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Lymphome non hodgkinien

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Lymphome lié au sida

Le sida (syndrome d'immunodéficience acquise) est une maladie causée par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Ce virus attaque et affaiblit le système immunitaire, alors une personne atteinte du sida ne parvient pas à combattre les infections ou les maladies. Les personnes atteintes du sida risquent davantage de développer des infections et certains cancers, comme le lymphome.

Le lymphome non hodgkinien (LNH) est le type de lymphome qui affecte le plus couramment les personnes atteintes du sida. Un LNH qui apparaît chez une personne atteinte du sida est appelé lymphome lié au sida. Il se manifeste chez environ 4 à 10 % des personnes atteintes du sida. Le nombre de personnes qui développent un lymphome lié au sida a diminué légèrement depuis qu'on a recours au traitement antirétroviral hautement actif (HAART) pour traiter l'infection au VIH.

Le lymphome lié au sida prend naissance dans le système lymphatique. Il est souvent agressif et a tendance à croître et à se propager rapidement. Le lymphome lié au sida est fréquemment diagnostiqué à un stade avancé. La moelle osseuse, le cerveau et la moelle épinière (système nerveux central) ainsi que le tube digestif (tractus gastro-intestinal) sont souvent affectés.

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Types

Les lymphomes liés au sida sont habituellement des lymphomes de type B. Les principaux sont ceux-ci :

  • lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB)
  • lymphome de Burkitt
  • lymphome primitif du SNC – il prend naissance dans le cerveau ou la moelle épinière (système nerveux central, ou SNC)
  • lymphome primitif des séreuses

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Pronostic

Certains facteurs affectent le pronostic des personnes atteintes d'un lymphome lié au sida :

  • fonctionnement du système immunitaire
  • nombre de lymphocytes CD4, un type de globule blanc, dans le sang
    • Si le nombre est bas, le pronostic n'est pas aussi bon que si le nombre est élevé.
  • stade du lymphome et type
  • capacité de poursuivre ses activités quotidiennes (indice fonctionnel)

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Traitement

Le traitement du lymphome lié au sida consiste habituellement à traiter le lymphome et à traiter le sida. En général, il est plus difficile de traiter un lymphome lié au sida que de traiter un lymphome non lié au sida.

On peut avoir recours à différents traitements et associations thérapeutiques en présence d'un lymphome lié au sida.

HAART

Le traitement antirétroviral hautement actif (HAART) permet de ralentir l'évolution du sida. Le système immunitaire des personnes atteintes du sida est affaibli et le traitement du cancer peut causer davantage de problèmes. Ainsi, les personnes atteintes d'un lymphome lié au sida sont parfois traitées avec de plus faibles doses de chimiothérapie que les personnes atteintes d'un lymphome qui n'ont pas le sida.

Le traitement antirétroviral hautement actif peut permettre à certaines personnes atteintes d'un lymphome lié au sida de recevoir sans danger des associations d'agents chimiothérapeutiques à doses standard ou même plus élevées. Lorsqu'on y ajoute des facteurs de croissance stimulant les colonies (hématopoïétiques), les personnes peuvent mieux tolérer le traitement.

Chimiothérapie

Des associations d'agents chimiothérapeutiques, employées pour traiter d'autres lymphomes agressifs de type B, sont souvent administrées comme traitement du lymphome lié au sida. Certaines de ces associations comprennent le protocole CHOP ou d'autres qui lui ressemblent :

  • CHOP – cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox), doxorubicine(Adriamycin), vincristine (Oncovin) et prednisone (Deltasone)
  • CDE – cyclophosphamide, doxorubicine et étoposide (Vepesid, VP-16)
  • EPOCH – étoposide, doxorubicine, vincristine, cyclophosphamide et prednisone

Thérapie biologique

Le recours aux anticorps monoclonaux, comme le rituximab (Rituxan), n'est pas bien défini en présence d'un lymphome lié au sida en raison du risque accru d'infection chez les personnes atteintes du sida. Cependant, on peut les associer à une chimiothérapie chez les personnes dont le nombre de CD4 est suffisamment élevé.

Médicaments pour prévenir et traiter les infections

On administre aussi des médicaments, comme des antibiotiques, pour prévenir et traiter les infections.

Facteurs de stimulation des colonies

On a recours aux facteurs de stimulation des colonies (FSC) pour inciter la moelle osseuse à produire certaines cellules sanguines en plus grande quantité. Cela aide à réduire le risque d'infection, d'anémie et de saignements causés par une baisse du nombre de cellules sanguines attribuable à la chimiothérapie.

Prophylaxie du SNC

Chez les personnes atteintes d'un lymphome lié au sida, le risque que le lymphome se propage au système nerveux central (SNC) est élevé. La prophylaxie du SNC permet de tenter d'empêcher les cellules cancéreuses d'entrer dans le tissu qui recouvre le cerveau et la moelle épinière. On peut donc administrer une chimiothérapie intrathécale (injection d'agents chimiothérapeutiques dans le liquide céphalorachidien).

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Lymphome primitif du SNC lié au sida

Le lymphome primitif du système nerveux central (SNC) lié au sida est souvent traité par radiothérapie externe au cerveau tout entier (irradiation cérébrale totale).

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Pour obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques, consultez la section Sources d’information sur les médicaments.

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