Logo Société canadienne du cancer

Lymphome non hodgkinien

Vous êtes ici:

Syndrome lymphoprolifératif post-greffe

Les personnes qui ont eu une greffe de coeur, de poumon, de foie ou de rein doivent habituellement prendre des médicaments qui inhibent leur système immunitaire pour le reste de leur vie. L'immunosuppressionimmunosuppressionRéduction ou abolition de la capacité du système immunitaire à combattre les infections et les maladies. à long terme engendre un risque plus élevé de cancer secondaire. Les cancers qui affectent le plus souvent les personnes qui ont reçu un organe sont le cancer de la peau et le syndrome lymphoprolifératif post-greffe (SLPG). Le SLPG se comporte comme un lymphome agressif. Les syndromes lymphoprolifératifs sont parmi les complications les plus graves de l'immunosuppression à long terme chez les personnes qui ont eu une greffe d'organe. En présence d'un syndrome lymphoprolifératif, les lymphocytes, un type de globule blanc, sont produits en trop grande quantité ou agissent anormalement.

Le SLPG se manifeste chez environ 1 à 2 % des personnes qui ont eu une greffe d'organe. Le SLPG peut aussi apparaître après une allogreffe de cellules souches, en particulier si on a administré des cellules souches dépouillées d'un grand nombre de lymphocytes T (déplétion en lymphocytes T).

Le SLPG est presque toujours lié à un virus associé au lymphome, soit le virus Epstein-Barr (VEB). Cependant, les personnes à VEB négatif peuvent aussi développer un SLPG.

La plupart des SLPG sont des lymphomes B. Environ 12 à 14 % des SLPG sont des lymphomes T.

Les personnes atteintes d'un SLPG ont les ganglions lymphatiques enflés (adénopathie) ou une masse maligne. Le cancer s'est souvent propagé à des organes ou à des tissus à l'extérieur des ganglions lymphatiques (atteinte extraganglionnaire). Des sièges extraganglionnaires courants sont les poumons et le tube digestif. Le SLPG se propage aussi au système nerveux central (SNC) dans certains cas.

La plupart des cas de SLPG se manifestent au cours de la première année qui suit la greffe d'organe. Le SLPG à VEB négatif apparaît souvent plus tard, soit environ 5 ans après la greffe. Le SLPG à VEB négatif engendre un pronostic plus sombre.

D'autres facteurs associés à un pronostic plus sombre quand on diagnostique un SLPG sont :

  • la propagation au SNC
  • la propagation à la moelle osseuse
  • des taux anormalement bas d'albumine, une protéine, dans le sang (hypoalbuminémie)

Traitement

On traite le SLPG selon les besoins uniques de la personne atteinte de cancer. On peut proposer les options de traitements qui suivent.

Traitement immunosuppresseur

Dans la plupart des cas, réduire les médicaments immunosuppresseurs peut être efficace pour maîtriser le lymphome. D'autres types de traitements doivent souvent être administrés également.

Thérapie biologique

Si réduire les médicaments immunosuppresseurs n'est pas une option ou n'aide pas à maîtriser le lymphome, les médecins pourraient envisager d'administrer un anticorps monoclonal appelé rituximab (Rituxan). On a parfois recours à une association à base d'un médicament antiviral appelé acyclovir (Zovirax) et d'interféron alpha (Intron A, Wellferon).

Chimiothérapie

Si les traitements médicamenteux mentionnés ci-dessus ne semblent pas efficaces, on pourrait avoir recours à une chimiothérapie d'association à base de doxorubicine dont celles-ci :

  • CHOP – cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox), doxorubicine (Adriamycin), vincristine (Oncovin) et prednisone (Deltasone)
  • ProMACE-CytaBOM – cyclophosphamide, doxorubicine, étoposide (Vepesid, VP-16), prednisone, bléomycine (Blenoxane), cytarabine (Cytosar, Ara-C), méthotrexate et leucovorine (acide folinique)

Chirurgie ou radiothérapie

Les personnes atteintes d'un SLPG localisé peuvent être traitées par chirurgie ou radiothérapie seulement. Une tumeur localisée peut prendre des mois pour se développer et a tendance à apparaître quelques semaines ou quelques mois après une greffe.

Transfusion de leucocytes du donneur

On peut faire une transfusion de leucocytes du donneur (DLI) si la personne développe un SLPG après une allogreffe de cellules souches. Les cellules T du donneur agissent contre le SLPG.

Pour obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques, consultez la section Sources d’information sur les médicaments.

Histoires

Kim Moreau Cuisons pour vaincre le cancer a fait une immense différence dans la vie de bien des femmes.

Lisez l’histoire de Kim

Comment stopper le cancer avant qu’il n’apparaisse?

Découvrez l’impact de vos habitudes de vie sur le risque de cancer et voyez comment prendre les choses en main à l’aide de notre outil interactif – C’est ma vie!

Apprenez-en plus