Logo Société canadienne du cancer

Lymphome non hodgkinien

Vous êtes ici:

Lymphome T angio-immunoblastique

Le lymphome T angio-immunoblastique (LTAI) est un lymphome non hodgkinien (LNH) de type T qui est peu courant. Il représente environ seulement 1 à 2 % de tous les cas de LNH en Amérique du Nord. Cependant, c’est l’un des sous-types les plus courants de lymphomes à cellules T matures. On avait l’habitude d’appeler le lymphome T angio-immunoblastique, lymphadénopathie angio-immunoblastique avec dysprotéinémie (LAID).

Le LTAI affecte davantage les aînés. Il est un peu plus courant chez l’homme que chez la femme. On a établi un lien entre le LTAI et diverses infections virales, comme le virus d’Epstein-Barr.

Le LTAI possède certaines caractéristiques inhabituelles, dont un plus grand nombre de petits vaisseaux sanguins anormaux dans les parties du corps affectées par la maladie. Le LTAI engendre souvent :

  • l’enflure de la plupart des ganglions lymphatiques
  • des symptômes B
  • une éruption cutanée qui démange
  • de la douleur articulaire
  • l’enflure d’organes, comme le foie (hépatomégalie) et la rate (splénomégalie)
  • de l’anémie
  • une surproduction dans le sang de protéines anticorps appelées immunoglobulines (hypergammaglobulinémie)

La moelle osseuse peut aussi être affectée. Les infections sont courantes en présence d’un LTAI puisqu’il y a un déficit immunitaire sous-jacent. Il peut aussi y avoir un épanchement pleural (accumulation de liquide dans l’espace situé entre le revêtement externe du poumon et le revêtement interne de la paroi thoracique) qui est malin et une ascite (accumulation de liquide dans l’abdomen).

Le LTAI a l’habitude d’évoluer rapidement (agressif). La maladie est habituellement de stade avancé (stade III ou IV) quand on la diagnostique. Le pronostic est souvent sombre. Les récidives sont courantes.

Traitement

Il n’y a pas de traitement standard pour le LTAI. On peut d’abord le traiter par corticostéroïdes, comme la prednisone (Deltasone) ou la dexaméthasone (Decadron, Dexasone). Cependant, il évolue souvent et requiert une chimiothérapie.

Chimiothérapie

Le traitement du LTAI comprend habituellement une association d’agents chimiothérapeutiques. Les associations de médicaments employés pour traiter le LTAI sont le plus souvent à base d’anthracyclines comme la doxorubicine (Adriamycin). On peut avoir recours au protocole CHOP ou à des associations semblables :

  • CHOP – cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox), doxorubicine, vincristine (Oncovin) et prednisone

On peut essayer des médicaments qui inhibent le système immunitaire, entre autres le méthotrexate et la cyclosporine (Neoral), chez certaines personnes atteintes d’un LTAI qui ne peuvent pas recevoir d’autres traitements.

Greffe de cellules souches

La greffe de cellules souches (GCS) peut être une option de traitement pour certaines personnes atteintes d’un LTAI.

Pour obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques, consultez la section Sources d’information sur les médicaments.

Histoires

Dr Troy Harkness À la recherche de nouveaux moyens de traiter les cancers pharmacorésistants

Plus de details

Comment stopper le cancer avant qu’il n’apparaisse?

Découvrez l’impact de vos habitudes de vie sur le risque de cancer et voyez comment prendre les choses en main à l’aide de notre outil interactif – C’est ma vie!

Apprenez-en plus