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Glossary


Traitement des métastases hépatiques

Chimiothérapie

Chirurgie

Radiothérapie

Ablation par radiofréquence

Cryochirurgie

Ablation par l'alcool

Chimioembolisation

 

Il est rare que l'on puisse guérir un cancer qui s'est propagé à d'autres emplacements dans le corps, au foie par exemple. Cependant, la chirurgie peut engendrer une issue favorable dans le cas d'un petit nombre de cancers qui se sont propagés à une région limitée du foie. Les plans de traitement sont conçus de manière à répondre aux besoins uniques de chaque personne atteinte d'un cancer métastatique. Le traitement des métastases hépatiques a pour but :

  • d'enlever les métastases, s'il est possible
  • de limiter la croissance des métastases
  • de soulager les symptômes de la personne

 

Les options thérapeutiques des métastases hépatiques reposent sur les facteurs suivants :

  • le foyer d'origine du cancer (où il a pris naissance)
    • Les cellules cancéreuses des métastases hépatiques proviennent de la tumeur primitive et réagissent habituellement aux traitements employés pour cette tumeur.
    • Par exemple, pour traiter un cancer colorectal qui s'est propagé au foie, on pourra administrer la même chimiothérapie ou le même traitement ciblé (ou une association des deux) que celui qui a été employé pour le traitement du cancer colorectal.
  • la taille et l'emplacement des métastases hépatiques
  • le nombre de métastases hépatiques – unique ou multiples
  • les symptômes et l'état fonctionnel du foie
  • si d'autres régions du corps sont atteintes
  • le traitement déjà administré, s'il y a lieu
  • l'âge et l'état de santé global de la personne

 

Dépendant du type de cancer primitif, on peut aussi envisager d'autres options dont l'hormonothérapie, la thérapie biologique ou les traitements ciblés pour traiter les métastases hépatiques.

Chimiothérapie

En chimiothérapie, on a recours à des médicaments anticancéreux (cytotoxiques) qui circulent dans tout l’organisme et détruisent les cellules cancéreuses. La chimiothérapie permet de réduire la taille des métastases hépatiques et d'en maîtriser les symptômes. Il s'agit souvent du traitement de choix pour un cancer au stade avancé.

 

On administre une chimiothérapie pour traiter les métastases hépatiques dans les cas suivants :

  • le cancer primitif est susceptible de réagir favorablement à la chimiothérapie (par exemple, le cancer du sein et le cancer colorectal)
  • il n'est pas possible d'enlever toutes les métastases hépatiques par la chirurgie
  • plusieurs zones de métastases hépatiques sont présentes
  • la personne ne peut tolérer la chirurgie
  • le cancer s'est propagé à des emplacements autres que le foie

 

L'agent chimiothérapeutique employé dépend du type de tumeur primitive. Les médicaments, la dose et les modalités de traitement varient pour chaque personne. Selon le type de tumeur primitive, on pourra administrer une hormonothérapie ou des anticorps monoclonaux (un traitement ciblé) en association à la chimiothérapie ou seuls.

 

Les tumeurs métastatiques au foie que l'on ne peut enlever par la chirurgie peuvent être traitées par une chimiothérapie systémique ou une chimiothérapie administrée directement dans le foie (intrahépatique) ou parfois les deux.

 

On a quelquefois recours à la chimiothérapie après une ablation chirurgicale partielle du foie, dans le but de réduire le risque de récidive du cancer. Les récidives surviennent fréquemment chez les personnes atteintes d'un cancer colorectal et plus de la moitié d'entre elles se manifestent dans le foie.

 

On administre parfois une chimiothérapie avant la chirurgie. Par exemple, une personne atteinte d'une métastase hépatique qui ne peut être enlevée chirurgicalement en raison de sa trop grande taille pourra d'abord subir une chimiothérapie visant à réduire la taille de la tumeur; celle-ci pourra ensuite être enlevée par une chirurgie.

Chimiothérapie intrahépatique

On a habituellement recours à ce type de chimiothérapie lorsque les métastases sont présentes seulement dans le foie. On l'administre directement dans le foie à l'aide d'un tout petit tube (cathéter) que l'on insère dans l'artère principale qui mène au foie (artère hépatique). La chimiothérapie intrahépatique peut également être administrée pendant une longue période grâce à une pompe minuscule installée près du foie. Ce type de chimiothérapie est appelé perfusion artérielle hépatique. Elle permet d'administrer de fortes concentrations de médicaments directement dans une tumeur avec généralement moins d'effets secondaires au reste du corps. Bien que l'on puisse employer d'autres agents chimiothérapeutiques, la floxuridine (FUFR) est le médicament le plus souvent administré pour une chimiothérapie intrahépatique.

 

Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur la chimiothérapie.

Effets secondaires possibles de la chimiothérapie

Les effets secondaires de la chimiothérapie dépendent surtout du type de médicament administré, de la dose et de l'état de santé global de la personne atteinte. Certains des effets secondaires de la chimiothérapie peuvent être, entre autres, les suivants :

 

Nota : D'autres effets secondaires peuvent se manifester. Pour obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques, consultez la section Sources d’information sur les médicaments.

 

 

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Chirurgie

Dans certains cas, on a recours à la chirurgie pour traiter les métastases hépatiques. Si la personne a plusieurs métastases hépatiques où que des métastases sont logées ailleurs dans le corps, on n'envisage généralement pas la chirurgie.

 

L'ablation chirurgicale d'une métastase hépatique (résection hépatique ou hépatectomie partielle) peut être une option dans les cas suivants :

  • le cancer primitif est maîtrisé
    • S'il s'agit du cancer colorectal, le foie est le premier siège de propagation et possiblement le seul endroit où le cancer se propage. Le recours à la chirurgie pour retirer les métastases hépatiques peut être très efficace dans certains cas.
    • La chirurgie n'est habituellement pas une option pour les métastases hépatiques quand elles proviennent de cancers plus agressifs comme le cancer du pancréas ou de l'estomac.
  • il y a seulement une ou quelques métastases (en général, pas plus de 4)
  • il y a une forte probabilité de retirer complètement la tumeur au foie tout en maintenant une fonction hépatique satisfaisante pour la personne
  • la personne peut tolérer la chirurgie
  • le foie est en bon état
    • La présence d'une autre maladie, comme une cirrhose du foie, pourrait rendre la chirurgie impossible, car une telle maladie affaiblit le foie et engendre souvent des dommages.

 

L'étendue de la chirurgie repose sur la taille de la métastase hépatique et sur son emplacement dans le foie. Il est possible d'enlever jusqu'à 75 ou 80 % du foie car c'est un organe capable de se reconstituer (se régénérer). La portion restante se développe de nouveau après la chirurgie, en une période de plusieurs semaines à quelques mois. De plus, à la suite de l'ablation chirurgicale d'un lobe du foie, l'autre prend la relève.

 

Les personnes atteintes d'un cancer colorectal ont un risque élevé de récidive au foie à la suite de l'ablation chirurgicale d'une métastase hépatique. Dans certains cas, la chirurgie peut être pratiquée de nouveau lorsque les médecins croient que la résection de la métastase est possible, mais cette chirurgie est plus difficile à réaliser.

 

Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur la chirurgie.

Effets secondaires possibles de la chirurgie

Les effets secondaires de la chirurgie des métastases hépatiques dépendent principalement de l'emplacement de l'intervention chirurgicale et de l'état de santé global de la personne. Certains des effets secondaires de la chirurgie peuvent être, entre autres, les suivants :

  • douleur
  • troubles de saignements ou de coagulation sanguine
  • infection de la plaie
  • pneumonie
  • accumulation de bile dans le foie ou l'abdomen (bilome) ou écoulement de bile (fuite de bile)
  • accumulation anormale de liquide dans l'abdomen (ascite)
  • abcès dans la région située au dessous du diaphragme (abcès sous-phrénique)
  • hypertension porte
    • L'hypertension porte est une augmentation de la pression sanguine dans les veines qui rejoignent la veine porte. Il s'agit du vaisseau sanguin qui transporte le sang de l'appareil digestif au foie.
  • insuffisance hépatique

 

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Radiothérapie

En radiothérapie, on a recours à des faisceaux de rayons X ou à des particules de haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. La radiothérapie n'est pas souvent employée dans le traitement des métastases hépatiques car le tissu hépatique sain ne tolère pas très bien la radiation. Le type de radiothérapie habituellement administré pour les métastases hépatiques est la radiothérapie externe. Celle-ci vise surtout à :

  • limiter la croissance des métastases hépatiques
  • soulager les symptômes comme la douleur, afin d'améliorer la qualité de vie de la personne

 

Les traitements de radiothérapie externe sont généralement administrés tous les jours, durant quelques minutes, mais les dosages spécifiques et les modalités varient d'une personne à l'autre.

 

Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur la radiothérapie.

Effets secondaires possibles de la radiothérapie

Les effets secondaires varient surtout selon la dose de radiation administrée et l'état de santé global de la personne. Certains des effets secondaires de la radiothérapie à l'abdomen peuvent être, entre autres, les suivants :

 

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Ablation par radiofréquence

L'ablation par radiofréquence (ARF) est une intervention qui consiste à détruire les cellules cancéreuses au moyen d'un courant électrique de haute fréquence. On peut avoir recours à l'ARF pour maîtriser les métastases hépatiques qui ne peuvent être enlevées par la chirurgie (non résécables). En général, on l'envisage seulement pour les plus petites tumeurs (d'un diamètre inférieur à 5 cm). L'ARF est parfois employée en plus de la chirurgie.

 

Dans l'ARF, un courant électrique est transporté à la métastase hépatique au moyen d'une sonde fine insérée dans la peau et guidée vers la tumeur par échographie ou par tomodensitométrie. Une fois introduite dans la tumeur, la sonde déploie de très fines aiguilles plus en profondeur qui émettent le courant électrique afin de chauffer le tissu tumoral et détruire les cellules cancéreuses.

 

L'ARF peut être réalisée à travers la peau (percutanée), au moyen d'une incision chirurgicale dans l'abdomen ou à l'aide d'un laparoscope.

Effets secondaires possibles de l'ablation par radiofréquence

Les effets secondaires de l'ARF des métastases hépatiques peuvent être les suivants :

  • saignements
  • infection
  • lésion du canal biliaire
  • abcès au foie

 

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Cryochirurgie

La cryochirurgie est une intervention qui emploie la congélation pour détruire les cellules ou les tissus anormaux. On y a recours pour maîtriser :

  • les métastases hépatiques qui ne peuvent être enlevées par la chirurgie (non résécables)
  • les métastases multiples
  • les métastases présentes dans les deux lobes du foie

 

En cryochirurgie, on livre un liquide ou un gaz extrêmement froid aux tissus du foie au moyen d'un tube de métal appelé cryosonde. Celle-ci peut être guidée vers la métastase hépatique par échographie. On laisse dégeler la région et on la congèle ensuite de nouveau. Ce cycle gel-dégel est habituellement répété quelques fois. La cryochirurgie peut être réalisée au moyen d'une incision chirurgicale dans l'abdomen ou à l'aide d'un laparoscope.

 

Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur la cryochirurgie.

Effets secondaires possibles de la cryochirurgie

Les effets secondaires de la cryochirurgie des métastases hépatiques peuvent être les suivants :

  • douleur
  • baisse de la température corporelle
  • saignements
  • lésion du canal biliaire
  • abcès au foie
  • trajet anormal des canaux biliaires (fistule)
  • choc
    • Le cryochoc est une complication rare de la cryochirurgie du foie qui peut engendrer des troubles de la coagulation sanguine, une coagulation intravasculaire disséminée et l'insuffisance de plusieurs organes.

 

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Ablation par l'alcool

L'ablation par l'alcool est une intervention dans laquelle on injecte de l'éthanol, à travers la peau, directement dans la tumeur hépatique (injection percutanée). L'alcool détruit les cellules cancéreuses et réduit ainsi la taille de la tumeur. L'intervention est aussi appelée injection percutanée d'éthanol. Une fois insérée dans la peau, l'aiguille qui contient l'alcool est guidée par échographie dans la tumeur. On administre généralement une anesthésie locale, mais s'il y a de nombreuses tumeurs, l'anesthésie générale pourrait être nécessaire.

 

L'ablation par l'alcool est efficace pour des petites tumeurs, habituellement d'un diamètre inférieur à 4 ou 5 cm (1½ à 2 pouces). On peut envisager ce traitement pour les personnes qui ne peuvent tolérer la chirurgie.

Effets secondaires possibles de l'ablation par l'alcool

Les effets secondaires de l'ablation par l'alcool des métastases hépatiques peuvent être les suivants :

  • douleur
  • fièvre
  • saignements
  • abcès au foie
  • intoxication à l'alcool

 

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Chimioembolisation

La chimioembolisation consiste à injecter un agent chimiothérapeutique dans une artère. Le médicament est souvent mêlé à une substance liquide huileuse (comme le lipiodol) ou du Gelfoam (une éponge ou une poudre gélatineuse absorbante servant à maîtriser les saignements). Un cathéter introduit dans une grande artère de la jambe ou du bras est acheminé dans la principale artère qui transporte le sang au foie, soit l'artère hépatique. Le mélange qui est injecté au moyen du cathéter bloque presque complètement l'apport sanguin au foie. Ceci a pour effet de priver la tumeur de l'oxygène et des nutriments dont elle a besoin pour se développer. L'agent chimiothérapeutique demeure presque totalement dans la tumeur, ce qui fait en sorte que la tumeur est exposée plus longtemps à son effet.

 

La chimioembolisation est plus efficace quand les métastases hépatiques sont riches en vaisseaux sanguins.

Effets secondaires possibles de la chimioembolisation

Les effets secondaires de la chimioembolisation des métastases hépatiques peuvent être les suivants :

  • douleur
  • fièvre
  • nausées et vomissements
  • saignements
  • augmentation temporaire des enzymes hépatiques

 

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Consultez la liste de questions à poser à votre médecin sur le traitement.

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