Cancer du rein

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Recherche pour le cancer du rein

On en apprend toujours plus sur le cancer. Les chercheurs et les professionnels de la santé se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche pour élaborer de meilleures pratiques qui aideront à prévenir, à détecter et à traiter le cancer du rein. Ils tentent aussi de trouver comment améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cette maladie.

Le texte qui suit traite de différentes recherches qui se révèlent prometteuses dans la lutte contre le cancer du rein. Nous avons inclus de l’information qui provient de PubMed, la base de données de recherche de la National Library of Medicine. Chaque article scientifique de PubMed comporte un numéro d’identification (PMID) dont le lien mène à un bref résumé (Abstract, en anglais). Nous avons aussi indiqué des liens vers les résumés des recherches présentées aux réunions de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), lesquelles se tiennent tout au long de l’année.

Diagnostic et pronostic

Un domaine clé de la recherche porte sur de meilleures méthodes pour diagnostiquer et stadifier le cancer du rein. Des chercheurs tentent également de trouver des façons d’aider les médecins à établir un pronostic (probabilité que le cancer puisse être traité avec succès ou qu’il réapparaisse après le traitement). Voici des recherches importantes sur le diagnostic et le pronostic.

Les biomarqueurs sont des substances, comme des protéines, des gènes ou des segments de matériel génétique tels que l’ADN et l’ARN, qui sont naturellement présentes dans le corps. On peut les mesurer dans les liquides corporels comme le sang et l’urine ou encore dans les tissus qu’on a prélevés sur le corps. Une mutation génétique ou un changement de la quantité normale d’un biomarqueur peut signifier qu’une personne est atteinte d’un certain type de cancer. Les médecins tentent de trouver des marqueurs tumoraux qui indiquent ces changements pour voir quelles personnes pourraient être atteintes du cancer du rein ou risquent de l’être. Le test de dosage des marqueurs tumoraux peut aussi aider les médecins à établir le pronostic ou la réaction au traitement d’une personne atteinte d’un cancer du rein. Des chercheurs évaluent de nombreux marqueurs tumoraux afin de voir si ces substances peuvent aider les médecins à poser un diagnostic, à établir un pronostic et à déterminer quels traitements seront bénéfiques pour une personne atteinte du cancer du rein. Les protéines PD-1 et PD-L1 sont des exemples de biomarqueurs qui peuvent aider à prédire quelles personnes atteintes du cancer du rein sont les plus ou les moins susceptibles de tirer profit de l’immunothérapie (BMC Urology, PMID 28086852).

Le score immunitaire est le nombre de lymphocytes T (un type de globule blanc) présents à l’intérieur d’une tumeur. Les lymphocytes T forment une partie importante du système immunitaire. On les observe souvent dans la région qui entoure les cellules cancéreuses dans une tumeur (microenvironnement tumoral). Les chercheurs tentent de savoir si le score immunitaire peut aider les médecins à prédire quelles personnes sont les plus ou les moins susceptibles de tirer profit de l’immunothérapie (Genome Biology, PMID 27855702).

Les tests fondés sur les gènes détectent les différences entre les gènes normaux et les gènes qui ont changé (muté) dans les cellules cancéreuses. L’analyse des microréseaux est un type de test fondé sur les gènes qui permet aux chercheurs d’observer de nombreux gènes simultanément afin de savoir lesquels sont actifs et lesquels ne le sont pas. Analyser de nombreux gènes à la fois afin de savoir lesquels sont actifs et lesquels ne le sont pas est appelé profil d’expression génétique. Les chercheurs espèrent que concevoir plus de tests fondés sur les gènes aidera les médecins à identifier les meilleurs traitements pour certains cancers, dont le cancer du rein. Les tests fondés sur les gènes pourraient aussi aider les médecins à adapter plus de traitements au cancer de chaque personne en fonction de sa constitution génétique (BJU International, PMID 28432832; Scientific Reports, PMID 25974855).

La biopsie liquide est une analyse qui permet de rechercher des cellules cancéreuses (cellules tumorales circulantes) ou des brins d’ADN tumoral (ADN tumoral circulant) dans le sang ou d’autres liquides corporels. Certaines recherches démontrent que l’analyse du sang en vue de détecter des cellules cancéreuses peut aider à établir un pronostic chez les personnes atteintes d’un cancer du rein métastatique. Une étude a permis de constater que les personnes atteintes d’un cancer du rein métastatique chez qui on avait observé 3 cellules tumorales circulantes ou plus dans le sang semblaient présenter des taux de survie plus bas (ASCO, Abstract 4568).

La TEP/TDM combine la tomographie par émission de positrons (TEP) et la tomodensitométrie (TDM) en une seule intervention. Des chercheurs étudient la TEP/TDM afin de savoir si elle peut permettre d’établir un pronostic pour les personnes atteintes du cancer du rein (Oncology Letters, PMID 26622577). Apprenez-en davantage sur la tomographie par émission de positrons (TEP) et la tomodensitométrie (TDM).

Un nomogramme est un modèle statistique auquel les médecins peuvent avoir recours pour interpréter des données et établir un pronostic pour les personnes atteintes de cancer. Un nomogramme permet aux médecins d’étudier plusieurs facteurs en même temps afin de prédire une issue (pronostic). Pour le cancer du rein, les nomogrammes tiennent compte du nombre de cellules sanguines, de l’indice fonctionnel et du délai avant le traitement. Ils peuvent aider les médecins à prédire la survie au carcinome à cellules rénales (Lancet Oncology, PMID 25681967; International Journal of Urology, PMID 25428139).

Le diabète peut accroître le risque de cancer du rein. Des études montrent que les personnes atteintes de diabète qui ont un cancer du rein présentent un risque plus élevé que le cancer réapparaisse (récidive) après le traitement et une survie plus courte en comparaison aux personnes atteintes du cancer du rein qui ne sont pas atteintes de diabète (Medicine, PMID 26131819, PMID 25501064; Journal of Urology, PMID 26066406).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le diagnostic et le pronostic.

Traitement

Les chercheurs étudient de nouvelles méthodes qui pourraient améliorer le traitement du cancer du rein. Les progrès réalisés dans le traitement du cancer ainsi que les nouveaux procédés permettant de soulager les effets secondaires ont engendré une hausse de la qualité de vie et un meilleur pronostic pour de nombreuses personnes atteintes de cette maladie. Voici des recherches importantes sur le traitement du cancer du rein.

Chirurgie robotique

La chirurgie robotique est une intervention au cours de laquelle on a recours à un ordinateur et à des instruments reliés à des bras robotiques. L’intervention est réalisée à travers plusieurs petites incisions (coupures). Certaines recherches révèlent que les personnes qui ont subi une chirurgie robotique, en comparaison à celles qui ont eu une chirurgie ouverte, pour retirer un rein peuvent avoir moins de douleur après l’intervention, un rétablissement plus rapide, une hospitalisation de plus courte durée et moins de cicatrices. Des chercheurs tentent aussi de savoir si la chirurgie robotique peut être utilisée pour retirer une partie du rein (néphrectomie partielle) (Urology, PMID 25917737, PMID 25892027).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la chirurgie du cancer.

Ultrasons focalisés de haute intensité (UFHI)

Un traitement aux ultrasons focalisés de haute intensité (UFHI) a recours à des ondes ultrasonores ciblées pour produire une chaleur intense qui détruit le tissu. Des chercheurs étudient les UFHI comme solution de remplacement à la chirurgie pour certains types de tumeurs au rein (Journal of Cancer, PMID 26918034; Advances in Experimental Medicine and Biology, PMID 26486331; International Journal of Hyperthermia, PMID 25367011).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le traitement hyperthermique.

Traitement ciblé

Le traitement ciblé a recours à des médicaments pour cibler des molécules spécifiques (des protéines, par exemple) situées à la surface ou à l’intérieur des cellules cancéreuses. Ces molécules contribuent à l’envoi de signaux qui indiquent aux cellules de croître ou de se diviser. En ciblant ces molécules, les médicaments interrompent la croissance et la propagation des cellules cancéreuses tout en limitant les dommages aux cellules normales.

Les progrès effectués en traitement ciblé ont amélioré la survie des personnes atteintes du cancer du rein. Lors d’une étude, on a comparé la survie des personnes ayant reçu un diagnostic de cancer du rein avancé entre les années 2000 et 2005 (avant que le traitement ciblé ne soit accessible) avec celle des personnes ayant reçu un diagnostic de cancer du rein avancé entre les années 2006 et 2010 (quand le traitement ciblé était accessible). Les résultats ont montré que les personnes atteintes d’un cancer du rein avancé qui avaient reçu un traitement ciblé ont survécu plus longtemps que les personnes qui n’avaient pas reçu de traitement ciblé (Cancer Medicine, PMID 26645975).

Le cabozantinib (Cometriq) est un type d’inhibiteur de la tyrosine kinase. C’est un nouveau traitement ciblé prometteur pour le carcinome à cellules rénales de stade avancé quand les traitements ciblés recommandés (traitement de première intention) n’ont pas été efficaces. Les personnes à qui on a administré le cabozantinib ont eu une plus longue survie en comparaison aux personnes à qui on avait administré d’autres médicaments ciblés comme traitement de deuxième intention (PLoS One, PMID 28886175; Expert Review of Anticancer Therapy, PMID 28633552; Current Treatment Options in Oncology, PMID 28286925; ASCO, Abstract 4578, Abstract 4570).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le traitement ciblé.

Immunothérapie

L’immunothérapie aide à renforcer ou à rétablir la capacité du système immunitaire à combattre le cancer. On y a parfois recours pour traiter le cancer du rein de stade avancé quand le traitement ciblé n'est plus efficace.

L’ipilimumab (Yervoy) est un inhibiteur de points de contrôle qui semble prometteur comme traitement du cancer du rein avancé lorsqu’on l’administre en association avec un autre inhibiteur du point de contrôle appelé nivolumab (Opdivo) (Journal of Clinical Oncology, PMID 28678668). Normalement, le système immunitaire agit de manière à s’empêcher lui-même d’attaquer les cellules saines du corps en indiquant à certaines cellules de fabriquer des protéines spécifiques appelées points de contrôle. Les cellules cancéreuses ont parfois recours à ces points de contrôle pour éviter d’être attaquées par le système immunitaire. Les inhibiteurs du point de contrôle immunitaire sont des anticorps monoclonaux qui bloquent les protéines spécifiques des points de contrôle permettant ainsi aux lymphocytes T (un type de globule blanc) d’attaquer et de détruire les cellules cancéreuses. Les recherches présentées au congrès de la Société européenne d’oncologie médicale en septembre 2017 ont montré que l’association de l’ipilimumab et du nivolumab a permis de réduire le risque de décès de 37 % en comparaison au sunitinib (Sutent) chez les personnes atteintes d’un cancer du rein avancé de pronostic intermédiaire à sombre.

Des chercheurs évaluent aussi l’administration d’une immunothérapie :

  • en association avec un traitement ciblé comme traitement de première intention pour les personnes atteintes d'un cancer du rein avancé;
  • après une chirurgie (immunothérapie adjuvante) pour les personnes qui ne présentent plus de signes de cancer, mais qui ont un risque élevé que le cancer réapparaisse.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur l’immunothérapie.

Radiothérapie

Lors d’une radiochirurgie stéréotaxique (RCS), on administre une dose élevée de radiations vers la tumeur au cours d’une seule séance de traitement (fraction unique). Ce traitement ne comporte pas de chirurgie puisque le médecin ne fait pas d'incision pour enlever le tissu. Certaines études montrent que la radiochirurgie stéréotaxique  peut être une option thérapeutique sécuritaire pour les personnes atteintes d’un cancer du rein qui s’est propagé au cerveau (Journal of Oncology, PMID 26681942).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la radiothérapie.

Pour en apprendre davantage sur la recherche sur le cancer

Les chercheurs tentent toujours d’en savoir davantage sur le cancer du rein. L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de prévenir, de détecter, de traiter ou de soulager le cancer du rein. L’essai clinique permet d’obtenir des renseignements sur l’innocuité et l’efficacité de nouvelles approches afin de déterminer si elles doivent être offertes à plus grande échelle. La plupart des traitements standards du cancer du rein ont d’abord démontré leur efficacité en essai clinique.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le cancer et des essais cliniques.

immunothérapie

Traitement qui fait appel au système immunitaire et qui le renforce pour combattre la maladie dont le cancer.

L’immunothérapie est un type de thérapie biologique.

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Histoires

Le Dr Stuart Peacock, chercheur, Canadian Centre for Applied Research in Cancer Control Une étude menée au Canadian Centre for Applied Research in Cancer Control a donné lieu à une nouvelle norme d’analyse pour la leucémie.

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Icône – bécher

L’an dernier, avec les fonds dont nous disposions, nous avons réussi à financer seulement 40 pour cent des projets de recherche considérés comme de grandes priorités. Imaginez l’impact que nous pourrions avoir si nous étions capables d’en financer 100 pour cent.

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