Leucémie chez
l’enfant

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Traitements de la LAM chez l’enfant

Le traitement principal de la leucémie aiguë myéloblastique (LAM) chez l’enfant est la chimiothérapie. On peut faire une greffe de cellules souches une fois que la maladie entre en rémission. Une importante partie du traitement consiste à traiter le système nerveux central (SNC) pour prévenir ou soigner la propagation de la leucémie au cerveau ou au liquide céphalorachidien. On peut avoir recours à la radiothérapie pour traiter la LAM dans certaines régions si elle cause des problèmes graves.

Certains enfants sont très malades lorsqu’ils reçoivent un diagnostic de LAM. D’autres tombent malades en cours de traitement. Un nombre peu élevé de cellules sanguines dû à la LAM ou à son traitement peut causer de graves problèmes, comme des infections, des saignements et même l’insuffisance cardiaque. Un traitement de soutien, comme des antibiotiques ou des transfusions sanguines, peut être nécessaire pour traiter ou prévenir certains de ces problèmes avant et pendant le traitement de la LAM.

Planification du traitement

Les plans de traitement sont conçus de façon à répondre aux besoins uniques de chaque enfant atteint de cancer. Les médecins prennent des décisions relativement au traitement de la LAM en fonction de certains facteurs pronostiques. On peut associer ces facteurs pronostiques pour obtenir un niveau de risque.

Cette approche signifie que les enfants dont le pronostic est très bon reçoivent un traitement moins intensif et moins toxique. Cela signifie aussi que les enfants dont le pronostic est moins bon recevront un traitement plus intensif afin d’accroître leurs chances de survie.

Les facteurs pronostiques dont on se sert pour concevoir un plan de traitement sont entre autres ceux-ci :

  • sous-type de LAM;
  • niveau de risque (traitement plus intensif pour une LAM à risque élevé);
  • propagation de la leucémie au SNC (traitement dirigé vers le SNC pour les enfants dont le liquide céphalorachidien contient des cellules leucémiques, ou blastes, lors du diagnostic);
  • changements dans les chromosomes et les gènes des cellules leucémiques;
  • réponse au traitement (traitement plus agressif pour les enfants dont la leucémie réagit plus lentement au traitement initial).

Apprenez-en davantage sur le pronostic et la survie pour la LAM chez l’enfant et les niveaux de risque pour la LAM chez l’enfant.

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Chimiothérapie

On a recours à de nombreux protocoles différents pour traiter la LAM chez l’enfant, mais ils suivent généralement un modèle semblable. Le traitement comporte habituellement différentes phases de chimiothérapie qui ont recours à différentes associations de médicaments et à divers modes d’administration. Le traitement du système nerveux central (SNC) est administré à chacune des phases.

La chimiothérapie administrée pour traiter la LAM chez l’enfant comporte habituellement les phases suivantes.

Chimiothérapie d’induction

Le but de la chimiothérapie d'induction de la LAM chez l’enfant est de parvenir à la rémission en détruisant toutes les cellules leucémiques (blastes) présentes dans le sang, la moelle osseuse et le liquide céphalorachidien (LCR). La chimiothérapie d'induction dure habituellement de 4 à 8 semaines et comprend 2 ou 3 cycles de chimiothérapie d’association. Les enfants atteints du syndrome de Down et d’une LAM classée FAB M7 réagissent bien à une chimiothérapie plus faible. Il est possible que l’enfant passe une petite ou une grande partie de ce temps à l’hôpital.

On peut faire une ponction de la moelle osseuse lors de la chimiothérapie d’induction afin de savoir comment la leucémie réagit au traitement. On répète la chimiothérapie d’induction jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de cellules leucémiques dans la moelle osseuse.

Les associations chimiothérapeutiques auxquelles on a le plus couramment recours pour traiter la LAM sont entre autres celles-ci :

  • cytarabine (Cytosar, Ara-C) et daunorubicine (Cerubidine, daunomycine)
  • cytarabine, daunorubicine et étoposide (Vepesid, VP-16)
  • daunorubicine, cytarabine et thioguanine (Lanvis, 6-TG)

D’autres médicaments peuvent être administrés dont ceux-ci :

  • amsacrine (AMSA PD)
  • thioguanine (Lanvis, 6-TG)
  • mitoxantrone (Novantrone)
  • idarubicine (Idamycin)

Chimiothérapie de consolidation

La chimiothérapie de consolidation, ou d’intensification, est la deuxième phase du traitement. La plupart des enfants atteints de LAM reçoivent une chimiothérapie de consolidation après une chimiothérapie d’induction. Le but du traitement de consolidation est de détruire toutes les cellules leucémiques, ou blastes, qui restent dans le sang ou la moelle osseuse une fois que la rémission est complète. Ce traitement aide à prévenir la réapparition (récidive) de la leucémie.

La chimiothérapie de consolidation comprend habituellement un traitement très intense d’une durée de 4 à 6 mois. Le type de chimiothérapie administré le plus souvent est la cytarabine à forte dose qu’on associe à d’autres agents chimiothérapeutiques. Les associations chimiothérapeutiques auxquelles on a le plus souvent recours sont entre autres celles-ci :

  • cytarabine et étoposide
  • cytarabine et mitoxantrone
  • cytarabine et asparaginase (Kidrolase), asparaginase Erwinia (Erwinase) ou pegaspargase (Oncaspar)

Les agents chimiothérapeutiques suivants peuvent être administrés avec la cytarabine :

  • thioguanine
  • ifosfamide (Ifex)
  • amsacrine
  • fludarabine (Fludara)
  • idarubicine

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Greffe de cellules souches

Les enfants dont la maladie risque fortement de récidiver ou dont les facteurs pronostiques sont plus défavorables et dont un frère ou une sœur est un donneur compatible sont souvent traités par greffe de cellules souches une fois que la leucémie est en rémission. Les enfants dont la maladie risque peu de récidiver ou dont les facteurs pronostiques sont bons n’ont pas besoin d’une greffe de cellules souches sauf si la LAM récidive. Il est peu fréquent que les enfants atteints du syndrome de Down  aient besoin d’une greffe de cellules souches puisqu’ils ont un meilleur pronostic et un risque de récidive plus faible.

L’allogreffe de cellules souches a recours aux cellules souches d’un donneur, habituellement un frère ou une sœur. Ce type de greffe est le traitement privilégié pour les enfants atteints d’une LAM qui risque fortement de récidiver ou qui résiste au traitement. Plusieurs essais cliniques d’envergure pour les enfants atteints de LAM ont permis de constater que l’autogreffe de cellules souches et une chimiothérapie intensive sont aussi efficaces.

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Traitement du système nerveux central (SNC)

Le système nerveux central (SNC) est composé du cerveau et de la moelle épinière. Le traitement du SNC est administré à toutes les phases du traitement de la LAM chez l’enfant. Il aide à prévenir la propagation de toute cellule leucémique, ou blaste, au SNC et détruit toutes les cellules leucémiques présentes dans le SNC. Cela aide à empêcher la leucémie de réapparaître.

Le traitement du SNC comporte habituellement une chimiothérapie intrathécale, c’est-à-dire l’administration de médicaments directement dans le liquide céphalorachidien (LCR). On administre habituellement la chimiothérapie intrathécale au début du traitement de la LAM et aux 1 à 2 mois tant et aussi longtemps que dure le traitement. Les médicaments administrés peuvent comprendre le méthotrexate, la cytarabine ou les deux. On peut aussi y ajouter de l’hydrocortisone.

Dans de rares cas, on administre une radiothérapie à la tête, soit une irradiation cérébrale, dans le cadre du traitement du SNC. On évite de le faire si c’est possible puisqu’une radiothérapie à la tête risque d’affecter la croissance et le développement des jeunes enfants.

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Essais cliniques

De nombreux enfants atteints de leucémie participent à un essai clinique conçu selon le sous-type et le niveau de risque de leur LAM. Dans le protocole de l'essai, on indique quelles sont les nouvelles associations chimiothérapeutiques administrées ainsi que leurs doses.

Pour obtenir plus de renseignements, consultez la section « Essais cliniques ».

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rémission

Diminution ou disparition des signes et symptômes d’une maladie (comme le cancer).

La rémission complète est la disparition de tous les signes et symptômes. La rémission partielle est une diminution ou la disparition de certains, mais non de la totalité, des signes et symptômes. La rémission spontanée est une amélioration inattendue de l’état du patient lorsque ce dernier reçoit peu de traitements ou lorsqu'il ne reçoit aucun traitement.

Histoires

Photo of Pat Hartley Malgré l’expérience et les connaissances que j’avais sur le cancer, j’étais en état de choc.

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