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Cancer
neuroendocrinien

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Traitement du cancer neuroendocrinien

Le traitement du cancer est administré par des spécialistes du cancer, soit des oncologues. Certains se spécialisent en chirurgie, d’autres en radiothérapie ou bien en chimiothérapie (médicaments). Ces médecins discutent avec la personne atteinte de cancer afin de déterminer un plan de traitement.

Les plans de traitement sont conçus de façon à répondre aux besoins uniques de chaque personne atteinte de cancer. Les décisions relatives au traitement du cancer neuroendocrinien se basent sur les éléments suivants :

  • stade du cancer
  • grade de la tumeur
  • statut hormonal

L’approche thérapeutique actuelle dans plusieurs centres hautement spécialisés au Canada et ailleurs dans le monde repose sur le travail d’équipe. Une combinaison de différents traitements est conçue de manière à obtenir les résultats les plus efficaces possible pour chaque personne ayant reçu un diagnostic de cancer neuroendocrinien.

Dans les centres spécialisés, l’équipe soignante du cancer neuroendocrinien peut être formée d’un spécialiste en médecine interne, habituellement un endocrinologue, d’un oncologue médical, d’un chirurgien, d’un pathologiste, d’une infirmière en soins intégraux, d’un médecin spécialiste en médecine nucléaire, d’une infirmière en pratique avancée, d’un radiologiste interventionnel, d’un cardiologue et d’un chirurgien cardiaque.

Le traitement du cancer neuroendocrinien a comme objectif de :

  • enlever la tumeur ou en réduire la taille
  • maîtriser la sécrétion d’hormones et ses effets indésirables
  • atténuer les complications dues à la tumeur ou à la sécrétion d’hormones. Par exemple, une sécrétion excessive de sérotonine libérée par une tumeur neuroendocrine ou un carcinome neuroendocrinien cause le syndrome carcinoïde, comprenant des rougeurs, de la diarrhée, des symptômes semblables à ceux de l’asthme (bronchoconstriction) et des palpitations. Une sécrétion excessive de sérotonine est souvent associée à une atteinte du cœur, ce qui nécessite un traitement actif afin d’améliorer et de préserver la fonction cardiaque.

En présence d’un cancer neuroendocrinien, on peut avoir recours aux options de traitement suivantes.

Chirurgie

La chirurgie a pour but d’enlever complètement un carcinome neuroendocrinien localisé.

Dans le cas d’un carcinome neuroendocrinien avancé, on procède à une chirurgie afin d’enlever la plus grande partie possible de la tumeur (réduction tumorale). Cette intervention contribue à réduire le volume de la tumeur et à atténuer les symptômes, ce qui aide à prolonger la vie du patient.

La technique de radiologie interventionnelle est moins effractive, car elle utilise le guidage par imagerie. Chez une personne ayant des métastases au foie, recourir à l’embolisationembolisationIntervention qui consiste à bloquer ou à ralentir l’apport en sang à des tissus ou à un organe. pour bloquer l’apport de sang à la tumeur peut réduire la masse de la tumeur et améliorer sa qualité de vie, en plus de prolonger sa survie. L’embolisation des métastases au foie, associée ou non à l’administration de médicaments cytotoxiques (chimioembolisationchimioembolisationIntervention visant à réduire ou à bloquer les principaux vaisseaux qui transportent le sang vers une tumeur et à administrer ensuite des agents chimiothérapeutiques directement dans la tumeur.), constitue un traitement possible pour certaines personnes.

Thérapie biologique

La somatostatine est une hormone produite par les cellules neuroendocrines du cerveau et de l’appareil digestif. Elle inhibe la sécrétion d’hormones de croissance, de la thyréostimuline et d’hormones gastro-intestinales. La somatostatine possède une demi-vie très courte d’environ deux à trois minutes. L’octréotide et le lanréotide sont des substituts synthétiques dont l’action est similaire (congénères) à celle de la somatostatine, mais ils possèdent une demi-vie plus longue d’environ 90 minutes. On les utilise pour traiter les tumeurs neuroendocrines et les carcinomes neuroendocriniens pancréatiques et gastro-intestinaux fonctionnels (qui sécrètent des hormones) en les empêchant de produire des hormones.

L’immunothérapie par interféron est un type de thérapie biologique qui stimule le système immunitaire pour combattre le cancer. L’interféron alpha (Intron A, Roferon A) est le plus employé pour traiter le cancer.

Le sunitinib (Sutent) et l’évérolimus (Afinitor) sont d’autres types de thérapies biologiques auxquels on peut avoir recours dans le traitement des tumeurs neuroendocrines pancréatiques. Le sunitinib bloque l’action de la tyrosine kinase, la rendant ainsi incapable d’aider à transmettre des signaux de croissance cellulaire à l’intérieur des cellules cancéreuses. L’évérolimus empêche les cellules de fabriquer la protéine mTOR, laquelle peut déclencher la croissance des cellules cancéreuses et la formation de nouveaux vaisseaux sanguins.

Radiothérapie

La radiothérapie externe est peu employée dans le traitement des carcinomes neuroendocriniens. On y a recours pour traiter les métastases au cerveau et aux os.

La radiothérapie ciblée ou systémique utilisant des analogues de la somatostatine radiomarqués constitue un traitement efficace pour certains carcinomes neuroendocriniens. Lors d’une radiothérapie systémique, on administre une substance radioactive (radio-isotope) par la bouche ou bien on l’injecte ou on l’introduit dans le corps. Cette substance circule dans tout l’organisme et est absorbée par les cellules cancéreuses. On utilise les mêmes radio-isotopes pour diagnostiquer les tumeurs neuroendocrines, mais on augmente la dose lorsqu’ils sont employés comme traitement. Une radiothérapie systémique suppose de prendre des mesures de sécurité particulières à la fin du traitement. On peut aussi donner à la personne traitée des acides aminés et de l’iodure de potassium pour protéger ses autres organes (foie, thyroïde) des effets des radio-isotopes. Les radio-isotopes les plus couramment utilisés sont entre autres :

  • pentétréotide marqué à l’indium 111
  • metaiodobenzylguanidine (MIBG) marquée à l’iode 131

Chimiothérapie

La chimiothérapie ne fait pas partie du traitement de première intention du carcinome neuroendocrinien. La chirurgie et les autres traitements de réduction tumorale, ainsi que les traitements ciblés, sont plus efficaces que la chimiothérapie. On a généralement recours à la chimiothérapie pour des maladies agressives de stade avancé. Les carcinomes neuroendocriniens sont habituellement traités en suivant des protocoles de chimiothérapie qui comprennent l’administration de streptozocine (Zanosar) et de 5-fluorouracil (Adrucil, 5-FU).

La chimiothérapie peut être administrée dans des régions spécifiques du corps comme traitement régional. Lors d’une chimiothérapie recourant à la perfusion intra-artérielle hépatique, on administre des médicaments directement dans le foie pour traiter les métastases hépatiques.

Traitement de soutien

Le traitement de soutien permet d’atténuer les symptômes ou les complications causés par le cancer, mais il ne traite pas le cancer lui-même.

Dans le cas d’une tumeur neuroendocrine ou d’un carcinome neuroendocrinien fonctionnel (sécréteur d’hormones), un traitement est nécessaire pour atténuer les symptômes causés par la sécrétion excessive d’hormones.

Il est également possible de concevoir un traitement de soutien en fonction des complications particulières causées par certains carcinomes neuroendocriniens, comme une obstruction intestinale ou une maladie cardiaque.

Essais cliniques

Les essais cliniques visent à trouver de meilleures méthodes de prévention, de détection et de traitement du cancer. Pour obtenir plus de renseignements, consultez la section « Essais cliniques » de ce chapitre.

Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur le traitement.

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