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Leucémie aiguë myéloblastique

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Traitement de la leucémie aiguë myéloblastique

Si vous êtes atteint de leucémie aiguë myéloblastique (LAM), votre équipe de soins élaborera un plan de traitement juste pour vous. Il se basera sur vos besoins et pourrait comporter l’association de différents traitements. Quand votre équipe de soins décide quels traitements vous proposer pour la LAM, elle prend les éléments suivants en considération :

  • votre âge
  • le sous-type de LAM
  • la présence de changements, ou anomalies, chromosomiques
  • l’administration antérieure d’une chimiothérapie pour traiter un cancer différent
  • la présence antérieure d’un trouble sanguin comme un syndrome myélodysplasique (SMD)
  • la propagation du cancer à l’encéphale et à la moelle épinière, soit le système nerveux central (SNC)
  • votre état de santé global

Options de traitement

On peut vous proposer les traitements suivants pour la LAM. Le traitement est habituellement administré en 2 phases appelées induction et consolidation. L’un des types de LAM est traité lors d’une troisième phase, soit l’entretien.

Chimiothérapie

Le traitement principal de la LAM est la chimiothérapie. On l’administre lors de la phase d’induction et de la phase de consolidation. On l’administre aussi lors de la phase d’entretien, si elle est nécessaire.

Pour d’autres types de leucémies, la prophylaxie du système nerveux central (SNC) joue un rôle important dans le traitement de la LAM puisqu'on veut s'assurer que la leucémie ne se propagera pas au liquide qui est autour ou à l’intérieur de l’encéphale ou de la moelle épinière, soit le liquide céphalorachidien (LCR), ou qu'elle n'y demeurera pas. On n’a pas recours à la prophylaxie du SNC pour la LAM puisqu’elle se propage au SNC chez seulement 5 % des personnes atteintes. Si la LAM se propage au SNC, on le traite en administrant une chimiothérapie directement dans le LCR (chimiothérapie intrathécale) et en l’associant à une chimiothérapie systémique. La chimiothérapie intrathécale est administrée par le biais d’une ponction lombaireponction lombaireIntervention lors de laquelle on insère une aiguille dans la partie inférieure (région lombaire) de la colonne vertébrale. ou d’un réservoir d’Ommayaréservoir d’OmmayaDispositif inséré par voie chirurgicale sous le cuir chevelu en vue d’administrer des agents chimiothérapeutiques directement dans le liquide céphalorachidien (LCR) entourant le cerveau et la moelle épinière..

Greffe de cellules souches

Les médecins peuvent envisager la greffe de cellules souches pour les personnes atteintes d’une LAM lors d’une première rémission complète ou après une première récidive précoce suivie d’une deuxième rémission complète.

La greffe de cellules souches ainsi que les agents chimiothérapeutiques employés en préparation à la greffe peuvent provoquer des effets secondaires graves, alors ce ne sont pas toutes les personnes qui sont en mesure de recevoir ce traitement. La greffe d’intensité réduite peut être une option pour certains.

Transfusion de leucocytes du donneur

Avant une greffe de cellules souches, on prélève des cellules sanguines du sang du donneur. S’il y a une récidive après la greffe, on administre les lymphocytes à la personne par le biais d’une ou de plusieurs transfusions. C’est ce qu’on appelle transfusion de leucocytes du donneur (DLI).

Radiothérapie

On peut avoir recours à la radiothérapie pour traiter la LAM. On peut l’administrer :

  • au corps entier (irradiation corporelle totale) en préparation à une greffe de cellules souches;
  • pour traiter une accumulation de cellules leucémiques, ou blastes, hors de la moelle osseuse;
  • pour soulager la douleur si la leucémie s’est propagée dans une région spécifique d’un os;
  • pour traiter une LAM qui s’est propagée au système nerveux central (SNC).

Traitement de soutien

On administre un traitement de soutien pour contrôler les complications qui surviennent habituellement à cause des traitements de la LAM et de la maladie même. Ce sont entre autres :

  • des antibiotiques, antiviraux ou antifongiques pour prévenir ou combattre les infections;
  • des transfusions de produits sanguins pour remplacer les cellules sanguines dont le nombre est bas;
  • des facteurs de croissancefacteurs de croissanceSubstance qui régule la croissance, la division et la survie des cellules., comme le filgrastim (Neupogen), pour inciter le corps à produire des globules blancs;
  • des médicaments pour réduire des taux élevés de certaines substances chimiques dans le sang qui augmentent quand de nombreuses cellules cancéreuses meurent au début du traitement (syndrome de lyse tumorale);
  • la leucaphérèseleucaphérèseTechnique qui consiste à séparer et à extraire, à l’aide d’une machine spéciale appelée appareil d’aphérèse, des globules blancs spécifiques dans un prélèvement sanguin. Le sang restant est ensuite redonné à la personne. pour enlever beaucoup de globules blancs du sang.

Réponse au traitement

Jusqu’à quel point la leucémie répond au traitement est un facteur important. Cela aide les médecins à établir la catégorie de risque pronostique et à planifier les soins futurs. Le but du traitement est de parvenir à une rémission complète.

Une rémission complète, ou réponse complète, signifie que le nombre de cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes) est redevenu normal et que moins de 5 % des cellules dans la moelle osseuse sont immatures (cellules blastiques, ou blastes). Il n’y a pas de signes ou de symptômes généraux de LAM ni aucun signe ou symptôme indiquant que la LAM s’est propagée à l’encéphale ou à la moelle épinière (système nerveux central, ou SNC) ni ailleurs dans le corps.

Une maladie résiduelle minime (MRM) signifie qu’il y a des cellules blastiques dans la moelle osseuse, mais on peut les observer seulement à l’aide de tests très sensibles comme la cytométrie de flux et l’amplification en chaîne par polymérase (ACP). Il n’est pas possible de détecter les cellules blastiques avec des tests standards comme l’observation des cellules au microscope.

Une maladie active signifie que des cellules blastiques sont encore présentes en cours de traitement ou que la maladie est réapparue (récidive) après le traitement. Quand la maladie est active, plus de 5 % des cellules dans la moelle osseuse sont des cellules blastiques.

Suivi

Le suivi après le traitement est une composante importante des soins apportés aux personnes atteintes de cancer. Vous devrez avoir régulièrement des visites de suivi à la suite du traitement, aussi souvent qu’aux deux ou trois mois pendant plusieurs années, même s'il n'y a pas de signe de maladie. L'intervalle entre les examens s'allongera avec le temps, mais vous devrez passer des examens de suivi pendant une longue période. Ces visites permettent à l’équipe de soins de surveiller vos progrès et de savoir comment vous vous rétablissez du traitement.

Essais cliniques

Quelques essais cliniques sur la LAM sont en cours au Canada et acceptent des participants. Les essais cliniques visent à trouver de nouvelles méthodes de prévention, de détection et de traitement du cancer qui soient meilleures. Apprenez-en davantage sur les essais cliniques.

Questions à poser sur le traitement

Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur le traitement à votre équipe de soins.

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Researcher Dr Harvey Chochinov Dr Harvey Chochinov a découvert que de poser une question toute simple pouvait aider à améliorer la qualité des soins offerts aux patients atteints d’un cancer.

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