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Thérapie biologique du cancer neuroendocrinien

On a couramment recours à la thérapie biologique pour traiter le cancer neuroendocrinien. On l’appelle aussi biothérapie ou thérapie par modificateurs de la réponse biologique (MRB).

La thérapie biologique a recours à des substances naturelles ou synthétiques pour détruire ou maîtriser les cellules cancéreuses ou bien pour en changer le comportement. Les différents types d’agents biologiques agissent différemment.

On peut administrer une thérapie biologique dans le cas d’un cancer neuroendocrinien pour :

  • bloquer la libération d’hormones par une tumeur neuroendocrine ou un carcinome neuroendocrinien fonctionnel
  • créer une réaction immunitaire agissant contre le cancer neuroendocrinien

Traitement au moyen de congénères de la somatostatine

La somatostatine est une hormone produite par les cellules neuroendocrines du cerveau et de l’appareil digestif. Elle inhibe la sécrétion d’hormones de croissance, de la thyréostimuline et d’hormones gastro-intestinales. La somatostatine possède une demi-vie très courte d’environ deux à trois minutes.

L’octréotide (Sandostatin) et le lanréotide (Somatuline) sont des substituts synthétiques dont l’action est similaire (congénères) à celle de la somatostatine, mais ils possèdent une demi-vie plus longue d’environ 90 minutes. On les utilise pour traiter les tumeurs neuroendocrines et les carcinomes neuroendocriniens pancréatiques et gastro-intestinaux fonctionnels (qui sécrètent des hormones).

Immunothérapie

Les médicaments immunothérapeutiques stimulent le système immunitaire ou attaquent directement les cellules cancéreuses. L’interféron est un type de protéine (cytokine) qu’on observe à l’état naturel dans l’organisme. Habituellement, il est fabriqué dans les lymphocytes.

L’interféron peut améliorer la manière dont le système immunitaire agit contre les cellules cancéreuses. On croit que certains interférons stimulent les cellules tueuses naturelles, les lymphocytes T et les macrophages et qu’ils renforcent la fonction anticancéreuse du système immunitaire.

L’interféron peut agir directement contre les cellules cancéreuses en ralentissant leur croissance ou en les incitant à se développer en cellules dont l’apparence et le comportement sont plus normaux.

L’interféron alpha (Intron A, Roferon A) est le traitement d’immunothérapie le plus employé contre le cancer.

Autres thérapies biologiques

Le sunitinib (Sutent) peut être employé pour traiter les tumeurs neuroendocrines pancréatiques. C’est un inhibiteur de la tyrosine kinase, ce qui veut dire qu’il bloque la tyrosine kinase dont l’action est d’aider à transmettre des signaux de croissance cellulaire à l’intérieur des cellules cancéreuses. Il est aussi un médicament antiangiogénique. L’angiogenèse est la formation de nouveaux vaisseaux sanguins. Les cellules cancéreuses ont besoin de vaisseaux sanguins pour se développer, mais le sunitinib empêche ceux-ci de se former. On prend ce médicament par la bouche, ou oralement.

On peut aussi avoir recours à l’évérolimus (Afinitor) pour traiter les tumeurs neuroendocrines pancréatiques. C’est un inhibiteur de mTOR, c’est-à-dire qu’il empêche les cellules de fabriquer la protéine mTOR. Cette protéine peut déclencher la croissance des cellules cancéreuses ainsi que la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui sont essentiels au développement des cancers. On prend l’évérolimus par la bouche.

Pour obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques, consultez la section Sources d’information sur les médicaments.

Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur la thérapie biologique.

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