Cancer du poumon

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Traitements du cancer du poumon à petites cellules

Si vous êtes atteint d’un cancer du poumon à petites cellules, votre équipe de soins élaborera un plan de traitement juste pour vous. Il se basera sur votre santé et des renseignements spécifiques sur le cancer. Quand votre équipe de soins décide quels traitements vous proposer pour le cancer du poumon à petites cellules, elle prend en considération les éléments suivants :

  • le stade du cancer
  • votre état de santé global
  • vos préférences personnelles (ce que vous voulez)

On peut vous proposer l’un ou plusieurs des traitements suivants pour le cancer du poumon à petites cellules.

Chimiothérapie

En chimiothérapie, on a recours à des médicaments anticancéreux, ou cytotoxiques, pour détruire les cellules cancéreuses. C’est le traitement standard du cancer du poumon à petites cellules. Votre équipe de soins prendra en considération vos besoins personnels pour choisir les agents chimiothérapeutiques, les doses et les modes d’administration. Vous pourriez aussi recevoir d’autres traitements.

On associe la chimiothérapie à la radiothérapie pour traiter le cancer du poumon à petites cellules de stade limité. C’est ce qu’on appelle une chimioradiothérapie. On administre ces 2 traitements pendant la même période.

On administre seulement une chimiothérapie pour traiter le cancer du poumon à petites cellules de stade étendu.

Le cancer du poumon à petites cellules se développe rapidement, alors il réagit souvent bien à la chimiothérapie. On le traite généralement en associant 2 agents chimiothérapeutiques, ce qui est plus efficace que d’en administrer un seul :

  • cisplatine et étoposide (Vepesid, VP-16)
  • carboplatine (Paraplatin, Paraplatin AQ) et étoposide

Si le cancer du poumon à petites cellules réapparaît après le traitement, on peut avoir recours à l’association médicamenteuse qui suit :

  • cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox), doxorubicine (Adriamycin) et vincristine (Oncovin)

On peut donner de l’étoposide par voie orale aux personnes qui ne sont pas assez bien pour recevoir une chimiothérapie d’association ou pour traiter un cancer qui est réapparu de 3 à 6 mois après un traitement à base d’autres associations chimiothérapeutiques.

Effets secondaires de la chimiothérapie

Peu importe le traitement du cancer du poumon à petites cellules, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque personne les ressent différemment. Certaines en ont beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.

La chimiothérapie peut causer des effets secondaires puisqu’elle risque d’endommager les cellules saines tout en détruisant les cellules cancéreuses. Si des effets secondaires se manifestent, ils peuvent le faire n’importe quand pendant la chimiothérapie, tout de suite après ou quelques jours voire quelques semaines plus tard. Il arrive que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années à la suite de la chimiothérapie (effets tardifs). La plupart disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.

Les effets secondaires de la chimiothérapie dépendent surtout du type de médicament, de la dose, de la façon de l’administrer, de son association à la radiothérapie et de votre état de santé global. Voici certains effets secondaires fréquents des agents chimiothérapeutiques administrés pour traiter le cancer du poumon à petites cellules :

Informations sur des médicaments anticancéreux spécifiques

Les renseignements sur des médicaments spécifiques changent assez régulièrement. Apprenez-en davantage sur les sources d’information sur les médicaments ainsi que sur les sites où vous pouvez obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques.

Radiothérapie

En radiothérapie, on a recours à des rayons ou à des particules de haute énergie pour détruire les cellules cancéreuses. La plupart des personnes atteintes d’un cancer du poumon à petites cellules reçoivent une radiothérapie. Votre équipe de soins prendra en considération vos besoins personnels pour choisir le type de radiothérapie, la dose à administrer, la façon de le faire et l’horaire à suivre.

Lors de la radiothérapie externe, un appareil émet des radiations vers la tumeur au poumon et les ganglions lymphatiques du thorax tout autour.

  • Pour le cancer du poumon à petites cellules de stade limité, on associe la radiothérapie à la chimiothérapie. C’est ce qu’on appelle une chimioradiothérapie. On administre ces 2 traitements pendant la même période.
  • Pour le cancer du poumon à petites cellules de stade étendu, on a recours à la radiothérapie pour soulager des symptômes comme la toux ou la douleur (radiothérapie palliative). Elle permet également de traiter un cancer qui s’est propagé aux os (métastases osseuses).

La radiothérapie stéréotaxique est un type de radiothérapie externe qui nécessite un équipement spécial pour diriger les faisceaux de radiation de haute énergie vers la tumeur en provenance de différentes directions. On y a recours pour traiter un cancer du poumon à petites cellules qui s’est propagé au cerveau (métastases cérébrales).

L’irradiation prophylactique cérébrale (IPC) est une radiothérapie externe qu’on administre au cerveau tout entier. Elle permet de prévenir la propagation du cancer au cerveau ou de traiter des cellules cancéreuses qui pourraient s’y être déjà propagées mais qu’on ne peut pas observer lors des examens d’imagerie. Elle pourrait aider à prévenir la formation de métastases au cerveau et à améliorer la survie.

On peut proposer l’IPC aux personnes atteintes d’un cancer du poumon à petites cellules de stade limité ou étendu qui a bien réagi à la chimiothérapie et à la radiothérapie. Ce n’est pas une option si le cancer n’a pas réagi à la chimiothérapie.

Effets secondaires de la radiothérapie pour le cancer du poumon à petites cellules

Peu importe le type de traitement choisi pour un cancer du poumon à petites cellules, il est possible que des effets secondaires se produisent. Cependant, ils n’affectent pas toutes les personnes; si c’est le cas, chacune ne les ressent pas de la même façon. Les effets secondaires de la radiothérapie dépendent surtout de la taille de la région traitée, de la région ou des organes spécifiques traités, de la dose totale et du mode d’administration.

Les effets secondaires suivants sont ceux qui sont les plus éprouvés par les personnes qui reçoivent une radiothérapie externe pour un cancer du poumon à petites cellules. Certaines personnes les ont tous alors que d’autres n’en ressentent que quelques-uns ou même aucun. Il y a des gens qui éprouvent des effets secondaires différents de ceux qui suivent :

Si le cancer du poumon se propage au cerveau, vous pourriez recevoir une radiothérapie. Les effets secondaires de la radiothérapie au cerveau peuvent être les suivants :

  • réactions cutanées
  • amincissement ou perte des cheveux
  • syndrome de somnolence – somnolence, fatigue, confusion
  • œdème cérébral – maux de tête, nausées, vomissements, faiblesse

Chirurgie

On a rarement recours à la chirurgie pour traiter le cancer du poumon à petites cellules puisqu’il s’est souvent déjà propagé à d’autres parties du corps lorsqu’on le diagnostique. Mais on peut pratiquer une chirurgie pour diagnostiquer une tumeur au poumon. Si le rapport de pathologie laisse entendre que le tissu enlevé contient des cellules cancéreuses, on pourrait pratiquer une autre opération si le chirurgien pense qu’il peut enlever toute la tumeur.

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