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Leucémie aiguë myéloblastique

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Traitement de la leucémie promyélocytaire aiguë

La leucémie promyélocytaire aiguë (LPA) est un sous-type de leucémie aiguë myéloblastique (LAM) qui possède ses propres options de traitement.

Traitement d’induction

Le but du traitement d’induction de la LPA est de traiter toutes les cellules leucémiques présentes dans le sang et la moelle osseuse et d’engendrer une rémission.

On a recours à la trétinoïne (acide tout-trans rétinoïque, ATRA, Vesanoid) pour traiter la LPA. Ce médicament provient de la vitamine A. On doit le faire suivre de l’administration d’autres agents chimiothérapeutiques ou l'y associer pour engendrer une rémission de longue durée. De 80 à 90 % des personnes atteintes de LPA auront une rémission de longue durée.

Une anthracycline, comme l'une de celles qui suivent, est associée à la trétinoïne :

  • daunorubicine (Cerubidine, daunomycine)
  • idarubicine (Idamycin)

On pourrait associer la trétinoïne au trioxyde de diarsenic, plutôt qu’à une anthracycline, quand le nombre de globules blancs est de 10 000 ou moins lors du diagnostic.

Traitement de consolidation

Le traitement de consolidation est aussi appelé traitement post-rémission. Le but du traitement de consolidation de la LPA est de traiter toutes les cellules leucémiques encore présentes dans le sang ou la moelle osseuse une fois la rémission atteinte. On y a recours pour maintenir une rémission complète et prévenir la récidive.

Lors du traitement de consolidation de la LPA, on continue d’administrer de la trétinoïne ainsi que de l’idarubicine ou de la daunorubicine. On peut y ajouter d'autres médicaments dont ceux-ci :

  • cytarabine (Cytosar)
  • mercaptopurine (Purinethol, 6-MP)
  • méthotrexate
  • trioxyde de diarsenic

Traitement d’entretien

Le but du traitement d’entretien de la LPA est d’empêcher les cellules leucémiques de réapparaître (récidive).

Le traitement d’entretien comprend l’administration de trétinoïne pendant 1 à 2 ans. On peut l’administrer seule ou l’associer :

  • au méthotrexate;
  • à la mercaptopurine.

Traitement de la LPA récidivante ou réfractaire

Une LPA récidivante est une leucémie qui est réapparue après avoir été traitée et avoir atteint la rémission. Une LPA réfractaire est une leucémie qui n’a pas répondu au traitement. La rémission complète n’a pas été atteinte parce que la chimiothérapie n’a pas détruit suffisamment de cellules leucémiques.

Les traitements les plus employés pour la LPA récidivante ou réfractaire sont entre autres ceux-ci :

  • la trétinoïne et un agent chimiothérapeutique comme la cytarabine et la daunorubicine
  • le trioxyde de diarsenic
  • une allogreffe ou une autogreffe de cellules souches (proposée pour une LPA récidivante si on est parvenu à une deuxième rémission)

Traitement de soutien

Le traitement de soutien est important lors de chaque phase du traitement de la LPA. On y a recours pour contrôler les complications qui surviennent habituellement à cause des traitements de la LPA et de la maladie même.

Les traitements de soutien administrés pour une LPA récidivante ou réfractaire peuvent comprendre :

  • des antibiotiques et des antifongiques pour traiter les infections;
  • des facteurs de croissancefacteurs de croissanceSubstance qui régule la croissance, la division et la survie des cellules. pour aider la moelle osseuse à se rétablir de la chimiothérapie (la chimiothérapie risque d’affecter la moelle osseuse en l’empêchant de produire suffisamment de cellules sanguines saines, ce qui peut accroître le risque d’infection);
  • des transfusions de globules rouges, de plaquettes, de plasma frais congelé et de cryoprécipité (produit qui remplace les facteurs de coagulation) au besoin.

Traitements du syndrome de différenciation

Le syndrome de différenciation était appelé syndrome de l'acide rétinoïque. C’est une complication de la trétinoïne, qui peut aussi survenir avec le trioxyde de diarsenic. On l’observe le plus souvent lors du premier cycle de traitement à base de ces médicaments.

Les symptômes du syndrome de différenciation sont les suivants :

  • fièvre
  • gain de poids
  • enflure causée par une accumulation de liquide dans le corps (œdème)
  • accumulation de liquide autour des poumons (épanchement pleural)
  • accumulation de liquide autour du cœur (épanchement péricardique)
  • essoufflement
  • difficulté à respirer
  • baisse de la pression artérielle

Si les symptômes du syndrome de différenciation sont légers, on peut habituellement continuer de prendre de la trétinoïne ou du trioxyde de diarsenic. Les médecins prescrivent aussi un stéroïde, comme la dexaméthasone (Decadron, Dexasone).

Si le syndrome de différenciation est grave, les médecins cesseront  d’administrer de la trétinoïne ou du trioxyde de diarsenic et donneront plutôt des stéroïdes jusqu’à ce que les symptômes disparaissent. Une fois que c’est le cas, on peut recommencer à prendre le médicament, habituellement avec de la dexaméthasone.

Essais cliniques

On peut vous demander si vous voulez participer à un essai clinique sur la LPA. Apprenez-en davantage sur les essais cliniques.

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