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Leucémie aiguë myéloblastique

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Pronostic et survie pour la leucémie aiguë myéloblastique

Il est possible que les personnes atteintes d'une leucémie aiguë myéloblastique (LAM) se posent des questions sur leur pronostic et leur survie. Le pronostic et la survie dépendent de nombreux facteurs. Seul le médecin qui connaît bien les antécédents médicaux de la personne, le type de cancer dont elle est atteinte, le stade et les caractéristiques de la maladie, les traitements choisis et la réaction au traitement peut examiner toutes ces données de concert avec les statistiques de survie pour en arriver à un pronostic.

Le pronostic est l’acte par lequel le médecin évalue le mieux comment le cancer affectera un individu et comment il réagira au traitement. Un facteur pronostique est un aspect du cancer ou une caractéristique de la personne que le médecin prend en considération lorsqu'il fait un pronostic. Un facteur prédictif influence la façon dont le cancer répond à un certain traitement. On aborde souvent les facteurs pronostiques et les facteurs prédictifs ensemble, et ils jouent tous les deux un rôle dans le choix du plan de traitement et dans l'établissement du pronostic.

Les éléments suivants sont les facteurs pronostiques et les facteurs prédictifs de la LAM.

Changements chromosomiques

De nombreux changements, ou anomalies, chromosomiques sont liés à la LAM et certains servent de facteurs pronostiques.

Changements chromosomiques à bon risque

À bon risque, ou à risque favorable, signifie que la personne atteinte de LAM présente les anomalies chromosomiques suivantes :

  • translocation (segment d’un chromosome transféré à un autre chromosome) entre les chromosomes 8 et 21
  • inversion du chromosome 16
  • translocation entre les chromosomes 15 et 17

Changements chromosomiques à mauvais risque

À mauvais risque, ou à risque défavorable, signifie que la personne atteinte de LAM présente les anomalies chromosomiques suivantes :

  • délétion d'une partie du chromosome 5 ou 7
  • translocation entre les chromosomes 9 et 11
  • translocation ou inversion du chromosome 3
  • translocation entre les chromosomes 6 et 9
  • translocation entre les chromosomes 9 et 22
  • anomalies dans le chromosome 11
  • changements complexes affectant plusieurs chromosomes

Changements chromosomiques de risque moyen

Les médecins considèrent à risque moyen les personnes dont les chromosomes sont normaux ou dont les changements chromosomiques n'entrent pas dans la catégorie à bon risque ou à mauvais risque. Leur pronostic se situe entre favorable et défavorable.

Mutations génétiques

Des personnes atteintes de LAM présentent certaines mutations génétiques. Les médecins se servent de ces mutations génétiques comme facteurs pronostiques des personnes atteintes de LAM.

Environ 30 % des personnes atteintes de LAM présentent une mutation (duplication interne en tandem) du gène de la tyrosine kinase 3 apparenté à FMS (FLT3). La présence d'une mutation dans ce gène engendre un pronostic moins favorable.

Jusqu'à 50 % des personnes atteintes de LAM présentent une mutation du gène de la nucléophosmine (NPM1). La présence d'une mutation dans ce gène engendre un pronostic plus favorable s’il n’y a pas d’autres anomalies.

Des changements dans le gène C/EBPA engendrent un pronostic plus favorable.

La surexpression du gène ERG chez les personnes atteintes de LAM engendre un pronostic moins favorable.

Âge

Les adultes plus jeunes, habituellement ceux qui sont âgés de moins de 60 ans, ont un meilleur pronostic que les adultes plus âgés. C’est peut-être parce que les anomalies chromosomiques risquent d’apparaître avec le vieillissement. Une personne âgée peut également être atteinte d’autres affections médicales qui font qu’il lui est difficile de faire face aux effets secondaires des traitements de la LAM.

Nombre de globules blancs

Si le nombre de globules blancs (GB) est supérieur à 100 000 au moment du diagnostic, le pronostic est moins favorable.

Réponse à la chimiothérapie

Les personnes qui parviennent à une rémission complète après une chimiothérapie d’induction ont un pronostic plus favorable que celles dont la maladie est réfractaire, c’est-à-dire qui ne réagit pas au traitement.

La réponse à la chimiothérapie équivaut au temps nécessaire pour parvenir à une rémission complète, ou réponse complète. Quand on atteint une rémission complète après tout au plus 4 semaines de chimiothérapie, le pronostic est plus favorable. Le pronostic est moins favorable quand plus de temps est nécessaire pour parvenir à la rémission complète. Le pronostic est plus sombre pour les personnes qui ne sont pas parvenues à une rémission complète après la chimiothérapie.

Une maladie résiduelle minime (MRM) signifie qu’il y a des cellules leucémiques, ou blastes, dans la moelle osseuse, mais on peut les observer seulement à l’aide de tests très sensibles comme la cytométrie de flux et l’amplification en chaîne par polymérase (ACP). Il n’est pas possible de détecter les cellules cancéreuses avec des tests standards comme l’observation des cellules au microscope. En général, les personnes atteintes de LAM qui ont une MRM peu importe quand une fois qu’on a commencé le traitement de consolidation (traitement continu administré pour empêcher la leucémie de réapparaître) risquent davantage la récidive et ont un pronostic plus sombre.

Récidive précoce

La récidive est précoce quand la leucémie réapparaît peu de temps après le traitement. On l’associe à un pronostic moins favorable.

Troubles sanguins antérieurs

Les personnes qui avaient déjà un trouble sanguin, comme un syndrome myélodysplasique (SMD), ont habituellement un pronostic moins favorable.

Traitement antérieur d’un cancer

Une LAM qui apparaît après le traitement d’un autre cancer engendre habituellement un pronostic moins favorable.

Infection

La présence d’une infection grave non maîtrisée lors du diagnostic est un facteur pronostique moins favorable.

Cellules leucémiques dans le système nerveux central

La propagation de la LAM à l’encéphale et à la moelle épinière, soit le système nerveux central (SNC), est un facteur pronostique défavorable.

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