Lymphome non hodgkinien

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Lymphome folliculaire

Le lymphome folliculaire est un lymphome à lymphocytes B. Le mot « folliculaire » se rapporte à la façon dont les cellules du lymphome se regroupent en amas dans un ganglion lymphatique ou d'autres tissus.

Le lymphome folliculaire est le 2e type le plus courant de lymphome non hodgkinien (LNH). Il apparaît habituellement chez les adultes de 50 ans ou plus, et l’âge moyen lors du diagnostic est de 59 ans. Il affecte un peu plus la femme que l’homme.

Dans la plupart des cas, le lymphome folliculaire est diagnostiqué au stade III ou IV. Il se propage souvent à la moelle osseuse et à la rate, mais il n’affecte habituellement pas d’autres organes et tissus que les ganglions lymphatiques.

Il arrive que le lymphome folliculaire se transforme en lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB). Le LDGCB est un type de LNH qui évolue rapidement (agressif).

Symptômes

Il est possible que le lymphome folliculaire ne cause pas de symptômes. Il arrive parfois que les ganglions lymphatiques de différentes parties du corps soient plus gros que la normale.

Facteurs pronostiques

L’équipe de soins a recours au Follicular Lymphoma International Prognostic Index (FLIPI) pour aider à évaluer les personnes atteintes de cette maladie et à planifier le traitement. Les personnes qui ont des facteurs pronostiques favorables devraient bien réagir au traitement. Le risque de réapparition (récidive) du lymphome folliculaire après le traitement est plus élevé quand une personne présente des facteurs pronostiques défavorables.

Facteurs pronostiques du FLIPI
Facteur pronostiqueFavorableDéfavorable

Âge

60 ans ou moins

plus de 60 ans

Stade

I ou II

III ou IV

Hémoglobine

120 g/L ou plus

moins de 120 g/L

Nombre de régions ganglionnaires qui contiennent des cellules du lymphome

4 ou moins

plus de 4

Taux de lacticodéshydrogénase (LDH)

normal

supérieur à la normale

L’équipe de soins assigne 1 point pour chaque facteur pronostique défavorable. Elle les additionne ensuite pour obtenir un score de 0 à 5. Les personnes dont les facteurs pronostiques sont favorables et dont le score est faible ont un meilleur pronostic que les personnes qui ont 3 facteurs pronostiques défavorables ou plus et dont le score est élevé.

Traitements

Il existe de nombreuses options de traitement pour le lymphome folliculaire. Ce type de LNH réapparaît (récidive) souvent après avoir été traité, mais il réagit habituellement à une autre série de traitements. La personne parvient souvent de nouveau à la rémission après avoir encore été traitée, mais les rémissions sont généralement de plus en plus courtes avec chaque série de traitements.

Radiothérapie

On a recours à la radiothérapie externe pour traiter des régions ganglionnaires affectées par un lymphome folliculaire de stade I ou II. On peut alors parler de radiothérapie du champ atteint.

Le lymphome  folliculaire est habituellement plus avancé (stade III ou IV) et s’est généralement propagé à plus d’une région ganglionnaire quand on le diagnostique. On peut administrer une radiothérapie externe à faible dose pour aider à soulager les symptômes quand le lymphome folliculaire est plus avancé.

Observation vigilante

On peut proposer l’observation vigilante, aussi appelée surveillance active,  pour le lymphome folliculaire puisqu’il se développe lentement et n’a peut-être pas besoin d’être traité immédiatement. L’équipe de soins surveille attentivement la personne atteinte d’un lymphome folliculaire et commence le traitement quand des symptômes apparaissent ou s’il y a des signes que la maladie évolue plus rapidement.

Chimiothérapie

On peut proposer la chimiothérapie pour traiter le lymphome folliculaire, en particulier s'il s'est propagé à plusieurs groupes de ganglions lymphatiques ou à d'autres organes et s'il cause des symptômes. On peut administrer un seul agent chimiothérapeutique ou en associer quelques-uns.

On associe souvent la chimiothérapie à un médicament ciblé.

On peut avoir recours à un seul de ces médicaments :

  • fludarabine (Fludara)
  • bendamustine (Treanda)
  • chlorambucil (Leukeran)

On peut administrer ces associations médicamenteuses :

  • CHOP – cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox), doxorubicine (Adriamycin), vincristine (Oncovin) et prednisone
  • R-CHOP – CHOP avec rituximab (Rituxan)
  • CVP – cyclophosphamide, vincristine et prednisone
  • R-CVP – CVP avec rituximab
  • FND – fludarabine, mitoxantrone (Novantrone) et dexaméthasone (Decadron, Dexasone)
  • BR – bendamustine et rituximab

Traitement ciblé

Le traitement ciblé a recours à des médicaments pour cibler des molécules spécifiques (comme des protéines) situées à la surface des cellules cancéreuses. Ces molécules contribuent à l’envoi de signaux qui indiquent aux cellules de croître ou de se diviser. En ciblant ces molécules, les médicaments interrompent la croissance et la propagation des cellules cancéreuses tout en limitant les dommages aux cellules normales.

Le rituximab est un médicament ciblé administré pour traiter le lymphome folliculaire. On peut l’administrer seul ou l’associer à une chimiothérapie. On peut aussi y avoir recours comme traitement d’entretien après une chimiothérapie.

Il existe d’autres médicaments ciblés qu’on peut employer quand le lymphome folliculaire réapparaît après avoir été traité (récidive) ou quand il ne réagit plus au traitement, c’est-à-dire que la maladie est réfractaire :

  • ibritumomab (Zevalin)
  • idélalisib (Zydelig)
  • obinutuzumab (Gazyva) avec bendamustine

L’ibritumomab est un type de radioimmunothérapie, qui fixe une matière radioactive au médicament ciblé. Le médicament ciblé se fixe aux cellules du lymphome, faisant en sorte que la radiation est administrée directement à ces cellules, ce qui peut signifier moins d’effets secondaires ou des effets secondaires moins graves.

Greffe de cellules souches

La greffe de cellules souches peut être une option pour certaines personnes si le lymphome folliculaire réapparaît après le traitement (récidive) ou s’il ne réagit pas au traitement (maladie réfractaire).

rémission

Diminution ou disparition des signes et symptômes d’une maladie (comme le cancer).

La rémission complète est la disparition de tous les signes et symptômes. La rémission partielle est une diminution ou la disparition de certains, mais non de la totalité, des signes et symptômes. La rémission spontanée est une amélioration inattendue de l’état du patient lorsque ce dernier reçoit peu de traitements ou lorsqu'il ne reçoit aucun traitement.

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