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Leucémie aiguë myéloblastique

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Facteurs de risque de la leucémie aiguë myéloblastique

Un facteur de risque est quelque chose, comme un comportement, une substance ou un état, qui accroît le risque d’apparition d’un cancer. La plupart des cancers sont attribuables à de nombreux facteurs de risque, mais il arrive parfois que la leucémie aiguë myéloblastique (LAM) se développe chez des personnes qui ne présentent aucun des facteurs de risque décrits ci-dessous.

Le risque d’être atteint d’une LAM s'accroît avec l'âge. L'âge moyen des personnes atteintes au moment du diagnostic est de 65 ans. La LAM se manifeste chez un plus grand nombre d'hommes que de femmes.

Les facteurs de risque sont habituellement classés du plus important au moins important. Mais dans la plupart des cas, il est impossible de les classer avec une certitude absolue.

Facteurs de risque connus

Des preuves convaincantes permettent d’affirmer que les facteurs suivants font augmenter votre risque de LAM.

Syndromes génétiques

Un syndrome génétique est un ensemble de symptômes causés par un changement, ou mutation, dans un ou plusieurs gènes. Ils sont transmis des parents aux enfants. Être atteint de certains syndromes génétiques peut accroître le risque d’apparition d’une LAM, en particulier la LAM infantile. Les syndromes génétiques qui suivent font augmenter le risque de LAM. D’autres syndromes génétiques peuvent aussi accroître le risque de LAM.

Le syndrome de Down est causé par la présence d'une copie supplémentaire (troisième copie) du chromosome 21. Il est caractérisé par diverses anomalies congénitales, une déficience intellectuelle, un aspect facial caractéristique et un faible tonus musculaire chez le nourrisson. Les personnes atteintes du syndrome de Down risquent davantage d’avoir plusieurs troubles médicaux, dont la leucémie infantile.

L'anémie de Fanconi affecte surtout la moelle osseuse en l’empêchant de produire suffisamment de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes sains. Les personnes atteintes de l'anémie de Fanconi risquent davantage d’avoir la leucémie.

Le syndrome de Bloom est caractérisé par un grand nombre de chromosomes anormaux. Les personnes atteintes du syndrome de Bloom sont habituellement plus petites que la moyenne, elles ont une voie aiguë et un aspect facial caractéristique. Leur risque d’être atteintes de différents types de cancer, dont la LAM, est élevé.

L'ataxie-télangiectasies (AT) est un trouble rare qui affecte le système nerveux, le système immunitaire et d'autres systèmes du corps. Les personnes atteintes d’AT ont de la difficulté à marcher et à garder leur équilibre et ont des troubles de la coordination. Leur système immunitaire est souvent affaibli et leur risque d’avoir le cancer est plus élevé, en particulier pour le lymphome et la leucémie.

La neurofibromatose de type 1 (maladie de von Recklinghausen) est caractérisée par l’apparition de tumeurs dans le tissu nerveux. Ces tumeurs se forment dans la peau, juste sous la peau ainsi que dans les nerfs du crâne et de la moelle épinière. Les personnes atteintes de neurofibromatose de type 1 risquent davantage d’avoir certains cancers, dont la leucémie.

Le syndrome de Shwachman-Diamond affecte de nombreuses parties du corps, dont la moelle osseuse, le pancréas et le squelette. On observe souvent chez les personnes atteintes de ce syndrome une baisse du nombre de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes. Cela cause des infections, de la fatigue, de la faiblesse ainsi qu'une tendance aux ecchymoses ou aux saignements. Les personnes atteintes du syndrome de Shwachman-Diamond risquent également davantage d’avoir une LAM.

La dyskératose congénitale est un trouble qui engendre la formation anormale des ongles de doigts et d'orteils, une éruption cutanée en forme de dentelle sur le visage et le thorax, des plaques blanches dans la bouche et souvent une insuffisance médullaire. Les personnes atteintes de dyskératose congénitale risquent d’avoir un syndrome myélodysplasique (SMD) ainsi que des cancers, comme la leucémie.

Le syndrome de Kostmann est aussi appelé neutropénie congénitale sévère. Il fait grandement baisser le nombre de globules blancs. Les personnes atteintes du syndrome de Kostmann risquent davantage d’avoir des infections, un syndrome myélodysplasique (SMD) et des cancers, comme la leucémie.

Le syndrome de Wiskott-Aldrich affecte les cellules sanguines et les cellules du système immunitaire. Les personnes atteintes de ce syndrome ont moins de plaquettes, ce qui peut facilement causer des ecchymoses et des saignements. Leur risque d’attraper des infections est aussi plus élevé parce que des cellules immunitaires, comme les cellules T et B, ne fonctionnent pas correctement. Les personnes atteintes du syndrome de Wiskott-Aldrich risquent davantage d’avoir certains types de cancer, comme la leucémie.

Le syndrome de Li-Fraumeni est un trouble rare qui accroît grandement le risque d’être atteint de plusieurs types de cancer, dont le cancer du sein, l'ostéosarcome, le sarcome des tissus mous, le cancer du cerveau et la leucémie.

Le syndrome de Klinefelter est causé par la présence d'une copie supplémentaire du chromosome X chez l'homme. Il affecte son développement sexuel. Le syndrome de Klinefelter fait aussi augmenter le risque de leucémie.

Fortes doses de radiation

Une exposition à de fortes doses de radiation est un facteur de risque de la LAM. Ainsi, les survivants aux explosions de la bombe atomique au Japon lors de la Deuxième Guerre mondiale risquent davantage d’avoir une LAM. Les personnes exposées aux radiations causées par des accidents de réacteurs nucléaires risquent également plus d'être atteintes de LAM.

Tabac à fumer

On a établi un lien entre la consommation de tabac à fumer et l’apparition de la LAM. On estime qu’environ 20 % des cas de LAM peuvent être liés à une exposition à la fumée du tabac, possiblement à cause du benzène que contient le tabac.

Radiothérapie antérieure

L’administration d’une radiothérapie pour traiter un cancer ou une autre affection médicale accroît le risque d’apparition d’une LAM. Ce risque est encore plus élevé chez une personne qui a reçu à la fois une radiothérapie et une chimiothérapie.

Les personnes qui ont été traitées par radiothérapie pour les cancers suivants risquent davantage d’être atteintes d’une LAM :

  • lymphome hodgkinien
  • lymphome non hodgkinien
  • cancer du sein

De 1935 à 1954, on a eu recours à la radiothérapie pour traiter la spondylarthrite ankylosante. Les personnes traitées par radiothérapie pour cette affection risquaient le plus d’être atteintes d’une LAM de 3 à 5 ans après le traitement.

La ménorragie est un écoulement menstruel anormalement exagéré. Auparavant, on avait recours à la radiothérapie pour traiter la ménorragie et d’autres affections gynécologiques. On n'utilise plus la radiation pour traiter ces affections.

Chimiothérapie antérieure

Certains types de chimiothérapie administrés pour traiter les enfants ou les adultes atteints de cancer peut accroître leur risque d’avoir une LAM. Ce risque est encore plus élevé chez une personne qui a reçu à la fois une radiothérapie et une chimiothérapie.

Les personnes qui ont été traitées par chimiothérapie pour les cancers suivants risquent davantage d’être atteintes d’une LAM :

  • lymphome hodgkinien
  • lymphome non hodgkinien
  • myélome multiple
  • cancer de l'ovaire
  • cancer du sein
  • leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) chez l'enfant

Exposition au benzène

Le benzène est présent dans l'essence sans plomb et est utilisé dans l'industrie chimique. Une personne peut être exposée au benzène dans son milieu de travail, dans l'environnement en général et en utilisant certains produits. Une exposition au benzène accroît le risque de LAM.

Exposition au formaldéhyde

Des études ont révélé qu’une exposition au formaldéhyde fait augmenter le risque de leucémies myéloïdes. Les travailleurs d’usine, les travailleurs de l’industrie chimique, les embaumeurs ainsi que d’autres personnes peuvent être exposées au formaldéhyde au travail. Les embaumeurs ont tendance à avoir une exposition de plus longue durée ainsi qu’une exposition globale plus élevée que les travailleurs industriels. Les personnes dont l’exposition au formaldéhyde est plus grande (selon le niveau ou la durée de l’exposition) risquent davantage d’être atteintes d’une LAM.

Antécédents de troubles sanguins

Les personnes ayant des antécédents de troubles sanguins parmi ceux qui suivent risquent davantage d’être atteintes d’une LAM :

  • Le syndrome myélodysplasique (SMD) est le trouble sanguin qui prédispose le plus couramment une personne à la LAM.
  • La leucémie myéloïde chronique (LMC) finit par se transformer en LAM et on ne peut alors pas la différencier de la LAM. Mais ce ne sont pas toutes les personnes atteintes de LAM qui commencent par avoir une LMC.
  • Les syndromes myéloprolifératifs chroniques, dont la maladie de Vaquez, la thrombocytopénie essentielle et la myélofibrose idiopathique, font augmenter le risque d’apparition d’une LAM.

Facteurs de risque possibles

Le surplus de poids et l’obésité sont des facteurs de risque possibles de la LAM. Cela signifie qu’on a établi un lien entre ces facteurs et la LAM, mais on ne possède pas suffisamment de preuves pour affirmer qu’ils sont des facteurs de risque connus.

Les personnes qui ont un surplus de poids ou qui sont obèses peuvent risquer davantage d’être atteintes de certains types de cancer, dont la leucémie, que les personnes dont le poids est normal.

Facteurs de risque inconnus

On n’arrive pas encore à déterminer si les facteurs suivants sont liés à la LAM. C’est peut-être parce que les chercheurs ne parviennent pas à établir définitivement ce lien ou que les études ont engendré différents résultats. Il faut mener d’autres études afin de savoir si les éléments qui suivent sont des facteurs de risque de la LAM : 

  • exposition professionnelle à de faibles doses de radiation
  • exposition à des champs électromagnétiques
  • exposition professionnelle aux colorants capillaires
  • exposition à divers produits employés en milieu agricole
  • troubles auto-immuns

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