Cancer du poumon

Vous êtes ici:

Recherche sur le cancer du poumon

On en apprend toujours plus sur le cancer. Les chercheurs et les professionnels de la santé se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche pour élaborer de meilleures pratiques qui aideront à détecter et à traiter le cancer du poumon. Ils tentent aussi de trouver comment améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cette maladie.

Le texte qui suit traite de différentes recherches qui se révèlent prometteuses dans la lutte contre le cancer du poumon. Nous avons inclus de l’information qui provient de PubMed, la base de données de recherche de la National Library of Medicine. Chaque article scientifique de PubMed comporte un numéro d’identification (PMID) dont le lien mène à un bref résumé (Abstract, en anglais). Nous avons aussi indiqué des liens vers les résumés des recherches présentées aux réunions de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), lesquelles se tiennent tout au long de l’année. Vous pouvez avoir accès à de l’information sur les essais cliniques en cours au Canada sur CanadianCancerTrials.ca et sur ClinicalTrials.gov. On attribue aux essais cliniques un identifiant appelé numéro d’essai clinique national (NCT). Le numéro NCT mène vers des renseignements sur l’essai clinique.

Détection précoce du cancer du poumon

Des chercheurs tentent de trouver comment détecter le cancer du poumon à un stade précoce, soit avant que des signes ou symptômes n’apparaissent. C’est important puisque la plupart des personnes atteintes d’un cancer du poumon reçoivent leur diagnostic alors que la maladie est avancée. Voici des recherches importantes sur la détection précoce du cancer du poumon.

La tomodensitométrie (TDM) pour les gros fumeurs actifs ou anciens peut être un outil de dépistage du cancer du poumon. Des chercheurs ont constaté que le dépistage par TDM chez les gros fumeurs peut réduire la mortalité par cancer du poumon de 20 %. Lors d’une autre étude menée par des chercheurs canadiens, on a constaté que la TDM employée comme outil de détection précoce du cancer du poumon peut aussi aider à réduire les coûts en soins de santé (Journal of Thoracic Oncology, PMID 25105438).

Un outil peu coûteux permettant de prévoir si un fumeur risque fortement d’être atteint du cancer du poumon a été conçu par l’Étude pancanadienne sur la détection précoce du cancer du poumon (PanCan). En plus des antécédents de tabagisme d’une personne, cet outil permet d’évaluer les facteurs suivants : âge, ethnie, statut socio-économique, antécédents familiaux de cancer du poumon, antécédents personnels de maladie pulmonaire obstructive chronique, antécédents personnels de cancer et indice de masse corporelle (IMC). Les personnes  dont le risque d’être atteintes d’un cancer du poumon est élevé selon cet outil sont les plus susceptibles de bénéficier du dépistage par TDM. Les résultats d’une étude récente ont aussi permis de confirmer que cet outil peut aider à identifier les personnes qui n’ont pas besoin de passer un test de dépistage aussi souvent dans le but de détecter un cancer du poumon (British Journal of Radiology, PMID 26882046).

L’analyse du sang, de l’urine, des expectorations ou de l’air expiré peut être une façon de détecter un cancer du poumon précoce. Certaines études se sont révélées prometteuses, mais on doit faire plus de recherches avant de pouvoir utiliser ces liquides corporels et l’air expiré pour le dépistage de la population générale (Lung Cancer, PMID 26973212; Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention, PMID 27013655; Oncotarget, PMID 26440312).

Apprenez-en davantage sur la recherche sur le dépistage et la détection précoce du cancer.

Diagnostic et pronostic

Un domaine clé de la recherche porte sur de meilleures méthodes pour diagnostiquer et stadifier le cancer du poumon. Des chercheurs tentent également de trouver des façons d’aider les médecins à établir un pronostic (probabilité que le cancer puisse être traité avec succès ou qu’il réapparaisse après le traitement). Voici des recherches importantes sur le diagnostic et le pronostic.

Biopsie par échographie endobronchique

Lors d’une biopsie par échographie endobronchique, le médecin a recours à l’échographie pour guider un bronchoscope particulier dans le but de prélever du tissu dans le poumon et les ganglions lymphatiques. Ce type de biopsie permet de détecter et de diagnostiquer un cancer du poumon et de savoir s’il s’est propagé. On peut aussi vérifier si ces échantillons de tissu présentent des mutations génétiques. La biopsie par échographie endobronchique est moins effractive que la thoracoscopie et la médiastinoscopie. Des recherches récentes démontrent que ce type de biopsie peut jouer un rôle clé dans le diagnostic plus rapide et plus sécuritaire du cancer du poumon que d’autres tests. Elle peut aussi fournir des informations qui aident les médecins à décider quelles sont les meilleures options de traitement (American Journal of Clinical Pathology, PMID 26386084; Translational Lung Cancer Research, PMID 26380180).

Marqueurs tumoraux

Les marqueurs tumoraux sont des substances, comme des protéines, des gènes ou des segments de matériel génétique tels que l’ADN et l’ARN, naturellement présentes dans le corps. On peut les mesurer dans des liquides corporels comme le sang et l’urine ou dans du tissu qui a été retiré du corps. Un changement de la quantité normale d’un marqueur tumoral peut signifier que la personne est atteinte d’un certain type de cancer.

Le dépistage de chacun des marqueurs tumoraux suivants pourrait aider les médecins à diagnostiquer le cancer du poumon ou à élaborer de nouveaux médicaments qui ciblent les cellules du cancer du poumon :

Le dépistage de plusieurs marqueurs tumoraux tous à la fois est plus efficace pour détecter le cancer du poumon que le dépistage de chacun individuellement. Des chercheurs ont démontré que lorsqu’ils effectuaient le dépistage de tous les marqueurs tumoraux qui suivent, ils détectaient plus souvent le cancer du poumon que lorsqu’ils dépistaient chaque marqueur individuellement (American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, PMID 26465739) :

  • antigène carcinoembryonnaire (ACE)
  • antigène carbohydrate 15-3
  • antigène associé au carcinome épidermoïde
  • fragment de cytokératine 19
  • énolase neurospécifique (NSE)
  • peptide libérant la pro-gastrine

Tests fondés sur les gènes

Les tests fondés sur les gènes détectent les différences entre les gènes normaux et les gènes qui ont été modifiés, ou mutés, dans les cellules cancéreuses. L’analyse des microréseaux est un type de test fondé sur les gènes qui permet aux chercheurs d’observer de nombreux gènes simultanément afin de savoir lesquels sont actifs et lesquels ne le sont pas. Analyser de nombreux gènes à la fois afin de savoir lesquels sont actifs et lesquels ne le sont pas est appelé profil d’expression génétique. Les chercheurs espèrent que concevoir plus de tests fondés sur les gènes aidera les médecins à identifier les meilleurs traitements pour certains cancers, dont le cancer du poumon. Les tests fondés sur les gènes aideront aussi les médecins à adapter plus de traitements au cancer de chaque personne en fonction de sa constitution génétique.

L’amplification du gène FGFR1 signifie que le nombre de copies du gène FGFR1 est supérieur à la normale. Des chercheurs ont examiné et combiné les résultats d’un grand nombre d’études portant sur le rôle de l’amplification du gène FGFR1 dans le cancer du poumon. Ils ont constaté que les personnes atteintes du cancer du poumon qui présentent une amplification du gène FGFR1 étaient plus susceptibles d’être des hommes, de fumer et d’avoir reçu un diagnostic de carcinome épidermoïde. Les chercheurs ont également découvert que les personnes porteuses d’une amplification du gène FGFR1 ont tendance à survivre moins longtemps que celles dont le gène FGFR1 n’est pas amplifié (Oncotargets and Therapy, PMID 26793001).

La mutation de la kinase du lymphome anaplasique (ALK) et la mutation du récepteur du facteur de croissance épidermique (R-EGF) sont présentes dans les cellules du cancer du poumon. Des chercheurs ont observé le cancer du poumon à la tomodensitométrie (TDM) afin de savoir s’ils pouvaient identifier les tumeurs porteuses de ces mutations génétiques. Les résultats de l’étude ont démontré qu’à la TDM, les tumeurs porteuses de la mutation ALK étaient très différentes des tumeurs présentant la mutation R-EGF (European Radiology, PMID 25577516; Radiology, PMID 25575117).

Facteurs pronostiques

Des chercheurs tentent de trouver des facteurs pronostiques qui pourraient les aider à identifier les personnes qui répondraient bien au traitement du cancer du poumon.

Une perte de poids au début de la chimioradiothérapie peut être un facteur pronostique négatif. Une radiothérapie administrée pour un cancer du poumon risque de causer l’inflammation de l’œsophage, et ajouter une chimiothérapie à ce traitement aggrave cet effet secondaire. Il est très difficile d’avaler quand l’œsophage est enflammé, alors de nombreuses personnes perdent du poids une fois que l’inflammation est apparue. Lors d’une étude récente, on a constaté que les personnes qui perdent du poids avant que leur œsophage ne s’enflamme ne survivent pas aussi longtemps que celles qui ne perdent pas de poids (Journal of Thoracic Oncology, PMID 26940529). Les auteurs de l’étude laissent entendre que les programmes qui préviennent la perte de poids pendant le traitement pourraient aider à améliorer la survie.

Des lavages du poumon effectués avant et après une chirurgie peuvent permettre de prévoir la récidive du cancer du poumon après l’opération visant à enlever le poumon, soit une résection pulmonaire. Lors d’une étude récente, on a constaté que le risque de récidive était plus élevé si des cellules cancéreuses étaient présentes dans les liquides utilisés pour laver le poumon après la chirurgie. Des chercheurs laissent entendre que cela pourrait aider les médecins à identifier quelles personnes requièrent plus de traitements après la chirurgie (Annals of Thoracic Surgery, PMID 27012585).

La metformine (Glucophage) est un médicament qui aide à contrôler le diabète. Certaines recherches laissent entendre que les personnes atteintes d’un cancer du poumon non à petites cellules qui prennent de la metformine pourraient avoir un meilleur pronostic. Lors d’une étude récente, on a constaté que les personnes atteintes d’un cancer du poumon non à petites cellules précoce qui prenaient de la metformine avaient une meilleure survie sans évolution de la maladie que les personnes qui ne prenaient pas ce médicament, mais cela n’a eu aucun effet sur la survie globale (Journal of Thoracic and Cardiovascular Surgery, PMID 27157918). Lors d’un autre essai clinique, on a constaté que les personnes qui prenaient de la metformine avaient moins de récidives de cancer du poumon que les personnes qui ne prenaient pas ce médicament (ASCO, Abstract e20072).

Apprenez-en davantage sur la recherche sur le diagnostic et le pronostic.

Traitement

Les chercheurs étudient de nouvelles méthodes qui pourraient améliorer le traitement du cancer du poumon. Les progrès effectués en traitement du cancer ainsi que les nouveaux procédés permettant de soulager les effets secondaires ont engendré une hausse de la qualité de vie et un meilleur pronostic pour de nombreuses personnes atteintes de cette maladie. Voici des recherches importantes sur le traitement du cancer du poumon.

Chirurgie

On a souvent recours à la chirurgie pour traiter le cancer du poumon. Des chercheurs tentent de découvrir de nouvelles méthodes afin d'améliorer  les techniques chirurgicales et de réduire les effets secondaires. Ils essaient également de trouvent des traitements qui pourraient remplacer la chirurgie.

Nouvelles techniques chirurgicales

Les chercheurs tentent de savoir si la chirurgie moins effractive peut jouer un rôle dans le traitement du cancer du poumon qui ne s’est pas propagé hors du poumon.

La chirurgie thoracique vidéo-assistée (CTVA) et la chirurgie robotique sont 2 méthodes par lesquelles les chirurgiens peuvent enlever une partie de poumon (lobectomie) à travers une petite incision pratiquée dans le thorax. Lors de la CTVA, on se sert de caméras pour guider le chirurgien. Lors de la lobectomie robotique, le chirurgien utilise des bras robotiques. Des chercheurs ont comparé la CTVA et la chirurgie robotique au type plus courant de chirurgie, qui est pratiqué à travers une grande incision faite dans le thorax (lobectomie ouverte). Ils ont constaté qu’il y avait peu de différences entre les 3 techniques et la survie globale était la même. Mais les personnes traitées par CTVA ou chirurgie robotique étaient hospitalisées un peu moins longtemps que celles qui avaient subi une lobectomie ouverte (Annals of Thoracic Surgery, PMID 26822346).

Les microbobines sont des boucles de métal, habituellement du platine, très minces et enroulées. Des chercheurs canadiens ont élaboré une nouvelle méthode qui a recours aux microbobines pour aider les chirurgiens à détecter de très petites tumeurs cancéreuses au poumon lors de la CTVA. Avant l’opération, le chirurgien se sert de la TDM pour localiser la tumeur et y insérer une microbobine. Il utilise ensuite l’image de la microbobine en cours d’opération pour trouver et enlever la tumeur. Les chercheurs ont constaté que le recours aux microbobines réduit de façon significative le nombre de CTVA qui doivent être remplacées par une chirurgie plus effractive pour ouvrir le thorax (thoracotomie) parce que le chirurgien ne parvient pas à trouver la petite tumeur (Journal of Thoracic and Cardiovascular Surgery, PMID 25293355).

Solutions de rechange à la chirurgie

Des chercheurs tentent de trouver d’autres façons de traiter les tumeurs au poumon que de les enlever par chirurgie. Cela pourrait être utile aux personnes qui ne peuvent pas subir d’opération.

En cryochirurgie, on a recours au froid extrême pour détruire les cellules cancéreuses. Des chercheurs évaluent la cryochirurgie comme alternative à la chirurgie chez des personnes ayant une petite tumeur qui ne s’est pas propagée hors du poumon. Des études démontrent que les personnes qui ont une cryochirurgie au lieu d’une chirurgie ont une bonne survie globale et très peu d’effets secondaires (Journal of Vascular and Interventional Radiology, PMID 25735518). On doit mener d’autres recherches pour savoir quel rôle la cryochirurgie peut jouer dans le traitement du cancer du poumon et quelles personnes bénéficieraient le plus de la cryochirurgie (Biomed Research International, PMID 24991559).

L'ablation par radiofréquence (ARF) a recours à la chaleur dégagée par un courant électrique pour détruire les cellules cancéreuses. Lors d’une étude, on a utilisé l’ARF comme alternative à la chirurgie chez des personnes atteintes d’une petite tumeur ne s’étant pas propagée hors du poumon et qui ne pouvaient pas subir d’opération. Cette étude a révélé que l’ARF n’affectait pas la fonction pulmonaire et qu’elle était plus efficace chez les personnes en meilleure santé dont la tumeur mesurait moins de 2 cm. On a aussi constaté que les personnes traitées par ARF vivaient encore 2 ans, ce qui ressemble au taux de survie des personnes traitées par radiothérapie (Cancer, PMID 26096694). Lors d’une autre étude, on a évalué l’ARF chez des personnes dont le cancer du poumon s’était propagé hors du poumon. On a constaté que l’ARF réduisait la taille des tumeurs, alors elle pourrait jouer un rôle dans le contrôle du cancer du poumon avancé (International Journal of Clinical and Experimental Medicine, PMID 26770411).

Apprenez-en davantage sur la recherche sur la chirurgie du cancer.

Radiothérapie

Des chercheurs tentent de trouver d’autres façons d’administrer la radiothérapie pour traiter le cancer du poumon.

La radiothérapie stéréotaxique corporelle, aussi appelée radiothérapie stéréotaxique d’ablation, permet de diriger des faisceaux de radiation focalisés dans de nombreuses directions différentes pour traiter l’ensemble d’une tumeur. Les faisceaux sont dirigés spécifiquement vers la tumeur, ce qui aide à limiter la quantité de radiation administrée au tissu entourant la tumeur. Des études révèlent que la radiothérapie stéréotaxique corporelle pourrait être une alternative à la chirurgie pour les personnes ayant une petite tumeur qui ne s’est pas propagée hors du poumon. Elle pourrait être particulièrement utile pour les personnes âgées et celles dont la santé n’est pas bonne. On doit mener d’autres études  ayant un nombre plus élevé de participants avant que la radiothérapie stéréotaxique corporelle soit employée comme traitement standard (Lancet Oncology, PMID 25981812; Lung, PMID 26842723). Lors d’une autre étude, on a comparé la radiothérapie stéréotaxique corporelle à la radiothérapie fractionnée classique, qui divise la dose totale de radiation en un certain nombre de doses plus faibles qu’on administre plus souvent. On a constaté que la radiothérapie stéréotaxique corporelle améliorait la survie des personnes atteintes d’un cancer du poumon qui ne s’était pas propagé hors du poumon (ASCO, Abstract 7513).

Lors de la radiothérapie conformationnelle avec modulation d'intensité (RCMI), on a recours à des faisceaux de rayonnement modulés en différentes longueurs, épaisseurs et intensités. Des chercheurs ont examiné une vaste banque de résultats de traitements afin de savoir jusqu’à quel point la RCMI était efficace contre le cancer du poumon. Les résultats ont démontré que la RCMI améliorait la survie globale des personnes atteintes d’une grosse tumeur ou d’une tumeur qui s’était propagée aux tissus entourant le poumon. Les résultats ont aussi révélé que la RCMI améliorait la survie globale comparativement à la radiothérapie standard (Clinical Lung Cancer, PMID 26936682).

La protonthérapie est une forme de radiothérapie externe qui utilise des particules de protons de haute énergie, c’est-à-dire chargées, au lieu de faisceaux de rayons X. Les protons émettent une plus forte dose de radiation mais causent moins de dommages aux tissus voisins que la radiothérapie externe classique puisqu’on peut les diriger avec plus de précision vers la tumeur. Lors d’études, on a constaté que la protonthérapie engendrait de bons taux de survie avec moins d’effets secondaires liés à la radiothérapie (Radiotherapy Oncology, PMID 26028228). On doit mener plus de recherches pour connaître le rôle que pourrait jouer la protonthérapie dans le traitement du cancer du poumon (Cancers, PMID 26147335).

La radiothérapie postopératoire est administrée après la chirurgie. Lors d’une récente méta-analyse, on a évalué des essais cliniques portant sur l’administration d’une radiothérapie postopératoire à des personnes dont le cancer avait été enlevé complètement par chirurgie. Les résultats ont démontré qu’en fait, les personnes qui avaient reçu une radiothérapie après une chirurgie ne vivaient pas aussi longtemps que les personnes qui n’avaient pas reçu de radiothérapie. Les chercheurs ont donc conclu qu’une radiothérapie ne devrait pas être proposée après une chirurgie aux personnes atteintes d’un cancer du poumon non à petites cellules qui a été complètement enlevé par chirurgie (Cochrane Database of Systematic Reviews, PMID 27727451). Lors d’une autre méta-analyse, on a évalué l’administration d’une radiothérapie postopératoire, avec ou sans chimiothérapie, à des personnes atteintes d’un cancer du poumon non à petites cellules de stade IIIA qui s’était propagé aux ganglions lymphatiques situés du même côté du corps que la tumeur (N2). On a constaté que l’administration d’une radiothérapie postopératoire à ces personnes réduisait le risque de réapparition du cancer dans la même région et améliorait la survie globale, qu’une chimiothérapie ait été administrée ou non (ASCO, Abstract 8546).

Apprenez-en davantage sur la recherche sur la radiothérapie.

Traitement ciblé

Le traitement ciblé est une composante importante du traitement du cancer du poumon. Des chercheurs tentent de trouver de nouveaux médicaments qu’on pourrait administrer quand le cancer devient résistant aux traitements ciblés actuels. Ils essaient aussi de découvrir des façons plus efficaces d’associer le traitement ciblé à d’autres traitements.

Les inhibiteurs de la tyrosine kinase (ITK) du R-EGF permettent de traiter le cancer du poumon métastatique porteur de la mutation R-EGF. Avec le temps, le cancer du poumon peut finir par présenter la mutation génétique appelée R-EGF T790M, qui cesse de le faire réagir aux ITK. Des chercheurs tentent de trouver de nouveaux médicaments ciblés qui peuvent surmonter la mutation R-EGF T790M. Il y a entre autres ceux-ci :

Les inhibiteurs du point de contrôle PD-1/PD-L1 empêchent les cellules cancéreuses d’affecter les cellules de notre système immunitaire. C’est un domaine de recherche prometteur pour le cancer du poumon puisque ces inhibiteurs ont des cibles différentes de celles des médicaments actuellement administrés pour traiter la maladie (ASCO, Abstract e20555; Oncotargets and Therapy, PMID 26889087).

Le nintédanib (Vargatef) est un médicament antiangiogénique, c’est-à-dire qui empêche la formation de vaisseaux sanguins dont les tumeurs ont besoin pour se développer. Des chercheurs ont comparé le traitement à base de nintédanib et de docétaxel (Taxotere) au traitement à base de docétaxel et d’un placebo chez des personnes atteintes d’un cancer du poumon qui a réapparu après avoir été traité. Les résultats ont démontré que l’association à base de nintédanib améliorait la survie sans évolution mais pas la survie globale. Les personnes atteintes d’un adénocarcinome ont bénéficié le plus de ce traitement (Targeted Oncology, PMID 25894578; Therapeutic Advances in Respiratory Disease, PMID 25855060).

Le bévacizumab (Avastin) est un autre médicament antiangiogénique. Lors d’une étude récente, on a évalué l’association du bévacizumab au docétaxel comme traitement du cancer du poumon non à petites cellules de stade avancé chez des personnes qui avaient déjà reçu 1 ou 2 types de chimiothérapie. On a comparé l’association de bévacizumab et de docétaxel au docétaxel seulement. Les résultats ont démontré que l’association de bévacizumab et de docétaxel améliorait la survie sans évolution de la maladie et la survie relative comparativement à l’administration de bévacizumab seulement (ASCO, Abstract 9005).

Apprenez-en davantage sur la recherche sur la thérapie biologique et le traitement ciblé.

Chimiothérapie

Des chercheurs tentent de trouver de nouveaux agents chimiothérapeutiques et de nouvelles façons d’associer les agents chimiothérapeutiques actuels pour améliorer le traitement du cancer du poumon.

Le nédaplatine (Aqupla) est un nouveau médicament qui ressemble au cisplatine, qu’on administre pour traiter le cancer du poumon. Comparativement au cisplatine, le nédaplatine provoque moins de nausées et de vomissements qui sont aussi moins importants, et il n’endommage pas autant les reins. Des chercheurs ont comparé l’association de nédaplatine et de docétaxel à l’association de docétaxel et de cisplatine chez des personnes atteintes d’un carcinome épidermoïde du poumon avancé ou récidivant. Les résultats ont démontré que l’association  de nédaplatine et de docétaxel améliorait la survie globale et engendrait des effets secondaires moins graves que l’association de cisplatine et de docétaxel (ASCO, Abstract 8004).

L’association de docétaxel et de tamoxifène (Nolvadex, Tamofen) peut être une option de traitement pour les personnes qui ont déjà reçu une chimiothérapie standard pour un cancer du poumon non à petites cellules. Les chercheurs ont comparé cette association au docétaxel seulement et ont constaté que l’association réduisait efficacement la quantité de P-glycoprotéine dans les cellules tumorales. Les résultats ont démontré que le docétaxel et le tamoxifène réduisaient davantage la quantité de P-glycoprotéine que le docétaxel administré seul. Les personnes qui ont reçu ces deux médicaments avaient une meilleure survie sans évolution de la maladie et une meilleure survie globale que les personnes qui n’ont reçu que du docétaxel (Anticancer Drugs, PMID 26882453).

Apprenez-en davantage sur la recherche sur la chimiothérapie.

Soins de soutien

Vivre avec le cancer peut être tout un défi sous de nombreux angles. Les soins de soutien peuvent aider les gens à faire face au cancer, à son traitement et à ses effets secondaires possibles. Voici des recherches importantes sur les soins de soutien pour le cancer du poumon.

L’anamoréline est un médicament qui accroît l’appétit et qui modifie la façon dont le corps utilise l’énergie qui provient de la nourriture. Les personnes atteintes du cancer du poumon perdent souvent beaucoup de poids et de masse musculaire (cachexie), ce qui réduit leur qualité de vie et la durée de leur survie. Lors de 2 essais cliniques récents, des personnes atteintes d’un cancer du poumon avancé ont reçu de l’anamoréline ou un placebo. Les résultats ont révélé que les personnes qui recevaient de l’anamoréline ont maintenu ou augmenté leur masse musculaire maigre et ont pris beaucoup plus de poids que les personnes qui recevaient le placebo. Ils ont aussi révélé que les personnes qui ont maintenu ou augmenté leur masse musculaire ont survécu plus longtemps avec une meilleure qualité de vie (Lancet Oncology, PMID 26906526).

L’activité physique pourrait aider à améliorer la qualité de vie des survivants au cancer du poumon. Lors d’une étude, on a constaté que les survivants qui suivaient un programme de marche étaient moins anxieux et dépressifs que les survivants qui ne pratiquaient pas du tout d’activités physiques (British Journal of Cancer, PMID 25490525). D’autres études ont révélé que l’activité physique aidait à améliorer le sommeil et la qualité de vie et à réduire la fatigue et l’essoufflement (Supportive Care in Cancer, PMID 25855040; Physiotherapy, PMID 26597694).

Pour en apprendre davantage sur la recherche sur le cancer

Les chercheurs tentent toujours d’en savoir davantage sur le cancer du poumon. L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de prévenir, de détecter ou de traiter le cancer du poumon. L’essai clinique permet d'obtenir des renseignements sur l'innocuité et l'efficacité de nouvelles approches afin de déterminer si elles doivent être offertes à plus grande échelle. La plupart des traitements standards du cancer du poumon ont d'abord démontré leur efficacité en essai clinique.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le cancer et les essais cliniques.

médiastinoscopie

Intervention qui consiste à utiliser un endoscope (instrument mince semblable à un tube muni d'une source lumineuse et d’une lentille) pour examiner ou traiter les organes du médiastin (partie située entre les deux poumons) et les ganglions lymphatiques environnants.

Cette technique peut servir à prélever des cellules ou des tissus pour les examiner au microscope. Les médecins ont souvent recours à la médiastinoscopie pour obtenir un échantillon de tissu des ganglions lymphatiques situés sur le côté droit du thorax.

Le type d’endoscope utilisé pour cette intervention est appelé médiastinoscope.

survie sans évolution

Période après le traitement au cours de laquelle une personne atteinte d’une maladie, comme le cancer, vit sans que cette maladie ne s’aggrave.

Les chercheurs peuvent évaluer la survie sans évolution lors d’essais cliniques afin de connaître le degré d’efficacité d’un traitement.

placebo

Substance inactive ou traitement sans effet qui ressemblent à un médicament actif ou à un traitement médical véritable et qui sont administrés de la même manière.

Les placebos peuvent être utilisés dans les essais cliniques contrôlés. Un groupe reçoit un placebo et l’autre groupe reçoit la substance ou le traitement faisant l’objet de l’étude; les chercheurs comparent ensuite les effets du placebo et du traitement ou de la substance active.

Histoires

Sarah Metcalfe Il est primordial que la Société canadienne du cancer offre du soutien et finance la recherche.

Lisez l'histoire de Sarah

Passer à l’action contre tous les cancers

Icône – point d’interrogation

Le plus récent rapport Statistiques canadiennes sur le cancer révèle que les cancers du poumon, colorectal, du sein et de la prostate devraient représenter la moitié de tous les nouveaux cas de cancer diagnostiqués en 2017. Découvrez ce que vous pouvez faire pour réduire le fardeau du cancer.

Apprenez-en plus