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Lymphome non hodgkinien

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Soins de soutien pour le lymphome non hodgkinien

Les soins de soutiensoins de soutienTraitement administré afin d’améliorer la qualité de vie d’une personne atteinte d’une maladie grave (comme le cancer). permettent aux gens de surmonter les obstacles physiques, pratiques, émotifs et spirituels engendrés par le cancer. C'est une composante importante des soins apportés aux personnes atteintes de cette maladie. De nombreux programmes et services permettent de répondre aux besoins et d'améliorer la qualité de vie de ces personnes et de leurs proches, en particulier une fois que le traitement est terminé.

Se rétablir d’un lymphome non hodgkinien (LNH) et s'adapter à sa vie après le traitement diffèrent pour chaque personne, selon l'étendue de la maladie, le type de traitement administré et bien d'autres facteurs. La fin du traitement d'un cancer peut engendrer des émotions partagées. Même si le traitement est terminé, il pourrait y avoir d'autres questions à régler, comme l'adaptation aux effets secondaires à long terme. Une personne qui a été traitée pour un LNH peut se préoccuper des aspects suivants.

Infection

L’administration d’une chimiothérapie d’association agressive pour traiter un LNH peut causer une aplasie médullaire, qui engendre une baisse du nombre de globules blancs (neutropénie) et une hausse du risque d’infection. Les infections bactériennes sont les plus courantes après une chimiothérapie du LNH. D’autres traitements, comme la radiothérapie, la prise de corticostéroïdes et la splénectomie, peuvent inhiber le système immunitaire et accroître le risque d’infection. Bien que le risque d’infection soit habituellement de courte durée et qu’il affecte la personne en cours de traitement actif, il peut devenir un problème à long terme après certains traitements.

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Ménopause provoquée par le traitement

La ménopause est causée par une baisse des taux d’hormones, surtout d’œstrogèneœstrogèneHormone sexuelle femelle qui est à l’origine du développement des caractères sexuels féminins (comme les seins) et qui est essentielle à la reproduction. et de progestéroneprogestéroneHormone sexuelle femelle dont le rôle est de préparer l'utérus (matrice) pour la grossesse et les seins pour la lactation après l'accouchement. produits par les ovaires. Elle apparaît naturellement quand la femme vieillit, habituellement au début de la cinquantaine. Certaines femmes peuvent avoir une ménopause précoce (ménopause provoquée par le traitement) à cause d’agents chimiothérapeutiques qu’on leur a administrés pour traiter un LNH ou de radiations reçues par les ovaires lors d’une radiothérapie au bassin. Les femmes qui approchent naturellement de leur ménopause (plus de 35 ans) sont celles qui risquent le plus d’avoir une ménopause provoquée par le traitement, qui est souvent permanente.

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Troubles de la fertilité

L’infertilité est l’incapacité de concevoir un enfant. Les troubles de la fertilité peuvent affecter l’homme tout comme la femme après un traitement du LNH. L’apparition de l’infertilité résultant d’un traitement du LNH dépend du type de traitement et de la région du corps qui a été traitée. Les associations d’agents chimiothérapeutiques administrées pour traiter un LNH agressif peuvent causer l’infertilité. Ce risque est plus élevé quand les associations chimiothérapeutiques comprennent des médicaments appelés agents alkylants, comme la cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox). Une radiothérapie au bassin et aux régions qui l’entourent peut aussi engendrer des troubles de la fertilité. L’infertilité est également un effet secondaire important susceptible de se manifester chez les personnes qui reçoivent une greffe de cellules souches puisqu’on administre de fortes doses de chimiothérapie pour la greffe.

Les femmes traitées pour un LNH qui approchent naturellement de leur ménopause (plus de 35 ans) sont celles qui risquent le plus de devenir infertiles puisque le traitement peut causer une ménopause précoce. Bien que les femmes traitées pour un LNH qui sont plus jeunes pourraient éprouver des symptômes de la ménopause, période pendant laquelle elles sont temporairement infertiles, elles ont de meilleures chances de voir leur menstruations réapparaître et de devenir fertiles à nouveau.

Un homme peut être infertile de façon temporaire ou permanente parce que la production de spermatozoïdes diminue ou cesse, selon le traitement reçu.

Les personnes préoccupées par leur fertilité devraient en discuter avec leur médecin avant de commencer le traitement.

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Troubles cardiaques

Une radiothérapie au thorax et certains agents chimiothérapeutiques, comme la doxorubicine (Adriamycin), pourraient endommager le cœur. Les troubles du cœur (cardiaques) suivants peuvent se produire :

  • inflammation du sac protecteur qui entoure le cœur (péricardite)
  • rétrécissement ou obstruction des vaisseaux sanguins du cœur (maladie coronarienne)
  • cicatrisation ou affaiblissement du muscle cardiaque (cardiomyopathie)
  • accumulation accrue de liquide dans le sac qui entoure le cœur (épanchement pleural)

Il peut y avoir un essoufflement et une enflure (œdème) des mains ou des pieds à cause d’une insuffisance cardiaque congestive (affaiblissement du muscle cardiaque) et de battements du cœur irréguliers.

Les agents chimiothérapeutiques peuvent causer des troubles cardiaques pendant le traitement et durant une longue période par la suite. Les troubles cardiaques ne sont pas très courants quand on administre une radiothérapie au thorax, mais ils se produisent à l’occasion comme effet tardif. Une radiothérapie au thorax peut aussi causer une insuffisance cardiaque congestive et une maladie coronarienne, qui engendrent un risque de crise cardiaque. On prend donc des mesures pour détecter, prévenir et traiter ces problèmes cardiaques.

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Troubles de la glande thyroïde

Les personnes qui reçoivent une radiothérapie au cou comme traitement d’un LNH risquent davantage de développer une hypothyroïdie (diminution de la fonction de la glande thyroïde) plus tard. L’hypothyroïdie apparaît habituellement de 3 à 4 ans après une radiothérapie, mais elle peut aussi se manifester bien des années plus tard. On doit vérifier régulièrement la fonction de la thyroïde et il se pourrait que la personne doive prendre des médicaments (hormonothérapie thyroïdienne substitutive) pour réguler sa glande thyroïde.

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Troubles pulmonaires

Une radiothérapie au thorax pourrait endommager les poumons. Les troubles pulmonaires suivants peuvent se produire :

  • inflammation des poumons (pneumonite)
  • cicatrisation ou durcissement du tissu pulmonaire (fibrose pulmonaire)

Le poumon radique et la fibrose pulmonaire peuvent causer une toux ou un essoufflement.

Le poumon radique apparaît habituellement de 1 à 3 mois après qu’on ait commencé à administrer la radiothérapie pour un LNH, mais il peut aussi se manifester plusieurs mois après le traitement. La fibrose pulmonaire peut apparaître des mois voire des années après une radiothérapie.

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Cancers secondaires

Bien que rare, un cancer différent, ou cancer secondaire, peut se développer après le traitement d’un LNH. Cela dépend des facteurs suivants :

  • type d’agents chimiothérapeutiques
  • dose administrée
  • durée du traitement du LNH
  • administration également d’une radiothérapie
    • L’association de la chimiothérapie à la radiothérapie accroît le risque de cancers secondaires.

On observe également chez les jeunes femmes ayant reçu une radiothérapie au thorax pour traiter un LNH un faible risque de développer plus tard un cancer du sein. Les personnes qui reçoivent une greffe de cellules souches pour traiter un LNH risquent davantage d’être atteintes d’une leucémie aiguë ou d’un syndrome myélodysplasiquesyndrome myélodysplasiqueSyndrome désignant un groupe de maladies qui affectent la moelle osseuse et font en sorte que cette dernière ne produit pas assez de cellules sanguines matures et saines. Les personnes atteintes d’un SMD ont un nombre peu élevé de globules blancs et de plaquettes et un nombre accru de monocytes dans.

Bien que la possibilité de développer un cancer secondaire puisse être angoissante, les bienfaits de traiter le LNH par chimiothérapie ou radiothérapie surpassent habituellement largement le risque d’être atteint d’un autre cancer.

Adopter un mode de vie sain et collaborer avec votre professionnel de la santé pour concevoir un plan de bien-être afin de rester en santé peut aider à réduire le risque de cancers secondaires. Un dépistage habituel permettant de détecter tôt des cancers secondaires ainsi qu’être conscient de changements qui affectent votre santé et signaler tout problème au médecin sont des composantes importantes des soins de suivi après un traitement du cancer.

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Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur les soins de soutien après un traitement.

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