractaire au traitement);
  • dont le LNH s’est transformé.

Précautions

Puisque l’ibritumomab contient une substance radioactive, il se peut que la personne qui reçoit ce médicament doive prendre des précautions spéciales pendant 1 à 2 semaines à la suite du traitement pour protéger les autres d’une exposition à la radiation. L’équipe de soins donne les directives à suivre sur toute précaution particulière à prendre :

  • se laver souvent les mains à l’eau et au savon, en particulier après avoir manipulé des liquides corporels et avoir uriné ou être allé à la selle
  • s’asseoir sur le siège de toilette pour uriner afin qu’il n’y ait pas d’éclaboussure, en ce qui concerne les hommes
  • tirer la chasse d'eau 2 ou 3 fois, le couvercle baissé, après avoir uriné ou être allé à la selle

Alemtuzumab

L’alemtuzumab (Campath) est un anticorps qui détecte l’antigèneantigèneSubstance étrangère qui incite le système immunitaire à produire des anticorps contre elle. CD52 à la surface des cellules B et des cellules T.

On administre habituellement l’alemtuzumab dans une veine (voie intraveineuse). On peut aussi l’injecter dans le tissu situé juste sous la peau (voie sous-cutanée).

On a recours à l’alemtuzumab pour traiter certains lymphomes à petits lymphocytes et leucémies lymphoïdes chroniques. On peut aussi l’employer pour traiter certains types de lymphomes T périphériques. Ce médicament peut être offert à des personnes atteintes d’un de ces types de lymphome si d’autres traitements, comme la chimiothérapie, ne semblent plus efficaces.

Interféron

Un autre type de médicament biologique qu’on peut employer pour traiter le LNH est l’interféron. Les interférons sont des protéines que le corps produit pour aider à combattre les infections ou le cancer. Le type d’interféron dont on se sert pour traiter le LNH est l’interféron alpha (Intron A, Wellferon). On y a recours pour traiter quelques types de LNH, dont le lymphome T cutané (LTC) et le lymphome ou la leucémie à cellules T de l’adulte (ATL/L).

On injecte habituellement l’interféron dans le tissu situé juste sous la peau (voie sous-cutanée).

Pour obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques, consultez la section Sources d’information sur les médicaments.

Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur la thérapie biologique.

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Tuli Chowdhury J’encourage tout le monde à faire du bénévolat pour la Société canadienne du cancer, et en particulier les jeunes, de poursuivre l’adolescente.

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