Logo Société canadienne du cancer

Cancer
neuroendocrinien

Vous êtes ici:

Radiothérapie du cancer neuroendocrinien

En radiothérapie, on a recours à des rayons ou à des particules de haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. On peut administrer une radiothérapie en présence d’une tumeur neuroendocrine ou d’un carcinome neuroendocrinien :

  • comme traitement principal afin de détruire les cellules cancéreuses
  • avant la chirurgie ou la chimiothérapie pour réduire la taille de la tumeur (radiothérapie néoadjuvantenéoadjuvanteTraitement administré afin de réduire la taille d’une tumeur avant le traitement de première intention (premier traitement ou traitement standard) qui consiste habituellement en une chirurgie.)
  • après la chirurgie ou la chimiothérapie pour détruire les cellules cancéreuses qui restent et réduire le risque de réapparition du cancer (radiothérapie adjuvanteadjuvanteTraitement administré en plus du traitement de première intention (premier traitement ou traitement standard) pour aider à réduire le risque de réapparition (récidive) de la maladie (comme le cancer).)
  • pour soulager la douleur ou maîtriser les symptômes d’un cancer neuroendocrinien de stade avancé (radiothérapie palliative)

La dose de radiations émise lors du traitement ainsi que la façon de l’administrer et les horaires suivis varient d’une personne à l’autre.

Radiothérapie ciblée

Un traitement ciblé est un traitement qui vise directement les cellules cancéreuses (la cible). Lors d’une radiothérapie ciblée, on administre une matière radioactive qui se fixe à un agent (habituellement un agent biologique) se liant aux récepteurs des cellules cancéreuses. Cette technique permet d’administrer directement la matière radioactive dans les cellules cancéreuses et limite les effets de la radiation sur les cellules normales.

La somatostatine est un peptide qui se lie aux récepteurs des cellules d’une tumeur neuroendocrine. La somatostatine empêche les cellules neuroendocrines de produire des hormones en bloquant ces récepteurs. Comme la somatostatine a une courte demi-vie (de 1 à 2 minutes), on fabrique des médicaments d’action prolongée dont l’action est similaire (congénères). L’octréotide (Sandostatin) et le lanréotide (Somatuline) sont des congénères de la somatostatine utilisés pour traiter les tumeurs neuroendocrines. Dans le cadre d’une radiothérapie ciblée, le médicament est marqué par un traceur radioactif et injecté dans la personne.

La radiothérapie ciblée utilisant des congénères de la somatostatine radiomarqués constitue un traitement efficace pour certains cancers neuroendocriniens. On appelle également ce traitement un traitement par peptides radiomarqués. Dans ce type de radiothérapie, une substance radioactive (radio-isotope) est habituellement fixée à l’octréotide. Cette substance circule dans tout l’organisme et se lie aux récepteurs des cellules cancéreuses. La radiation émise par le radio-isotope tue les cellules cancéreuses. Selon le nombre de cellules cancéreuses détruites, le traitement peut soulager les symptômes, prolonger la survie du patient ou améliorer sa qualité de vie.

On utilise les mêmes congénères de la somatostatine pour diagnostiquer les tumeurs neuroendocrines ou les carcinomes neuroendocriniens. On diminue ainsi la dose lorsqu’ils sont employés pour établir le diagnostic.

Une radiothérapie systémique suppose de prendre des mesures de sécurité particulières à la fin du traitement. La personne traitée peut aussi recevoir des acides aminés et de l’iodure de potassium pour protéger ses autres organes (foie, thyroïde) des effets des radio-isotopes. Il est également possible d’effectuer des examens réguliers pour évaluer la fonction rénale afin de détecter tout dommage aux reins causés par ce type de radiothérapie.

Les radio-isotopes les plus couramment utilisés sont entre autres :

  • pentétréotide marqué à l’indium 111
  • metaiodobenzylguanidine (MIBG) marquée à l’iode 131

Il existe de nouveaux agents, comme les congénères de la somatostatine marqués au lutécium-177, au yttrium-90 ou au gallium, mais ceux-ci ne sont pas encore accessibles au Canada. Beaucoup de centres spécialisés en Europe utilisent les congénères de la somatostatine et obtiennent de meilleurs résultats. Les spécialistes en médecine nucléaire et les professionnels de la santé qui connaissent bien l’état de santé du patient ainsi que le diagnostic qui a été établi peuvent évaluer si ces agents constituent une option de traitement efficace pour le type de cancer neuroendocrinien et le stade de la maladie.

Radiothérapie externe

La radiothérapie externe est peu employée dans le traitement des carcinomes neuroendocriniens. On y a recours pour traiter les métastases au cerveau et aux os.

Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur la radiothérapie.

Histoires

Dre Camilla Zimmermann La Dre Camilla Zimmermann a mis au point un modèle d’intervention hâtive en soins palliatifs.

Plus de details

Une célébration pour les survivants du cancer au Relais pour la vie

Illustration du Relais pour la vie

La Société canadienne du cancer fournit une occasion en or de célébrer le courage des survivants du cancer dans la bataille contre la maladie. Lors des centaines d’événements du Relais pour la vie qui ont lieu d’un bout à l’autre du pays, des milliers de gens se réunissent pour effectuer le Tour des survivants.

Apprenez-en plus