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Effets secondaires de la greffe de cellules souches

Peu importe le traitement, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque personne les ressent différemment. Certaines peuvent en avoir beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.

Les effets secondaires peuvent se manifester n’importe quand lors de la greffe de cellules souches, tout de suite après ou quelques jours et même quelques mois plus tard. Les effets secondaires à court terme, ou effets aigus, apparaissent habituellement dans les 100 jours qui suivent la greffe de cellules souches. Les effets à long terme, ou effets chroniques, se manifestent habituellement 100 jours ou plus après la greffe. La plupart des effets secondaires disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.

Les effets secondaires de la greffe de cellules souches dépendent surtout des facteurs suivants :

  • le type d'agents chimiothérapeutiques employé;
  • l’administration d'une radiothérapie avant la greffe;
  • le type de greffe effectué;
  • votre état de santé global.

Il est difficile de dire exactement quels effets secondaires un enfant éprouvera, combien de temps ils dureront et quand l’enfant se rétablira. Le corps de l’enfant semble mieux tolérer la chimiothérapie que celui de l’adulte. Les effets secondaires sont habituellement moins importants chez les enfants et ils s’en rétablissent souvent plus rapidement.

La greffe de cellules souches est une intervention très complexe qui peut engendrer des effets secondaires vraiment graves ou même qui mettent la vie en danger. L’équipe de soins surveille très attentivement la personne qui reçoit une greffe de cellules souches. On prend les mesures nécessaires pour prévenir les effets secondaires et on les traite rapidement s’ils se manifestent.

Tous les types de greffes de cellules souches provoquent certains effets secondaires semblables. De nombreux effets secondaires courants comme les nausées, les vomissements, la fatigue et la perte temporaire de poils et de cheveux sont causés par la chimiothérapie et la radiothérapie. D'autres effets secondaires sont uniquement engendrés par un traitement à forte dose et la greffe de cellules souches.

Les effets secondaires suivants sont ceux que les personnes qui reçoivent une greffe de cellules souches ont le plus tendance à éprouver. Avisez votre équipe de soins si vous éprouvez ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés à la greffe. Plus vite vous leur mentionnez tout problème, plus rapidement ils pourront vous dire comment aider à les soulager.

 

Infection

L'infection est l'un des effets secondaires à court terme les plus courants de la greffe de cellules souches. Elle peut être un problème très grave. L'infection se manifeste après la greffe parce que le nombre de globules blancs est très bas et que le système immunitaire est très faible. Le risque d'infection est le plus élevé chez le receveur d'une allogreffe puisque son système immunitaire peut avoir été affaibli dans le but de prévenir une réaction du greffon contre l’hôte (GVH). Le risque d'infection est élevé, peu importe le type de greffe, jusqu'à ce que la moelle osseuse commence à produire des globules blancs (prise du greffon), ce qui prend de 2 à 4 semaines. Le système immunitaire a besoin de 6 à 12 mois pour se rétablir de la greffe.

Les infections bactériennes sont les plus courantes. Des infections virales ou fongiques peuvent aussi se manifester. Les infections apparaissent le plus souvent dans :

  • la bouche
  • le tube digestif
  • les poumons
  • la peau

La personne qui reçoit une greffe de cellules souches doit prendre des précautions spéciales jusqu'à ce que son nombre de globules blancs revienne à la normale et que son corps soit capable de combattre les infections. Les différents centres de greffe peuvent adopter différentes précautions et lignes directrices. Vous pourriez devoir rester dans une chambre où la ventilation est particulière, ce qu’on appelle isolement préventif. Le nombre de visiteurs peut être limité et ils devront se laver les mains avant de vous voir. Toute personne qui ne se sent pas bien ainsi que les enfants exposés à des maladies infectieuses (varicelle ou rougeole par exemple) devraient s'abstenir de vous visiter. De nombreuses personnes qui reçoivent une greffe de cellules souches doivent respecter des restrictions alimentaires et les lignes directrices sur la salubrité des aliments.

L’équipe de soins vous surveillera attentivement pour déceler des signes d'infection. La fièvre en est souvent le premier signe. Même s'il n'y a aucun signe d'infection, la plupart des personnes reçoivent des antibiotiques ou des médicaments antiviraux jusqu'à ce que leur nombre de globules blancs commence à augmenter. Le médecin  peut aussi prescrire des facteurs de stimulation des colonies (FSC), comme le filgrastim (Neupogen) et le pegfilgrastim (Neulasta), après une greffe de cellules souches afin d’aider à réduire le risque d'infection et d'accélérer la prise du greffon.

Il est possible qu'une infection se manifeste bien après une greffe de cellules souches. Les infections tardives affectent souvent la peau, les voies respiratoires supérieures et les poumons. Le risque d'infection tardive est lié aux éléments suivants :

  • rapidité avec laquelle votre système immunitaire se rétablit;
  • présence d'une GVH, qui est un facteur de risque important de l’infection;
  • prise de médicaments immunosuppresseurs.

L’équipe de soins vous indiquera quels signes à surveiller et quoi faire s'ils se manifestent. Vous pourriez devoir prendre des médicaments s'il y a une infection.

Demandez à votre médecin si vous devez être vacciné de nouveau de 1 à 2 ans après la greffe. La plupart des personnes doivent être immunisées à l’aide de vaccins couramment administrés dans l’enfance, comme les vaccins contre la polio et la rougeole, afin d'aider à rétablir leur système immunitaire.

Apprenez-en davantage sur les infections.

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Saignements

Les saignements sont un autre effet secondaire courant de la greffe de cellules souches. Ils sont provoqués par le traitement préparatoire et le traitement intensif qui font baisser le nombre de plaquettes, ce qui réduit la capacité de coagulation du sang. Il est possible que des saignements graves, ou hémorragies, se produisent. Le nombre de globules rouges peut aussi être réduit, ce qui risque de mener à l’anémie.

L’équipe de soins essaie de réduire le risque de saignements. Elle fait des analyses sanguines tous les jours afin de vérifier le nombre des différents types de cellules sanguines. Elle vous surveille également afin de déceler des signes de saignement, comme un saignement de nez, une tendance aux ecchymoses ou un saignement des gencives.

Vous pourriez avoir besoin de transfusions de plaquettes jusqu'à ce que les cellules souches greffées commencent à agir, en particulier au cours du premier mois suivant la greffe.

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Anémie

Il est possible que le traitement préparatoire et le traitement intensif causent l’anémie, c’est-à-dire une baisse du nombre de globules rouges et de la concentration d'hémoglobine dans les cellules sanguines. L'anémie peut engendrer de la fatigue, une pâleur et un malaise, qui est une sensation générale d’inconfort ou de maladie.

On peut administrer des facteurs de stimulation des colonies (FSC), comme l'époétine (Eprex, érythropoïétine) et la darbépoétine (Aranesp), afin d'aider à accroître le nombre de globules rouges. On pourrait aussi devoir faire des transfusions de globules rouges si leur nombre devient trop bas.

Apprenez-en davantage sur l’anémie.

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Réaction du greffon contre l'hôte

Les cellules souches du donneur sont appelées greffon. Le receveur est appelé hôte. La réaction du greffon contre l'hôte (GVH) aiguë se produit lorsque les cellules souches greffées du donneur considèrent les cellules du receveur comme différentes et les attaquent. La GVH chronique est le trouble tardif le plus courant de la greffe de cellules souches. On attribue bien d'autres problèmes tardifs à la GVH.

Avant l’allogreffe, il est possible qu’on enlève les lymphocytes T des cellules souches du donneur. On parle alors de déplétion en lymphocytes T. Les lymphocytes T sont un type de globule blanc qui aide à contrôler la réaction immunitaire, à combattre les infections et à détruire les cellules anormales. Enlever une partie des lymphocytes T du donneur aide à prévenir une GVH.

Vous pourriez devoir prendre des médicaments immunosuppresseurs pendant des mois voire des années à la suite d'une allogreffe. Ces médicaments permettent de prévenir et de traiter la GVH.

Apprenez-en davantage sur la réaction du greffon contre l’hôte (GVH).

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Maladie veino-occlusive

La maladie veino-occlusive (MVO) apparaît quand de petits vaisseaux sanguins qui mènent au foie s’obstruent. La MVO est plus courante après une allogreffe. Elle peut apparaître au cours des premières semaines qui suivent la greffe de cellules souches et provoquer des dommages au foie.

Le défibrotide (Prociclide) est un médicament auquel on peut avoir recours pour prévenir et traiter la MVO. On peut l’obtenir par le biais d’un essai clinique, d’un programme d’accès spécial ou pour usage à titre humanitaire. On peut traiter les symptômes de la MVO à l’aide d’autres médicaments, en réduisant votre consommation de sel et en surveillant vos liquides.

Apprenez-en davantage sur la maladie veino-occlusive (MVO).

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Troubles de l’appareil digestif

Les troubles de l’appareil digestif se manifestent souvent peu de temps après une greffe de cellules souches. Ces problèmes se produisent parce que les tissus de la bouche, de l'estomac et de l'intestin sont sensibles aux médicaments administrés lors du traitement préparatoire. Les troubles de l’appareil digestif peuvent aussi être causés par une infection ou la GVH.

Les troubles de l'appareil digestif liés à la greffe de cellules souches sont entre autres ceux-ci :

  • inflammation et lésions dans la bouche (stomatite ou mucosite orale)
  • nausées
  • vomissements
  • perte d'appétit
  • perte de poids
  • diarrhées

Les troubles digestifs peuvent être traités de différentes façons. Il est possible que votre équipe de soins vous donne des pastilles ou des rince-bouche spéciaux ainsi que des antidouleurs pour soulager votre bouche endolorie. Elle peut aussi vous prescrire des médicaments pour contrôler les diarrhées, nausées et vomissements. Votre équipe de soins vous indiquera également qu’il est important d’avoir une bonne hygiène buccale pendant et après le traitement.

Si vous éprouvez des troubles digestifs, essayez de prendre des repas légers et des collations. L’équipe de soins peut aussi vous proposer des suppléments nutritionnels ou alimentaires si vous avez de la difficulté à manger. Dans le cas de complications alimentaires graves, il est possible qu'on vous administre un liquide spécial par cathéter veineux central afin de s’assurer que vous êtes adéquatement nourri. C’est ce qu’on appelle nutrition parentérale ou nutrition parentérale totale (NPT).

Apprenez-en davantage sur la nutrition parentérale et l’hygiène de la bouche.

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Troubles de la peau et des cheveux

Le traitement préparatoire et le traitement intensif pour la greffe de cellules souches peuvent causer une éruption cutanée. Cet effet secondaire est fréquent lorsqu’on a recours à certains agents chimiothérapeutiques, comme le busulfan (Myleran [voie buccale], Busulfex [voie intraveineuse]) et à l'irradiation corporelle totale (ICT). L’équipe de soins de santé peut vous inciter à prendre un bain ou une douche tous les jours afin d'éliminer les bactéries de votre peau et de réduire le risque d'éruption cutanée.

Il peut aussi y avoir une perte temporaire des poils et des cheveux après le traitement préparatoire à une greffe de cellules souches. La perte est rarement permanente. Ils repoussent habituellement de 3 à 6 mois après la greffe.

Apprenez-en davantage sur les problèmes de peau et la perte de poils et de cheveux.

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Douleur

La douleur est provoquée par l'inflammation des tissus ou des nerfs. Elle peut être causée par les facteurs suivants :

  • traitement préparatoire ou traitement intensif
  • infection
  • maladie veino-occlusive (MVO)
  • médicaments
  • lésions dans la bouche
  • lésions ou éruptions cutanées
  • troubles intestinaux

On administre des antidouleurs pour soulager la douleur. On peut aussi avoir recours à d'autres thérapies, comme la relaxation et la visualisation, pour aider à soulager la douleur.

Apprenez-en davantage sur la douleur.

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Inflammation de la glande parotide

La glande parotide produit la salive. Elle est située près de l'oreille. Elle peut s'enflammer peu de temps après la première ou la deuxième séance d'irradiation corporelle totale (ICT). Cela provoque de la douleur et l’enflure des deux côtés de la mâchoire. L'enflure ressemble à celle causée par les oreillons.

On peut soulager l’inflammation de la glande parotide en appliquant des compresses tièdes et en prenant des antidouleurs. L’inflammation disparaît habituellement en quelques jours.

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Syndrome de prise de greffe

Le syndrome de prise de greffe provoque entre autres la fièvre, non causée par une infection, une éruption cutanée, la diarrhée, un gain de poids et l'accumulation de liquide dans les poumons, ce qu’on appelle œdème pulmonaire. On croit qu'il est causé par la libération de substances chimiques appelées cytokines par le système immunitaire en réaction à un traitement préparatoire à forte dose. Le syndrome de prise de greffe peut se produire avant que la moelle osseuse ne commence à agir d'elle-même. On peut avoir recours aux médicaments stéroïdiens pour traiter le syndrome de prise de greffe.

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Syndrome de fuite capillaire

Le traitement préparatoire et le traitement intensif peuvent endommager différents tissus du corps, dont les minuscules vaisseaux sanguins appelés capillaires. Si les capillaires sont endommagés, des liquides risquent de s’en échapper pour circuler dans le corps et perturber l’équilibre des liquides. Cela risque de provoquer :

  • une rétention de liquide;
  • un gain de poids;
  • l'accumulation de liquide dans l'abdomen, appelée ascites;
  • une toux;
  • un essoufflement;
  • une accumulation de liquide dans les poumons, appelée œdème pulmonaire.

Le syndrome de fuite capillaire se manifeste habituellement de 1 à 2 semaines après la greffe de cellules souches. On a recours aux médicaments et à d'autres traitements comme l'oxygénothérapie pour traiter cet effet secondaire.

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Troubles pulmonaires

Les troubles pulmonaires sont susceptibles d’apparaître à cause du traitement préparatoire, du traitement intensif ou d’une infection. Ils peuvent aussi se manifester si on vous administre trop de liquides après la greffe de cellules souches. Les dommages aux poumons risquent de causer les problèmes suivants.

L’œdème pulmonaire est l’accumulation de liquide dans les poumons, ce qui provoque l’essoufflement.

La pneumonie est l’infection du poumon causée par une bactérie, un virus ou un champignon. La pneumonie interstitielle est un type de pneumonie qui apparaît couramment dans les 100 premiers jours qui suivent une greffe de cellules souches. Elle est causée par une réaction tissulaire. La pneumonie interstitielle tardive est souvent liée à la GVH.

Le syndrome respiratoire restrictif vous empêche d’inspirer profondément et réduit votre capacité pulmonaire totale puisque vos poumons ne peuvent pas se dilater complètement. Ce problème à long terme peut être grave.

La maladie pulmonaire obstructive engendre une difficulté à évacuer tout l’air des poumons quand vous expirez, ce qui signifie que de l’air reste dans vos poumons. Ce problème à long terme peut être grave.

Les troubles pulmonaires affectent souvent les personnes qui souffrent d'une GVH. L’équipe de soins vous surveille afin de déceler ces complications. Elle peut faire des radiographies des poumons et vérifier la fonction pulmonaire. Elle peut aussi vous prescrire des médicaments pour prévenir l'infection juste après la greffe de cellules souches ou pour traiter certains troubles pulmonaires.

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Troubles rénaux

Les troubles rénaux (reins) peuvent se produire lorsque les reins sont endommagés. Les agents chimiothérapeutiques utilisés lors du traitement préparatoire ou du traitement intensif peuvent causer des dommages aux reins. Les reins peuvent aussi être endommagés par un traitement aux antibiotiques ou le médicament appelé cyclosporine (Neoral), qui sert à affaiblir le système immunitaire.

Il arrive parfois que les troubles rénaux sont si graves que cela provoque une insuffisance rénale, qui est un problème à long terme. L’équipe de soins surveille la quantité de liquide consommée et évacuée par le receveur. Elle évalue aussi sa fonction rénale. Elle prendra les mesures nécessaires pour prévenir et réduire le plus possible les dommages aux reins en cours de traitement.

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Troubles des nerfs et des muscles

Les troubles des nerfs et des muscles sont susceptibles d’apparaître à cause du traitement préparatoire, du traitement intensif ou d’une infection. Ces problèmes peuvent être causés par des médicaments immunosuppresseurs comme la cyclosporine (Neoral) et les stéroïdes.

Les troubles des nerfs et des muscles peuvent se manifester environ 3 semaines après la greffe de cellules souches et causer ce qui suit :

  • somnolence
  • confusion
  • désorientation
  • neuropathie périphérique, dont engourdissements, picotements ou sensation de brûlure dans les mains et les pieds
  • faiblesse musculaire

L’équipe de soins surveille le receveur afin de détecter tout signe neurologique qu’elle pourra traiter rapidement.

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Échec de greffe

L'échec de greffe est un effet secondaire rare de la greffe de cellules souches. Les cellules souches du donneur sont appelées greffon. L’échec de greffe se produit lorsque les cellules souches du donneur ne fabriquent pas de nouvelles cellules sanguines ou lorsqu’elles commencent à agir mais s'arrêtent soudainement. Vous pourriez alors avoir besoin d’une autre transfusion de cellules souches du même donneur.

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Rejet du greffon

Le rejet du greffon, ou des cellules souches, se produit si le corps du receveur rejette les cellules souches greffées. Cela survient plus fréquemment lors d'une allogreffe, en particulier lorsque le donneur est non apparenté ou moins compatible avec le receveur.

Le rejet du greffon est un trouble grave. On peut parfois le traiter à l'aide de facteurs de croissance. Dans certains cas, il est possible d'effectuer une deuxième greffe.

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Troubles cardiaques

Les troubles cardiaques (cœur) ne sont pas fréquents après une greffe de cellules souches, mais il est possible qu'ils se produisent. Certains agents chimiothérapeutiques, comme la cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox), peuvent réduire l’efficacité du cœur. Ils risquent aussi de causer l’inflammation du tissu qui entoure le cœur, soit une péricardite.

L’équipe de soins peut faire une ventriculographie isotopique (MUGA) pour vérifier la capacité de fonctionnement de votre cœur et évaluer tout dommage au muscle cardiaque. On peut le faire avant d'administrer un traitement à forte dose. On pourrait avoir recours à des agents chimiothérapeutiques moins dommageables pour le cœur lors du traitement préparatoire. On peut aussi administrer des médicaments pour traiter les complications cardiaques qui surviennent après une greffe de cellules souches.

Apprenez-en davantage sur la ventriculographie isotopique (MUGA).

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Troubles oculaires

Certaines personnes éprouvent des troubles oculaires, surtout des cataractes, après une greffe de cellules souches. La cataracte obscurcit le cristallin et peut causer une perte de vision.

Les troubles oculaires peuvent se manifester chez les personnes ayant reçu une irradiation corporelle totale (ICT) comme traitement préparatoire ou traitement intensif. Les agents chimiothérapeutiques et les stéroïdes peuvent également accroître le risque de cataractes. Ce risque augmente aussi avec l'âge.

Les troubles oculaires surviennent généralement 1 an après la greffe de cellules souches mais parfois des années plus tard. On incite les receveurs d’une greffe de cellules souches à passer régulièrement un examen des yeux.

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Troubles thyroïdiens

Le risque d’apparition de troubles thyroïdiens (thyroïde) est assez élevé après une irradiation corporelle totale (ICT) comme traitement préparatoire ou traitement intensif avant une greffe de cellules souches. L’hypothyroïdie est le trouble thyroïdien le plus fréquent : la glande thyroïde ne fabrique pas suffisamment d’hormones thyroïdiennes. Les symptômes de l’hypothyroïdie sont entre autres la fatigue, le gain de poids, la perte de poils et de cheveux, la fragilité des ongles, la sécheresse de la peau et la frilosité.

Chez l’adulte, on peut vérifier la fonction de la glande thyroïde chaque année à la suite d’une greffe de cellules souches. Certaines personnes pourraient avoir besoin d’une hormonothérapie thyroïdienne substitutive si cette glande ne fabrique pas suffisamment d’hormones thyroïdiennes.

Chez l’enfant, un manque d’hormones thyroïdiennes mène à un ralentissement du métabolisme ainsi que du développement physique et mental. L’hypothyroïdie chez l’enfant apparaît habituellement de 3 à 4 ans après le traitement et peut devenir un problème à long terme. L’équipe de soins vérifie souvent la fonction thyroïdienne de l’enfant. Certains enfants pourraient devoir prendre chaque jour des médicaments pour remplacer ses hormones thyroïdiennes afin de réguler la glande thyroïde.

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Troubles du développement

Chez l’enfant, le retard du développement et de la croissance est un effet à long terme de l'irradiation corporelle totale (ICT) qui se produit parce que l'irradiation de la tête affecte l’hypothalamus logé dans le cerveau. L’hypothalamus contrôle la libération des hormones de croissance. La baisse des taux d’hormones de croissance aura comme conséquence une plus petite taille, des membres plus courts et un développement physique global réduit. La prise de médicaments stéroïdiens et la GVH peuvent aussi affecter la croissance. On pourrait devoir administrer un traitement à base d'hormones de croissance.

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Troubles de la vessie

Les troubles de la vessie peuvent se manifester quand les agents chimiothérapeutiques employés lors du traitement préparatoire ou du traitement intensif provoquent la formation de tissu cicatriciel dans la paroi de la vessie, ce qui peut engendrer des mictions fréquentes ou la présence de sang dans l'urine. Les médicaments immunosuppresseurs risquent de causer des infections de la vessie à répétition. Il pourrait être nécessaire d'avoir recours à des médicaments ou à la chirurgie pour traiter les troubles de la vessie.

Apprenez-en davantage sur les dommages à la vessie causés par la chimiothérapie.

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Troubles du système nerveux central

Le système nerveux central (SNC) est fait de l’encéphale et de la moelle épinière. Plusieurs aspects du processus de greffe de cellules souches peuvent affecter le tissu cérébral, dont ceux-ci :

  • chimiothérapie administrée comme traitement préparatoire ou traitement intensif;
  • radiothérapie au cerveau;
  • GVH chronique;
  • infection;
  • cancer qui réapparaît, ou récidive.

Les troubles du SNC sont entre autres des lésions au cerveau appelées leucoencéphalopathie et des troubles de la fonction mentale, ou cognitive. Les troubles du SNC risquent d’engendrer un manque de concentration, des problèmes de mémoire et une difficulté à apprendre de nouvelles tâches. Les troubles du SNC peuvent apparaître des mois ou des années après une greffe de cellules souches.

Signalez tout changement de la fonction cognitive à l'équipe de soins, ce qui pourrait alors engendrer une évaluation neurologique. De nombreuses personnes font face aux changements cognitifs en modifiant leur façon de gérer l'information.

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Troubles de la fertilité

Les troubles de la fertilité peuvent se manifester à cause de la chimiothérapie ou de la radiothérapie qu’on a administrée comme traitement préparatoire ou intensif.

Certains agents chimiothérapeutiques peuvent affecter la fonction des organes reproducteurs. La fonction des ovaires et la régularité des menstruations devraient être moins affectées si une fille a été traitée avant la puberté plutôt qu’après. À la suite d'une chimiothérapie à forte dose, il se peut que les menstruations, chez la femme, deviennent irrégulières ou qu'elles cessent. La ménopause peut être prématurée.

La fertilité devrait être moins affectée si un garçon a été traité par chimiothérapie avant la puberté plutôt que pendant ou après. Un garçon risque de devenir stérile, de ne pas avoir de spermatozoïdes dans son sperme (azoospermie) et d'avoir des éjaculations précoces. L’administration d’une chimiothérapie à forte dose comme traitement préparatoire peut aussi affecter les testicules de l’homme, ce qui risque de causer des troubles de la fertilité.

Chez l’enfant, l’association d’un traitement préparatoire ou intensif à une radiothérapie peut causer des troubles du développement sexuel et de la fertilité plus tard. Le développement sexuel risque d’être tardif ou de ne pas progresser à une vitesse normale. Il est possible que cela arrive parce que l'hypothalamus, qui fabrique des hormones qui régularisent le développement sexuel, est affecté par l'irradiation corporelle totale (ICT).

À tout âge, l'ICT peut interrompre le fonctionnement des organes reproducteurs, aussi appelés gonades, chez les garçons comme chez les filles. On parle alors d’insuffisance gonadique primaire. L’insuffisance gonadique et l’infertilité risquent d’être permanentes. L’hormonothérapie substitutive pourrait être nécessaire.

Discutez avec votre équipe de soins des troubles de la fertilité. Elle peut vous proposer, si vous êtes une femme, des façons d’aider à soulager les symptômes de la ménopause comme les bouffées de chaleur. Elle peut aussi vous fournir des renseignements sur les méthodes de préservation de la fertilité. Une femme peut choisir de faire congeler et entreposer ses ovules fécondés (embryons) pour se les faire implanter après avoir reçu la greffe et s’être rétablie. L’homme peut décider de faire congeler et entreposer son sperme pour usage futur.

Apprenez-en davantage sur les troubles de la fertilité.

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Cancers secondaires

D'autres cancers peuvent apparaître en raison de la dose de chimiothérapie et de radiothérapie administrée au cours du traitement préparatoire ou du traitement intensif, dont :

  • une leucémie aiguë
  • un mélanome
  • un cancer de la tête et du cou
  • un cancer du cerveau
  • un cancer du foie
  • un cancer des os
  • un sarcome
  • un lymphome (en particulier le lymphome B)

Le traitement préparatoire et le traitement intensif peuvent aussi causer le syndrome myélodysplasique (SMD) plus tard. Le SMD représente un groupe de troubles qui affectent la moelle osseuse de façon à l’empêcher de fabriquer suffisamment de cellules sanguines saines matures. Les personnes atteintes d’un SMD ont peu de globules blancs et de plaquettes et plus de monocytes que la normale dans certains cas. Les signes et symptômes d’un SMD sont entre autres la fièvre, la tendance aux ecchymoses et aux saignements, les infections, la pâleur et un malaise. Le SMD n’est pas un cancer mais peut évoluer en leucémie aiguë myéloïde (LAM).

Ces cancers secondaires peuvent apparaître plusieurs années après la greffe de cellules souches. Les médecins recherchent donc tout signe de réapparition, ou récidive, du cancer ou de développement d'un autre cancer lors du suivi.

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