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Myélome multiple

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Traitements du myélome multiple

Si vous êtes atteint d’un myélome multiple, votre équipe de soins élaborera un plan de traitement juste pour vous. Il tiendra compte de votre état de santé et des renseignements spécifiques au cancer. Quand votre équipe de soins décide quels traitements vous proposer pour le myélome multiple, elle prend les éléments suivants en considération :

  • votre âge et votre état de santé;
  • si vous avez des symptômes, et lesquels;
  • s’il y a des complications liées à la maladie, comme un mauvais fonctionnement des reins;
  • si vous êtes admissible à une greffe de cellules souches – cela dépend de l’âge, de l’indice fonctionnelindice fonctionnelMesure de la capacité d’une personne à effectuer des tâches courantes ainsi que ses activités quotidiennes. et de la présence d’autres problèmes de santé;
  • la stratification du risque fondée sur les changements chromosomiques – on vous indiquera si vous présentez un risque bon (faible), moyen ou élevé;
  • le type de myélome multiple;
  • le stade du myélome multiple;
  • si vous avez reçu d’autres traitements et quelle a été votre réaction au traitement;
  • si vous êtes un bon candidat pour participer à un essai clinique.

Le myélome multiple ne peut pas être guéri. Le but du traitement est de réduire les symptômes, de ralentir l’évolution (progression) de la maladie et d’arriver à une rémission de la maladie. La rémission pour le myélome multiple est atteinte lorsque la plupart ou la totalité des signes et symptômes de la maladie ont disparu.

On peut vous proposer les traitements suivants pour le myélome multiple.

Observation vigilante

Durant l’observation vigilante, l’équipe de soins surveille l’apparition de tout signe et symptôme qui signifierait que le cancer évolue du myélome multiple latent ou indolent au myélome multiple actif. Au cours de l’observation vigilante, vous allez voir votre médecin et passer des examens tous les 3 à 6 mois. Vous commencerez le traitement s’il y a des signes que la maladie évolue vers un myélome multiple actif.

Traitement ciblé

Le traitement ciblé a recours à des médicaments pour cibler des molécules spécifiques, comme des protéines, présentes à la surface des cellules cancéreuses. Ces molécules contribuent à l’envoi de signaux qui indiquent aux cellules de croître ou de se diviser. En ciblant ces molécules, les médicaments interrompent la croissance et la propagation des cellules cancéreuses tout en limitant les dommages aux cellules normales. Le traitement ciblé est un traitement principal pour le myélome multiple. Les agents ciblés peuvent être administrés en association avec des agents chimiothérapeutiques ou des médicaments de soutien.

Chimiothérapie

La chimiothérapie peut être administrée en association avec des agents ciblés ou des médicaments de soutien comme des corticostéroïdes.

Greffe de cellules souches

La greffe de cellules souches est un traitement principal pour les personnes atteintes d’un myélome multiple. On peut aussi recourir à la greffe de cellules souches pour traiter les personnes dont le cancer a réapparu après leur premier traitement (récidive) ou si d’autres traitements ne fonctionnent plus (réfractaire au traitement).

Radiothérapie

On peut administrer une radiothérapie comme traitement principal du plasmocytome osseux solitaire ou du plasmocytome extramédullaire. On pourrait aussi y avoir recours pour prévenir les fractures (cassures) osseuses et pour maîtriser les symptômes d’un myélome multiple de stade avancé, comme la douleur osseuse.

Chirurgie

On a parfois recours à la chirurgie pour traiter la compression de la moelle épinière ou pour traiter ou prévenir les fractures osseuses. La chirurgie peut aussi permettre de traiter un plasmocytome extramédullaire. Si on a recours à la chirurgie, on la pratique habituellement après la radiothérapie.

Traitement de soutien

Le traitement de soutien aide à prévenir ou à maîtriser le myélome multiple et d’autres problèmes de santé causés par le traitement. Le traitement de soutien pour le myélome multiple comprend ce qui suit :

  • Les corticostéroïdescorticostéroïdesHormones stéroïdiennes qui agissent comme anti-inflammatoire en réduisant l’enflure et en affaiblissant la réaction immunitaire (réaction du système immunitaire à la présence de substances étrangères)., comme la dexaméthasone (Decadron, Dexasone) et la prednisone, contribuent à réduire certains effets secondaires de la chimiothérapie comme les nausées et vomissements.
  • Les bisphosphonates aident à ralentir la destruction osseuse causée par les cellules myélomateuses.
  • Les facteurs de stimulation des colonies (FSC) sont des médicaments qui aident le corps à fabriquer de nouveaux globules rouges et globules blancs.
  • On pourrait administrer des médicaments pour prévenir les infections.
  • La plasmaphérèse est une intervention qui aide à retirer les protéines M du sang qui peuvent engendrer un épaississement du sang (hyperviscosité). Une protéine M est une immunoglobuline produite en grande quantité chez une personne atteinte d'un myélome multiple.

Suivi

Le suivi après le traitement est une composante importante des soins apportés aux personnes atteintes de cancer. Vous devrez avoir régulièrement des visites de suivi après le traitement. Ces visites permettent à l’équipe de soins de surveiller vos progrès (déceler tout changement) et d’évaluer votre réaction au traitement. Il arrive souvent que le myélome multiple réapparaisse ou qu’il ne disparaisse pas totalement. Le suivi est très important pour vérifier si la maladie commence à récidiver. Chez la plupart des personnes atteintes, le traitement du myélome multiple peut s’arrêter pendant une certaine période; mais dans la plupart des cas, la maladie réapparaît et un autre traitement devient nécessaire.

Essais cliniques

Certains essais cliniques sur le myélome multiple sont en cours au Canada et acceptent des participants. Les essais cliniques visent à trouver de nouvelles méthodes de prévention, de détection et de traitement du cancer qui soient meilleures. Apprenez-en davantage sur les essais cliniques.

Réaction au traitement

À un certain moment après votre traitement, vous passerez des examens qui aideront les médecins à connaître l’efficacité du traitement. C’est ce qu’on appelle la réaction au traitement. L’International Myeloma Working Group (groupe international de travail sur myélome multiple) classe la réaction au traitement selon les catégories suivantes :

Réponse complète stricte

Une réponse complète stricte (RCs) est définie par les critères suivants :

  • La réaction est complète.
  • Il n’y a pas de cellules myélomateuses dans la moelle osseuse.

Réponse complète

Une réponse complète (RC) est définie par l’un des critères suivants :

  • Lors de l’immunofixation, genre spécialisé d’électrophorèse qui permet d’identifier le type de protéine M ou la chaîne légère d’immunoglobuline, on ne détecte pas la protéine M dans le sang ou l’urine.
  • Un plasmocytome extramédullaire est disparu.
  • Les plasmocytes constituent 5 % ou moins des cellules dans la moelle osseuse.

Très bonne réponse partielle

Une très bonne réponse partielle (TBRP) est définie par l’un des critères suivants :

  • Lors de l’immunofixation, on détecte la protéine M dans le sang ou l’urine, mais on ne détecte pas la protéine M par électrophorèse standard.
  • Le taux sanguin de protéine M a chuté d’au moins 90 % et le taux urinaire de protéine M est inférieur à 100 mg (collecte d’urine sur une période de 24 heures).

Réponse partielle

Une réponse partielle (RP) est ainsi définie :

  • Le taux sanguin de protéine M a chuté d’au moins 50 %, et le taux urinaire de protéine M a chuté de plus de 90 % ou est inférieur à 200 mg (collecte d’urine sur une période de 24 heures).
  • S’il est impossible de mesurer la protéine M dans le sang et l’urine, on définit la RP selon une diminution minimale de 50 % entre les taux des chaînes légères libres (protéines Bence-Jones) impliquées et non impliquées.
  • S’il est impossible de mesurer la protéine M et les chaînes libres légères, on définit la RP selon une diminution minimale de 50 % des plasmocytes dans la moelle osseuse (si le pourcentage de référence des plasmocytes dans la moelle osseuse était d’au moins 30 %).
  • Si un plasmocytome extramédullaire a été détecté au moment du diagnostic, il a rétréci de plus de 50 %.

Maladie progressive

Une maladie progressive (MP) est définie par l’un ou plusieurs des critères suivants :

  • Le taux de protéine M dans le sang ou l’urine, ou les deux, a grimpé d’au moins 25 %, ou le pourcentage de plasmocytes dans la moelle osseuse a grimpé d’au moins 25 % (les plasmocytes représentent au moins 10 % de toutes les cellules dans la moelle osseuse), ou bien les deux.
  • Vous avez de nouvelles régions osseuses anormales ou des plasmocytomes.
  • Vous présentez une hypercalcémie, soit un taux élevé de calcium dans le sang, liée au myélome multiple.

Maladie stable

La maladie est dite stable (MS) quand elle ne répond pas aux critères des catégories décrites ci-dessus.

Questions à poser sur le traitement

Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur le traitement à votre équipe de soins.

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